Qui n'est jamais passé devant un des ces bars, aux lumières rouges tamisées, aux lourdes portes de bois clair et aux immenses tentures pourpres ? Quel homme ne s'est jamais arrêté devant l'un de ces bars, l'esprit torturé entre l'envie d'y pénétrer « juste pour voir » et son devoir de père de famille ? Aucun. Mais rares sont ceux qui connaissent le MoonLight... Bar spécial, à show spécial.
Bien sûr que l'armada traditionnelle de filles à la peau douce et ferme est là ; mais elles ne lui arrivent pas à la cheville. Ses courbes parfaitement dessinées et sa chute de reins vertigineuse vous transportaient dans les hautes sphères du désir et vous ne rêviez alors que d'une chose : aller perdre vos mains dans son dos... Lui, n'a pas la peau douce, elle est satinée et glisse sous les doigts telle un morceau de soie. Son parfum à lui, ne vous marque pas, il vous fait tourner la tête pendant des semaines. Lui, se fait appeler Billy Engel.
Chaque soir, à la même heure, le silence se fait dans la salle, la lumière diminue... et il apparaît. Son spectacle démarre alors, et emporte dans un autre monde le voyageur innocent aux côtés de l'âme perdue qui observe l'objet de son fantasme se mouvoir devant ses yeux écarquillés. Billy Engel, danseur émérite, est semblable à une drogue : une fois que vos yeux se sont posés sur cette fine silhouette, ils ne peuvent plus ciller, et sitôt que les lumières se rallument, tout votre être ne demande qu'une chose ; le revoir danser encore et encore.
Mais chut, le show de ce soir débute, les respirations sont retenues... Les yeux des habitués distinguent rapidement ce corps si familier, dont ils connaissent les courbes par c½ur, il se redresse, au centre de la scène. Ses bras s'élèvent au-dessus de sa tête malgré sa douleur, son corps se courbe et ondule gracieusement sous les lumières malgré les bleus qui le dessinent, ses jambes le soutiennent et enchaînent les pas malgré leurs tremblements. Danser, faire envie, se faire désirer : voilà son quotidien épuisant.
Mais il oublie tout, il choisit d'ignorer cette douleur lancinante à travers sa colonne vertébrale, il choisit d'ignorer les gémissements et les plaintes sourdes de son c½ur en lambeaux. La vie le lui a arraché et l'a piétiné, il n'éprouve plus rien. Il danse, joue avec les lumières, pour oublier ; et parfois de l'eau salée s'échappe de ses yeux et lorsque le client l'aperçoit refléter la lumière, il l'oublie lui aussi, cette larme qui témoigne que peut-être son c½ur n'est pas encore réduit à néant. Le client choisit d'ignorer cet ange déchu aux ailes brisées qui essaye par tous les moyens de s'envoler.
La mélodie le porte, elle le transfère dans un état second où il n'a aucune obligation, où il est maître de son corps et où son c½ur sait ce que veut dire aimer. Sa voix s'élève, comme le bruit du vent dans les feuilles ; c'est un murmure mais le silence est tel autour de lui que seul les sourds ne peuvent entendre son timbre de voix délicieux. La musique, le chant, sont comme la danse, une échappatoire ; une issue de secours de quelques minutes. C'est doux et à la fois violent, les faibles violons jouent aux côtés des impitoyables guitares. La musique, comme son c½ur, pleure.
I was walking in the shadows
So nobody cared
You smiled at me from the distance
And we felt there's more to share
Puis tout s'éteint : sa voix, la musique, les battements de son c½ur. Son supplice ne fait que débuter et sa véhémente patronne monte à ses côtés sur scène et de son bras rachitique, elle se saisit de ses épaules. Sa voix de crécelle vrilla les tympans :
« Vous allez être déçus, prévint-elle l'armée d'hommes qui dardait sur eux un regard envieux, ce soir, notre cher Billy Engel est déjà pris ! Il n'y aura donc pas d'enchères pour savoir qui aura l'immense privilège de passer une merveilleuse heure en sa présence », cria t-elle pour couvrir le bruit des protestations.
Puis resserrant son étreinte de fer autour de sa « pute de luxe », comme elle aimait l'appeler, elle les fit descendre de la scène et rejoindre sa loge. Une fois la porte fermée, le jeune brun s'écarta violemment d'elle et de son parfum nauséabond. Tout en elle le révulsait : ses ongles beaucoup trop longs (on aurait dit des serres) au vernis vert criard, ses cheveux blond platine, ses formes repoussantes. Elle le dégoûtait. Sa voix claqua comme un coup de fouet :
« Tu bosses toute la nuit ce soir, chambre 109. Pas de discussion possible. Tu obéis et c'est tout, sinon, tu sais ce qu'il se passera.
_ Où est Tom ? Fut l'unique question de Bill.
_ Il finit son service dans dix minutes et tu le prends le tien dans vingt minutes. Si je croise ton frère je lui dirais que tu veux le voir.
_ Merci » dit-il pour clore la conversation, en lui tournant le dos.
Elle sortit enfin et Bill se décontracta. Il se dirigea vers la coiffeuse, rattraper les dégâts de son maquillage. Un coup d'½il vers le réveil lui indiqua qu'il ne lui restait plus que dix minutes avant de devoir rejoindre la chambre, pour y passer la nuit. Nuit, qu'il ne passerait pas dans les bras réconfortant de son jumeau. Il avait besoin de serrer son aîné une dernière fois avant de partir, lui saurait lui promettre qu'un jour ils partiraient et qu'ils mèneraient une autre vie que celle-là.
Neuf minutes. Comment en étaient-ils arrivés là, lui et son frère ? A se prostituer pour gagner leur vie.
Huit minutes. Chambre 109 se remémora Bill... Il était aisé ce client ! La chambre 109 était la plus luxueuse ! Au moins, le matelas serait bon et amortirait peut-être les à-coups brutaux du client...
Sept minutes. Une nausée le prit à la gorge, le jeune danseur en avait marre de faire ça, d'être obligé de vendre son corps.
Six minutes. Pitié que le client se désiste au dernier moment... Mais personne ne se désistait jamais, c'était un privilège d'avoir Billy Engel dans son lit.
Cinq minutes. La porte s'ouvrit avec fracas et le sourire qui était apparu sur le visage de Bill se fana : ce n'était pas son frère qui se tenait dans l'encadrement de la porte mais sa patronne qui lui ordonna d'une voix sèche et sans appel de rejoindre son lieu de travail. Ce qu'il fit sans broncher.
Il soupira, puis sortit de sa loge et se dirigea vers l'immense escalier ; il gravit les marches, qui recouvertes de moquette, étouffaient le bruit de ses pas. Il se stoppa sur le palier puis se dirigea vers la porte de la chambre 109, le c½ur gros et l'estomac noué.
All these memories
They come back when I'm asleep
You've taken my dreams
Il poussa la porte, silencieux comme un chat, et pénétra dans la chambre, plongée dans l'obscurité. Tandis que la porte se refermait doucement dans son dos, ses yeux s'habituaient progressivement à la pénombre et il distingua son client. Son regard se posa sur une silhouette, dessinée par la lumière de la lune, et le brun dut reconnaître que son corps était bien sculpté. L'un comme l'autre demeurait silencieux et se jaugeait du regard bien que Bill fût incapable de voir le visage de son partenaire. Sa voix s'éleva soudain, faisant sursauter l'androgyne :
« As-tu déjà éprouvé du plaisir Billy Engel ?
_ Je... euh... Bégaya Bill, sous le choc d'une telle question.
_ Réponds moi sans mentir, ordonna la voix.
_ ... Non. Jamais, fut obligé de reconnaître le brun en baissant le regard.
_ Parfait, reprit l'étrange client. Allonge toi sur le lit Billy. Ce soir tu vas apprendre ce qu'est le plaisir. Enfile le bandeau noir qui se trouve sur le lit, s'il te plaît. »
Bill ne rechigna pas - que pouvait-il dire ? - et, tremblant de tous ses membres, il se rapprocha de l'immense lit à baldaquin rouge et se saisit du bandeau qu'il noua tant bien que mal derrière sa tête. Il voulut ensuite s'allonger sur le lit, mais deux mains vinrent se poser sur ses hanches stoppant instantanément chacun de ses mouvements.
Les mains étaient à la fois d'une extrême douceur, et rugueuses aussi. Le client caressait du bout des doigts les hanches meurtries du chanteur qui frissonna. Tous les sens du brun étaient en alerte et guettaient les moindre faits et gestes de l'homme : son souffle chaud contre sa nuque, ses caresses sur son ventre, sa respiration lente. Son odeur n'était pas naturelle ; le client avait tenté de dissimuler son odeur par du parfum, mais malgré ça, cette odeur évoquait quelque chose chez Bill, elle lui était familière mais il n'aurait su dire à qui elle appartenait.
I don't need no fakes around me
All I want is you to be with me
Here I am
All these words have lost their meaning
I just hope you hear my silent scream
Le brun tentait de garder contenance, de calmer la vague de plaisir qui commencer à déferler en lui. Les mains de son client mystère remontèrent le long de son torse et retirèrent son tee-shirt lentement, Bill ne put retenir un soupir. L'homme commença à embrasser les épaules, le dos de Bill, qui gémit faiblement « Tom... » sans s'en rendre seulement compte, ce qui eut pour effet immédiat de stopper ses baisers.
« Non, non, non... je ne peux pas lui faire ça... Merde, merde... » Gémissait le client, la tête dans ses mains.
Bill ne comprenait pas pourquoi l'homme l'avait soudain délaissé et pleurait, un peu plus loin. Soudain, l'androgyne mit un nom sur cette odeur :
« Tom ? Demanda t-il. Tom c'est toi ?
_ Je... Bill...
_ Mais Tom, pourquoi avoir fait ça ?
_ Je... Je t'aime et j'éprouve de l'attirance pour toi et juste une fois je voulais que tu saches ce qu'est le plaisir, je ne supporte plus de te voir faire ça.
_ ... »
Deux frères. L'un effondré parce qu'il n'a pas tenu sa promesse, il n'a pas protégé son cadet. L'autre sous le choc de la nouvelle. Et surtout en train de se poser des questions : pourquoi a-t-il aimé ce que son frère lui faisait ? Pourquoi a-t-il involontairement gémis le prénom de son jumeau sans savoir que c'était lui ? Est-il amoureux de son jumeau ? Il n'y a pas trente six moyens de savoir...
« Je dois vérifier un truc... » Murmura Bill avant de poser ses lèvres sur celle de son jumeau.
Leurs lèvres se pressèrent doucement les unes contre les autres, et la timide langue de Bill sortit pour venir jouer avec le piercing de son frère. Leurs c½urs accélérèrent leurs battements lorsque Tom entrouvrit sa bouche, invitant Bill à approfondir le baiser. Au moment où leurs langues se frôlèrent, ils furent tous les deux pris d'un violent frisson, qui les électrisa. Ils s'embrassèrent jusqu'à manquer d'air puis se séparèrent en douceur. Bill avait sa réponse.
« Bill, demanda Tom d'une voix tremblante, tu m'en veux ?
_ Oui.
_ ...
_ Oui, je t'en veux de ne pas avoir fait ça plus tôt » rit doucement le brun en enlaçant son frère.
Un sourire étira le visage de Tom puis alla se répercuter sur celui de Bill. D'un commun accord silencieux, ils penchèrent leurs visages l'un vers l'autre et unirent une nouvelle fois leurs lèvres. C'était si bon ! Les mains manucurées de Bill agrippèrent le tee-shirt de son aîné et il les tira tous les deux vers le lit qui les attendait. Il bascula dans le lit et d'un coup sec du poignet, entraîna son jumeau dans sa chute, amortie par l'épaisse couette et les nombreux coussins qui jonchaient le lit.
Les prunelles noires de désir de Bill trahissaient toute son excitation et son impatience. Tom rit doucement en s'en apercevant. Le brun, toujours torse nu, s'empressa de débarrasser son frère de son tee-shirt afin de coller leurs peaux l'une contre l'autre. L'aîné se souleva et regarda le plus jeune, les yeux sont le reflet de l'âme, non ? Si. Et lorsque Bill eût pris conscience du regard de son frère sur lui, il rougit violemment. Tom sourit et caressa sa joue tendrement, puis se chargea de faire glisser leurs vêtements respectifs à terre.
Ils étaient à présent nus l'un contre l'autre, et Bill pouvait sentir le sexe de son jumeau posé sur son ventre, à quelques centimètres du sien, un violent frisson lui parcourut le corps. Ils commencèrent l'un comme l'autre à bouger leurs bassins, et petit à petit leurs mouvements s'accélérèrent et devinrent plus fluides. Le torse de l'androgyne se soulevait frénétiquement au rythme de sa respiration saccadée.
Se pourrait-il vraiment que son frère ait compris l'amour qu'il lui portait ? Ou n'était-ce qu'un jeu pour Tom ? Que devait en penser Bill ? L'esprit de Bill était assailli par des centaines de questions qui tourbillonnaient dans sa tête, jusqu'à lui donner le tournis. Petit à petit, il perdait pied avec la réalité, il ne voyait plus le visage de Tom au-dessus de lui, il n'entendait plus sa voix lui murmurer des « je t'aime », il ne ressentait plus les doux coups de bassin de son aîné.
I still hear the distant voices
Spreading rumors and lies
I took you to my darkest places
So far away from the skies
Bill revint brusquement à la réalité, et plongea son regard noisette dans celui de son frère, le faisant stopper ses mouvements en lui saisissant violemment les hanches. Une effervescence inhabituelle habitait le jeune chanteur qui souffla à son double :
« Tom, es-tu bien conscient de se que tu t'apprêtes à faire ? Tu es prêt à me faire l'amour ? Tu sais, j'ai accepté de me prostituer, mais jamais je ne supporterais que tu me baises, puis que tu partes comme ça, sans rien dire, sans donner de suite à ça. Tu comprends Tom ? Je t'aime, c'est certain. Si tu ne veux que mon corps, alors je refuse de te le donner, car ça me ferait trop mal. De savoir que quelqu'un vous fait l'amour sans sentiments est déjà suffisamment éprouvant, sans qu'en plus votre jumeau n'y mette son grain de sel. Je ne peux te donner que mon amour, et non mon corps, Tom. Mais toi, que veux-tu ? Car, excuse moi, mais tu m'as acheté tout de même... Alors permet moi de douter. »
Les mots de Bill claquèrent dans l'air comme un coup de fouet... et comme le bruit que fit la main de Tom en s'abattant sur la joue de son frère. Le blond se récria :
« Comment, Bill, comment ?! Comment peux-tu penser une chose pareille ?! Penser que je ne veuille que te baiser, penser que je n'en veux qu'à ton corps ! Mais tu es con ou quoi ?! As-tu oublié que je me prostitue moi aussi ? Hein, tu l'as oublié ? Je sais aussi ce qu'est de vendre son corps, de se laisser maltraiter pour un salaire misérable à la fin du mois. Tu m'horrifies de penser une telle chose de moi Bill.
_ Je... je... Bégayait Bill dont les yeux s'étaient emplis de larmes suite à la claque à la fois physique puis verbale qu'il avait reçue. Mais ne l'avait-il pas cherché ? Pardon, Tomi, pardon... Chuchota t-il à voix basse, le visage dans ses mains.
_ Chut, le berça Tom en douceur, sa colère s'étant envolée. Ne redis pas des conneries pareilles et tout ira bien, okay ?
_ Oui... Murmura le brun, puis après un moment de silence, Tom ?
_ Mmmh ?
_ Je t'aime... »
La meilleure des excuses pour Tom... Les deux ados, toujours nus, plongèrent leur regard l'un dans l'autre et leurs lèvres s'unirent une nouvelle fois pour effacer ce mauvais départ.
I would charm you
We made vows to not let go
But where are you now?
Des regards qui se disent tout, qui reconnaissent tout, même l'amour le plus dénigré et horrifiant aux yeux des incompréhensifs. Leurs mains se faisaient plus actives sur le torse de leur vis-à-vis, procurant milles frissons plus intenses les uns que les autres. Petit à petit, des soupirs, puis des gémissements et enfin des cris à peine étouffés emplirent la pièce auparavant silencieuse.
Bill remonta ses jambes et agrippa le bassin de son jumeau, qui comprit immédiatement où il voulait en venir. Il s'abaissa et embrassa le front du plus jeune, qui s'offrait à lui. Tom entreprit d'enlacer une de leurs mains, posa son front contre le sien et commença doucement à se fondre dans son double. Une fois au bout, il fit le chemin de retour et arrache une plainte d'envie à son double, qui se mit à accélérer.
Ils étaient assaillis par des milliers de sensations, de sentiments, tous plus exacerbés les uns que les autres. Ils sont entraînés dans un tourbillon de volupté et de folie, les faisant atteindre à des vitesses vertigineuses le Septième Ciel. Des 'encore', des 'Tom', des 'Bill', des 'je t'aime' se faisaient entendre.
Enfin, Tom se libéra en Bill et ce dernier sur son ventre, puis l'aîné s'abattit sur son frère et ils sombrèrent dans un sommeil doux et amoureux. Le plus jeune se réveilla quelques heures plus tard, le visage ruisselant de larmes. Il avait pris une décision qu'il savait douloureuse, mais il ne laisserait pas le choix à son jumeau, ça non. Ils ne seraient jamais tranquilles.
Il se leva en titubant, sous le poids de la honte et de la peur. Contrôlant ses tremblements, il ouvrit un tiroir et se saisit du revolver placé à l'intérieur (il y en avait un dans chaque chambre, en cas de mauvais traitements...). Puis, ainsi armé, il retourna près de Tom et lui apposa le canon froid sur la tempe, ce qui eût pour effet immédiat de réveiller Tom.
« Bill... s'écria t-il en s'apercevant de l'état critique de son jumeau, Bill ne fait pas de connerie ! Je t'en prie...
_ On ne peut pas continuer... Si on nous découvre c'est la fin !
_ On a toujours le choix dans la vie, Bill, je t'en supplie !
_ Non, Tom, non. C'est fini, mon amour... »
Au dernier moment, Bill retira le canon de la tempe de son frère et l'apposa sur la sienne. Le coup parti et le corps de l'androgyne s'effondra, inerte. Tom se laissa tomber à ses côtés, auprès de son jumeau, qui vivait ses dernières secondes.
« Tom... je... je t'aime. Merci... Ca a été ma... ma plus belle... nuit » souffla t-il avant de fermer définitivement ses yeux maquillés.
« Pourquoi, Bill, pourquoi ? Pleurait Tom à son côté. Pourquoi n'écoutes-tu jamais ce que je veux te dire ? J'avais tout prévu, on serait partis, toi et moi. Faire une nouvelle vie et qui sait, construire un nouveau foyer ? Pourquoi es-tu parti en me laissant derrière ? T'avais pas le droit ! Tu sais, on aurait pu avoir des enfants, Bill, renifla Tom. Et puis, j'aurais aimé de faire l'amour dans les endroits les plus romantiques : la plage, l'océan... que sais-je ? Tu dis que cette nuit a été la plus belle, mais toutes celles que tu aurais passées à mes côtés auraient été les plus belles alors... Dis, tu m'attendras là-haut ? Tu ne m'en veux pas, j'espère, mais je ne me sens pas prêt à partir aujourd'hui... »
Ellipse 60 ans après...
« Papi ! Papi !
_ Mmmh oui ?
_ Je veux une histoire ! »
Un vieux monsieur qui hisse de ses bras faibles une petite fille de huit ans sur ses genoux.
« Quelle histoire ?
_ S'il te plaît, celle de la dame de la photo ; là ! Désigna le petit ange brun.
_ Quelle... »
Un c½ur qui s'arrête de battre lorsque ses yeux tombe sur cette photo.
« Emy... Où as-tu trouvé ça ?
_ Je... je l'ai pas volée papi ! Je... je l'ai trouvée...
_ Où ?
_ Dans ta chambre... » Avoua t-elle en baissant le regard, toute honteuse.
Le vieil homme soupira et ses yeux allèrent de la photo à sa petite fille :
« Tu as les mêmes yeux que lui, souffla t-il, de la douleur dans le regard.
_ Lui ?!
_ Oui ma petite Emy... C'est un homme.
_ C'est qui ?
_ C'était mon frère et mon amant...
_ Ton amoureux ?
_ Oui c'est ça Emy. Mais il s'est tué.
_ Pourquoi ?
_ ... »
Et il raconta tout, de A à Z. Ses yeux brillaient de milles étoiles quand il en parlait et à la fin, on retrouvait les étoiles du grand-père dans ceux de sa petite fille.
« Dis Papi, quand il s'est tué, pourquoi pas toi ?
_ Parce qu'il n'aurait pas voulu. Il aurait désiré que je continu à vivre et à me battre, pour qu'un jour je raconte cette histoire à nos petits enfants.
_ Mais... tu l'aimes mamie ?
_ Tu sais, avec mamie, ça n'a jamais été le grand amour mais elle savait ce que j'avais vécu. C'était plus une amie qui était ma confidente. Un jour elle m'a annoncé qu'elle m'aimait ; elle savait que ça ne pouvait être réciproque mais elle ne m'a pas forcé la main, rien, elle m'a toujours soutenu. C'est pour ça que j'ai choisi de l'épouser et on a eu ton papa.
_ Mmmh. Tu aurais dû rester avec Bill !
_ Je... je sais qu'il m'attend, là-haut. »
Ils continuèrent à discuter pendant des heures, puis la petite fille partit, dit au revoir à son grand père et quitta la douce maison. Tom monta doucement les marches, et s'allongea dans son lit. Raconter tout ça à sa petite Emy avait fait resurgir ses vieux démons, sa tristesse. L'avait-il attendu ? Pitié que oui... Pensait Tom. Il ferma les yeux et s'endormit, pour ne plus jamais se réveiller.
« Tu m'as manqué Bill... Pleura t-il en serrant son double dans ses bras. Soixante ans sans toi c'est long...
_ Tu m'as manqué aussi mon amour et je te jure que je ne partirais plus maintenant, c'est fini ! Je te le jure, souffla Bill dans le cou de son jumeau, pleurant lui aussi.
_ Je t'aime Ange...
_ Je t'aime aussi... »
I'm so numb
Can't you hear me ?
Here I am
There is something inside me
That still wants to feel
***
EDIT : Coucou les filles! =) Ca va, vous passez de bonnes vacances? Moi je bosse T_T Bah, oui, j'ai besoin de sous U_u j'fais c'que j'peux, hein! Bon, comme vous vous en doutez, je suis désolée mais je n'ai pas la suite et je n'ai pas commencé à l'écreire. Pourquoi? Ben, comme dit ci-dessus, je bossse. Je rentre le soir je suis crevée --' et en plus, je fais pleins de trucs après le boulot : ouverture de compte bancaire, rendez-vous médicaux, visites de trocs pour meubler mon appart', cours de gratte... et pis un pitit peu de révisions quand même, bac blanc+oral+TP à la rentrée obligent! J'stresse pour mon bac, j'stresse pour mon futur... 'fin bref.
Vous savez quoi? Je suis partie pour un 3615 My Life.. J'en ai marre de ma mère. Je la hais. Et je pèse mes mots.Sincèrement je suis désolée pour tout ce retard mais j'm'en sors pas plus. C'est trop dur. Mais je ne baisserai pas les bras, elle serait trop contente. Je me battrais. J'parle dans l'vide là? OK, ben j'me tais alors. Je vous préviendrais, (celles qui ont mis un com sur le chap précédent et/ou sur l'OS). Merci et bisous
J'vous aime et j'pense à vous (L)
Camomille, ma chiwie blonde et Flowinette <33
Souvenir... ***
Coucou les filles !
Et non, ce n'est pas votre hauteur adorée, mais sa chiwie blondeuuuh !
Voilà, juste pour vous dire qu'elle s'est faite engueulée par son papa ce soir, parce qu'elle a pas bossé son bacounet blan :( Alors elle pourra pas aller sur l'ordi, pour vous poster la jolie suite qu'elle avait pourtant déjà écrite !
Pleins de bisousss à vous toute de sa part !
Elle vous oublie pas et vous aime (L)
Camillou je t'aimeuuuuuuh ! ET ma chiwie aussi euuuuuuh !
edit : Voilà, moi non plus je n'avais pas beaucoup de temps hier, alors j'ai un peu fais vite sur le com' ... mais là je vais mettre de la couleur itou itou ...
Alors à la place de ma flow' chérie, je vais vous raconter ... notre philo de ce matin -_-''
C'était de 8h10 à 12h05.
Sujet 1 : La science livre-t-elle le réel tel qu'il est ?
Sujet 2 (celui que j'ai pris, on s'en fout ? ok xD) : L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ?
Sujet 3 : Commentaire sur un texte parlant d'art et de technique !
Enfin bon c'était l'horreur, on est bien sûr sorties bien plus tôt xD
Enfin un grand week-end, parce qu'avec ce bac blanc, je peux vous dire que c'est crevant, et très pénible ! Mais on reprend lundi avec 4h de maths et 3h d'anglais !
Pensez à nous !
En tout cas nous on pense à vous ! Et flow y tient à vous le dire, elle ne vous oublie pas ! Le chapitre est prêt, il ne reste plus qu'à trouver un petit moment pour le poster !
Grooos bisousss !
Camouille d'amour on se voit ce week-end ! Je t'aimeuuuuh !
Ma chiwie : TE MANGES PAS LES LEVRES :p Je t'aime !