Chap XX : Ich lass mir zu dir treiben (je me laisse aller vers toi)

Chap XX : Ich lass mir zu dir treiben (je me laisse aller vers toi)
Chap XX : Ich lass mir zu dir treiben (je me laisse aller vers toi)

Ils dormirent douze heures d'affilée, enlacés l'un contre l'autre dans une étreinte qui semblait immortelle. Leurs jambes étaient mélangées, tandis que leurs mains étaient enlacées ; la tête du brun reposait comme au départ sur le torse de son amant, qui lui était à présent réveillé et regardait ou plutôt admirait son ange dormir. Il repensait à tout ce qu'ils avaient vécu... tant de choses en si peu de temps ! Un vibreur, puis une mélodie retentirent dans le silence de la pièce, tirant Bill de son sommeil et Tom de sa rêverie. Le brun s'agita et fouilla dans sa veste pour enfin en sortir son portable, avant de répondre d'une voix pâteuse et encore profondément endormie :

« Allo ?
_ ...
_ Chez qui voulais-tu que je sois ?
_ ...
_ Je ne sais pas, je vais lui en parler, je te tiens au courant, dit-il en jetant un coup d'½il inquiet à Tom.
_ ...
_ Je serai là ce soir, promit-il.
_ ...
_ Moi aussi je t'aime, dit-il avant de raccrocher et de se recoucher sur Tom.
_ Ca va ? Pas de souci ? S'inquiéta ce dernier en caressant ses cheveux.
_ Nan, c'était juste ma mère qui voulait savoir où j'étais et si je comptais rentrer, l'informa t'il dans un long bâillement.
_ Tu rentres ce soir alors ? Demanda Tom d'une voix où perçait nettement la déception.
_ Je... oui... Répondit Bill dans un souffle en baissant le regard.
_ Dommage... J'aime bien quand t'es auprès de moi... Murmura Tom en lui caressant doucement le dos.
_ J'aime aussi, reconnu-t-il.
_ Tu ne veux pas faire un test ? Je ne sais pas moi, pendant une semaine tu viens ici et... Tenta un Tom à bout d'arguments.
_ Tu veux rire ?
_ Hein ?
_ Ma mère m'a dit exactement la même chose, rougit-il en clignant des yeux.
_ Et... ? Voulut savoir Tom.
_ Je... Je ne sais pas. C'est un gros engagement. Laisse moi jusqu'à ce soir Tomi...
_ Comme tu veux, soupira Tom en le serrant contre son c½ur. »

Puis, Bill se releva après un dernier baiser et Tom partit en direction de la cuisine et leur sortit de quoi manger... Après tout il était déjà six heures du soir ! Vingt minutes plus tard, Bill descendit, la mine soucieuse, visiblement plongé dans un profond débat avec lui-même. Tom lui sourit et couru se doucher ; il revint dix minutes plus tard. Pendant que Bill se douchait, Tom avait installé des tonnes de sucreries, gâteaux, salé sur la table du salon et ils mangèrent tout en regardant un film... durant lequel Bill s'assoupit, le visage crispé par ses réflexions. Bien qu'il ne dise rien, Tom se sentait coupable de demander pareil choix à son ami, après tout, c'était une importante décision mais il ne devait pas l'influencer, Bill devait faire son choix seul, en son âme et conscience... Attendre était pour Tom au moins, si ne ce n'était plus, aussi dur que pour Bill de prendre la décision. Le brun fut réveillé, une heure plus tard par la voix de Tom qui l'appelait :

« Mon c½ur, chuchota Tom, il est huit heure ta mère m'a envoyé un texto car elle n'arrivait pas te joindre - ton téléphone était coupé. Elle nous attend pour manger. Tu viens ?
_ Ha... euh... oui, j'arrive, dit-il en se frottant les yeux. »

Ils se relevèrent, et sortirent main dans la main une fois qu'ils eurent enfilé leurs vestes et une fois que Tom eut fermé la porte à clé. La décision de Bill était prise, après avoir pesé le pour et le contre pendant près d'une semaine (NdA : en gros, sa mère lui en a parlé en début de semaine et il y réfléchissait depuis ; mais le fait que Tom lui ai lui aussi proposé de faire un « test » a accéléré les choses et poussé Bill à choisir sa décision, c'est bon, vous suivez ? Lol), changeant sans arrêt de conclusion ; mais maintenant, il en était sûr. Il leur annoncerait à la fin du repas et tenterai d'expliquer les raisons qui l'avaient poussé à choisir telle décision plutôt que l'autre. Tom marchait à ses côtés, respectant son silence mais tout en lui faisant comprendre par de douces caresses sur sa main qu'il était là si le besoin s'en faisait ressentir, besoin qui n'allait pas tarder à se manifester. En effet, en cours de route, Bill se stoppa brusquement et plongea son regard franc dans celui de Tom qui ne cilla pas, mais qui fut toutefois surpris par l'intensité de son regard. Puis il lui sauta au cou, enroula ses bras autour de sa nuque et enfouit sa tête dans ses dreadlocks.

« Dis Tom... Tu m'aimes ? Demanda t-il d'une voix tremblante où perçaient le doute, la confusion et la peur.
_ Plus que ma propre vie, assura Tom, resserrant leur étreinte.
_ Tu seras toujours là pour moi ? Demanda encore Bill, les yeux humides.
_ Toujours, répondit simplement Tom.
_ Tu ne m'abandonneras pas ? Continua Bill.
_ Jamais, promit Tom. »

Bill ne put contenir son émotion débordante plus longtemps et s'effondra en sanglots dans les bras de Tom, qui lui chuchota des mots rassurants :

« Bill, dis moi de quoi as-tu peur ?
_ Peur de te perdre... Toi et tout ce qui tourne autour !
_ Tu te poses beaucoup trop de questions... Profite de l'instant présent, vis ! »

Bill réfléchit à ce que Tom venait de lui dire... Il avait horriblement raison, Bill le savait pertinemment mais il ne pouvait empêcher toutes ces questions de se bousculer en tous sens dans sa tête. Ils restèrent un moment silencieux, le temps que Bill eût recouvert ses esprits puis ils parcoururent les derniers mètres et se réfugièrent chez les Kaulitz.

« Maman ! C'est nous, annonça Bill en claquant la porte.
_ Bill ! Ha, enfin vous voilà ! Tu dormais bien ? Si Tom n'avait pas été réveillé, je ne sais pas ce que j'aurais fait, je pense que je serais venue vous chercher, débita Jennifer à une vitesse infernale.
_ Hein ?! O_O Maman, ne fait jamais ça... s'il te plaît, rajouta t-il en croisant le regard noir de sa mère.
_ BILL KAULITZ, au lieu de donner des ordres à ta mère, vas plutôt mettre le couvert ! Tonna t-elle tandis que Bill s'enfuyait à toute jambes en direction de la cuisine, voulant éviter les foudres menaçantes de sa génitrice.
_ Si vous voulez, je pourrais vous faire un double des clés, proposa maladroitement Tom pour détendre l'atmosphère, passablement alourdie.
_ Mais t'es pas bien ?! Hurla Bill de la cuisine en manquant de faire tomber la pile d'assiettes qu'il tenait. Imagine toi deux minutes qu'elle débarque quand on... #__#
_ BILL è__é ! Le stoppa sa mère, outrée.
_ Mais quoi ! C'est vrai ! Je n'ai pas envie que quand j'habiterai chez lui tu débarques à l'improviste ! Répliqua t-il en haussant les épaules et en repensant à sa soirée de la veille.
_ ...
_ ...
_ Bah quoi ? Demanda Bill, un sourcil relevé, en passant sa tête par la porte fenêtre qui séparait la cuisine du salon. J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Rajouta t-il, surpris par le silence de Tom et de sa mère.
_ Tu... Tu veux venir... Commença sa mère.
_ ... Habiter chez moi ?! Termina Tom, le c½ur au bord des yeux.
_ Fais chier, marmonna Bill pour lui-même, je voulais garder ça pour la fin du repas ! Euh... Si tu veux toujours de moi, ajouta t-il plus fort. »

Le sourire de Tom répondit pour lui, fendant son visage d'une oreille à l'autre. Le brun rougit violemment et termina de mettre le couvert pour eux quatre ; puis il sentit les mains de Tom sur sa taille.

« Heureux ? Lui demanda t-il pour briser le silence, connaissant parfaitement la réponse.
_ Oui, souffla Tom. Tu ne pouvais pas me faire de meilleur cadeau.
_ Même celui d'hier ? Le provoqua Bill malicieusement.
_ Ha toi alors ! Tu ne perds rien pour attendre Kaulitz... J'me vengerai !
_ Mmmh... J'attends ça avec impatience, frissonna l'androgyne, imaginant les mains expertes de Tom parcourir son corps.
_ Mais... tu n'en as jamais assez ?! O_O Hier ne t'a pas suffit ?! S'étonna Tom, les yeux comme deux balles de ping pong.
_ Beuh... >_< Une semaine sans ton corps, sans tes lèvres, sans tes mains, sans ta langue, sans ton se--
_ BILL ! Le reprit sa mère depuis le salon une seconde fois, tandis qu'il rougissait et que Tom explosait de rire.
_ Nan mais depuis quand elle nous écoute, elle ?! Se récria t-il à voix basse, puis plus fort, bref, ça me manquait...
_ Hé, ce n'est pas moi qui ai proposé ce pari débile ! Se défendit Tom.
_ Ouais, bon, ça va hein ! T'as aimé hier, d'après tes gémi... enfin... euh >_______<"
_ Oui, j'ai aimé... »

Puis, Bill qui était toujours collé au torse de Tom se retourna et l'embrassa doucement. C'est à ce moment précis que firent irruption Jennifer et Franck dans la pièce ; ce dernier vint saluer les deux amants et les félicita pour leur emménagement futur. Soudain, le ventre de Bill choisit de manifester bruyamment son mécontentement et ils décidèrent de passer à table... Le sujet de conversation principal fut l'installation de Bill, qui évidemment désirait tout comme Tom, que cela soit fait le plus vite. Cédant aux supplications de son fils, Jennifer accepta qu'il parte dès ce soir, avec juste une valise pour la semaine. Le reste serait déménagé le week-end suivant. Une fois qu'il eût obtenu gain de cause, Bill se détacha de la conversation et plana à dix mille au-dessus... Partager un appartement avec Tom. Il était anxieux (pour changer...) de la manière dont leur cohabitation allait se dérouler, mais il avait confiance en Tom... et en lui. A défaut d'une valise, il n'en fallut pas moins de deux en plus d'un sac de cours pour transporter toutes les affaires que Bill jugeait importantes à emporter et dont il ne pourrait se passer, une semaine durant. Ceci sans compter la trousse de toilette é-nor-me dont il avait besoin. Les yeux de Tom s'agrandirent comme deux soucoupes lorsqu'il s'aperçut de l'amas d'affaires à emporter, avant d'exploser de rire. Bill, vexé comme le serait une gamine de dix ans à qui l'on aurait dit que sa poupée préférée est moche, partit s'asseoir sur ses valises, dans l'entrée, attendant le départ, les bras croisés sur la poitrine. Tom sourit devant l'air enfantin de son brun, et le cajola un moment dans le but de se faire pardonner et Bill... tomba droit dans le panneau (NdA : mais quel boulet ! -_-" en même temps, qui peut réellement résister à Tom ?! U__U" Qui a vu les photos des Maldives ? *__* Han... Gott, ce n'est pas permis d'être aussi canonissime !), incapable de lui faire la gueule. Mark les déposa devant leur nouveau « chez eux » et un frisson parcourt l'échine de l'androgyne... Tendu et stressé, il pénétra dans l'appartement et partit ranger ses affaires et enfiler un bas de jogging et un tee-shirt un peu trop court qui laisser deviner son tatouage étoilé, pour dormir. Il se démaquilla, des tonnes de questions tourbillonnant toujours dans sa tête. Tom s'aperçut du malaise et s'empressa de le rassurer, murmurant des mots connus d'eux seuls à son oreille puis ils partirent se coucher ; mais Bill, qui ne trouvait toujours pas le sommeil, secoua Tom, qui commençait à sombrer :

« Dis... Tom...
_ Mmmh ? Fit Tom d'une voix pâteuse (NdA : genre quand tu veux dormir et que ta s½ur te saoule avec des phrases du style : « Flo, tu dors ? »... -_-" Nan, je fais un bowling, ça ne se voit pas ?! Ca ne vous est jamais arrivé ? Nan ? Ben vous avez du pot, moi c'est tout le temps ! V__V)
_ Pourquoi y'a que toi qui me calme ?
_ Je ne sais pas Bill, soupira Tom, las. Je t'en prie mon ange, arrête de te tracasser l'esprit pour si peu. Toi aussi, tu m'as apporté beaucoup et ta présence a le don de m'apaiser. Accepte ce fait et tout ira mieux... Arrête de toujours chercher le pourquoi du comment, on est trop jeunes pour se poser des questions existentielles, laisse ça aux vieux philosophes !
_ ... »

Bill ne répondit rien et vint se blottir un peu plus contre Tom, recherchant sa chaleur. Il s'endormit, rassuré pour le moment par le discours de Tom. Ils s'abandonnèrent ainsi enlacés au bras Morphée qui vint les envelopper de douceur et d'amour l'instant d'une nuit.

FIN FLASH BACK

(Si vous relisez juste le premier chapitre - pas le prologue - vous vous rappellerez que tout ceci est le souvenir de Bill, perché sur le toit de son immeuble... Donc là, il vient de se remémorer les mois de juillet et août 2007 ainsi que le début du mois de septembre. Si quelqu'un a du mal avec la chronologie, qu'il me le dise, je l'éclairerai ! =D)

***

Bon, les 30 commentaires n'y sont pas mais ce n'est pas grave, je ne m'en formaliserai pas pour ça...
J'ai posté, la suite est en cours d'écriture mais ce coup ci, je voudrais vraiment 30 com's... =D *chiby eyes* *__*

Bref,, comme tjrs, donnez moi votre avis ;-)

Merci pour toutes celle qui sont là, même si je ne les connais pas (dédicasse à toi boubou! Je ne te connais pas mais ça m'a touchée que tu prennes le temps de laisser un commentaire, merci! )

Rah, et pis je ne le dirais jamais assez, je vous aime les filles!

Plus particulièrement mes deux chiwies d'amour... Je vous aime Camille et Marie (L)
Tequila, despe', vin blanc, champagne, monaco.... Fournaise dans le lit 2 places à 3 xD
à refaire

fLo <333

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 13:56

Modifié le mercredi 27 février 2008 07:08

Chap XXI : Ich bin nicht so weg von dir (je ne suis pas si loin de toi)

Chap XXI : Ich bin nicht so weg von dir (je ne suis pas si loin de toi)
Le Bill juché sur un toit à plus de quinze mètres de hauteur, âgé de vingt ans, essuya rageusement une larme glacée sur sa joue rougie par le froid. Il aimait tant se rappeler tous ces bons moments, tous ces souvenirs, mais ça lui faisait tellement mal... Une blessure en plein c½ur, non cicatrisée qui saigne abondamment et sur laquelle on applique un fer chaud, brûlant un peu plus les chairs meurtries. Son c½ur était en lambeaux, son âme réduite à néant et ses espoirs envolés au loin. La pluie a cessé, mais pas la tempête qui fait rage en lui. Il souffre et son double reste insensible devant sa douleur alors qu'il en est la cause, ça fait mal. Son double. Oui... Son Tom, celui qu'il aime n'est autre que son jumeau. Pourquoi a-t-il fallu que cela tombe sur eux ? Mais ça, à l'époque, ils l'ignoraient tous les deux... Ils ont vraiment eu de merveilleux instants, des moments de complicité uniques, mais maintenant tout est détruit. Le destin s'est acharné et a fini par réussir à les séparer. Bill secoua sa tête, comme pour en chasser ces mauvais souvenirs, tira une nouvelle clope de sa poche, l'alluma et se concentra sur leur premier Noël à tous les deux, regardant la fumée s'envoler au loin, lui confiant ses moindres secrets...

FLASH BACK (décembre 2007)

Ce matin, est un jour spécial : c'est le 24 décembre. Depuis le mois de septembre, Tom et Bill vivent ensemble, avec des hauts et des bas, des clashs, des réconciliations et beaucoup d'amour. Ce matin-là donc, et contre toute attente, lorsque Tom ouvrit les yeux, il trouva la place vide à ses côtés. C'était la première fois en un peu plus de trois mois de collocation que Bill se levait avant lui. Curieux, il se leva et chercha son amant dans tout l'appartement, mais il n'y avait aucune trace de Bill... Tom n'étant pas du matin ; il s'assit, un bol de café fumant devant lui et se demanda où il avait bien pu aller lorsque ses yeux tombèrent sur le calendrier affiché sur le frigo (NdA : je sais ça fait cliché mais bon, hein ! ;-D) : on était le 24 décembre... Le c½ur de Tom se serra à cette pensée : ils allaient passer leur premier Noël tous les deux, enfin pas exactement... Ils passeraient le réveillon seuls et le jour de Noël avec la famille de Bill. Famille. Depuis son emménagement, Tom n'avait eu aucune nouvelle de ses parents adoptifs, rien, nada ! L'avaient-ils oublié ? Oui, sûrement. Tom haussa les épaules, tenta de se faire une raison mais dû reconnaître que le fait que ses « parents » l'aient oublié si facilement l'affectait plus qu'il n'y paraissait. Sans comprendre pourquoi, des perles d'eau salée se mirent à glisser sur ses joues en silence, épousant les courbes de son visage pour venir mourir dans son cou. Même lorsque la porte d'entrée claqua, même lorsque Bill l'enlaça, même lorsqu'il l'embrassa, même lorsqu'il lui murmura « je t'aime » à l'oreille, Tom ne pu stopper ses pleurs et c'est donc un baiser baigné de ses larmes qu'ils partagèrent. Ils se séparèrent et Tom, secoué de spasmes, dissimula sa tête dans le cou de Bill qui avait pris place sur ses genoux.

« Chéri, murmura Bill à voix basse en caressant sa joue, mon c½ur, pourquoi tu pleures ?
_ Je... Ce n'est rien... Ca va passer, tenta Tom, lui-même guère convaincu par sa pitoyable excuse.
_ Mais oui, prends moi pour un con ! Ironisa Bill. Tom, allez dis moi... L'encouragea t-il plus doucement.
_ Je... C'est notre premier Noël à tous les deux, commença Tom.
_ C'est ça qui te fait peur ? Interrogea Bill.
_ Non, enfin, si... un peu. Mais ce n'est pas ça, Tom prit une grande inspiration puis continua, c'est surtout le fait que je n'ai aucune nouvelle de ma famille, enfin si on peut appeler ça une famille, gémit-il, la voix coupée par des sanglots. Tu sais Bill, je t'envie. Ta famille, adoptive comme la mienne, est géniale. Je n'ai hérité que d'une bande de... une bande d'indifférents. Je suis prêt à parier qu'ils ne connaissent même pas la date de mon anniversaire. »

Bill demeura silencieux un moment, caressant les mains de Tom, enlacées sur son ventre. Puis il l'embrassa avec toute la tendresse possible, comme pour lui montrer que lui serait toujours là, qu'il était prêt à lui apporter ce bonheur auquel il n'avait pas eu droit ; il lui transmettait tout son amour et toute sa passion. Il quitta ses lèvres à regret et chuchota :

« Tu sais Tom, je pense que tu fais vraiment partie de ma famille maintenant... Enfin... Non pas que je dis que ma famille va... remplacer la tienne, mais je pense... que... tu fais aujourd'hui plus parti de ma famille que ce que tu n'en as jamais fait parti dans le passé... chez toi, termina t-il en rougissant, et en ayant peur de s'être mal fait comprendre. »

Tom sourit et l'embrassa en retour pour lui faire comprendre qu'il avait parfaitement saisit son message.

« Au fait, demanda Tom pour changer de sujet, t'étais où ce matin ?
_ Je suis allé faire les courses pour le réveillon de ce soir...
_ Oh ! Fit Tom, déçu.
_ Quoi ? Interrogea Bill, perplexe.
_ Je... euh... en fait... je comptais t'inviter au restaurant, avoua Tom, rougissant légèrement.
_ O_O Et ce n'est que maintenant que tu le dis ?!
_ Désolé...
_ Tant pis, les crevettes attendront ! Mais...
_ Mais quoi ?
_ é__è Je n'ai rien à me mettre, dit Bill, se levant précipitamment des genoux confortables de Tom sur lesquels il était installé. Il faut que j'aille faire les magasins ! Hurla t-il dans l'appartement, en s'agitant sous le regard amusé de Tom.
_ Ca tombe bien, j'ai deux ou trois courses à faire. On se retrouve ici à... disons... vingt heure ? Proposa Tom.
_ Ok, approuva Bill avant de courir comme un dératé dans tout l'appartement, récupérant un porte-monnaie (NdA : oh, j'y pense, vous savez qu'en allemand, porte-monnaie se dit « das Porte-monnaie » ? Et c'est pareil pour le mot trottoir : « das Trottoir » ! Hein ?! Comment ça « tout le monde s'en fout » ?! -part vexée-), un portable (NdA : en allemand, ça se dit « das Handy » ok, maggle =__=") et son MP3. Il déposa un baiser sur les lèvres de Tom et partit en courant. Tom sourit doucement, sa nostalgie du matin s'était envolée lorsque son rayon de soleil avait posé un pied dans cet appartement.

Du côté de Bill :

Le jeune androgyne, à peine avait-il posé un pied hors de l'appartement, qu'il se rua dans le premier bus qui passa, direction chez Maddy ! (NdA : c'est la vendeuse de son magasin préféré). Elle seule pouvait le sortir du pétrin dans lequel il était. Pendant la demi-heure habituelle du trajet Loistche - Magdeburg, son esprit dériva et ses pensées se concentrèrent sur ce que Tom lui avait avoué il y a de cela quelques minutes. Comment des parents pouvaient être aussi indifférents avec leur enfant ? Bill se promit d'être différent avec les siens... Des enfants. Ce mot lui fit l'effet d'un électrochoc, Tom en voulait-il ? Et puis comment feraient-il ? L'adoption ? Personne n'allait vouloir leur confier un jeune, même orphelin... Le jeune brun sourit tristement, ils auraient le temps d'en discuter plus tard... Quelques minutes plus tard, le bus s'arrêta devant le centre commercial et Bill s'empressa de rejoindre son magasin fétiche. Après de nombreuses heures d'essayage (NdA : ce mec est désespérant !), il trouva ce qui lui correspondait, et après une dernière bise à Maddy, il prit congé. Bon, il avait honte de l'avouer, mais il n'avait pas trouvé le cadeau qui correspondrait à Tom... C'est vrai, quoi ! Ses parents étaient aussi riches que Crésus, il ne manquait de rien et tout ce qu'il voulait, il l'obtenait en un coup de téléphone ! De quoi compliquer la tâche d'un certain androgyne... Mais Bill était un jeune homme plein de ressources, et une magnifique idée avait germée dans son esprit et il se mit en quête de la réaliser... Il était seize heures, il lui restait un peu plus d'une heure pour mettre un terme à ses projets. Ce qu'il ferait de ses deux dernières heures avant que Tom ne vienne le chercher ? Oh, vous savez, Bill et la préparation physique, le maquillage, les cheveux... il fallait bien compter deux heures... xD

Du côté de Tom :

Tom plana encore quelques minutes après le départ de Bill, puis prenant soudain conscience de tout ce qu'il lui restait à préparer, il se décida enfin à bouger. Il appela le restaurant pour réserver une table, puis il se doucha rapidement et sortit en trombe de la maison. Sa tenue était déjà prête et il la pris avec lui, il se préparerait chez Georg, mieux valait laisser la salle de bains à Bill dans des situations pareilles... Le guitariste se sourit à lui-même et se dépêcha de rejoindre le magasin de moto où il avait repéré celle qui plairait le plus à Bill. Tout en espérant que son compagnon ne soit pas gêné par un cadeau aussi onéreux, il tendit sa carte bleue à la caissière et lui demanda qu'elle soit livrée à un endroit précis... Une fois la première étape de son cadeau effectuée, Tom se mit en quête de la seconde...

Quelques heures plus tard, et chacun de leur côté, les deux jeunes hommes se préparaient, au moins aussi anxieux l'un que l'autre. Le premier courrait d'une pièce à l'autre d ans le petit appartement, les cheveux emmaillotés dans une serviette, pas maquillé et à peine habillé ; le second, déjà prêt, grimaçait de douleur au moindre geste brusque de son épaule gauche, et tournait nerveusement en rond sous le regard amusé de son meilleur ami. Puis, Tom quitta Georg, blanc comme un linge à l'idée que ses cadeaux ne satisfassent Bill et quelques minutes plus tard, sonna à la porte de son propre appartement. Un grand fracas de bouteilles de soins tombées au sol lui parvint à travers la porte et lui arrachèrent un faible sourire : Bill venait de faire de faire un bond de trois mètres en entendant retentir la sonnette et avait renversé ses produits. Ca ne pouvait être que lui, pensait-il, le ventre tordu et la gorge serrée à l'idée que ses cadeaux ne lui plaisent pas... Enfin, il se jeta sur la porte et laissa pénétrer Tom dans l'appartement.
L'un comme l'autre se détaillèrent du regard pendant de longues minutes, appréciant pleinement la beauté du corps en face d'eux. Malgré son retard, Bill avait réussi à rattraper le temps perdu et était prêt à l'heure ; il portait un pantalon noir serré au niveau des cuisses, puis évasé en bas et pourvu de deux braguettes. En haut, il portait un tee-shirt rouge avec des inscriptions noires, le tout accordé avec ses santiags noires et rouges. Ses ongles étaient fraîchement manucurés, ses doigts ornés des bagues habituelles. En revanche, ses cheveux étaient lisses et Bill, voulant innover, s'était lui-même coupé une mèche de devant, il avait maintenant une sorte de frange (NdA : ça ne te rappelle personne ma chiwie ? xD). Ses yeux, cerclés de noir comme d'habitude, détaillaient le corps de Tom, face à lui, et il y avait de quoi !
Tom portait comme à son habitude un grand tee-shirt mais cette fois-ci, il laissait quand même deviner les formes avantageuses de son torse. De couleur blanche électrique, il était parfaitement accordé avec son baggy gris métallisé. Enfin, ses dreadlocks étaient pour la première fois, détachées et lui retombaient dans le dos. Un même sentiment de fierté envahit nos deux amants et Bill vient enrouler sensuellement ses bras autour de la nuque de son vis-à-vis. Leurs lèvres s'unirent en un baiser, une nouvelle fois, puis Tom prit la main de Bill et ils sortirent de leur appartement. Il était tout juste vingt heures et la soirée débutait à peine...

EDIT réponse aux coms:

glucause : merci pour ton com! Il m'a super fait plaisir! (L) bisous

marie : ne t'inquiètes pas, ma fiction en a encore pour longtemps, je fonctionne par série de flash back, ça change des autres fictions!

EDIT : *oui, oui, déjà U___u*
Juste pour passer vous dire que je n'ai plus d'ordi (en réparation -_-') donc ben pas de suite et c'est ma Marie<33 qui s'occupe de la gérance de mon blog. ensuite je ne serais oas là la première semaine des vacances, mais je reviens la seconde avec une suite (normal me direz vous xDD) et peut-être un ou deux OS (oui, oui, Mood, tu l'auras ton OS guimauce (L))
Vous n'em
Bonne vac'

Marie et Camille : Bah... je vous aime quewa, je ne le dirai jamais assez (L)
Soirée? A refaire...

Edit : coucou, c'est Flow' je suis rentrée de vacances (j'étais au ski) et je traînais dans mes bagages la peine et la douleur. Pourquoi? Parce qu'après tous les efforts que j'ai fournis ce trimestre, après toutes les privations que je me suis infligée... ça n'auras servis à rien. J'aurais du aller au concert du 9 Mars à Paris, mais ce projet est mort dans l'oeuf. Je me console tant bien que mal, je me dis que j'ai déjà pu voir le groupe une fois, alors que d'autres, non. Mais merde, ça fait chier.
Mood, désolée de remettre notre rencontre à plus tard, je m'en veux.
Marie, désolée, à cause de moi, tu ne vas pas toi non plus au concert. :s

La suite? j'ai eu une panne d'inspi... mais grâce à Camille (je t'aime <33) mon "petit problème" est résolu =D
Je préviendrais celles qui laissent un com et les habituées ^^
Merci de me lire
Désolée du retard
Bisous et bonne nuit

Gute Nacht <33 Ich liebe Euch

# Posté le vendredi 08 février 2008 13:40

Modifié le mercredi 27 février 2008 10:13

OS : Quelque chose de tellement différent

OS : Quelque chose de tellement différent
comme je suis longue je vous propose un OS pour me faire pardonney'
je vous jure que je me dêpèche d'écrire
vous nem

***


P.O.V Tom

La voiture roule à vive allure sur l'autoroute, en direction de l'enfer. Enfer ? Oui, pour moi, passer deux semaines de vacances dans un trou paumé au bord de la mer, c'est l'enfer ! Mes parents et ma s½ur sont là, il n'y a qu'une unique boîte de nuit, et je ne vous parle même pas de l'animation du camping...-_-' À déplorer. Chaque année, je remplis leur papier « Etes-vous satisfait... » et je leur dit de servir de l'alcool aux jeunes, et à chaque fois que je reviens, c'est toujours le même bordel pour avoir accès aux bouteilles ! Mais comme je suis malin, j'ai réussi à faire ami avec le fils du gérant du bar, qui s'éclate autant que moi en boîte et couche avec presque autant de filles que moi. J'ai dit presque, hein ! Faut pas pousser non plus ! Le roi des filles, le pacha, ici, c'est moi ! Et modeste avec ça... =D J'espère que cette nouvelle année amènera son lot de jolies filles en bikini... *sourire pervers*

Heivy : toi, je parie que tu penses à toutes les filles que tu vas encore faire souffrir !
Tom : et alors ? En quoi ça te concerne ? Ne te plains pas, grâce à moi, tu as plein d'amies !
Heivy : tu parles de ces espèces de pouf en bikini trois tailles au-dessous de celle qui leur faudrait ?! Merci mais très peu pour moi !
Tom : c'est vrai, que madame a un look bien à elle, hein ?
Heivy : Tom Kaulitz, je te merde !
Tom : (L) Moi aussi je t'aime, ma gothique punk et tout ce qu'on veut préférée... ;)
Heivy : vas-y, fous toi de ma gueule le rappeur raté !

Je m'apprête à répliquer mais ma mère nous hurle dessus, un truc du style « Taisez-vous ou bien ça va chauffer... Blablabla... », le souci, c'est qu'elle pousse tellement sa voix qu'on ne comprends pas un mot de ce qu'elle dit... xD Mais bon, on connaît la chanson !

| Ellipse d'une semaine |

Oh, Gott ! Encore une semaine à tirer -_-'... J'ai déjà couché avec un certain nombre de filles, mais là, j'ai épuisé le stock des « potables ». Et je ne suis pas désespéré au point de me taper des horreurs... si ?! Bref, je sors ce soir ! Faut que je me change les idées... *big smile*

| Ellipse, 23h, début de soirée en boîte |

Je danse, je bois, je fume... Bref, je m'amuse... =D Mais je n'ai trouvé aucune fille pour la soirée... C'est un sérieux problème... qui en plus pourrait nuire à ma réputation... Il faut que j'y remédie, et vite ! Une silhouette, fine et élancée attire mon regard... La fille possède de longs cheveux noirs, parsemés de mèches blondes... Alors que je m'apprête à aller lui parler, je vois ma s½ur lui foncer dessus et entamer une discussion enflammée avec elle. Merde. Bof, tant pis. Si la fille en question traîne avec ma s½ur, ça n'en sera que plus facile... |...| Il est deux heures du matin, jsuis pas fatigué, jveux pas aller me coucher, je veux baiser... La plupart des gens sont partis et j'aperçois ma s½ur avec sa nouvelle amie... Je m'approche et Heivy me calcule rapidement :

Heivy : Tiens, Tom ?! Tu n'as trouvé personne ?! Mais tu sais, je suis ta s½ur et je ne fais pas dans l'inceste (atchoum !)
Tom : -_-' Ha. Ha. Ha.
Heivy : Tom, j'te présente Bill, Bill voici mon abruti de frère dont tu entends parler depuis bientôt deux heures xD
Bill : salut !
Tom : sa... salut.

Ben. Merde. C'est un mec !

Heivy : je vous laisse, on m'appelle.
Bill&Tom : ok
Bill : sinon, qu'est ce que tu fais ici ?
Tom : je suis en vacances
Bill : oui, ta s½ur m'a dit que tu t'étais fait la moitié du camping *rires*
Tom : *rires* elle a pas tord ! Et toi ?
Bill : bof, les mecs ne sont pas à mon goût ici...
Tom : Ha... parce que... ?
Bill : oui, je suis homosexuel.
Tom : ...
Bill : t'as déjà essayé avec un mec au moins ?

Ha putain, la conversation ne tourne pas du tout, mais alors pas du tout comme je le voudrais... Comment me sortir de ce pétrin ?

Tom : Euh... non... je... enfin... ça ne m'attire pas... Bon, jte laisse, ravi d'avoir fait ta connaissance Bill !

Il ne répond rien et se contente de me sourire pendant que je m'éloigne le plus rapidement possible. Je rejoins en quatrième vitesse la piste de danse et évacue mon stress en dansant. Oui, ça peut paraître bizarre, mais j'aime ça. Sentir la musique vibrer en moi, la sentir couler en moi comme si c'était mon propre sang, bouger mon corps au rythme de la mélodie... Je ferme les yeux, me laisse porter par la mélodie, et oublie tout, les gens qui m'entourent, les filles, les vacances... Cependant, une image - qui n'est pas sans me perturber - reste gravée et flotte devant mes yeux : Bill. Bill et ses mains manucurées. Bill et son physique aux formes avantageuses. Bill et son sourire provocateur. Bill et son regard perçant. Ma conversation avec lui m'a perturbé. Soudain, une présence chaude inconnue vient se coller contre mon dos et deux mains manucurées que je reconnais immédiatement pour les avoir déjà vu quelques minutes auparavant, se posent avec une infinie douceur sur mes hanches. Un immense frisson me parcourt des pieds à la tête mais je suis incapable de bouger. En ai-je seulement envie ? Son parfum se propage jusqu'à mes narines et je me sens décoller. Bill commence doucement à onduler son bassin contre mes fesses et je viens poser mes mains sur les siennes. J'ignore totalement tout ce qui se passe autour de nous, il n'y a que lui et moi, collés l'un à l'autre. La chanson se termine et je le sens se décoller ; à ma plus grande surprise, je regrette qu'il s'éloigne. Je me retourne pour parler avec lui, mais il est déjà loin, j'aperçois à peine sa touffe noire disparaître de la salle. Merde. Je me fraye difficilement un chemin à travers la foule dansante et sors de la boîte de nuit. Respirer un peu d'air frais. Et maintenant ? Je plonge ma main dans la poche pour sortir mon paquet de clopes, lorsque mes doigts effleurent un morceau de papier. Oô. Un numéro y est inscrit 109, c'est un numéro de chambre. Mon c½ur s'accélère sans que j'en comprenne la raison... J'y vais ou je n'y vais pas ? Je suis totalement paumé, mon corps dit oui, ma raison... s'est égarée dans un recoin obscur de mon esprit. Sans que je m'en rende compte, je me retrouve devant la porte de la chambre 109. Bon, ben puisque j'y suis, autant aller jusqu'au bout... Je lève une main tremblante - pourquoi elle tremble celle-là ?! Respire Tom, ce n'est rien... Je frappe trois petits coups discrets, et quelques secondes plus tard, la porte s'ouvre sur Bill, un simple peignoir sur lui. Le violer. *BAFF* Je viens de penser quoi ?! O_O. Il sourit en m'apercevant, son sourire est sarcastique, il savait que je viendrais. J'ai l'impression qu'il joue au chat et la souris avec moi et j'ai la très désagréable sensation que je viens de me jeter dans la gueule du loup. Toujours cette lueur de défi dans les yeux, il s'appuie nonchalamment contre la porte et murmure :

Bill : tu as été plus rapide que je ne le croyais...
Tom : surtout ne crois rien, ne te fais pas des films, je ne suis pas PD !
Bill : c'est pour ça que quand tu me vois, là, tu n'as qu'une envie : me sauter dessus ?
Tom : wow ! Tu divagues ! T'as bu quoi ?!
Bill : j'ai toutes sortes de choses dans mon minibar magique...
Tom : non... mais si je suis là c'est pour te demander pourquoi tu es venu danser avec moi comme ça ?
Bill : ça ne t'as pas déplu, non ?

Ha, mais merde ! Il commence à se rapprocher doucement de moi, je peux sentir son souffle chaud sur mes lèvres, il n'est qu'à quelques centimètres... à portée de lèvres. Embrasses moi. Il sourit, moqueur :

Bill : si tu n'es pas homosexuel, peux tu me dire pourquoi tu as envie que je t'embrasse ?
Tom : c'est n'importe quoi !
Bill : ne mens pas...
Tom : je...
Bill : tu bandes Darling...

Hein ?! Merde, ce con a raison... Il sourit, victorieux. Je crois que là, en cet instant précis, je perds totalement les pédales : je me jette sur les lèvres, tout en le plaquant contre la porte, qu'il avait refermée. Ses lèvres sont douces et sucrées... mmmh, j'aime. Sans se séparer, il ouvre la porte de sa chambre et on y pénètre rapidement. La porte claque, et je sens sa langue demander accès à ma bouche. Je reste un moment indécis, puis finis par accepter. Le baiser que l'on partage est violent, sauvage, nos langues cherchent chacune à dominer l'autre. Je n'arrive pas à déterminer ce que j'éprouve pour ce mec ; d'habitude avec les filles, je ressens du plaisir, mais là... je crois que c'est différent, ni plus, ni moins. Juste quelque chose de différent. Et ça m'effraie... Je me décolle brusquement de lui, mes yeux roulent dans leurs orbites tandis que j'essaye d'analyser la situation. Mon c½ur bat la chamade et dispute avec mon estomac celui qui fera le plus grand looping, Gott, je suis au bord de la nausée ! Il me regarde, rouge et essoufflé, toute trace de moquerie a disparu, son regard est doux, tellement doux. Je recule de quelques pas encore, mais mes mollets finissent par buter contre le matelas, et je bascule en arrière. Ma chute est amortie par les coussins, mais ma tête me tourne. Je vois Bill qui se rapproche, s'agenouille devant moi et murmure :

Bill : Tom... ? Est-ce que ça va ?
Tom : n-non... Je ne sais pas ce que j'ai...

Il se glisse, silencieux comme un chat, à mes côtés et redessine les traits de mon visage. Pourquoi il fait ça ? Je ferme mes yeux et le laisse continuer ses douces caresses, c'est si agréable. Petit à petit je me calme et respire plus facilement ; je rouvre les yeux. Bill est de nouveau à seulement quelques centimètres. Je rapproche encore nos visages, nos souffles se mélangent et il chuchote :

Bill : tu veux un second essai ?

Je ne réponds pas et me contente de coller mes lèvres aux siennes, en douceur cette fois-ci. On ouvre simultanément la bouche et ma langue part rejoindre la sienne, mais elle ne combat plus avec elle, elles dansent ensemble. C'est tellement mieux ! Son piercing me chatouille et je m'amuse à jouer avec, il sourit dans notre baiser. Bill s'arrête un instant et demande à voix basse :

Bill : tu es prêt à aller plus loin ? Dis le moi si tu veux que j'arrête et--

Je ne lui laisse pas le temps de finir de parler et scelle mes lèvres aux siennes, j'aime leur goût, si différent de toutes ces lèvres pulpeuses que j'ai embrassées, toutes avec le même gloss écoeurant ! Je le sens qui se déplace doucement, pour venir se positionner sur mes genoux... Sa main descend le long de mon torse et vient s'arrêter sur ma virilité tandis que j'étouffe un gémissement dans notre baiser. Il ôte mes vêtements, un à un, sensuellement. On se dévore mutuellement des yeux, puis c'est mon tour de faire glisser son peignoir à ses pieds. Je n'ai pas pour habitude de complimenter les filles avec lesquelles je couche, mais tout est si différent avec Bill ! Je détaille avec minutie chaque partie de son corps fin et légèrement bronzé. Sa peau est douce comme la pêche et son gel douche à la vanille lui va merveilleusement bien. Il est si différent de tout à l'heure, son regard n'a plus de moquerie, juste de la douceur ; son sourire est tendre. Nos corps en demande se collent l'un à l'autre de concert et je soupire d'extase. Je l'attire doucement sur mon torse et encercle le sien de mes bras, le rapprocher encore plus de moi, le sentir frissonner contre moi, sentir son souffle chaud contre mon cou, entendre ses gémissements qui commencent à passer la barrière de ses lèvres, voir ses yeux qui se ferment doucement. Pour la première fois, depuis bien longtemps, je ne veux pas dominer, je veux me laisser dominer et subir. Je remonte mes jambes doucement le long de ses hanches et resserre mon étreinte autour de son bassin, Bill comprends très vite et ne se fait pas attendre. Son entrée est suivie par un hurlement de douleur, mon hurlement. Je crispe mes doigts sur les draps, tourne la tête sur le côté, les larmes dévalent mes joues en me brûlant. Mon torse est secoué de spasmes, lorsque je sens la main de Bill me caresser tout le corps. Il se penche sur mon corps encore un peu plus et je sens sa langue tracer des dessins et des formes plus complexes les unes que les autres. Je frissonne et commence à me détendre, la douleur reflue et je peux profiter pleinement de la présence de Bill en moi. Je donne un coup de bassin, signe qu'il peut continuer. Ses vas et vient s'accélèrent et j'augmente notre plaisir, contractant volontairement mon entrée. Je vois Bill qui se retient de gémir, il est trop sex, comme ça, à se mordre la lèvre inférieure... Rien qu'à le voir, mon plaisir décolle un peu plus et je pousse un cri lorsque je sens sa main sur mon membre. C'est la première fois que je gémis autant, et surtout, la première fois que je gémis le prénom de mon partenaire. La volupté et la folie qui nous entourent nous entraînent dans un tourbillon de sensations tellement plus agréables les unes que les autres. Je n'avais jamais ressenti ça, tout est tellement différent. Soudain, dans un long gémissement rauque, je finis par me libérer, suivi de près par Bill. Son corps chaud et suffocant s'abat sur le mien et je couvre son corps de baisers, de coups de langues. Je finis par marquer son cou et un même sourire prend possession de nos lèvres. Je crois que je suis en train de tomber amoureux... Nos regards s'emmêlent, j'ai envie de lui dire « je t'aime », je ne sais pas pourquoi, je ne l'ai jamais dit et encore moins à un homme ! Il pose doucement un doigt sur mes lèvres avant que je n'aie pu dire quoi que ce soit et il chuchote doucement avant de m'embrasser :

Bill : ne dis rien, tu pourrais dire une ânerie et le regretter après...

Fin P.O.V Tom

Le blond s'était retourné sans un mot, la tête emplie d'étoiles et le c½ur gonflé d'espoir et d'amour. Il n'avait pas vu le sourire forcé de l'androgyne, il n'avait pas vu ses beaux yeux chocolats le contempler puis s'embuer peu à peu de larmes, il n'avait pas senti ses perles d'eau salée glisser dans son cou, il n'avait pas senti la douceur de ses lèvres se poser sur son front, puis sur sa bouche. Enfin, il n'a pas vu le brun, se relever et quitter en silence la chambre, après un dernier baiser. Il n'a pas entendu son « je t'aime Tom ». Non, il n'a rien vu, il n'a rien entendu. Il s'est juste endormi, un sourire éclatant aux lèvres, ses plus beaux rêves dansaient devant ses yeux. Lorsqu'il s'est réveillé le lendemain matin, il a d'abord cru à une blague, de mauvais goût certes, mais une simple plaisanterie. Cependant, après de nombreuses recherches infructueuses, il a du se rendre à l'évidence : Bill est parti. Son séjour s'est achevé dans une certaine morosité, une certaine langueur.

It was three AM when you woke me up (il était trois heures du matin lorsque tu m'as réveillé)
And we jumped in the car and drove as far as we could go (Et nous avons sauté dans la voiture et conduit aussi loin que nous pouvions)
Just to get away (juste pour s'en aller)
We talked about our lives (Nous avons parlé de nos vies)
Until the sun came up (jusqu'à ce que le soleil se lève)
And now I'm thinking about (et maintenant je pense à cela)
How I wish I could go back (comment je souhaiterais pouvoir revenir en arrière)
Just for one more day (juste pour un jour de plus)
One more day with you (un jour de plus avec toi)

Everytime I see your face (chaque fois que je vois ton visage)
Everytime you look my way (chaque fois que tu regardes dans ma direction)
It's like it all falls into place (plus rien n'a d'importance)
And everything feels right (tout va bien)
Ever since you walked away (depuis que tu es parti)
You left my life in disarray (tu as laissé ma vie en désordre)
All I want is one more day (tout ce que je veux c'est un jour de plus)
All I need is one more day with you (c'est tout ce dont j'ai besoin c'est un jour de plus avec toi)

When the car broke down (quand la voiture est tombée en panne)
We just kept walkin along (nous avons simplement marché à coté)
Til we hit this town (jusqu'à ce que nous arrivions dans cette ville)
There was nothing there at all (il n'y avait rien du tout la-bas)
But that was all okay (mais tout allait bien)
We spent all our money on stupid things (nous avons dépensé tout notre argent en choses stupides)
But if I looked back now, I'd probably give it all away (mais si je regarde en arrière maintenant je donnerai probablement tout)
Just for one more day (juste pour un jour de plus)
One more day with you (juste pour un jour de plus avec toi)

Everytime I see your face (chaque fois que je vois ton visage)
Everytime you look my way (chaque fois que tu regardes dans ma direction)
It's like it all falls into place (plus rien n'a d'importance)
And everything feels right (tout va bien)
Ever since you walked away (depuis que tu es parti)
You left my life in disarray (tu as laissé ma vie en désordre)
All I want is one more day (tout ce que je veux c'est un jour de plus)
All I need is one more day with you (c'est tout ce dont j'ai besoin c'est un jour de plus avec toi)

Now I'm sittin here, like we used to do (maintenant je suis assis ici comme nous avions l'habitude de le faire)
I think about my life and how now there's nothing I won't do (je pense à ma vie et maintenant il n'y a rien que je ne ferai)
Just for one more day (juste pour un jour de plus)
One more day with you (juste un jour de plus avec toi)

Everytime I see your face (chaque fois que je vois ton visage)
Everytime you look my way (chaque fois que tu regardes dans ma direction)
It's like it all falls into place (c'est comme si plus rien n'avait d'importance)
Everything feels right (Everything feels right) (tout va bien)
Everytime I hear your name (chaque fois que j'entends ton nom)
Everytime I feel the same (chaque fois je me sens pareil)
It's like it all falls into place (c'est comme si plus rien n'avait d'importance)
Everything feels right (tout va bien)

You walked away (tu es parti)
Just one more day (juste un jour de plus)
It's all I need, just one more day with you (c'est tout ce dont j'ai besoin un jour de plus avec toi)


P.O.V Tom :

Il ne me reste qu'un souvenir, une image aux traits flous et incertains, le goût de ses lèvres sur ma bouche, la douceur de ses gestes, sa voix qui gémit, ses yeux chocolat. Je ne peux que me raccrocher à des bribes, à des filaments ; je n'ai rien de concret. C'est comme lorsqu'on essaye de retenir l'eau entre ses doigts, elle fuit quand même et laisse les mains humides, une trace de son passage furtif ; Bill c'est pareil, il passe aussi vite que la lumière mais laisse une trace derrière lui. Combien de fois ai-je rêvé que j'arquais mon corps pour te sentir un peu plus en moi ? Combien de fois ai-je espéré ton retour ? Combien de fois m'as-tu dit « je t'aime » dans le monde de Morphée ? Je suis las Bill, las de t'attendre. Et pourtant, je continue d'espérer et de croire qu'un jour ma route croisera à nouveau la tienne. Cet été, je retourne au camping. Un an s'est écoulé, m'as-tu oublié ? Moi non. Sera tu là ? Moi oui. Je regarde par la fenêtre, pensif ; la route déroule sous les roue de la voiture son habituel tapis de bitume, quand finira-t-il ?! Heivy est au courant de tout, je n'ai pas pu garder ça pour moi plus longtemps... Elle pose sa main sur ma cuisse et chuchote :

Heivy : il sera là, j'en suis sûre.

J'acquiesce, une boule dans la gorge m'empêche de parler, un poids me pèse sur l'estomac. Soudain, pris de nausée, j'ordonne à mon père de s'arrêter et cours dans le bas côté vomir. Heivy est derrière moi, elle retient mes dreadlocks et me murmure des mots doux pour me calmer. Peu à peu je reprends un souffle normal, malgré les violents tremblements qui secouent encore mon corps.

Tom : j'ai besoin d'être seul, le camping n'est plus très loin, je vais continuer à pied, je vous rejoins là-bas.
Heivy : comme tu veux.

Puis ma s½ur remonte dans la voiture, le moteur redémarre et je les regarde s'éloigner. Je soupire et laisse mes larmes glisser en silence sur mes joues tandis que je m'enfonce dans la forêt qui borde la route. Après une demi-heure de marche, je distingue de loin le camping et mon c½ur accélère ses battements. Plus je suis proche de mon but et plus je redoute plus que tout de le voir. Soudain, une ombre familière quitte en catimini le camping. C'est lui, mon c½ur fait un bond et je cours pour le rejoindre. Il s'enfuit en direction de la plage et je le suis à distance, je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me pousse à ne pas me dévoiler, à le suivre discrètement. Il traîne un sac énorme avec lui, puis, il finit par s'arrêter dans le sable ; il ne marche pas très droit, quelque chose me dit qu'il n'est pas frais... All I need is one more day with you. Accorde moi juste ça. Alors que je suis encore en train de me battre pour savoir si je dois le rejoindre maintenant, je le vois sortir une seringue et un garrot. Mon sang ne fait qu'un tour et je me rue hors des bosquets dans lesquels j'étais dissimulé. Emporté par mon élan, je finis assis sur son bassin (il est couché sous moi), je lui arrache ses ustensiles des mains tout en lui hurlant dessus. Alors que je continue de libérer toute ma peine et ma rage, lui me sourit et sa main remonte redessiner les traits de mon visage, comme la première fois où on s'est rencontrés... Très vite mes yeux débordent de larmes et je vois que les siens sont dans le même état que moi. Et pourtant, à travers nos larmes, on se sourit. Je l'ai retrouvé. Je descends de son bassin et me couche à ses côtés, c'est à son tour de faire un geste. Je le vois hésiter, puis ne résistant pas, il vient se blottir dans mes bras. Mon c½ur explose c'est trop de bonheur... mais :

Tom : pourquoi être parti comme ça ?

Il demeure silencieux et se contente de déposer ses lèvres sur les miennes. Timidement, nos langues se retrouvent - enfin ! - et je tente de faire passer tout ce que je ressens pour lui. Je stoppe le baiser, plonge mon regard dans le sien - Gott, je voudrais m'y noyer !

Tom : réponds, s'il te plaît Bill...
Bill : on n'a pas le droit, Tom, on n'a pas le droit.
Tom : pas le droit de quoi ? Bill, s'il te plaît !
Bill : tu... je... Oh Tom, je t'ai retrouvé ! Mais... Tu dois savoir quelque chose sur nous deux. Tu es mon jumeau...
Tom : t'es drôle !
Bill : *baisse les yeux* ce n'est malheureusement pas une blague Tom. Je n'avais pas prévu que je tomberai amoureux de toi. C'est de la folie ! Je voulais juste retrouver mon jumeau, j'ai fait des tonnes de recherches pour ça et maintenant, regarde où ça nous a mené ! Je n'aurais jamais du chercher à te retrouver, si certaines choses sont cachées, elles devraient le rester à jamais. Je suis vraiment trop con !
Tom : eh, doucement Bill ! On est deux dans l'histoire, ne l'oublie pas !
Bill : mais ça ne te dégoûte pas ?!
Tom : je t'avoue que je n'ai pas trop eu le temps de digérer la nouvelle...
Bill : ouais, tu dis ça et après paf ! On jette le Bill. Ben, oui, deux jumeaux ne peuvent pas baiser ensemble ; c'est mal vu ! Et quand tu auras réaliser ça, tu ne m'approcheras pas... j'aurais donc deux fois plus perdu ! Putain, mais flinguez moi !

Il continue de s'agiter dans mes bras pendant une dizaine de minutes puis il se calme. Je le serre de plus en fort contre moi, je ne le laisserai pas partir. C'est mon jumeau et alors ?

Tom : je t'aime...

Je vois Bill qui se redresse et plonge ses yeux dans les miens, soutenir son regard, ne pas faiblir.

Bill : et ça ne dégoûte pas... ?
Tom : si tu m'aimes comme moi, alors je ne vois pas où est le problème, tu es le seul au courant et moi aussi maintenant. Qui pourrait nous juger ?
Bill : je t'aime aussi...

***

Il pose doucement un doigt sur mes lèvres avant que je n'aie pu dire quoi que ce soit et il chuchote doucement avant de m'embrasser :

Bill : ne dis rien, tu pourrais dire une ânerie et le regretter après...

Minute, j'ai l'impression d'avoir déjà vécu cette scène... Ma première nuit avec Bill. C'est quoi ce délire ?! J'ai fait un rêve ? Une prémonition ? Mais merde, on n'est pas dans Charmed ici ! Je me retourne, comme je l'ai fait dans ben... mon rêve, et fait semblant de dormir. Quelques minutes plus tard, je sens ses larmes glisser dans mon cou, puis ses lèvres sur mon front et enfin sur mes lèvres. Putain. Mon c½ur bat plus vite, je sais ce qu'il va faire, mais je ne sais pas ce que moi je dois faire ! Je sens le matelas se relever, de son côté, il vient de quitter le lit. J'ouvre discrètement un ½il et l'observe : il ramasse ses affaires éparpillées un peu partout, puis repasse à la salle de bains, se remaquille et saisit sa valise qu'il vient de boucler. Il ouvre la porte, se retourne une derrière fois vers moi et murmure, à peine audible : « je t'aime Tom ». J'ai l'impression de sortir d'une transe, sa voix m'électrise, je ne dois pas le laisser partir. Alors qu'il referme la porte derrière lui, je bondis hors du lit, enfile mon boxer et me rue hors de la chambre. Rah, mais il est où ce con ?! Je descends à l'accueil et l'aperçois, prêt à monter dans un taxi. Je pique un sprint, le c½ur battant, et saisit son poignet. Il se retourne, ses yeux s'agrandissent de surprise avant de s'humidifier visiblement. Je le serre dans mes bras et lui murmure :

Tom : je sais qui tu es, qui nous sommes. Plus la peine de fuir. Je t'aime, reste avec moi...

***

alors? je vous fait la mise en page plus tard (L)

EDIT : je suis désolée, la suite arrive dès que je peux, mais je suis en train de régler des problèmes familiaux; Le yaoi, oui, mais pas que ça. J'ai aussi écrit un autre OS mais étant donné du peu de commentaires sur les OS, je ne sais pas si je posterai, dîtes moi si vous voulez. Je suis sincèrement désolée de vous faire attendre comme ça, mais je ne peux pas écrire, j'y arrive pas et je ne veux pas vous livrer une suite baclée. Me comprenez vous ?

EDIT : une lectrice m'a demandée de mettre en ligne mon OS, donc je le ferai, ne serait-ce que pour elle et je passerai te prévenir miss (Th-connexion, c'est bien toi! ;-) ) croyez moi, je fais ce que je peux pour écrire mais là, je viens d'annoncer à ma mère que je partais vivre chez mon père, chose qu'elle n'a bien pris, cela va sans dire. Bref, je fais ce que je peux pour sortir la tête de l'eau mais c'est dur. Plus de trois semaines que je n'ai rien posté, je vpréviendrais toutes celles qui ont laissé une trace de leur passage et celles qui m'ont mise dans les favoris pour tenter de me faire pardonné un peu;
Marie, Camille, je vous aime.
Mood, tu m'manques.
bisous
Flow' qui vous aime toutes <33

# Posté le samedi 01 mars 2008 05:52

Modifié le dimanche 20 avril 2008 07:54

OS : The One

Une femme, leur mère, se tient droite et respectable au milieu du cercle des lamentations. Elle demeure les joues sèches, elle ne s'abaissera pas à leur niveau... Pleurer des innocents alors que c'est votre propre connerie qui les a tués, n'y a-t-il pas plus hypocrite ? Un sourire sarcastique étire son visage et de nombreuses personnes la surveillent du coin de l'½il, l'épient pour mieux lui abattre l'épée dans le dos... lâches. Certains murmurent qu'elle est folle, bonne pour un aller simple pour l'asile, mais elle les ignore et se tient fière, pour eux.

L'arrivée du corbillard fait cesser les chuchotements et les messes basses... L'immense véhicule sombre s'immobilise à quelques mètres de la tombe et Andréas ouvre la porte en silence. Oui, ici, au milieu de toute cette foule et de ces tombes d'êtres perdus qui manquent à leurs familles, le silence est roi. Les gorges se nouent violemment, les yeux s'embuent, les regards se détournent. Lentement, un cercueil est dégagé de la voiture. Ce cercueil est particulier, il abrite deux corps, deux âmes enfin réunies et apaisées.

Soudain, Simone n'en peut plus, son instinct maternel prend le dessus et elle vire tout le monde, elle hurle, se déchire les poumons, mais peu à peu le vide se fait autour d'elle, comme il s'est fait en elle il y a peu. Tous murmurent la même chose, qu'ils la comprennent... Bande d'ignorants ! Qui peut comprendre la douleur d'une mère qui perd les êtres les plus chers pour elle ? Qui peut ressentir un centième de ce qu'elle éprouve et supporte ?

Elle s'agenouille au-dessus de ce double cercueil et l'ouvre une dernière fois pour mémoriser leur image, mais ce qu'elle ignore, c'est qu'une mère n'oublie jamais les traits de son enfant, c'est elle qui les a façonnés, à renfort de câlins, de bisous, d'amour et de compréhension. Elle les a aidés à grandir, à s'épanouir, à aimer. Elle est fière d'eux et regrette douloureusement qu'ils lui soient arrachés alors que leur heure n'était pas venue. Monde cruel.

Une larme roule doucement sur sa joue ternie par la tristesse et le deuil ; mais un timide sourire éclaire son visage. Aimer. Un bien grand mot n'est ce pas ? Chacun y trouve son compte et son bonheur... eux l'avaient trouvé.

Flash-back

« Maman ! Hurla un jeune brun depuis le salon, on va dans le jardin avec Tom, il neige !
_ Mais enfin Bill ! Tu as dix-sept ans, ne crois tu pas que tu as passé l'âge de faire des batailles de boules de neige ?! Se moqua Simone.
_ Voyons maman, tu sais bien que mon jumeau est un grand gamin, rajouta Tom, s'attirant les foudres de son frère.
_ Bien, s'indigna ce dernier, puisque vous vous foutez tous les deux de ma gueule, je sortirai seul ! »

L'androgyne s'enveloppa chaudement dans un gros manteau et une écharpe même s'il aurait préféré les bras de son grand frère, mais non, leur mère était là, il ne pouvait pas. Il devait se contrôler, lui et ses pulsions. Il soupira de lassitude - quand leur jeu de cache-cache cesserait-il ? - et sorti dans son jardin sous les flocons. Très vite, la porte claqua à nouveau derrière lui et il sentit l'agréable odeur de son jumeau le submerger.

« Mmmh... Tom... Maman est là, on ne devrait pas, se défendit-il faiblement.
_ Bill, je pense qu'on devrait lui dire, ça fait un an maintenant, on ne peut plus penser ou croire que tous les deux c'est juste une passade, une vague amourette. Je t'aime et je veux passer le restant de mes jours à tes côtés, chuchota Tom dans le cou de Bill, dont les yeux s'emplirent de larmes de bonheur.
_ Tom... Tu penses vraiment tout ce que tu as dit ? Tu es prêt à nous assumer ?
_ Si tu es là pour m'épauler mon ange... »

Bill se retourna lentement et déposa ses lèvres sur leurs jumelles après avoir frotté son nez contre celui de Tom. Dans ce baiser, ils se disaient « je t'aime », « on va y arriver », « je suis là », « n'ais plus peur »... Et tant d'autres choses encore, que nous ne sommes pas dignes de connaître. Ils jouèrent dans la neige, comme deux gamins, pour oublier. Oublier que demain sera un nouveau combat, oublier que leur vie entière sera un champ de bataille, oublier que ce soir ils livreront leur plus belle bataille sans être sûrs de la remporter... Oublier tout, sauf leur amour grandissant, né d'un battement de cil, affirmé dans un baiser, à son apothéose lors de l'union de leurs deux corps. Mort ? Jamais. Le blond enleva doucement quelques flocons des cheveux noirs de son frère et le couva du regard.

« Il va falloir qu'on y aille, chuchota t-il.
_ J'ai peur Tom, sanglota Bill en se collant à son jumeau, si peur qu'elle ne nous accepte pas, pire qu'elle nous sépare !
_ Ca jamais, je te le jure, hurla Tom en serrant du plus fort qu'il le put son cadet. On y va ? Proposa t-il plus doucement.
_ Oui »

Ils se levèrent, s'étreignirent une dernière fois puis rentrèrent ensemble dans la maison de leur enfance, celle qui les avait vu grandir et s'épanouir. Nostalgique, Bill effleura du bout des doigts cette tapisserie, dont il connaissait par c½ur les motifs... Il avait peur, peur de ne plus revoir tout ça, peur de perdre l'amour maternel qu'il chérissait tant.

« Ah ! Enfin, vous avez fini de jouer comme deux adolescents, rit Simone.
_ Oui... Souffla Tom dont l'esprit s'égara en entendant le rire si doux de sa mère. Etait-ce la dernière fois ?
_ Maman, chuchota Bill en baissant les yeux, il faut que je te parle...
_ Il faut que nous te parlions, rectifia Tom.
_ Euh... oui, si vous voulez. »

Elle fronça les sourcils, non pas de colère mais d'inquiétude. Quelque chose tracassait ses fils depuis bien longtemps déjà, elle le sentait mais c'était à eux de faire le premier pas. Simone s'installa dans le canapé, et observa ses deux fils, l'un après l'autre. Elle tenta de savoir. Tom, le plus solide des deux, même s'il cachait une importante sensibilité, était assis dans le fauteuil en face d'elle et soutenait son regard, doucement. Quant à Bill, son second fils ultra sensible, il venait de perdre en quelques minutes la couleur rouge qui habitait ses joues suite à leur bataille de boule de neige. De plus, il n'arrivait pas à soutenir son regard, il avait si peur de la décevoir...

Décevoir sa mère, n'était-ce pas le pire présent que vous pouviez lui faire en remerciement de tout ce qu'elle vous avait apporté ?

« Maman, débuta Bill, si c'est dur pour nous de te dire ce qui pèse sur nos c½urs et nos consciences, c'est que l'on a peur de te décevoir...
_ Bill et Tom vous devez savoir une chose, jamais vous ne pourrez faire quoi que ce soit qui me fasse moins vous aimer. Vous êtes la chair de ma chair et ma raison de vivre.
_ Mais, s'écria Bill les yeux débordants d'eau salée, ce que nous faisons Tom et moi est... Il ne put terminer sa phrase et éclata en sanglots dans les bras de son frère sous les yeux tristes de sa mère.
_ Bill, reprit-elle doucement, Macky chéri...
_ Ca faisait longtemps que tu ne m'avais pas appelé comme ça, renifla t-il à voix basse.
_ Je pensais que cela te vexerait, expliqua t-elle.
_ ...
_ Ce que Bill essaye de te dire maman, prononça Tom pour la première fois depuis que la conversation avait démarré, c'est que Bill est pour moi plus qu'un simple frère. D'abord c'est un jumeau formidable, le seul être avant toi qui me comprend le mieux et qui sais quoi dire et quoi faire à tout instant ; mais c'est aussi et surtout un amant qui m'apporte tout l'amour dont j'ai besoin... »

Fin Flash-back


Des mots qui resteraient à jamais gravés dans le c½ur de l'androgyne et une scène immortalisée sous les yeux d'une mère compréhensive. Le c½ur a ses raisons que la raison ignore, alors pourquoi chercher à détruire un si bel amour ?

En repensant à tout ça, en revivant cette scène, les pleurs de Simone ne peuvent que redoubler. Que ne donnerait-elle pas pour revoir le regard brillant de Bill sur son jumeau après sa déclaration ? Que ne ferait-elle pas pour les revoir collés l'un contre l'autre se murmurant « je t'aime » ? Que ne sacrifierait-elle pas pour revivre leurs instants de complicité à tous les trois ?

Mais non, tout ceci est bel et bien fini. Un page, noircie du sang de l'amour que les jumeaux se portaient l'un à l'autre est définitivement tournée. Personne ne peut ramener les morts à la vie. Pas même Orphée, n'a pu combattre le mal et ramener Eurydice des Enfers... Que peut faire une mère rongée par le désespoir ? Elle ne peut que laisser sa peine couler à travers ses larmes et regretter le temps perdu.

Pourquoi le monde est si étroit et fermé d'esprit ? Pourquoi l'amour ne peut-il apparaître sous la forme qu'il souhaite ? Pourquoi le désir humain est-il si fermement dénigré ? Pourquoi la société lui a-t-elle enlevé ses deux enfants ? Pourquoi Bill aime Tom et Tom aime Bill ?

Elle se rappelle leur avoir posé la question une fois...

Flash-back

« Dis moi Macky, qu'est ce que tu lui trouve à ton jumeau pour l'aimer comme ça ? Demanda Simone.
_ Ce que je lui trouve... répéta le concerné en coulant un regard en douce à son double. Tom est le seul qui me comprend, le seul qui sait quand je ne vais pas bien. Tu sais maman, dit-il en se retournant vers elle, Tom est le seul en qui j'ai confiance. Je pourrais donner ma vie pour sauver la sienne mais je sais qu'il refuserait et se tuerait la seconde après moi. C'est comme ça ; on est nés ensemble et on mourra ensemble... »

Fin flash-back


La voix de son fils s'éloigne dans sa tête, elle ne savait pas qu'elle avait pu garder autant de souvenirs, même dilués.

Son attention se porte à nouveau sur les deux corps enlacés au-dessous d'elle et elle ne peut s'empêcher de les trouver beaux. Leurs visages pâles sont apaisés et souriants, leurs mains sont jointes et ils sont plus proches l'un de l'autre que ce qu'ils ne l'ont jamais été...

Plus proches que ce qu'ils ne l'ont jamais été ? Cela reste à prouver...

Flash back

Une chambre et deux jumeaux qui découvraient et redécouvraient le corps de l'autre. L'un qui frissonnait de bonheur sous les caresses, l'autre qui ne se lassait de la peau de son partenaire. Le rouge leur monta aux joues, mais ce n'était pas le rouge de la honte ou de la colère, c'était le rouge de la passion et de l'Amour. Ils avaient besoin de ce contact entre eux, besoin de ressentir la présence physique de l'autre, pour avancer, aller toujours plus loin, repousser un peu plus leurs limites, s'insuffler mutuellement du courage . Leurs souffles s'accélérèrent et se mélangèrent soudainement. A la recherche de son oxygène, Bill se redressa et embrassa son jumeau, tandis que ce dernier se fondait en lui, comme un morceau de puzzle venu naturellement trouver sa place. Tom faisait preuve de toute la tendresse, de tout l'amour dont il se savait capable. Leurs regards se croisèrent pour ne plus se défaire et après un dernier cri, le corps brûlant de Tom, délivré de son trop plein d'émotion, s'abattit sur le corps de son double. Ils s'enlacèrent dans la nuit noire et Bill dissimula son visage dans le cou de son frère :

« Tu crois que ce sera toujours aussi parfait ? Demanda Bill, des étoiles encore plein les yeux.
_ Si tu es à mes côtés, avec maman, alors oui... Sincèrement. »

Fin Flash-back


Eh non Tom, tu n'as pu tenir ta promesse, ne t'en veux pas, tu n'y es pour rien. Tu as fait tout ton possible, mais ton possible n'a pas suffit. Ils vous ont tués, petit guitariste. Et ils sont en train de tuer ta mère.

Simone continuait encore et toujours de pleurer ses enfants perdus, trois jours que leurs souffles s'étaient stoppés et la réalité la frappait de plein fouet, sans l'épargner.
Plus jamais elle ne verrait ces sourires de bonheur sur leurs visages.
Plus jamais elle n'entendrait leurs « je t'aime » à peine chuchotés.
Plus jamais elle ne ressentirait cette douce chaleur qui enveloppait son c½ur quand elle les voyait ensemble.
Plus jamais elle ne pourrait leur dire à qu'elle point elle les aime et elle est fière d'eux.

Son hurlement se répercuta dans tout le cimetière, un hurlement déchirant. Ne supportant plus la douleur, ses yeux se fermèrent, et elle revit la mort de ses fils, une nouvelle fois...

Flash-back

« Je n'en peux plus Tom ! Je craque ! Je croyais qu'à deux on serait forts, mais je ne supporte plus les remarques, les regards, les gestes. Je t'aime mais je n'y arrive pas... Aide moi, souffla le brun, épuisé.
_ Oh Bill, non ! Non, tu n'as pas le droit ! On doit rester, pour maman ! Tu imagines la peine que l'on va lui causer si on lui fait ça ?! Merde Bill, on ne peut pas ! Résista Tom.
_ Je le ferais sans toi Tom, alors. Comprends moi, je n'en peux plus. Je n'ai pas ta force... chuchota un Bill brisé.
_ Ma force c'est toi Bill, avoua Tom, si tu pars, alors je partirais aussi. Mais te rends-tu compte du choix que tu m'imposes ?
_ Quel choix ?
_ Tu me demandes de choisir entre toi, mon frère, mon amant et ma mère.
_ Je ne te demande pas de choisir ! Je te dis juste ce que j'ai décidé de faire. Libre à toi de me suivre ou non.
_ Je partirais avec toi et nous ferons le chemin du retour ensemble, comme nous avons fait l'aller ensemble. Je ne me séparerais pas de toi, ça jamais ! »

Lorsqu'elle avait entendu cette discussion, Simone avait cru naïvement que ses fils avaient besoin de se retrouver à deux, seuls. Un voyage à l'étranger, un appartement pour deux quelque part, n'importe quoi... Tout, tout sauf ça.
Puis ce silence... ce silence oppressant qui s'abattit dans la petite maison. Un silence qui signifiait tellement de choses, des promesses non tenues, des regrets, une peine immense. Simone monta alors les marches de son escalier en riant, elle ne sentait pas cette odeur, cette sensation morbide qui stagnait. Pourquoi l'aurait-elle sentie alors qu'elle nageait dans le bonheur total ? Piscine de bonheur dans laquelle elle va se noyer... Une marche, la dernière avant que l'enfer ne déroule son tapis sanglant. Un sourire qui s'effaça en une fraction de seconde.
Ses larmes dévalèrent ses joues avant même qu'elle ne soit rendue compte qu'elle pleurait, à la vue des deux corps de ses fils, enlacés pour toujours, le sourire aux lèvres. Plus de bruit de respirations, plus de soupirs, plus de battements de c½ur effrénés, ils viennent de s'éteindre.

Fin Flash-back


Des souvenirs l'assaillent par dizaine...

Deux anges qui viennent de naître, ils sont dans la même couveuse, on ne peut les séparer...

Elle ne peut repousser ces images gravées au fond d'elle.

Deux frères qui se sont endormis collés serrés devant un quelconque dessin animé.

Ca lui fait mal de revoir tout ça, car elle sait qu'elle ne pourra ajouter un nouveau souvenir.

Deux jumeaux qui cherchent leur ressemblance dans le miroir de la salle de bains.

Et pourtant, elle sourit, ils sont mieux là-haut...

Deux amants épanouis, qui s'aiment et cachent leur main liée sous la table en se souriant.

« Vous me manquez mes anges » Chuchote t-elle, son beau visage baigné de larmes froides. Le cercueil est mis en terre, puis elle retourne se balader dans le parc qu'ils chérissaient tant, leur parc. Elle s'assoit sur un banc et écoute le bruit du vent dans les feuilles comme s'il voulait lui dire quelque chose... Ses paupières sont lourdes et elle s'assoupit doucement, rejoignant le monde de Morphée... Ils l'attendent. Leurs sourires sont francs et lumineux. D'un geste, Bill lui fait comprendre qu'elle ne doit rien dire et juste écouter... Tom se saisit de sa guitare et Bill l'enlace de par derrière et sa voix s'élève :

We are the lost (nous sommes les perdus)
The ones forgotten (les seuls oubliés)
And this time (et cette fois)
The future is ours (l'avenir est le notre)
It's in our hands (c'est dans nos mains)

We're the tear in your eyes (nous sommes la larme dans tes yeux)
We're the blood in your veins (nous sommes le sang dans tes veines)
We're the beat of your heart (nous sommes le battement de ton coeur)

We're the swain of your face (nous somme la sueur sur ton visage)
We're the ones that you chase (nous sommes les seuls que tu as poursuivis)
We're the promise that you made (nous sommes la promesse que tu as faîte)

We're the voice in your head (nous sommes la voix dans ta tête)
We're the lies that you said (nous sommes les mensonges que tu as dis)
We're the kids that you pushed away (nous sommes les enfants que tu as poussés)
We are... (nous sommes...)

We are the ones (nous sommes les seuls)
The ones forgotten (les seuls oubliés)
And this time (et cette fois)
The future is ours (l'avenir est le notre)
It's in our hands (c'est dans nos mains)
We are one (nous sommes seuls)

We're the pride of your live (nous sommes la fierté de ta vie)
We're the light shining deep in your eyes (nous sommes la lumière qui éclaire au fond de tes yeux)
We're the choice that you made (nous sommes le choix que tu as fait)
We're the smile on your face when you sleep at night (nous sommes le sourire sur ta figure quand tu dors la nuit)

We're the best thing you had (nous sommes la meilleure chose que tu as eue)
But you left us behind (mais tu nous as distancés)
We're the kids that you pushed away (nous sommes les enfants que tu as poussés)
We are... (nous sommes...)

We are the ones (nous sommes les seuls)
The ones forgotten (les seuls oubliés)
And this time (et cette fois)
The future is ours (l'avenir est le notre)
It's in our hands (c'est dans nos mains)
We are one (nous sommes seuls)
One... (seuls...)

We're the pain that you feel (nous sommes la douleur que tu ressens)
We're the scars that don't heal (nous sommes les cicatrices qui ne guérissent pas)
We're the tear in your eyes (nous sommes la larme dans tes yeux)
We're the reason you cry (nous sommes la raison pour laquelle tu pleures)

We're the voice your head (nous sommes la voix dans ta tête)
We're the lies that you said (nous sommes les mensonges que tu as dit)
We're the best think you had but you pushed us away (nous sommes la meilleure chose que tu as eue mais tu nous as poussés)

We are the ones (nous sommes les seuls)
The ones forgotten (les seuls oubliés)
And this time (et cette fois)
The future is ours (l'avenir est le notre)
It's in our hands (c'est dans nos mains)
We are one (nous sommes seuls)
One... (seuls...)

We are the ones (nous sommes les seuls)
The ones forgotten (les seuls oubliés)
And we are (et nous sommes)
Nothing to lose (rien à perdre)
Together we stand up tall (ensemble nous nous levons grands)
We are one (nous sommes seuls)


La voix de son fils cadet s'éteint, ils s'embrassent une dernière fois sous ses yeux, puis leur image se floute, elle voudrait crier, se débattre pour rester à leurs côtés, mais une nouvelle fois, elle ne peut que subir. La douleur se saisit de son c½ur et la fatigue des jours passés se fait sentir... Elle sèche ses dernières larmes et regagne, épuisée, la maison qu'ils habitaient tous les trois.

La chanson ne cesse de tourner dans sa tête, et peu à peu l'espoir et la joie regonflent son c½ur. Oui, elle va se battre, Bill et Tom n'aurait pas voulu qu'elle se laisse dépérir, ils lui ont confié une tâche...

Simone pousse en silence la porte d'une chambre plongée dans une semi obscurité et elle s'approche du berceau, au centre de la pièce. Un petit garçon y repose, né d'un amour défendu et pourtant... Il ouvre ses petits yeux bleus et observe sa grand-mère à qui il tend les bras. Elle s'empresse de le prendre avec elle et murmure :

« Tu sais Shannon, tes pères n'étaient pas lâches, juste rejetés de la société. Je sais qu'ils t'ont toujours désiré, tu n'es pas le fruit d'une erreur, loin de là ! Tu étais voulu petit ange, mais le monde a mis son grain de sable et a fait déraillé le train de la vie. Je ferais en sorte que tu connaisses la vie de mes fils, que tu ne les oublies pas, eux ne t'oublient pas et ils nous veillent de là-haut. Aie confiance en la vie, petit ange, je serais là... »

Là-haut deux jumeaux pleurent leur fils qu'ils ne pourront jamais serrer dans leurs bras, la société les a brisés, mais le paradis leur a greffé des ailes. Alors... Volons !

Parce que la société a des ½illères,
Parce qu'il faut créer des boîtes de nuit « gay »,
Parce qu'il faut un jour dans l'année pour la femme,
Parce que certains crèvent de faim quand d'autres refusent les légumes,
Parce que j'essaye mais que je n'arrive pas à comprendre les adultes,
Parce qu'il faut revendiquer sa liberté et assumer ses choix,

C'est pour tout ça qu'il faut se battre aujourd'hui, avoir un but dans la vie c'est bien, s'il aide les autres, c'est mieux.

Non, je ne fais pas la morale,
Oui j'en ai marre du monde dans lequel on vit et qui ne comprend rien,
Oui j'en ai marre du regard des autres,
Oui j'en ai marre...

_ _ _ _

Un Os, centré sur une personne dont on ne parle que trop peu je trouve : la mère des jumeaux. Voilà, dites moi ce que vous en pensez et merci du fond du coeur de votre soutien; je sais que je me répète, mais je vous aime, sincérement (L)
Bisous
Flow'
OS : The One

# Posté le mardi 18 mars 2008 14:01

Modifié le lundi 24 mars 2008 08:57

Chap XXII : Frohe Weihnachten

Chap XXII : Frohe Weihnachten
Je sais que vous vous dîtes que je n'ai pas encore posté la suite mais là, j'ai un bug et pour le régler j'ai besoin de votre aide. Je bloque, sur un petit détail de rien du tout, 'fin presque... u_u
Voilà, j'ai besoin d'un mot qui représenterait l'amour que se porte les jumeaux. Un trc du style "forever", ou autre. En allemand, en anglais, en français, dîtes moi tout ce qui vous passe par la tête.
Pour me faire pardonney de mon immonde retard je vous poste le début de ma suite ; c'est court et il ne se passe pas grnd chose mais c'est tout ce que j'ai pour l'instant.
Bisous
Je vous aime foort!

***

« Tu es magnifique ce soir, chuchota Tom.
_ Oui, je trouve aussi ! Sourit Bill.
_ T'es d'une humeur joyeuse toi, dis moi, observa le guitariste.
_ Mmmh. Oui, c'est vrai et d'ailleurs je me demande pourquoi... Peut-être parce que je m'apprête à passer un noël formidable ? Qu'est ce que t'en penses ?
_ Ce noël ne sera pas seulement formidable, il demeurera inoubliable... »

Ils stoppèrent leur conversation, passèrent les grandes doubles portes d'un restaurant de luxe et les yeux de Bill s'agrandirent sous l'effet de la surprise. Tom sourit devant l'air béat et réjoui de son amant ; l'androgyne découvrait pour la première fois un grand restaurant, le Shiva Shankar. Il ne savait où donner de la tête, il ne savait où poser son regard qui était attiré comme un aimant par les lustres immenses, les grandes tables dressées, la décoration d'époque baroque. Il resta sans voix et confia, sans vraiment s'en rendre compte, sa veste à un serveur :

« Monsieur, puis-je vous débarrasser ? Proposa aimablement un jeune homme habillé en smoking.
_ Ha... euh... oui... Répondit-il évasivement, puis il se ressaisit rapidement et se retourna vers Tom : t'es fou, tu n'aurais jamais du !
_ Je t'en pose des questions ? Non, alors maintenant, tu te déhanches comme tu sais si bien le faire, tu suis le serveur et tu déposes tes adorables fesses sur cette jolie chaise, ok ? Souffla Tom à son oreille, en lui pinçant discrètement le postérieur.
_ Tom ! Se récria Bill. Je... »

Mais il ne put terminer sa phrase et rejoignit une salle, éloignée du reste du restaurant, et le serveur s'effaça pour laisser passer les jeunes :

« Voilà votre salle monsieur Wörner (NdA : c'est le nom de famille de Tom), si vous avez besoin de quoi que ce soit, je ne serais jamais loin. Le mini bar est là, dit-il en désignant un meuble, la chaîne hifi ici. Bonne soirée. »

Puis, sous les yeux écarquillés du brun, il se retira, abaissant derrière lui le lourd rideau sombre. Tom se dirigea vers la table dressée pour deux, et tandis qu'il servait deux coupes de champagne, Bill restait planté comme un piquet au milieu de l'immense pièce. Il ne savait où poser son regard : la superbe table dans le coin à gauche ? Le canapé, le mini bar et la chaîne hifi à droite ? Il se retourna vers Tom, un sourire gigantesque découpant son visage d'une oreille à l'autre.

« Tiens, dit Tom en lui tendant une coupe, joyeux Noël.
- Merci Tom, joyeux Noël à toi aussi ! »

Ils burent leur champagne, mangèrent, puis Tom banda les yeux de Bill et ils sortirent du restaurant, s'enfonçant dans la nuit noire de ce 24 décembre. Arrivés au parc, Tom retira le bandeau des yeux de Bill, qui crut s'évanouir lorsqu'il aperçut la moto garée juste devant lui. Noire, imposante mais loin d'être macho, elle était féline, comme lui, élancée et délicieusement dessinée. Bill s'approcha, il avait tellement d'étoiles dans les yeux qu'on aurait été incapable de les compter... Il la caressa du bout des doigts, ne réalisant toujours pas :

« Mein Gott, Tom, tu n'aurais jamais du !
_ Elle te plaît ?
_ Oh, ça oui ! Elle est magnifique ! Merci, mille fois merci ! S'écria Bill en sautant au cou de Tom.
_ Je t'aime, lui murmura ce dernier à l'oreille. »

Un nouveau baiser, une nouvelle promesse. Puis Tom, grand prévoyant, tendit un casque à Bill et un pour lui et ils rejoignirent leur appartement à moto. Bill cru que son c½ur allait exploser ; tout d'abord, la sensation qu'il éprouvait à conduire ce bolide était indescriptible, de plus, Tom était collé à lui et lui caressait le ventre du bout des doigts. Si le bonheur existait, alors ils l'avaient trouvé. Ils se stoppèrent devant leur immeuble, garèrent la moto puis remontèrent à l'appartement main dans la main, le brun plus stressé que jamais, c'était à son tour de lui offrir son cadeau...

« Voilà, dit-il en déposant un immense carton devant Tom, à toi d'assembler la première lettre de chaque objet que tu trouveras dans ce carton et cela te donneras la clé de là où on va. »

Septique, mais curieux, Tom ouvrit l'immense carton et commença à en extirper des objets pour le moins surprenant : un maillot de bain, un tube de lubrifiant, une bouteille de Vodka, une boule déstressante (NdA : vous savez, l'espèce de truc tout mou que l'on peut « masser »), un avion pour enfants, une étoile, une serviette de bain et enfin, une île en plastique.

« Donc, récapitula Tom, si je récupère toutes les lettres, ça me donne : M, L, V, D, A, E, S et I... Rah, tu ne veux pas m'aider ?!
_ Si je te dis île, océan Indien, juste toi et moi, les cocotiers... Dit en Bill en se rapprochant doucement de Tom, qui a force de réfléchir en avait presque le cerveau qui fumait.
_ Hum... réfléchit-il avant de s'exclamer en plongeant son regard dans le sien : MALDIVES ! Non, tu déconnes ?! S'exclama t-il, un immense sourire aux lèvres.
_ Non mon Tom, ce n'est pas une blague. Toi et moi on part dans trois jours aux Maldives, en amoureux...
_ *__* Merci, répondit simplement Tom avant d'embrasser son vis-à-vis. J'ai encore quelque chose pour toi Bill, lui susurra Tom à l'oreille, mais tu ne le découvrira que dans quelques jours...
_ Beuh, >.<" c'est pas juste, bouda Bill.
_ Ce n'est pas de ma faute et tu comprendras plus tard, s'excusa le guitariste.
_ Mouais, ok. Bon, ben moi je vais t'offrir ton second cadeau alors, hein ! »

Les yeux de Tom s'agrandirent : encore un cadeau ? Ils se sourirent amoureusement, oublièrent un instant le monde qui les entourait et Bill tendit une petite boîte à Tom, qui s'exclama :

« Si c'est une bague de fiançailles, alors ma réponse est oui !
_ T'es con chéri quand tu t'y mets ! Répliqua Bill en levant les yeux au ciel.
_ Oui, mais moi je le sais au moins, sourit-il »

Le brun ne préféra pas lui répondre et se contenta de lui tirer la langue. Puis, les yeux du guitariste se reposèrent sur la petite boîte, et il se décida à l'ouvrir. A mesure que le papier cadeau tombait à terre, son stresse augmentait. Et s'il ne comprenait pas ? Et si ça ne lui plaisait pas ? Lorsque Tom eût enfin ouvert son cadeau, il découvrit une clé, en forme de guitare. Le bijou - car s'en était un, une sorte de pendentif - était en argent et au dos de l'instrument, il y avait une inscription. Deux dates. Le 17 juillet, sa première fois (à Tom), et le 1er septembre, sa première fois (à Bill). Peut-être n'était-ce que deux dates ordinaires, deux simples jours dans l'année pour Tom, mais pour Bill ces dates avaient une réelle importance. Cependant, le brun se trompait lourdement : pour Tom, ce n'était pas simplement deux dates comme ça, et à la vue de la gravure, ses yeux s'embuèrent doucement. Une larme roula, mais elle fut vite effacée par son sourire rayonnant, lui-même dissimulé par le long baiser qu'ils partagèrent.

« Dis-moi Bill, elle ouvre quoi cette clé ? Demanda quand même Tom.
_ Ha ! Tu poses enfin la question, sourit Bill. A toi de chercher chéri...
_ Hein ? Mais je n'ai aucune idée de ce que ça peut bien ouvrir ! S'indigna le dreadé.
_ Je vais t'aider, le rassura Bill. Tu connais le principe du tu chauffes, tu gèles ?
_ Heu...
_ Okay' -_-' T'es déprimant, faut tout t'apprendre, se moqua gentiment Bill. Bon, c'est simple, dès que tu t'approches de l'endroit où est caché l'objet, je te dirais « tu brûles » ou si tu n'es pas dans la bonne direction « tu gèles ».
_ Ha oui ! S'exclama le blond, un grand sourire aux lèvres, je m'en rappelle !
_ Mais... intervint Bill, coupant Tom.
_ Oula... j'aime pas ton « mais », grimaça le guitariste.
_ Je modifie les règles, et dès que tu seras dans la bonne direction, je retirerais un de mes vêtements, dit-il dans un souffle.
_ Ha, non ! Ce n'est pas juste, c'est moi qui doit t'enlever tes vêtements, s'indigna Tom.
_ Je serais près plus rapidement comme ça, chuchota Bill à son oreille avec sensualité.
_ Bon, capitula Tom, mais c'est bien parce que c'est toi, hein !"

*** Voila, the suite! Enjoy!

Le guitariste soupira une nouvelle fois, plus pour rigoler qu'autre chose, et se mit en quête de... son cadeau dont il ignorait tout, jusqu'à la forme même du paquet ! Il s'approcha du canapé dans le salon, contourna la télé mais son brun restait toujours couvert. Tom se résigna à faire demi tout et disparut à la cuisine, un coup d'½il au corps de son amant, sans une épaisseur en moins, lui apprit qu'il n'était toujours pas dans la bonne direction. La chambre ? Pourquoi pas. Le musicien haussa les épaules et se glissa par la porte entrebâillée. La pièce était plongée dans la pénombre, et Tom dut laisser ses yeux s'habituer à l'obscurité... suffisamment pour s'apercevoir que Bill avait retiré son tee-shirt : il était sur la bonne voie ! Un sourire éclaira son visage et il s'activa pour trouver ce qu'il cherchait sous le regard attentif de Bill. Sous le lit ? Non. Dans l'armoire ? Tom ne voyait rien, mais remarqua tout de même que Bill n'était plus qu'en boxer. Son c½ur loupa un battement, c'était là, tout proche... mais où ? Après de nombreuses minutes de recherches infructueuses, Bill se décida à venir en aide à Tom. Il s'approcha de lui et posa ses mains sur ses hanches, stoppant immédiatement tous les mouvements de Tom. Puis il souffla :

« Attends, je vais t'aider. »

Il déposa un baiser sur sa joue, puis se hissa sur la pointe des pieds et attrapa une grande housse noire auparavant posée sur le dessus de l'armoire. Tom se foutait des claques mentales : comment avait-il pu oublier de regarder sur le dessus ? (NdA : c'est vrai, quoi. Nous, on y aurait tout de suite pensé xD) Enfin, il l'avait son cadeau ! Mais...

« Une guitare ? S'exclama t-il, plus que surpris.
_ Oui, une guitare, mais pas n'importe laquelle, chuchota Bill. Ouvre ! »

Tom obéit et son c½ur explosa de joie lorsqu'il comprit pourquoi ce n'était pas une guitare ordinaire. Sur la caisse de la guitare (sèche) se tenaient les dédicaces de son groupe favori : Aerosmith.

« Putain Bill, je n'y crois pas ! Elle est magnifique... ne cessait de répéter inlassablement Tom. Comment as-tu fait ?
_ J'ai de la famille dans le showbiz... Mais tu n'as pas tout vu sur cette guitare chéri, dit Bill en montrant à Tom le manche de sa nouvelle guitare.
_ Quoi ? »

Tom suivit le regard de Bill et un sourire amoureux éclaira son visage : à l'endroit où normalement était gravé la marque de la guitare, il y avait une tout autre inscription : « Für Tom, ich liebe dich. Bill ».

« Merci mon c½ur, merci pour tout ! Je t'aime.
_ Moi aussi je t'aime Tom.
_ Dis Bill, tu veux bien me faire un dernier cadeau ? Demanda Tom.
_ Euh... oui... mais quoi ? S'intrigua le brun.
_ Fais moi l'amour mon ange, murmura Tom d'une voix suave à l'oreille de l'androgyne qui se sentit défaillir. »

D'un regard, Tom comprit que Bill avait accepté ; il repoussa sa nouvelle guitare et saisit Bill par les hanches. Ils regagnèrent le lit, et s'allongèrent, Bill sur Tom, leurs c½urs battant toujours plus fort. L'androgyne déshabilla le blond, qui lui, retira le dernier vêtement de Bill et ils se retrouvèrent très rapidement nus. La fièvre leur monta rapidement et leurs corps atteignirent des températures élevées ; ils transpiraient, leurs respirations se faisaient erratiques. Le pire dans tout ça ? Ils aimaient cette sensation, et elle les excitait... Presser ce corps, encore plus fort. Tom enfouit sa tête dans le cou de Bill et s'appliqua à le faire gémir par des tortures toutes plus agréables les unes que les autres. Il mordillait, suçait, léchait le cou, l'oreille de Bill, qui avait bien du mal à garder un tant soit peu la notion des choses. Le moment qu'ils attendaient tous les deux arriva enfin et Bill s'immisça en Tom, les faisant soupirer d'aise. Très vite, ils en demandèrent plus, l'un et l'autre et les à-coups de Bill s'accélérèrent, son bassin claquait contre le corps de Tom qui crispait ses mains aux draps. Ils s'envolèrent dans leur monde, unis. Ils touchèrent les étoiles une nouvelle fois, les frôlèrent, avant de redescendre sur Terre, chacun se libérant dans un long cri rauque. Le corps d'un Bill, complètement vidé, s'abattit sur celui de Tom, dont le torse se soulevait rapidement au rythme de sa respiration effrénée.

« Merci Bill, murmura Tom. C'était le plus beau cadeau que tu pouvais me faire, et grâce à toi, je sais ce qu'est la magie de Noël. Ce n'est plus un simple mythe, une simple légende que l'on raconte aux enfants. Grâce à toi, c'est devenu réalité. C'était le meilleur Noël que j'aie passé.
_ Moi aussi, c'était un des meilleurs, reconnut Bill, les larmes aux yeux. Tu sais Tom, Felix m'a raconté un peu ton histoire, avec tes parents, et lorsque je t'aie vu ce matin, abattu et en pleurs dans mes bras, je me suis juré de t'apporter tout le bonheur que tu mérites. Tu m'as évité de grosses conneries (NdA : Bill parle de la drogue), tu m'as aidé, alors aujourd'hui laisse moi t'aider et t'apporter cette famille que tu n'as pas eue. Je t'aime tant... chuchota t-il pour clore son monologue.
_ Moi je t'aime Bill. »

Ils s'enlacèrent et se glissèrent sous les couettes, après que Bill ait réglé le réveil pour le lendemain (ils étaient attendus chez la famille de Bill). Ils s'endormirent, le c½ur léger, sans soucis. Tout le monde a le droit, au moins une fois dans sa vie, à un Noël heureux et gai (NdA : Gay... xD).

***

Voilà, c'est tout pour le moment.
Bisous et encore désolée. Dès que j'aurais mis la fin, je répondrai aux coms =D
ça fait lgtps que je ne l'ai pas fait et ça m'manque =(
Bisous

*** EDIT du 26/03 : voila, j'ai posté la suite -enfin! hum... é_è-, n'oubliez pas que j 'ai besoin de votre aide : j'ai un bug et pour le régler j'ai besoin de votre aide. Je bloque, sur un petit détail de rien du tout, 'fin presque... u_u
Voilà, j'ai besoin d'un mot qui représenterait l'amour que se porte les jumeaux. Un trc du style "forever", ou autre. En allemand, en anglais, en français, dîtes moi tout ce qui vous passe par la tête.
Merci ^^
Je réponds aux coms p-ê tout à l'heure si j'peux
bisous

EDIT du 30/03 : REPONSE AUX COMS!

Boubou : merci de tes compliments et ravie que ma fic te plaise tuojours autant =D

heart-of-lilith : tu aimes mes apartés et mes leçons d'allemand? Lol. Dis, tu fais allemand ou espagnol? t'es revenuuue! xD une semaine sans fic ?! O_o je sais aops comment t'as fait xD je n'aurais pas pu! Ca me touche que tu me dises que tu sois allez voir mon blog en 1er, merci! Et puis, faut dire ce qui est, tu as mis le paquet question commentaires ! Pour la chanson, en fait quand je l'ai écouté j'ai tout de suite imaginé un OS dessus, mais ce ne pouvait être un des jumeau qui la chantait à l'autre, ça ne collait pas (à cause du "nous sommes") donc j'ai cherhcé quelle personne dans leur entourge pourrait être affectée de leur perte. qui mieux quen leur mère? C'est sûr que cette chanson est magique... Simple Plan est un groupe génial! Pour la fin innatendue, je voulais faire quelque chose de triste mais avec une fin "joyeuse"n car quand on croit que tout est fini, il reste toujours un minuscule espoir, une flamme qui ne s'éteind pas... "dès qu'on est assez grand pour savoir on a envie de redevenir petit et ignorant pour ne plus connaitre l'atrocité de ce monde" j'adore cette phrase, tellement vraie! Et désolée pour ton histoire... J'espère que tu t'en remets? Pour le mot sur l'amour des jumeaux, oui il ne m'en faut qu'un. J'ai peut-être un idée, mais si t'en as, vas-y soumets moi tes idées (même s'il y a plusieurs mots, ce n'est pas grave)

Leben-nicht-Paradies : je sais pas comment tu fais, mais à chaque fois tu me postes un de ces romans xDD C'est super à lire! En plus y'a toujours plein d'humour et je suis écroulée quand je lis tes coms xD "En tout cas merci. La prochaine fois que je croise TH dans la rue (enfin si ça m'arrive un jour --') je leur dirais TROTTOIR. Ils seront contents à mon avis x) J'imagine bien leur tête oO" Euh... si tu veux mais tu m'racontes après hein?! xDD "Ca fait longtime qu'on a pas discuté toutes les deux. Qu'est-ce que tu deviens ? Ca va ? Quoi de beau ? =) Raconte-moi tout !" Boulala, si tu savais tout ce qui m'arrive OO! Je ne peux pas tout dire là comme ça, parce que ça s'rait trop long, mais disons que j'ai de gros soucis de famille et que j'essaye de faire le tri la dedans et c'est parfois le bordel (nan, en fait c'est souvent le bordel --') Je ne me connecte pas souvent car je bosse un minimum entre deux cours de gratte et mes écrits =D he oui, bac à la fin de l'année oblige! T_T Et toi? Que passa d'intéressant? Pour le PDP je crois que je ne vais pas risister bien longtemps et que je vais y aller. de toute façon je serais à Paris là-bas pour le 21 donc on pourra quand mm se voir =D au fait, ton problème de place, c'est réglé? T'AS PAS MANGE DE CHOCOLAT?! Mais coment que t'as fait pr résister?! T'es sucidaire? Ha non, hein!Moi le chocolat c'est ce qu'il y a de plus sacré! :P

t0xxiic : Deux fois que tu lis ma fic? Waouh, ben t'as du courage xD NdA, ça veut dire "Note de l'Auteur", donc c'est une de mes remarques persos, quoi xD T'as rêvé de ma fic?! oô celle la on ne me l'avait jamais faite xDD

TH-connexion : ravie que l'OS t'aie plu =D J'ai plein d'idées d'OS, dont un qui ne devrait pas tarder... C'est pour ça que j'ai du mal à écrire ma suite, j'aime tellement écrire des OS que voilà quoi xD

Camouille82 : moi aussi ça m'arrive souvent de pleurer devant mon ordi mais ça fait du bien des fois...

revoir-les-couleurs : he ben! t'as eu du courage de tout lire d'un coup xDD Je t'en suis reconnaissante xD Je ne sais pas encore si ma fic sera un happy end, mais ça n'en prend pas trop le chemin u_u Enfin, on verra! ;-)

Enfin, merci à toutes celle qui m'ont laissé un com d'encouragement! Je vous aime
Bisous
Flow'

# Posté le lundi 24 mars 2008 08:52

Modifié le dimanche 30 mars 2008 11:49