Chapitre XXV : Ich bin verliebt (je suis amoureux)

Chapitre XXV : Ich bin verliebt (je suis amoureux)
(NB : Juste, une chose que j'ai oubliée de préciser dans le précédent chapitre, et sans quoi celui qui suit n'aucun sens : leur avion a eu cinq heures de retard u_u (vive les avions et leur ponctualité, je sais de quoi je parle T_T) Bref pour ceux qui ont déjà lu l'autre chapitre, ben voilà vous êtes au courant, les autres j'ai corrigé le chapitre donc cette note ne restera pas là indéfiniment (si je n'oublie pas de l'enlever, ce qui est hautement probable xDD))

« Je... c'est... euh... bégaya Tom, ne sachant pas comment se sortir de ce pétrin.
_ Je t'écoute.
_ Je ne peux pas te le dire.
_ Hein ?!
_ Tu comprendras... ahem... Tom semblait compter quelque chose, demain finit-il par dire...
_ ...
_ Ou ce soir, si t'es sage... »

Bill haussa un sourcil, perplexe, puis se plongea dans un des magasines qu'il avait acheté tandis que Tom soupirait de soulagement : dissimuler son secret devenait sérieusement compliqué ! Il avait tellement hâte de montrer son dernier cadeau de Noël à Bill... Ce soir, se promit-il. Après encore quelques heures de vol, ils amorcèrent la descente et Tom redevint blanc comme un linge. Le brun se pencha vers lui et l'embrassa à nouveau comme au décollage pour le détendre, cependant Bill supposait qu'il en faisait un peu trop, juste pour sentir les lèvres de son amant contre les siennes... L'androgyne sourit puis, au grand regret de Tom, cassa leur baiser. Ils s'extirpèrent de leurs sièges, sortirent les premiers de l'avion, récupérèrent leurs bagages et sortirent de l'aéroport. La chaleur ambiante était étouffante pour les deux petits allemands, tout droit sortis de leur petit village, encore coincé sous la neige lors de leur départ. Ils embarquèrent dans un taxi puis, épuisé par le voyage, s'endormirent rapidement une fois qu'ils eurent regagné leur chambre.

Quelques heures plus tard, ils s'éveillèrent avec l'impression d'avoir dormi pendant des jours entiers. Un coup d'½il au réveil leur indiqua qu'il n'était que dix-huit heure. Le brun fixait le réveil, se demandant si ses yeux ne lui jouaient pas un mauvais tour :

« Tom ? Euh... On est arrivés en fin des soirée, non ? Je me souviens qu'il faisait nuit... Et j'ai l'impression d'avoir dormi pendant douze heures d'affilé ! Je ne comprends pas tout, finit-il en se grattant la nuque, le visage tordu dans une moue d'incompréhension totale.
_ C'est le décalage horaire Bill, sourit Tom, les bras croisés sous sa tête, tout en retenant un violent fou rire du à la tête de Bill.
_ Hein ?!
_ Bon, ok, soupira Tom en levant les yeux au ciel. Quand on est arrivé ici, hier... commença Tom.
_ Hier ?! Mais on n'a pas pu dormir plus de vingt-quatre heures quand même ! Je sais qu'on aime dormir mais là, ça dépasse l'entendement ! Le coupa Bill.
_ Laisse moi finir de parler tête de mule ! Rit Tom tandis que Bill ouvrait la bouche d'effroi devant le surnom que le guitariste venait de lui affubler. Donc, je disais, poursuivit Tom en ignorant son amant, quand on est arrivé ici, hier, il était pour nous huit heure du soir. Cependant, il faut compter ce fameux décalage horaire, de cinq magnifiques heures, soit lorsque l'on est arrivé ici, il était (ici) trois heure du matin.
_ Ouais, donc en gros on s'est couché et on a dormi quinze heures ?
_ Voilà ! Il a compris ! Il a compris ! Scandait Tom en se dandinant comme un pauvre demeuré dans la chambre, sous le regard noir du chanteur.
_ Minute, le danseur, l'interpella Bill. On est donc arrivé hier ?
_ Euh... oui, approuva Tom sans comprendre pour autant où il voulait en venir.
_ Donc tu n'as pas tenu ta parole, dénonça Bill en croisant les bras sur sa poitrine, d'un air faussement vexé.
_ Je... quoi ?! S'étrangla Tom.
_ Hum... et le bandage ? Lui rappela t-il.
_ Je... Merde !
_ ...
_ Tiens, dit Tom en tournant le dos à Bill, enlève le ! Après tout, c'est ton cadeau... »

En disant ça, le musicien avait fait glisser son tee-shirt à terre et le brun pouvait enfin voir le pansement dans sa totalité. Il lui recouvrait l'épaule gauche de la clavicule au bas de l'omoplate, du milieu du dos jusqu'à son flanc. Un léger silence, seulement troublé par les respirations des deux amants, s'était installé et Bill avança ses mains tremblantes vers le morceau de coton et de sparadrap. Avec douceur, ses ongles manucurés se glissèrent sous le scotch et décollèrent habilement le bandage. Au début, l'androgyne ne comprit pas, puis ses yeux se mirent à briller et il redessina la cicatrice avec le bout de ses doigts tout en chuchotant :

« Je croyais que tu ne te ferais jamais tatoué ?
_ Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, non ? L'inscription te plaît ? Demanda t-il.
_ Für immer, lit Bill. Qu'est ce que tu sous entends là ?
_ Que nous, je crois et j'ose espérer, que ce sera pour toujours », souffla Tom.

Bill ne répondit pas et l'enlaça simplement. Tom se retourna, soulagé que le tatouage lui plaise, et resserra l'étreinte de Bill... jusqu'à ce qu'il sente une larme dévaler son cou. Or Tom ne pleurait pas... ce ne pouvait être que le brun :

« Hey ! P'tit ange... Demanda Tom, inquiet, pourquoi tu pleures ? Je... Ca ne te plaît pas ? Bill, parle moi s'il te plaît ! Supplia t-il.
_ Mais... To... Tom, hoqueta Bill, tu... tu te rends... compte dans quoi... dans quoi tu t'engages ?
_ Oui. Et je m'y engage parce que je le veux Bill !
_ Mais... Mais et si...
_ Et si quoi ?
_ Et si je ne suis... pas à la hauteur ? Interrogea Bill alors que ses pleurs redoublaient.
_ Bill, il faut que tu comprennes quelque chose. Depuis le début, le seul qui m'ait accordé sa confiance, donné dès ma première gaffe une seconde chance, parlé de ses problèmes, m'ait soutenu, m'ait rendu un sourire perdu depuis longtemps, m'ait offert mon premier vrai Noël... tout ça, c'est toi Bill. Ca peut paraître puéril aux yeux de certains mais je veux passer le restant de mes jours avec toi p'tit ange, tu peux intégrer ça ? Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne, sauf Andy peut-être. Si j'ai fait ce tatouage, c'est pour te prouver à quel point je t'aime Bill ! »

Au fur et à mesure que Tom parlait, ses yeux s'embuaient : il ne s'était jamais autant mis à nu devant quelqu'un, qui plus est, son petit ami. Doucement, le blond les tira jusqu'au lit où il s'appuya contre le mur, Bill entre ses jambes. Les pleurs de ce dernier s'étaient calmés, même si des larmes continuaient de couler le long de ses joues, traçant leur chemin dans de longues traînées noires de maquillage. Puis il prit la parole, contrôlant ses tremblements :

« J'ai peur Tom, je n'y peux rien, c'est compulsif chez moi. Après Kim, bien qu'elle m'ait lamentablement remplacé, tu es le seul qui ne m'ait pas jugé sur mon apparence et qui ait appris à me connaître, tu es le seul qui m'ait aidé là où bien d'autres auraient fuit. Promets moi, Tom, promets moi que tu seras toujours là !
_ Toujours... Tu n'as pas compris ?
_ Compris quoi ?
_ Tu dis que tu as peur que je t'abandonne, mais c'est pareil pour moi ! Alors promets moi à ton tour de toujours être là.
_ Juré.
_ ...
_ Dis Tom, dit Bill après un moment de silence, tu... tu ne voulais pas des... des... des enfants ? Demanda t-il enfin, prononçant le dernier mot, si bas que Tom l'entendit tout juste.
_ Si bien sûr que je voudrais des enfants, et on en aura... enfin, si tu en veux ! Je ne te force à rien.
_ J'avoue que je n'ai pas pris le temps d'y réfléchir à fond, mais je pense que j'aimerais être père... Mais comment on fera ?!
_ Bill, je doute que l'on en soit encore là, non ?
_ Oui, t'as raison, sourit l'androgyne. On sort ce soir ? Demanda t-il, à nouveau plein d'énergie.
_ Hum... Je ne sais pas. Y'a des trucs dans l'coin au moins ?!
_ Allez, s'il te plaît Tooom ! Geint Bill en se mettant à genoux entre ses jambes.
_ Arf ! Bon...
_ Ouais ! » Hurla Bill en se redressant et en sautant comme un cabri sur le lit, avant de se laisser retomber comme une masse sur Tom, qui lui servit pour le coup de matelas.

Ils éclatèrent de rire comme deux gosses, puis Bill vola un baiser à Tom avant de s'éclipser à la salle de bains, tandis que Tom réfléchissait à la discussion qu'il venait de partager avec Bill. C'était la bonne personne, il en était sûr, personne à part lui ne pourrait créer ce calme, cette plénitude qui l'envahissait quand le brun était à ses côtés. Il retira son boxer, traversa la chambre nu comme un vers et rejoignit Bill sous la douche. Des rires ne tardèrent pas à remplir la petite pièce tandis que la buée prenait petit à petit possession des parois de la douche et des miroirs. Ils sortirent et s'enveloppèrent chacun dans une serviette de bain et le blond se mit à détailler le corps de son autre :

« Quoi ? Demanda ce dernier, j'ai quelque chose de collé ? (NdA : Trop sex ! -_-")
_ Non, non, rien ! Je me demandais juste si tu accepterais de faire des photos de nu avec moi, demanda Tom tandis que Bill prenait une teinte rouge écrevisse.
_ Des... quoi ?! S'étouffa Bill.
_ Tu as très bien compris. Tu ne trouves pas ça excitant ?
_ Euh... rougit Bill, gêné que Tom sache si bien lire en lui.
_ Ouais, c'est bien c'que j'disais, bon, de toute façon on en reparlera plus tard ! » Dit Tom pour clore la conversation.

Ils s'habillèrent et sortirent enfin. Bill était surexcité, une vraie pile électrique pensa Tom en le regardant amoureusement. Ils se baladèrent sur le bord de plage pour trouver un restaurant sympa et profitèrent de leur première soirée de vacances aux Maldives. Le brun ne tenait pas en place et il décidèrent d'aller manger une glace, tout en marchant les pieds dans l'eau.

« Cap ou pas cap ? Lança soudainement Bill après avoir fini sa glace.
_ De quoi ? Demanda Tom.
_ De prendre un bain de minuit avec moi » Chuchota Bill en se serrant sensuellement contre le blond.

Tom fut agréablement surpris par une telle initiative et ôta son tee-shirt pour toute réponse. Bill fit de même et avant que Tom ait eu le loisir de caresser du regard son corps, l'androgyne avait déjà plongé dans les vagues de l'océan Indien, nu. Le dreadé voulut se dépêcher et rejoindre son autre dans l'eau mais la fraîcheur de celle-ci eut vite raison de sa motivation :

« Heu... Bill ? Tu veux vraiment prendre un bain de minuit ? Elle est complètement gelée ! Pesta t-il.
_ Hum... Quel dommage... j'aurais pu te réchauffer, chuchota Bill en plantant son regard pervers dans celui de Tom. Bon, hé bien attends moi, je sors » soupira t-il.

Alors qu'il s'apprêtait à réellement sortir de l'eau (NdA : pas si froide que ça, mais il est frileux le Tomi xD), il sentit deux mains encercler sa taille et des lèvres butiner son cou dégagé de tout cheveux. Il frissonna, électrisé par les caresses de Tom puis s'y abandonna sans résister. Tom traçait des cercles et autres formes sur son ventre, lorsque soudainement, sa proie ne coula à pic. Le blond resta quelques secondes, les bras ballants, se demandant où était passé Bill ; lorsqu'il sentit autour de son sexe une chaleur familière, puis une bille de métal et enfin une langue habile.

« Oh ! Bill ! » S'écria t-il en fermant les yeux et en s'abandonnant aux soins que Bill lui procurait.

Ses mains se glissèrent dans l'eau et allèrent se loger dans la chevelure du brun, qui accéléra. Quelques secondes plus tard, Tom se libéra dans un cri rauque et Bill remonta à la surface, les cheveux ruisselants et les joues rouges.

« Oh Gott, suffoquait Tom, n'arrivant pas à reprendre une respiration normale, tu n'as jamais été aussi vite...
_ En même temps, j'allais pas rester là-dessous indéfiniment ! Répliqua le brun en levant les yeux au ciel.
_ Bill... c'était...
_ Orgasmique ?
_ Oui et surtout, à refaire ! »

Ils éclatèrent de rire en ch½ur puis, leur jeu de séduction redémarra et Bill sentit sa fierté le pulser lorsqu'il plongea son regard dans celui de son vis-à-vis. Tom sourit et se rapprocha dangereusement de l'androgyne qui n'attendait qu'une chose : se fondre en lui. Le guitariste lui offrit enfin satisfaction et ils s'envolèrent. Quelques minutes plus tard, un orgasme puissant les terrassa et Bill se retira, en sueur malgré l'eau fraîche autour de lui qui ne parvenait pas à abaisser sa température corporelle, hautement élevée.

« Mmmh... Merci Bill... C'était...
_ Orgasmique et à refaire, je sais ! Sourit Bill en le coupant.
_ ...
_ Dis Tom, tu crois que c'est normal que... euh... non rien, oublie ! Rougit violemment Bill.
_ Que quoi ? Allez, dis !!
_ Que rien !
_ Que quoi ?
_ Que rien !
_ Que quoi ?
_ Tom, t'es un gamin !
_ Ha oui ? Et toi, c'est pas gamin de ne pas oser dire à son petit ami tu sais quoi ?
_ De quoi tu parles ? Demanda Bill en fronçant les sourcils.
_ De ce que tu ne veux absolument pas me dire et que je sais pourtant.
_ ...
_ Tu veux que je développe peut-être ?
_ ...
_ Ok, tu l'auras voulu !
_ ...
_ Alors, dans tes yeux, à chaque fois que tu me vois, je lis que tu veux...
_ Ouais bon, ok, je craque ! Dès que je me trouve dans n'importe quel lieu que ce soit, si tu es proche c'est plus fort que moi mais j'ai envie de te sauter dessus ! T'as remarqué que depuis Noël, on a fait l'amour un jour sur deux ?! J'ai une constante envie de t'embrasser, de sentir tes mains sur mon corps, de sentir ton c½ur battre contre le mien. Je ne peux pas me passer de toi. Alors, tu crois que c'est normal ?
_ Tu sais quoi ? Je ressens la même chose et je ne me pose pas autant de questions ! Rit Tom.
_ ... (Bill lui tire la langue)
_ Ceci dit, chuchota Tom à l'oreille de Bill en reprenant tout son sérieux, je pense que quand on est amoureux, il n'y a rien de plus normal que de vouloir prouver son amour à celui qu'on aime... »

Fin Flash-back (on retourne au Bill de vingt ans, sur le toit)

***

Voilà, voilà!
Vous avez des avis? je suis inquiète, est-ce que ma fiction vous plaît toujours? Si vous avez des conseils, des reproches, des remarques, des choses que vous ne comprenez pas, je suis toute ouïe!
Je suis désolée de ne pas pouvoir poster plus régulièrement, mais les choses s'accélèrent grandement : ce matin j'ai eu un entretien pour une école que je veux intégrer et je pense que ça c'est plutô bien passé =D Evidemment, stressée comme je l'étais je me suis pointée à l'école avec pas moi de... quarante minutes d'avance pour mon entretien >.< Bonjour le stress! Et l'aprem, j'ai passé mon bac de Latin... Malgré mon estomac qui menaçait de rendre entièrement le McDo mangé quelques minutes avant (j'étais au bord de la nausée et je n'avais qu'une peur : gerber sur l'examinateur --' moyen, moyen xD) mais bon, finalement tout s'est bien déroulé, je suis tombé sur le texte que je voulais (le même que ma chiwie (blonde ;D) si c'est pas un signe, ça :p!
Ensuite, mon petit frère va naître incessament sous peu et il me tarde! Vous ne pouvez pas imaginer à quel point... Sa chambre est toute prête, on l'attend tous de pied ferme... <33
Oh putain! Si vous voyiez ce qui tombe à Toulouse! O_O J'ai jamais vu ça... Il GRÊLE! Un truc de fou... Je savais que je n'aurais pas du chanter xDD
Bon, j'arrête là mon grand racontage de life... Et vous? Quoi de neuf de votre côté?
Bisous
<33

Cam et Marie <33

Un annuaire tout plein de ressources! et avec un super nom :p CLICK

Ralala ma ptite Lou il fallait que je m'incruste encore une foi sur ton blog vu qu'on arrive jamais à se connecter en meme temps sur msn je n'ai trouvé que ça xD....
On ne se voit presque jamais et vous me manquez mes deux chiwies d'amour, c'est dur mais le peu de temps que nous passons ensemble est magique, inoubliable...
Nous allons passer sur toutes les conneries que nous faisons, hein Lou: "Je l'a range où la bagette alors..." mdr ou meme moi et mes phrases qui reviennent très très souvent: "J'ai faim" et "Envie de pisser" ...hum no comment. Mais sans oublier Chou aussi: "Flo, Camille! Je me suis encore tromper dans les horaires de mon bus".
Que dire d'autre à part encore et encore la meme chose que je vous aime tellement Chou et Lou mais je crois qu'on ne dit jamais assez "Je t'aime"...
Votre Kiou qui vous aime fort <3<3<3

# Posté le jeudi 15 mai 2008 15:08

Modifié le dimanche 25 mai 2008 13:15

Chap XXVI : Retrouvailles ?

Chap XXVI : Retrouvailles ?
Celui qu'on aime. Bill eut un rire ironique, il en avait eu de belles paroles ce Tom, hein ! Comme s'il avait réellement pu l'aimer, lui, ce petit brun, son « p'tit ange » comme il disait si bien. L'androgyne souffrait de cette rupture, même si c'était lui, Bill, qui l'avait provoquée. Son regard chocolat se perdit devant l'immensité d'immeubles qui s'étalait sur des kilomètres devant lui ; lorsqu'il la vit, cette ombre qui courait sur le macadam froid de ce mois de décembre. Oh, bien sûr qu'il sût immédiatement que c'était lui et il aurait pu se jeter dans le vide, fidèle à son plan, dès l'instant où il avait aperçu son souffle créer de petits nuages de vapeur... Mais non. Une partie de lui, son c½ur, voulait savoir pourquoi il était venu jusque là. Et comment il avait su où il se trouvait.

Le brun observa à la dérobée la silhouette accélérer, se stopper au bas de la bâtisse et lever la tête vers lui.

« Oui, murmura Bill pour lui-même, oui, je suis bien là. Allez, viens me rejoindre qu'on s'explique... »

Comme si elle obéissait à son ordre à peine chuchoté, la personne abaissa la tête et s'engouffra dans le bâtiment sous les yeux avides et impatients de Bill. Quelques minutes plus tard, une porte grinça derrière lui mais il ne se retourna pas pour autant, restant assis sur le rebord du toit à contempler, sans la voir, la vue.

« Pourquoi es-tu venu ? Demanda t-il simplement d'une voix neutre.
_ J'ai su que tu étais rentré... et je voulais des explications. En as-tu ?
_ J'étais en train de repenser à notre premier Noël ensemble, dit-il en ignorant volontairement la question de son vis-à-vis. D'ailleurs se fut aussi le dernier, ajouta t-il après un moment de réflexion. Tu t'en souviens ?
_ Comment l'oublier ? Répondit Tom en s'asseyant au bord de la margelle à ses côtés.
_ Tu sais Tom, ça fait longtemps que je suis ici et j'étais en train de repasser tout ce qu'on a vécu... Expliqua Bill sans un regard pour celui qui, autrefois, partageait ses nuits.
_ Ha. Et où en étais-tu ? » Voulut savoir le blond.

Un accord tacite semblait avoir été passé entre eux : pas un coup d'oeil échangé malgré les picotements qui leur faisaient tressauter la paupière, pas l'ébauche d'un geste malgré l'attirance et le besoin évident de toucher l'autre, pas une tentative d'éclaircissement de leur situation malgré les nombreuses interrogations qui jalonnaient leurs esprits. L'un comme l'autre semblait vouloir se raccrocher à un passé qui avait fait leur bonheur avant que l'un d'entre eux ne décide d'y mettre fin. Bill se décida enfin à répondre à sa question :

« Je viens de revoir nos vacances aux Maldives.
_ Ha, oui. C'était bien là-bas, reconnut Tom.
_ Mes meilleures vacances je crois. Le sable chaud, la mer, toi et moi. Je pense que cette fois où nous avons fait l'amour sur la plage fut une des mes préférées » se souvint Bill en fermant les yeux et en se laissant une nouvelle fois happé par la vague de souvenirs qui le submergeait.

Flash-back

« Dis chéri, on va sur la plage ce soir ? Demanda Bill depuis la salle de bains à Tom resté dans la chambre, d'une voix coquine qui en suggérait plus d'une.
_ Pourquoi faire ?
_ Ca, c'est toi qui vois. » Murmura t-il avant de le rejoindre pour aller dîner au restaurant de l'hôtel.

Ils se sourirent, sachant pertinemment comment leur soirée se terminerait. Cela faisait une semaine qu'ils étaient aux Maldives et leur escapade dans les îles de l'océan Indien touchait à sa fin. Tom comprenait aisément que son amant souhaite marquer le coup. Des vacances inoubliables, c'est ce qu'il voulait, non ?

Une fois leur repas expédié, Bill saisit Tom par la main et l'entraîna en courant vers la plage. Là, ils s'allongèrent dans le sable et le brun se noya dans les yeux de son autre.

« Je t'aime, lui chuchota t-il à l'oreille avant de la lui mordiller.
_ Mmmh... Je t'aime aussi » Répondit Tom qui se sentait partir, s'abandonnant corps et âme à Bill.

Le brun passa sur Tom et ses lèvres rejoignirent les siennes pour un long baiser, tandis que les mains de Tom venaient se loger dans sa chute de reins, lui procurant de délicieux frissons. Inconsciemment, Bill commença à bouger lentement son bassin contre celui de Tom, réveillant peu à peu la partie inférieure de leur anatomie. Bill se décolla quelques secondes de Tom, le temps que celui-ci fasse glisser son tee-shirt puis le blond débuta ses caresses sur ce torse offert. Le brun dissimula ses mains manucurées sous le polo de son amant et les laissa courir sur la poitrine de Tom qui geint de plaisir. Très vite, il se retrouva également torse nu et le chanteur se fit un plaisir de faire danser ses ongles, traçant leur chemin dans des traînées rouges. Accrochant ses jambes à celle de Bill, Tom les retourna et se retrouva en position de meneur, le second étant sous lui, horriblement excité et tout juste conscient de ce que se passait autour de lui.

Bien décidé à le faire languir, Tom le chatouillait avec sa langue ou aspirait ça et là cette peau délicatement délaissée. Les mains de Bill se perdirent dans la chevelure de Tom et dans son impatience, il tira une ou deux dreadlocks, arrachant d'abord une faible plainte puis un rire à Tom. Ce dernier descendit sa tête au niveau de l'entrejambe enflammée de son amant et ses mains calleuses défirent lentement la ceinture cloutée.

« Plus... vite... Suffoqua Bill en se contorsionnant.
_ Tout vient à point à qui sait attendre... » Sourit Tom.

Cependant, les coups de bassins de plus en plus prononcés de Bill le forcèrent à retirer le pantalon serré, dévoilant ainsi le boxer du brun, agréablement déformé par une bosse généreuse. Le sourire du musicien s'élargit et il retira ce dernier barrage avec ses dents avant de venir suçoter l'extrémité supérieure du membre gonflé. Bill se cambra violemment sous l'effet de cette sensation, qui non seulement ne calmait pas ses ardeurs mais les intensifiait plus encore.

« Tooom... Encore... S'il te plaît... Plus vite... Tooom ! » Gémit-il, à bout de souffle.

Obéissant, Tom saisit la fierté de son amant et commença de longs vas et vient ; Bill accompagnait le mouvement en balançant de manière assez violente ses hanches vers Tom, puis il se libéra dans sa main. Le guitariste récupéra le liquide et l'appliqua sur son propre sexe, et à l'entrée de son amant. Ce dernier rouvrit difficilement les yeux et replia ses jambes vers luis afin de les agripper au bassin de Tom. A plusieurs reprises, le blond s'approcha et frôla de son gland l'intimité de Bill, dont les tremblements devenaient de plus en plus incontrôlables. En réalité, c'était alors de réelles convulsions qui agitaient le corps de l'androgyne ; il arrivait tout juste à aligner deux mots :

« Putain... J'en... J'en peux... Pluuus ! Tooom... Je t'en... Haaa ! Priiie ! » Suffoqua t-il.

Cependant, les cris qu'il poussait, de dépit, de rage et d'envie, ne furent rien à côté du hurlement qui transperça la nuit lorsque Tom pris enfin possession de son corps. Les à-coups du blond étaient puissants et bien jaugés, Bill explosait ses cordes vocales à chaque aller - retour. Soudain et malgré le chapelet d'injures que débita le brun, Tom ralentit puis finit par s'arrêter, frustrant son partenaire. Ce dernier se redressa, furieux :

« Bon, tu joues à quoi là ?!
_ Je me fais désirer... Répondit naturellement Tom comme si c'était une évidence. D'ailleurs, à voir ton regard noir tant par le plaisir que par la rage de ne pas avoir atteint l'orgasme, ainsi que tes joues rouges, ton corps bouillonnant et ta lèvre inférieure tremblotante, j'en déduis que j'ai réussis.
_ TOM ! Rugit Bill, épuisé.
_ Ca ne te rappelle rien ? Demanda innocemment l'interpellé.
_ Hein ?
_ Oui, oui ! Cette fois où tu es venu chez moi, que tu m'as menotté, et que j'ai dégusté pendant longtemps, tu t'en souviens ?
_ Mmmh... Oui » Se remémora Bill en fermant les yeux de contentement.

Mais il les rouvrit et s'étouffa de surprise : non seulement son amant s'était retiré de lui, éloigné de quelques pas mais il se masturbait devant lui ! Les prunelles de Bill s'agrandirent comme deux soucoupes et il sentit son sexe pulser malgré son - faible - orgasme précédent, qui visiblement, ne lui avait pas suffit... Quant à Tom, il vint planter ses iris noircis par l'envie dans ceux de Bill, qui ne contrôla plus quoi que ce soit ; il se rapprocha de lui, son excitation à son maximum :

« Tu veux de l'aide peut-être ? Proposa t-il.
_ Hum... réfléchit Tom. Non.
_ C'est comme tu voudras. »

A la plus grande surprise du guitariste, Bill se mit face à lui, à quatre pattes, sa bouche tout près de la sienne, et sa main droite disparu derrière lui. Quelques secondes plus tard, il ferma les yeux et de doux sons s'échappèrent d'entre ses lèvres.

« Bill... Euh... Tu fais quoi ? Interrogea Tom, perplexe, qui pour le coup avait cessé tout mouvement.
_ Hum... Je te remplace... Souffla t-il.
_ Tu me... ? Ha non, pas question ! S'écria t-il lorsqu'il comprit.
_ Mmmh ! »

Tom se releva, à son tour excité par delà les limites, contourna Bill et lui retira son doigt avant de pénétrer d'un coup sec. Bill exprima sa satisfaction une nouvelle fois, toujours de manière aussi bruyante. A genoux derrière lui - Bill étant toujours en position soumise - Tom envoyait des coups de bassin puissants. Au bout de quelques minutes, Bill murmura :

« To-Tom... A-Arrêtes.
_ Pourquoi ?
_ Je... Je veux... que... que tu me... fasses l'amour... jusqu'au... jusqu'au lever du jour. »

Un long râle de plaisir s'échappa de la gorge de Bill tandis que son autre se retirait. Puis le brun s'allongea sur le blond, tout en s'empalant lui-même sur la fierté de Tom. Il nicha sa tête dans son cou et respira profondément, puis Tom redémarra ses mouvements, mais de manière beaucoup plus lente. Enfin et à leur plus grand soulagement, l'astre du jour fit son apparition et les premiers rayons vinrent violer l'intimité des deux adolescents, dont l'un deux hurla son plaisir lorsque l'autre toucha son point hautement sensible.

Enfin ils se sentirent comblés.
Enfin ils étaient un.
Enfin ils étaient bien.

L'orgasme s'abattit soudain sur eux et les terrassa violemment. Comateux, ils enfilèrent leur boxer et sombrèrent rapidement dans le sommeil, enlacés sur le sable.

Fin Flash-back

***

Et voilà ! Un de plus ! Tom arrive, qu'en pensez vous ?
En plus, maintenant je fais corriger mes chapitre par ma béta de mon coeur [ <33 ] et donc, j'espère que mes chapitres n'en sont que meilleurs !
J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer, mon bac approche (je finis les cours la semaine prochaine) et après je m'exile une semaine à la cambrousse sans le net ( >< ) en même temps, je me connais et si je veux réviser un minimum, vaut mieux être loin de tout ordinateur ayant une quelconque connection u_u'
Bref ! Je vous posterai un OS (ça c'est sûr) et peut-être une suite.
Voilà, bisous !
Flow'

Kiou et Chou je vous aime <33

***
EDIT : du 18/06 : je passe juste en coup de vent sur le blog vous annoncer que je pars dès vendredi à Paris et que j'ai encore une journée d'épreuves, je suis désolée je ne pourrais donc pas poster. Ne m'en voulez pas, je suis en plein bac et je viens de foirer ma bio aujourd'hui --' j'en ai marre.
Brepheu. Voilà. Je vous aime et je suis désolée de ne pas pouvoir poster, c'est sincère.
Bisous <33

***
EDIT : du 02/07 : je corrige un OS, et puis je vous le poste enfin =) Je préviendrais celles qui ont mis un com sur cet article. Quant à la suite, elle est presque finie, je la termine puis ma béta <3 corrige et c'est posté ! Merci de votre patience et désolée de vous faire attendre comme ça. Bisous et encore merci <3
A venir aussi, ma review du concert au PDP...

Piiix : Bon euh... une petite photo de moi, genre que vous sachiez à quoi je ressemble :p Bisous

Blog Perso

# Posté le vendredi 30 mai 2008 15:58

Modifié le jeudi 24 juillet 2008 18:06

OS, Mon Ange

OS, Mon Ange
Bonsoir, ce n'est pas Flo qui vous parle mais Mood, sa béta. Je viens en mission huhu, je viens vous poster un OS magnifique poignant qui prends aux tripes et qui vous donne juste envie de pleurer, alors préparez les mouchoirs. Ma Flo, tu sais ce que je pense de ce OS, je ne le dirai jamais assez mais tu as du talent ma Flo, tu me dis que j'ai de l'or dans mes mains quand j'écris alors je te retourne ce compliment. Ma Flo je bénis la philo, je bénis ce jour, je le chéris même il m'a permis de te rencontrer et ca je ne l'oubliera pas. Bientôt un an qu'on se connaît et je ne regrette pas cette rencontre. Promis je descendrai à Toulouse pour te prendre dans mes bras. Maintenant je vous poste ce OS. Bonne lecture

Mon Ange

Mon Ange,

Si tu savais à quel point je souffr
e de t'écrire ces quelques lignes, mais je ne regrette absolument rien et si ça ne tenait qu'à moi, je rejoindrais ta chambre et on ferait l'amour, encore et encore. Jusqu'à en mourir. Tu vois, je croyais que parce qu'on était jumeaux, on partageait les mêmes sentiments, mais j'ai eu tord. Ca fait mal de se leurrer soi-même ; de voir une personne comme elle ne l'est pas, et de croire à cette belle illusion... Dis moi, pourquoi tout s'effondre ?

Tu m'as trompé Ange, tu m'as menti. Tu m'as fa
it voir les étoiles et toucher le firmament pour m'en refuser l'accès aujourd'hui. Tu as murmuré ces quelques lettres interdites au creux de mon oreille, tu as marqué mon corps de ton passage, avant de tout balayer comme le vent d'octobre chasse les feuilles. Oui, je suis une simple feuille, une de plus sur ton arbre du plaisir charnel, mais je suis tombé et tu ne m'as pas rattrapé. Tu m'as laissé pourrir et me décomposer, enrichissant un peu plus ce bourbier de c½urs brisés qui te nourrit. Dis moi, pourquoi m'as-tu détruit ?

Dieu que c'est ma
l de tomber amoureux de son jumeau, mais l'ai-je seulement choisi ? Oui, je t'ai toujours admiré, si fort, ma bouée de sauvetage dans un océan de requins. Mais tu as crevé ce qui me maintenait en vie et je sombre. Loin de toi, si loin... Je t'en supplies Ange, reviens, dis moi que tout ça n'était qu'un jeu, que tu voulais être sûr que je t'aimais autant que toi. Efface de ma mémoire tout ce tissu de mauvais souvenirs. Viens former à nouveau ce cocon réconfortant autour de moi, laisse tes bras m'encercler. Chuchotes moi si bas ces mots défendus, que je pourrais seul les entendre. Dis moi, pourquoi ne m'aimes-tu pas ?

Tu sais, un jour Marcel Proust a d
it que l'amour n'était pas une passion mais une maladie. Suis-je donc bon à enfermer ? Parce que tes formes hantent mes nuits ? Parce que je frémis lorsque j'imagine tes mains qui me caressent ? Parce que je pleure lorsque je me remémore nos baisers ? Parce que mon c½ur ne bat que pour entendre le tien ? Alors, oui, je suis prêt pour l'asile, c'est toujours mieux que de te voir dans ses bras à lui, mais moins bien que quand les tiens se serraient autour de moi, forteresse inviolable. Dis moi, pourquoi de nous deux suis-je le seul malade ?

Comme
nt fais-tu pour sourire et vivre tandis que je me noie ? On l'avait promis, écrit, pensé. Nés ensemble, morts ensemble. Beau mensonge. Non, nous ne sommes pas nés en même temps, dix minutes nous séparent ; et l'on ne mourra pas à deux. Tu vas te marier Ange. Dis moi, pourquoi m'as-tu menti ?

Je me rappellerai à jamais de ce jour
où tes lèvres si désirables ont formé ces phrases que je redoutais t'entendre. J'ai fermé les yeux, fort. Non, ce n'était pas possible... Tu n'as pas pu faire ça. Si. « Je suis désolé Chéri, tout s'arrête là. J'me suis bien marré et j'dois reconnaître que j'ai pris mon pied, mais c'est fini. » Dis moi, pourquoi m'as-tu arraché l'endroit où l'amour est roi, le lieu où tu occupais la première place ?

Tout ce qui nous unissait n'était-ce
donc que mensonges et faux-semblants ? Une simple pièce de théâtre dont nous étions les acteurs principaux et sur laquelle le rideau rouge s'est abattu ? Lorsque je me fondais en toi et que tu arquais ta silhouette si gracile, simulais-tu ta jouissance ? Et cette lueur qui brillait dans tes prunelles quand tu me dévorais des yeux, vêtu de mon plus simple appareil, l'ai-je imaginé ? Et ces envolées lyriques qui noircissaient tes feuilles les plus immaculées, t'étaient-elles inspirées par la satisfaction de me voir soumis ? Dis moi, pourquoi t'es-tu dissimulé derrière un masque de sournoiserie ?

Ange
, Dieu que j'aimais t'appeler ainsi et te sentir frissonner contre moi, mais ne devrais-je pas plutôt dire Démon ? Car si ton apparence est belle et bien celle d'un être aux ailes si blanches qu'elles m'éblouissaient, ton âme et ton c½ur sont aussi noirs que la nuit qui m'aveugle aujourd'hui. Dis-moi, comment un ange peut-il devenir aussi diabolique ?

Si mon coeur battait, c'était s
ur le rythme du tien, si ma voix se faisait entendre c'était pour te dire « je t'aime ». Il ne me reste qu'un organe qui diminue la fréquence de ses pulsations et des cordes vocales muettes. J'ai besoin de toi comme un oiseau a besoin de ses ailes pour voler, tu étais, es et seras à jamais mon oxygène. Je ne veux plus respirer si tu ne partages plus mon air, à quoi bon ? Chaque inspiration déclenche un furieux incendie dans tout mon être. Dis-moi, pourquoi m'es-tu tant indispensable malgré ton indifférence ?

As-tu oublié
, Ange, la douleur ressentie lorsque nous étions loin l'un de l'autre ? Cet amer pincement qui nous comprimait la poitrine lorsque nous devions redevenir que de simples jumeaux aux yeux des autres ? Ce brasier qui nous consumait après chaque dispute ? Cette eau salée qui dévalait à torrents nos joues ? Cette sensation de déchirement à la vue de l'autre, enlacés dans des bras inconnus ? Dis-moi, étais-je le seul à ressentir cette souffrance ?

Et lorsque nos co
rps s'emboîtaient l'un dans l'autre comme deux morceaux de puzzle complémentaires, je décollais un peu plus loin à chaque nouvelle première fois. J'aimais tant me cambrer pour te sentir un peu plus en moi et j'aimerais tant revivre ce sentiment de plénitude qui m'envahissait lorsque je me sentais enfin complet. Tu vois, malgré la blessure béante que tu as créée dans mon c½ur, à ce doux souvenir, je ne peux réprimer ce sourire qui étire mes lèvres - si semblables aux tiennes. Dis-moi pourquoi je n'arrive pas à t'en vouloir ?

Tu sais, Ange, quand
je me regarde dans une glace, c'est ton reflet que le miroir me renvoie. Tes yeux assombris par l'ombre à paupière noire, ton nez qui se fronçait si une de tes mèches était mal positionnée, tes lèvres sucrées, venues maintes et maintes fois butiner mon cou offert. Je te revois, dans cette même glace, penché au-dessus de ce lavabo, ton regard cherchant le moindre défaut, tandis que le mien se perdait dans ta chute de reins vertigineuse. Dis-moi, pourquoi a-t-il fallu que tu sois si désirable ?

Seigneur, que de questions ! Malheureusement je ne
te laisserai pas le plaisir de me détruire un peu plus et malgré l'envie qui me tord les entrailles, je ne veux pas connaître tes réponses. Je pars, Ange, je te laisse avec ta désinvolture, ton arrogance et ton hypocrisie. Toi qui, à nos débuts avait peur de devenir une diva égocentrique, permets moi de te dire que tu es bien pire que ça. Non seulement tu incarnes parfaitement cette image que tu fuyais tant, mais en plus tu as réduit ton propre jumeau à néant. Dis-moi, es-tu fier ? Moi j'ai honte d'avoir pareil frère.

Si un jour le remord te c
onsume, je t'en prie, Ange, jette toi du haut d'un toit, prends une dose mortelle, tranche toi les veines... viens me retrouver. Je t'attendrais Ange, toujours. Ne tarde pas trop quand même, tu me manques...

Je te dis A
dieu, libre à toi de le transformer en un simple « Au revoir ».

Ton frère qui t'aime, peut-être trop,
Tom.


****

Cette Pix contraste violemment avec ce OS, ne trouvez vous pas. C'est pour cela que je l'ai choisi

*****

Ma Flo c'est moi ta béta de ton coeur. Petite coquine tu as piraté mon sky deux fois sans que je ne calcule que dalle faut dire j'étais un peu fatiguée la dernière fois que j'ai visité mon sky. Pour le concert j'en ai profité à fond, j'ai bien bavé surtout devant lui*. Tu lira ma review en détail si tu veux je la posterai ce soir ou en fin d'aprem là je vais lire écrire, réfléchir me détendre. Bref glandouiller ce sont les vacances n'est ce pas.
POur les concerts en 2009 je m'en fou on les fait tous nein je plaisante je viendrai à Toulouse les voir avec toi si tu veux bien de moi bien entendu. On ira du côté de Georg hein *-*
Je ne sais plus quoi dire là à part juste que tu me manques et que je te nem
Bisous & câlins

(LL)

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 14:18

Modifié le mercredi 16 juillet 2008 07:55

Chap XXVII : Fiançailles...

Chap XXVII : Fiançailles…
Le brun, qui s'était entre temps allongé sur le toit de l'immeuble, posa son regard sur son jumeau, qui gardait le sien fixé sur l'horizon. Son jumeau, se répéta Bill mentalement, et dire qu'il n'est même pas au courant que je suis son cadet de dix minutes ! La douleur et la peine refirent surface et une unique larme s'échappa de l'½il maquillé de Bill, mais Tom ne la vit pas, plongé dans ses réflexions. Pensées qui l'amenèrent à briser le silence :

« J'ai bien aimé nos vacances au ski.
_ Oui, moi aussi. On avait fait l'amour dans la neige.
_ Tu ne te rappelles donc que des moments où on a... ? Percuta Tom, surpris, et quelque part en lui, un peu blessé.
_ Non, bien sûr que non ! S'exclama précipitamment Bill. Mais reconnais qu'on avait une fréquence assez...
_ Elevée ? Termina le blond.
_ Oui, on pourrait dire ! Sourit-il. Tom, crois moi ou non, depuis que... que je suis parti, je n'ai touché personne d'autre.
_ Dans quel sens ?
_ Je n'ai pas touché d'autres corps que le tien et je n'ai embrassé, avoua le jeune brun, non sans difficulté.
_ Ha... Mais, tu vois, moi...
_ Que ce n'est pas ton cas, je sais.
_ Bill, je vais me marier et... Commença Tom.
_ Tu portes toujours notre alliance, l'interrompit Bill qui ne pouvait en entendre plus.
_ Je... Toi non, répondit le guitariste avec un pincement au c½ur, après un moment de silence en regardant son annulaire droit.
_ Si, je l'ai toujours sur moi, répliqua Bill. »

Joignant le geste à la parole, Bill dégagea de sous son tee-shirt une chaîne en argent, sur laquelle se balançait une bague de la même matière. Concentré sur cet anneau qui comptait tant pour lui, il ne vit pas que Tom s'était retourné pour l'observer et ainsi, lorsqu'il releva la tête, ses pupilles croisèrent les siennes et ils ancrèrent leurs yeux l'un dans l'autre. On rencontre sa destinée souvent par des chemins qu'on prend pour l'éviter (Jean de la Fontaine). A trop vouloir fuir, on finit par prendre de plein fouet ce que l'on s'évertuait tant à éviter.

Un combat faisait rage en Bill, ses pensées étaient contradictoires les unes envers les autres mais son c½ur se remit à battre, chose qu'il croyais dès lors impossible. Il vaut mieux être déçu que d'espérer dans le vague (Boris Vian). Mais pour Bill, cela signifiait tirer un trait définitif sur Tom... et il ne pouvait s'y résoudre ; Tom est son tout, son lui. Et à cause de ça, à cause de ce besoin, et de la présence de celui qui le complète à ses côtés à cet instant, ses iris dans les siens, son organe, auparavant éteint, est réanimé et l'espoir qui l'habite le gonfle, réussira t-il à briser ces chaînes qui la retiennent captive ? L'avenir le lui dira.

Toutes ces sensations, qui font que vous ressentez que vous êtes vivant, telles que les papillons dans le ventre, les fourmillements dans les bras et les mains, la fréquence des battements cardiaques qui s'accélère, la bouche qui s'assèche, les joues qui s'enflamment... Toutes, Bill les ressentit lorsqu'il plongea son regard noisette dans celui de Tom. Car, il sentait qu'il existait, qu'il était lui aussi le tout de quelqu'un. Malgré cela, les cordes qui enserraient son c½ur firent douloureusement pression et il détourna à contre c½ur la tête, brisant ainsi leur lien visuel. Adieu sensations du bonheur, bonjour tristesse. Adieu vie de couple, bonjour solitude. Adieu mariage...

Flash-back

Un an, un an qu'ils sont ensemble. Ca se fête, ne croyez-vous pas ? Eux, si. Il était déjà dix-neuf heures et l'androgyne terminait de se préparer paisiblement à la salle de bains. Le guitariste, quant à lui, s'activait en cuisine, vérifiant frénétiquement toutes les cinq minutes si le cadeau se trouvait toujours dans sa poche. Enfin, son amant quitta leur chambre et rejoignit la cuisine en silence. Puis il se plaça derrière Tom et encercla ses hanches avec douceur, posant ses mains sur son ventre, sitôt recouvertes par celles de Tom.

« Ca sent bon, apprécia t-il en humant l'odeur qui flottait.
_ Va t'asseoir à table, j'amène le tout » Ordonna Tom, non sans douceur. Bill embrassa sa nuque puis disparu au salon, décoré pour l'occasion par les soins de Tom.

On n'aurait pu rêver dîner plus romantique : de la musique douce en fond, des dizaines de bougies qui brûlaient ça et là, tamisant la lumière de la pièce ; un bâton d'encens se consumant lentement et enfin une table pour deux dressée au centre du séjour. Une nappe de couleur écrue la recouvrait, et contrastait agréablement avec le couvert noir. Une rose d'un rouge éclatant ornait le tout, simple mais élégant.

Les yeux de Bill s'illuminèrent et un sourire s'empara de ses lèvres pour ne plus le quitter de la soirée. Il s'installa et leur servit une coupe de champagne à chacun, puis Tom servit l'entrée. Son dîner se révéla excellent et à la fin de leur repas, vint le temps d'ouvrir les cadeaux qu'ils s'étaient faits. Malgré son stress, le guitariste décida de prendre les devants et d'offrir son présent.

Si le c½ur de Tom se mit à battre frénétiquement lorsqu'il mit un genou à terre devant Bill, celui de ce dernier ne fit plus aucun mouvement et il eut l'impression d'avoir un grand huit dans l'estomac. Ses yeux s'ouvrirent comme deux soucoupes lorsque Tom, pareil à un film, lui présenta un coffret dont il souleva le couvercle :

« Je sais que cela peut te paraître précipité ; après tout, on ne se connaît que depuis un an. J'ai la certitude au fond de moi que tu es la bonne personne : c'est simple, je ne peux me passer de toi. Depuis mon enfance, je ressens un manque et un gouffre en moi, que je ne comprends pas et que je ne peux, par conséquent, pas renflouer. Et toi, tu es arrivé, avec ton maquillage, tes ongles vernis et ta crinière de fauve. Petit à petit, tu as su combler ce trou. Pourquoi ? Comment ? Je l'ignore, mais cela ne m'empêche pas de reconnaître la valeur de mes sentiments à ton égard. Tom s'interrompit un instant, puis reprit, je sais que c'est tôt, mais si tu acceptes cette bague, ce sera semblable à une promesse, un serment. En réalité, ce que j'essaye de te dire c'est que nous ne sommes pas obligés de nous marier dans les mois qui suivent, cette alliance est un symbole, la preuve que mon c½ur est tien, dit Tom en rougissant violemment, puis il prit une grande inspiration et ancra son regard dans celui de Bill : Veux-tu m'épouser ?
- Oui » Souffla simplement Bill, les yeux humides et la gorge sèche.

Leurs prunelles suivirent la main du guitariste qui saisit celle de Bill et glissa à son annulaire droit l'alliance argentée. Puis, il sortit une seconde boîte contenant un anneau identique et le jeune chanteur put lui passer la bague au doigt. Il contemplait ce morceau de métal, les yeux brillants et le c½ur battant à tout rompre ; une phrase tournant inlassablement dans sa tête : « Je suis fiancé à Tom... Je suis fiancé à Tom... ». Son sourire s'élargit un peu plus, si tant est que ce soit possible, et il se laissa glisser de sa chaise pour aller se blottir dans les bras de Tom. Tandis que ce dernier resserrait leur étreinte, le jeune brun glissa sa tête dans le creux de sa clavicule et chuchota à son oreille :

« Pour mon cadeau, c'est à toi de le constituer. J'abandonne mon être à tes mains et surtout à ton regard. Tu as à ta disposition un simple appareil photo et un appartement. Mon corps, tout comme mon c½ur, t'appartient... Je me dévoile et me mets à nu devant toi. Je t'aime tant... »

Puis, Bill mordilla le lobe de sa proie et disparu à la chambre pour se changer ; il enfila un jean slim noir et une chemise blanche, à la limite de la transparence qui laissait deviner son torse imberbe. Si son carré de tissu immaculé atterrit sans souci sur ses épaules, il lui fallu déployer des ruses et astuces plus tordues les unes que les autres pour passer son pantalon, peut-être un peu trop serré... Enfin, lorsqu'il fut prêt, il rejoignit Tom, assis sur le canapé, l'appareil photo dans ses mains. Il se pencha par-dessus le dos du divan et déposa une myriade de baisers sur sa nuque :

« Je suis à toi, chéri... Chuchota t-il.
_ Ok, on va commencer.
_ Je me mets où ? Demanda Bill en se redressant, délaissant la gorge de Tom.
_ On fait pièce par pièce ?
_ Mmmh, bonne idée ! Approuva le jeune brun.
_ En premier, je vais te photographier ici, dans le salon. »

Bill hocha la tête pour montrer qu'il avait compris puis le guitariste se releva et le chanteur consulta la pièce du regard pour rechercher sa place. Il avisa le pouf, constitué d'une multitude de billes, ce qui le rendait souple et s'y laissa choir. Il entendit le flash de l'instrument se déclencher et il sut ainsi que Tom avait commencé à le mitrailler.

Plus Tom prenait de clichés, plus le jeune homme, récemment fiancé, prenait de l'assurance. Une audace à la fois grisante et débauchée... Son but ? Que son Tom lâche l'instrument de ses mains pour lui sauter dessus. Ses armes ? Des positions plus provocantes les unes que les autres. Si la séance photo avait commencé doucement et sagement, le tout était en train de déraper et les deux jeunes s'aventuraient sur terrain particulièrement glissant, mais tellement excitant !

Après s'être sensuellement enroulé dans le rideau du salon, Bill se défit de l'étreinte du tissu et se déhancha en direction de la table de verre qui lui faisait de l'½il depuis le début. Il ouvrit quelques uns des boutons de sa chemise, dévoilant sa poitrine blanche, et s'assit sur le meuble. La fraîcheur du verre le fit frissonner et il ferma les yeux, tandis que Tom appuyait sur le bouton.

Pris d'une soudaine inspiration, et lassé du salon dans lequel ils évoluaient depuis trop longtemps à son goût, Bill rouvrit ses yeux chocolat et se dirigea vers la cuisine, Tom à sa suite. Couvrant la pièce du regard, le brun avisa le plan de travail et un sourire pervers étira ses lèvres. Il se hissa lestement à coté de l'évier et défia Tom du regard tout en se déshabillant langoureusement. Son morceau d'étoffe s'échoua au sol sans un bruit et l'androgyne déboutonna son pantalon et de ce fait, respirant plus aisément. Le blond déglutit devant le strip-tease improvisé de son compagnon, mais cela ne lui déplut pas pour autant...

Les iris noirs, le brun se remit sur ses pieds et s'approcha de son fiancé :

« Maintenant, tu poses cet engin et tu viens avec moi dans la chambre, lui susurra t-il à l'oreille.
_ Mmmh... Geint le guitariste en sentant la langue mutine de Bill caresser sa pomme d'Adam. D'accord, d'accord » approuva t-il en éteignant son cadeau tandis qu'il étreignait ce corps offert sciemment.

Leurs lèvres se joignirent en silence, leurs paupières s'abattirent telles un voile, et le chanteur se hissa dans les bras de sa moitié. Ils dirigèrent vers leur chambre, dont le blond ferma la porte d'un simple coup de pied bien ajusté, et très vite des rires, des plaintes, des gémissements se firent entendre. Pour une fois, depuis longtemps, Bill se saisit du corps de Tom et se fondit en lui comme un morceau de puzzle qui s'emboîterait parfaitement.

Une nouvelle fois, ils se jurèrent Amour et Fidélité.
Une nouvelle fois, seules la Reine de la Nuit et sa cour furent témoins de leurs ébats.
Une nouvelle fois... la dernière ?

Fin Flash-back

***

Et voila, une suite importante qui, je le conçois a mis longtemps à venir. Qu'en pensez vous ? Vos vacances se passent bien ? Moi ça va la je suis en baby sitting et après je vais bosser dans la restauration. Ah pis je pars en Corse aussi =)
Pour les curieuses, je vous informe que l'OS ci-dessus aura une suite.
La suite est tapée, mais elle mérite correction et... sadisme de ma part ;p
Bisous
<3
ré pour l'occasion par les soins de Tom.

On n'aurait pu rêver dîner plus romantique : de la musique douce en fond, des dizaines de bougies qui brûlaient ça et là, tamisant la lumière de la pièce ; un bâton d'encens se consumant lentement et enfin une table pour deux dressée au centre du séjour. Une nappe de couleur écrue la recouvrait, et contrastait agréablement avec le couvert noir. Une rose d'un rouge éclatant ornait le tout, simple mais élégant.

Les yeux de Bill s'illuminèrent et un sourire s'empara de ses lèvres pour ne plus le quitter de la soirée. Il s'installa et leur servit une coupe de champagne à chacun, puis Tom servit l'entrée. Son dîner se révéla excellent et à la fin de leur repas, vint le temps d'ouvrir les cadeaux qu'ils s'étaient faits. Malgré son stress, le guitariste décida de prendre les devants et d'offrir son présent.

Si le c½ur de Tom se mit à battre frénétiquement lorsqu'il mit un genou à terre devant Bill, celui de ce dernier ne fit plus aucun mouvement et il eut l'impression d'avoir un grand huit dans l'estomac. Ses yeux s'ouvrirent comme deux soucoupes lorsque Tom, pareil à un film, lui présenta un coffret dont il souleva le couvercle :

« Je sais que cela peut te paraître précipité ; après tout, on ne se connaît que depuis un an. J'ai la certitude au fond de moi que tu es la bonne personne : c'est simple, je ne peux me passer de toi. Depuis mon enfance, je ressens un manque et un gouffre en moi, que je ne comprends pas et que je ne peux, par conséquent, pas renflouer. Et toi, tu es arrivé, avec ton maquillage, tes ongles vernis et ta crinière de fauve. Petit à petit, tu as su combler ce trou. Pourquoi ? Comment ? Je l'ignore, mais cela ne m'empêche pas de reconnaître la valeur de mes sentiments à ton égard. Tom s'interrompit un instant, puis reprit, je sais que c'est tôt, mais si tu acceptes cette bague, ce sera semblable à une promesse, un serment. En réalité, ce que j'essaye de te dire c'est que nous ne sommes pas obligés de nous marier dans les mois qui suivent, cette alliance est un symbole, la preuve que mon c½ur est tien, dit Tom en rougissant violemment, puis il prit une grande inspiration et ancra son regard dans celui de Bill : Veux-tu m'épouser ?
- Oui » Souffla simplement Bill, les yeux humides et la gorge sèche.

Leurs prunelles suivirent la main du guitariste qui saisit celle de Bill et glissa à son annulaire droit l'alliance argentée. Puis, il sortit une seconde boîte contenant un anneau identique et le jeune chanteur put lui passer la bague au doigt. Il contemplait ce morceau de métal, les yeux brillants et le c½ur battant à tout rompre ; une phrase tournant inlassablement dans sa tête : « Je suis fiancé à Tom... Je suis fiancé à Tom... ». Son sourire s'élargit un peu plus, si tant est que ce soit possible, et il se laissa glisser de sa chaise pour aller se blottir dans les bras de Tom. Tandis que ce dernier resserrait leur étreinte, le jeune brun glissa sa tête dans le creux de sa clavicule et chuchota à son oreille :

« Pour mon cadeau, c'est à toi de le constituer. J'abandonne mon être à tes mains et surtout à ton regard. Tu as à ta disposition un simple appareil photo et un appartement. Mon corps, tout comme mon c½ur, t'appartient... Je me dévoile et me mets à nu devant toi. Je t'aime tant... »

Puis, Bill mordilla le lobe de sa proie et disparu à la chambre pour se changer ; il enfila un jean slim noir et une chemise blanche, à la limite de la transparence qui laissait deviner son torse imberbe. Si son carré de tissu immaculé atterrit sans souci sur ses épaules, il lui fallu déployer des ruses et astuces plus tordues les unes que les autres pour passer son pantalon, peut-être un peu trop serré... Enfin, lorsqu'il fut prêt, il rejoignit Tom, assis sur le canapé, l'appareil photo dans ses mains. Il se pencha par-dessus le dos du divan et déposa une myriade de baisers sur sa nuque :

« Je suis à toi, chéri... Chuchota t-il.
_ Ok, on va commencer.
_ Je me mets où ? Demanda Bill en se redressant, délaissant la gorge de Tom.
_ On fait pièce par pièce ?
_ Mmmh, bonne idée ! Approuva le jeune brun.
_ En premier, je vais te photographier ici, dans le salon. »

Bill hocha la tête pour montrer qu'il avait compris puis le guitariste se releva et le chanteur consulta la pièce du regard pour rechercher sa place. Il avisa le pouf, constitué d'une multitude de billes, ce qui le rendait souple et s'y laissa choir. Il entendit le flash de l'instrument se déclencher et il sut ainsi que Tom avait commencé à le mitrailler.

Plus Tom prenait de clichés, plus le jeune homme, récemment fiancé, prenait de l'assurance. Une audace à la fois grisante et débauchée... Son but ? Que son Tom lâche l'instrument de ses mains pour lui sauter dessus. Ses armes ? Des positions plus provocantes les unes que les autres. Si la séance photo avait commencé doucement et sagement, le tout était en train de déraper et les deux jeunes s'aventuraient sur terrain particulièrement glissant, mais tellement excitant !

Après s'être sensuellement enroulé dans le rideau du salon, Bill se défit de l'étreinte du tissu et se déhancha en direction de la table de verre qui lui faisait de l'½il depuis le début. Il ouvrit quelques uns des boutons de sa chemise, dévoilant sa poitrine blanche, et s'assit sur le meuble. La fraîcheur du verre le fit frissonner et il ferma les yeux, tandis que Tom appuyait sur le bouton.

Pris d'une soudaine inspiration, et lassé du salon dans lequel ils évoluaient depuis trop longtemps à son goût, Bill rouvrit ses yeux chocolat et se dirigea vers la cuisine, Tom à sa suite. Couvrant la pièce du regard, le brun avisa le plan de travail et un sourire pervers étira ses lèvres. Il se hissa lestement à coté de l'évier et défia Tom du regard tout en se déshabillant langoureusement. Son morceau d'étoffe s'échoua au sol sans un bruit et l'androgyne déboutonna son pantalon et de ce fait, respirant plus aisément. Le blond déglutit devant le strip-tease improvisé de son compagnon, mais cela ne lui déplut pas pour autant...

Les iris noirs, le brun se remit sur ses pieds et s'approcha de son fiancé :

« Maintenant, tu poses cet engin et tu viens avec moi dans la chambre, lui susurra t-il à l'oreille.
_ Mmmh... Geint le guitariste en sentant la langue mutine de Bill caresser sa pomme d'Adam. D'accord, d'accord » approuva t-il en éteignant son cadeau tandis qu'il étreignait ce corps offert sciemment.

Leurs lèvres se joignirent en silence, leurs paupières s'abattirent telles un voile, et le chanteur se hissa dans les bras de sa moitié. Ils dirigèrent vers leur chambre, dont le blond ferma la porte d'un simple coup de pied bien ajusté, et très vite des rires, des plaintes, des gémissements se firent entendre. Pour une fois, depuis longtemps, Bill se saisit du corps de Tom et se fondit en lui comme un morceau de puzzle qui s'emboîterait parfaitement.

Une nouvelle fois, ils se jurèrent Amour et Fidélité.
Une nouvelle fois, seules la Reine de la Nuit et sa cour furent témoins de leurs ébats.
Une nouvelle fois... la dernière ?

Fin Flash-back

***

Et voila, une suite importante qui, je le conçois a mis longtemps à venir. Qu'en pensez vous ? Vos vacances se passent bien ? Moi ça va la je suis en baby sitting et après je vais bosser dans la restauration. Ah pis je pars en Corse aussi =)
Pour les curieuses, je vous informe que l'OS ci-dessus aura une suite.
La suite est tapée, mais elle mérite correction et... sadisme de ma part ;p
Bisous
<3

EDIT du 06/08 : Je suis chez moi maintenant, mais pas d'internet é__è
Ma béta a le chapitre, j'attends qu'elle le renvoie et je poste =)
Désolée de ne pas avoir donné de nouvelles pendant longtemps.
Bisous
Je vous aime.
Kiou et Chou <3

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 17:49

Modifié le mercredi 06 août 2008 16:12

News

News
Coucou les filles !

Je suis désolée, je n'ai pas donné signe de vie depuis un petit moment. J'ai enménagé dans mon appartement et je n'ai eu la ligne que depuis ce matin. Avec ça, dès que ma béta a fini de corriger je vous poste le chapitre ; mais je ne vous permets pas de lui en vouloir : elle corrige à son rythme et en plus, elle n'a pas que ma fiction à lire. Quant à moi, le yaoi c'est bien mais j'ai une vie à côté quand même, alors je m'excuse de ne pas poster plus souvent mais je lis, je vois mes amies, je sors. Ceci dit, je n'ai rien à vous reprocher, vous me laissez prendre mon temps et sachez que j'apprécie, sincérement.

Ensuite, je suis triste. Pourquoi ? Parce que j'avais pris un petit chat, elle s'appelait Antara. Je l'avais récupérée à la SPA et les bénévoles de l'association m'ont prises pour une abrutie : ils m'ont dit qu'elle avait 1 mois et demi (alors qu'en réalité elle avait à peine 4 semaines, donc elle n'était même pas sevrée...). De plus, elle couvait le coryza et le typhus. Elle, qui était vive, pleine de vie et joueuse, s'est mise à passer ses journées à dormir. Elle ne mangeait plus, ne buvait plus. Je l'ai enmenée chez le vétérinaire. Verdict : 350g à peine, la peau sur les os, déshydratée et par dessus le marché, elle m'a annoncé que mon chat risquait de mourir. On lui a fait des injections, j'ai du la nourrir à la pipette (elle refusait le biberon, vous imaginez ?). Enfin, samedi dernier, après une journée entière de traitement (1mL de Smecta toutes les heures et 2mL de lait maternisé toutes les deux heures), son faible estomac a perdu le combat. J'ai compris que la partie était finie. Elle est morte le lendemain, dans la soirée.

Ensuite, ma mère continue de me faire des crasses, bref ce n'est vraiment pas le beau fixe... Encore désolée.

Tant qu'on est dans les mauvaises nouvelles, l'année prochaine je rentre en première année de prépa ingénieur donc je risque d'être encore moins présente que cette année. Je n'abandonne pas ma fiction et je l'acheverai jusqu'au bout. Je continuerai de prévenir les personnes qui me laissent un message sur le chapitre précédent.

Voilà voilà. Ah non, encore une mauvaise nouvelle : je pars en Corse vendredi matin, je prends mon ordi mais je ne pense pas pouvoir me connecter :s En tout cas, si c'est possible, je le ferais et je vous préviendrais.

Finissons sur une note un peu plus joyeuse ; le 16 aout, mon blog aura un an et j'ai aujourd'hui atteint les 1 297 commentaires. Merci, merci beaucoup.

A bientôt ! Je vous aime <3

Flow'

# Posté le mercredi 13 août 2008 17:00