« Je... c'est... euh... bégaya Tom, ne sachant pas comment se sortir de ce pétrin.
_ Je t'écoute.
_ Je ne peux pas te le dire.
_ Hein ?!
_ Tu comprendras... ahem... Tom semblait compter quelque chose, demain finit-il par dire...
_ ...
_ Ou ce soir, si t'es sage... »
Bill haussa un sourcil, perplexe, puis se plongea dans un des magasines qu'il avait acheté tandis que Tom soupirait de soulagement : dissimuler son secret devenait sérieusement compliqué ! Il avait tellement hâte de montrer son dernier cadeau de Noël à Bill... Ce soir, se promit-il. Après encore quelques heures de vol, ils amorcèrent la descente et Tom redevint blanc comme un linge. Le brun se pencha vers lui et l'embrassa à nouveau comme au décollage pour le détendre, cependant Bill supposait qu'il en faisait un peu trop, juste pour sentir les lèvres de son amant contre les siennes... L'androgyne sourit puis, au grand regret de Tom, cassa leur baiser. Ils s'extirpèrent de leurs sièges, sortirent les premiers de l'avion, récupérèrent leurs bagages et sortirent de l'aéroport. La chaleur ambiante était étouffante pour les deux petits allemands, tout droit sortis de leur petit village, encore coincé sous la neige lors de leur départ. Ils embarquèrent dans un taxi puis, épuisé par le voyage, s'endormirent rapidement une fois qu'ils eurent regagné leur chambre.
Quelques heures plus tard, ils s'éveillèrent avec l'impression d'avoir dormi pendant des jours entiers. Un coup d'½il au réveil leur indiqua qu'il n'était que dix-huit heure. Le brun fixait le réveil, se demandant si ses yeux ne lui jouaient pas un mauvais tour :
« Tom ? Euh... On est arrivés en fin des soirée, non ? Je me souviens qu'il faisait nuit... Et j'ai l'impression d'avoir dormi pendant douze heures d'affilé ! Je ne comprends pas tout, finit-il en se grattant la nuque, le visage tordu dans une moue d'incompréhension totale.
_ C'est le décalage horaire Bill, sourit Tom, les bras croisés sous sa tête, tout en retenant un violent fou rire du à la tête de Bill.
_ Hein ?!
_ Bon, ok, soupira Tom en levant les yeux au ciel. Quand on est arrivé ici, hier... commença Tom.
_ Hier ?! Mais on n'a pas pu dormir plus de vingt-quatre heures quand même ! Je sais qu'on aime dormir mais là, ça dépasse l'entendement ! Le coupa Bill.
_ Laisse moi finir de parler tête de mule ! Rit Tom tandis que Bill ouvrait la bouche d'effroi devant le surnom que le guitariste venait de lui affubler. Donc, je disais, poursuivit Tom en ignorant son amant, quand on est arrivé ici, hier, il était pour nous huit heure du soir. Cependant, il faut compter ce fameux décalage horaire, de cinq magnifiques heures, soit lorsque l'on est arrivé ici, il était (ici) trois heure du matin.
_ Ouais, donc en gros on s'est couché et on a dormi quinze heures ?
_ Voilà ! Il a compris ! Il a compris ! Scandait Tom en se dandinant comme un pauvre demeuré dans la chambre, sous le regard noir du chanteur.
_ Minute, le danseur, l'interpella Bill. On est donc arrivé hier ?
_ Euh... oui, approuva Tom sans comprendre pour autant où il voulait en venir.
_ Donc tu n'as pas tenu ta parole, dénonça Bill en croisant les bras sur sa poitrine, d'un air faussement vexé.
_ Je... quoi ?! S'étrangla Tom.
_ Hum... et le bandage ? Lui rappela t-il.
_ Je... Merde !
_ ...
_ Tiens, dit Tom en tournant le dos à Bill, enlève le ! Après tout, c'est ton cadeau... »
En disant ça, le musicien avait fait glisser son tee-shirt à terre et le brun pouvait enfin voir le pansement dans sa totalité. Il lui recouvrait l'épaule gauche de la clavicule au bas de l'omoplate, du milieu du dos jusqu'à son flanc. Un léger silence, seulement troublé par les respirations des deux amants, s'était installé et Bill avança ses mains tremblantes vers le morceau de coton et de sparadrap. Avec douceur, ses ongles manucurés se glissèrent sous le scotch et décollèrent habilement le bandage. Au début, l'androgyne ne comprit pas, puis ses yeux se mirent à briller et il redessina la cicatrice avec le bout de ses doigts tout en chuchotant :
« Je croyais que tu ne te ferais jamais tatoué ?
_ Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, non ? L'inscription te plaît ? Demanda t-il.
_ Für immer, lit Bill. Qu'est ce que tu sous entends là ?
_ Que nous, je crois et j'ose espérer, que ce sera pour toujours », souffla Tom.
Bill ne répondit pas et l'enlaça simplement. Tom se retourna, soulagé que le tatouage lui plaise, et resserra l'étreinte de Bill... jusqu'à ce qu'il sente une larme dévaler son cou. Or Tom ne pleurait pas... ce ne pouvait être que le brun :
« Hey ! P'tit ange... Demanda Tom, inquiet, pourquoi tu pleures ? Je... Ca ne te plaît pas ? Bill, parle moi s'il te plaît ! Supplia t-il.
_ Mais... To... Tom, hoqueta Bill, tu... tu te rends... compte dans quoi... dans quoi tu t'engages ?
_ Oui. Et je m'y engage parce que je le veux Bill !
_ Mais... Mais et si...
_ Et si quoi ?
_ Et si je ne suis... pas à la hauteur ? Interrogea Bill alors que ses pleurs redoublaient.
_ Bill, il faut que tu comprennes quelque chose. Depuis le début, le seul qui m'ait accordé sa confiance, donné dès ma première gaffe une seconde chance, parlé de ses problèmes, m'ait soutenu, m'ait rendu un sourire perdu depuis longtemps, m'ait offert mon premier vrai Noël... tout ça, c'est toi Bill. Ca peut paraître puéril aux yeux de certains mais je veux passer le restant de mes jours avec toi p'tit ange, tu peux intégrer ça ? Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne, sauf Andy peut-être. Si j'ai fait ce tatouage, c'est pour te prouver à quel point je t'aime Bill ! »
Au fur et à mesure que Tom parlait, ses yeux s'embuaient : il ne s'était jamais autant mis à nu devant quelqu'un, qui plus est, son petit ami. Doucement, le blond les tira jusqu'au lit où il s'appuya contre le mur, Bill entre ses jambes. Les pleurs de ce dernier s'étaient calmés, même si des larmes continuaient de couler le long de ses joues, traçant leur chemin dans de longues traînées noires de maquillage. Puis il prit la parole, contrôlant ses tremblements :
« J'ai peur Tom, je n'y peux rien, c'est compulsif chez moi. Après Kim, bien qu'elle m'ait lamentablement remplacé, tu es le seul qui ne m'ait pas jugé sur mon apparence et qui ait appris à me connaître, tu es le seul qui m'ait aidé là où bien d'autres auraient fuit. Promets moi, Tom, promets moi que tu seras toujours là !
_ Toujours... Tu n'as pas compris ?
_ Compris quoi ?
_ Tu dis que tu as peur que je t'abandonne, mais c'est pareil pour moi ! Alors promets moi à ton tour de toujours être là.
_ Juré.
_ ...
_ Dis Tom, dit Bill après un moment de silence, tu... tu ne voulais pas des... des... des enfants ? Demanda t-il enfin, prononçant le dernier mot, si bas que Tom l'entendit tout juste.
_ Si bien sûr que je voudrais des enfants, et on en aura... enfin, si tu en veux ! Je ne te force à rien.
_ J'avoue que je n'ai pas pris le temps d'y réfléchir à fond, mais je pense que j'aimerais être père... Mais comment on fera ?!
_ Bill, je doute que l'on en soit encore là, non ?
_ Oui, t'as raison, sourit l'androgyne. On sort ce soir ? Demanda t-il, à nouveau plein d'énergie.
_ Hum... Je ne sais pas. Y'a des trucs dans l'coin au moins ?!
_ Allez, s'il te plaît Tooom ! Geint Bill en se mettant à genoux entre ses jambes.
_ Arf ! Bon...
_ Ouais ! » Hurla Bill en se redressant et en sautant comme un cabri sur le lit, avant de se laisser retomber comme une masse sur Tom, qui lui servit pour le coup de matelas.
Ils éclatèrent de rire comme deux gosses, puis Bill vola un baiser à Tom avant de s'éclipser à la salle de bains, tandis que Tom réfléchissait à la discussion qu'il venait de partager avec Bill. C'était la bonne personne, il en était sûr, personne à part lui ne pourrait créer ce calme, cette plénitude qui l'envahissait quand le brun était à ses côtés. Il retira son boxer, traversa la chambre nu comme un vers et rejoignit Bill sous la douche. Des rires ne tardèrent pas à remplir la petite pièce tandis que la buée prenait petit à petit possession des parois de la douche et des miroirs. Ils sortirent et s'enveloppèrent chacun dans une serviette de bain et le blond se mit à détailler le corps de son autre :
« Quoi ? Demanda ce dernier, j'ai quelque chose de collé ? (NdA : Trop sex ! -_-")
_ Non, non, rien ! Je me demandais juste si tu accepterais de faire des photos de nu avec moi, demanda Tom tandis que Bill prenait une teinte rouge écrevisse.
_ Des... quoi ?! S'étouffa Bill.
_ Tu as très bien compris. Tu ne trouves pas ça excitant ?
_ Euh... rougit Bill, gêné que Tom sache si bien lire en lui.
_ Ouais, c'est bien c'que j'disais, bon, de toute façon on en reparlera plus tard ! » Dit Tom pour clore la conversation.
Ils s'habillèrent et sortirent enfin. Bill était surexcité, une vraie pile électrique pensa Tom en le regardant amoureusement. Ils se baladèrent sur le bord de plage pour trouver un restaurant sympa et profitèrent de leur première soirée de vacances aux Maldives. Le brun ne tenait pas en place et il décidèrent d'aller manger une glace, tout en marchant les pieds dans l'eau.
« Cap ou pas cap ? Lança soudainement Bill après avoir fini sa glace.
_ De quoi ? Demanda Tom.
_ De prendre un bain de minuit avec moi » Chuchota Bill en se serrant sensuellement contre le blond.
Tom fut agréablement surpris par une telle initiative et ôta son tee-shirt pour toute réponse. Bill fit de même et avant que Tom ait eu le loisir de caresser du regard son corps, l'androgyne avait déjà plongé dans les vagues de l'océan Indien, nu. Le dreadé voulut se dépêcher et rejoindre son autre dans l'eau mais la fraîcheur de celle-ci eut vite raison de sa motivation :
« Heu... Bill ? Tu veux vraiment prendre un bain de minuit ? Elle est complètement gelée ! Pesta t-il.
_ Hum... Quel dommage... j'aurais pu te réchauffer, chuchota Bill en plantant son regard pervers dans celui de Tom. Bon, hé bien attends moi, je sors » soupira t-il.
Alors qu'il s'apprêtait à réellement sortir de l'eau (NdA : pas si froide que ça, mais il est frileux le Tomi xD), il sentit deux mains encercler sa taille et des lèvres butiner son cou dégagé de tout cheveux. Il frissonna, électrisé par les caresses de Tom puis s'y abandonna sans résister. Tom traçait des cercles et autres formes sur son ventre, lorsque soudainement, sa proie ne coula à pic. Le blond resta quelques secondes, les bras ballants, se demandant où était passé Bill ; lorsqu'il sentit autour de son sexe une chaleur familière, puis une bille de métal et enfin une langue habile.
« Oh ! Bill ! » S'écria t-il en fermant les yeux et en s'abandonnant aux soins que Bill lui procurait.
Ses mains se glissèrent dans l'eau et allèrent se loger dans la chevelure du brun, qui accéléra. Quelques secondes plus tard, Tom se libéra dans un cri rauque et Bill remonta à la surface, les cheveux ruisselants et les joues rouges.
« Oh Gott, suffoquait Tom, n'arrivant pas à reprendre une respiration normale, tu n'as jamais été aussi vite...
_ En même temps, j'allais pas rester là-dessous indéfiniment ! Répliqua le brun en levant les yeux au ciel.
_ Bill... c'était...
_ Orgasmique ?
_ Oui et surtout, à refaire ! »
Ils éclatèrent de rire en ch½ur puis, leur jeu de séduction redémarra et Bill sentit sa fierté le pulser lorsqu'il plongea son regard dans celui de son vis-à-vis. Tom sourit et se rapprocha dangereusement de l'androgyne qui n'attendait qu'une chose : se fondre en lui. Le guitariste lui offrit enfin satisfaction et ils s'envolèrent. Quelques minutes plus tard, un orgasme puissant les terrassa et Bill se retira, en sueur malgré l'eau fraîche autour de lui qui ne parvenait pas à abaisser sa température corporelle, hautement élevée.
« Mmmh... Merci Bill... C'était...
_ Orgasmique et à refaire, je sais ! Sourit Bill en le coupant.
_ ...
_ Dis Tom, tu crois que c'est normal que... euh... non rien, oublie ! Rougit violemment Bill.
_ Que quoi ? Allez, dis !!
_ Que rien !
_ Que quoi ?
_ Que rien !
_ Que quoi ?
_ Tom, t'es un gamin !
_ Ha oui ? Et toi, c'est pas gamin de ne pas oser dire à son petit ami tu sais quoi ?
_ De quoi tu parles ? Demanda Bill en fronçant les sourcils.
_ De ce que tu ne veux absolument pas me dire et que je sais pourtant.
_ ...
_ Tu veux que je développe peut-être ?
_ ...
_ Ok, tu l'auras voulu !
_ ...
_ Alors, dans tes yeux, à chaque fois que tu me vois, je lis que tu veux...
_ Ouais bon, ok, je craque ! Dès que je me trouve dans n'importe quel lieu que ce soit, si tu es proche c'est plus fort que moi mais j'ai envie de te sauter dessus ! T'as remarqué que depuis Noël, on a fait l'amour un jour sur deux ?! J'ai une constante envie de t'embrasser, de sentir tes mains sur mon corps, de sentir ton c½ur battre contre le mien. Je ne peux pas me passer de toi. Alors, tu crois que c'est normal ?
_ Tu sais quoi ? Je ressens la même chose et je ne me pose pas autant de questions ! Rit Tom.
_ ... (Bill lui tire la langue)
_ Ceci dit, chuchota Tom à l'oreille de Bill en reprenant tout son sérieux, je pense que quand on est amoureux, il n'y a rien de plus normal que de vouloir prouver son amour à celui qu'on aime... »
Fin Flash-back (on retourne au Bill de vingt ans, sur le toit)
***
Voilà, voilà!
Vous avez des avis? je suis inquiète, est-ce que ma fiction vous plaît toujours? Si vous avez des conseils, des reproches, des remarques, des choses que vous ne comprenez pas, je suis toute ouïe!
Je suis désolée de ne pas pouvoir poster plus régulièrement, mais les choses s'accélèrent grandement : ce matin j'ai eu un entretien pour une école que je veux intégrer et je pense que ça c'est plutô bien passé =D Evidemment, stressée comme je l'étais je me suis pointée à l'école avec pas moi de... quarante minutes d'avance pour mon entretien >.< Bonjour le stress! Et l'aprem, j'ai passé mon bac de Latin... Malgré mon estomac qui menaçait de rendre entièrement le McDo mangé quelques minutes avant (j'étais au bord de la nausée et je n'avais qu'une peur : gerber sur l'examinateur --' moyen, moyen xD) mais bon, finalement tout s'est bien déroulé, je suis tombé sur le texte que je voulais (le même que ma chiwie (blonde ;D) si c'est pas un signe, ça :p!
Ensuite, mon petit frère va naître incessament sous peu et il me tarde! Vous ne pouvez pas imaginer à quel point... Sa chambre est toute prête, on l'attend tous de pied ferme... <33
Oh putain! Si vous voyiez ce qui tombe à Toulouse! O_O J'ai jamais vu ça... Il GRÊLE! Un truc de fou... Je savais que je n'aurais pas du chanter xDD
Bon, j'arrête là mon grand racontage de life... Et vous? Quoi de neuf de votre côté?
Bisous
<33
Cam et Marie <33
Un annuaire tout plein de ressources! et avec un super nom :p CLICK
Ralala ma ptite Lou il fallait que je m'incruste encore une foi sur ton blog vu qu'on arrive jamais à se connecter en meme temps sur msn je n'ai trouvé que ça xD....
On ne se voit presque jamais et vous me manquez mes deux chiwies d'amour, c'est dur mais le peu de temps que nous passons ensemble est magique, inoubliable...
Nous allons passer sur toutes les conneries que nous faisons, hein Lou: "Je l'a range où la bagette alors..." mdr ou meme moi et mes phrases qui reviennent très très souvent: "J'ai faim" et "Envie de pisser" ...hum no comment. Mais sans oublier Chou aussi: "Flo, Camille! Je me suis encore tromper dans les horaires de mon bus".
Que dire d'autre à part encore et encore la meme chose que je vous aime tellement Chou et Lou mais je crois qu'on ne dit jamais assez "Je t'aime"...
Votre Kiou qui vous aime fort <3<3<3

