comme je suis longue je vous propose un OS pour me faire pardonney'
je vous jure que je me dêpèche d'écrire
vous nem
***
P.O.V Tom
La voiture roule à vive allure sur l'autoroute, en direction de l'enfer. Enfer ? Oui, pour moi, passer deux semaines de vacances dans un trou paumé au bord de la mer, c'est l'enfer ! Mes parents et ma s½ur sont là, il n'y a qu'une unique boîte de nuit, et je ne vous parle même pas de l'animation du camping...-_-' À déplorer. Chaque année, je remplis leur papier « Etes-vous satisfait... » et je leur dit de servir de l'alcool aux jeunes, et à chaque fois que je reviens, c'est toujours le même bordel pour avoir accès aux bouteilles ! Mais comme je suis malin, j'ai réussi à faire ami avec le fils du gérant du bar, qui s'éclate autant que moi en boîte et couche avec presque autant de filles que moi. J'ai dit presque, hein ! Faut pas pousser non plus ! Le roi des filles, le pacha, ici, c'est moi ! Et modeste avec ça... =D J'espère que cette nouvelle année amènera son lot de jolies filles en bikini... *sourire pervers*
Heivy : toi, je parie que tu penses à toutes les filles que tu vas encore faire souffrir !
Tom : et alors ? En quoi ça te concerne ? Ne te plains pas, grâce à moi, tu as plein d'amies !
Heivy : tu parles de ces espèces de pouf en bikini trois tailles au-dessous de celle qui leur faudrait ?! Merci mais très peu pour moi !
Tom : c'est vrai, que madame a un look bien à elle, hein ?
Heivy : Tom Kaulitz, je te merde !
Tom : (L) Moi aussi je t'aime, ma gothique punk et tout ce qu'on veut préférée... ;)
Heivy : vas-y, fous toi de ma gueule le rappeur raté !
Je m'apprête à répliquer mais ma mère nous hurle dessus, un truc du style « Taisez-vous ou bien ça va chauffer... Blablabla... », le souci, c'est qu'elle pousse tellement sa voix qu'on ne comprends pas un mot de ce qu'elle dit... xD Mais bon, on connaît la chanson !
| Ellipse d'une semaine |
Oh, Gott ! Encore une semaine à tirer -_-'... J'ai déjà couché avec un certain nombre de filles, mais là, j'ai épuisé le stock des « potables ». Et je ne suis pas désespéré au point de me taper des horreurs... si ?! Bref, je sors ce soir ! Faut que je me change les idées... *big smile*
| Ellipse, 23h, début de soirée en boîte |
Je danse, je bois, je fume... Bref, je m'amuse... =D Mais je n'ai trouvé aucune fille pour la soirée... C'est un sérieux problème... qui en plus pourrait nuire à ma réputation... Il faut que j'y remédie, et vite ! Une silhouette, fine et élancée attire mon regard... La fille possède de longs cheveux noirs, parsemés de mèches blondes... Alors que je m'apprête à aller lui parler, je vois ma s½ur lui foncer dessus et entamer une discussion enflammée avec elle. Merde. Bof, tant pis. Si la fille en question traîne avec ma s½ur, ça n'en sera que plus facile... |...| Il est deux heures du matin, jsuis pas fatigué, jveux pas aller me coucher, je veux baiser... La plupart des gens sont partis et j'aperçois ma s½ur avec sa nouvelle amie... Je m'approche et Heivy me calcule rapidement :
Heivy : Tiens, Tom ?! Tu n'as trouvé personne ?! Mais tu sais, je suis ta s½ur et je ne fais pas dans l'inceste (atchoum !)
Tom : -_-' Ha. Ha. Ha.
Heivy : Tom, j'te présente Bill, Bill voici mon abruti de frère dont tu entends parler depuis bientôt deux heures xD
Bill : salut !
Tom : sa... salut.
Ben. Merde. C'est un mec !
Heivy : je vous laisse, on m'appelle.
Bill&Tom : ok
Bill : sinon, qu'est ce que tu fais ici ?
Tom : je suis en vacances
Bill : oui, ta s½ur m'a dit que tu t'étais fait la moitié du camping *rires*
Tom : *rires* elle a pas tord ! Et toi ?
Bill : bof, les mecs ne sont pas à mon goût ici...
Tom : Ha... parce que... ?
Bill : oui, je suis homosexuel.
Tom : ...
Bill : t'as déjà essayé avec un mec au moins ?
Ha putain, la conversation ne tourne pas du tout, mais alors pas du tout comme je le voudrais... Comment me sortir de ce pétrin ?
Tom : Euh... non... je... enfin... ça ne m'attire pas... Bon, jte laisse, ravi d'avoir fait ta connaissance Bill !
Il ne répond rien et se contente de me sourire pendant que je m'éloigne le plus rapidement possible. Je rejoins en quatrième vitesse la piste de danse et évacue mon stress en dansant. Oui, ça peut paraître bizarre, mais j'aime ça. Sentir la musique vibrer en moi, la sentir couler en moi comme si c'était mon propre sang, bouger mon corps au rythme de la mélodie... Je ferme les yeux, me laisse porter par la mélodie, et oublie tout, les gens qui m'entourent, les filles, les vacances... Cependant, une image - qui n'est pas sans me perturber - reste gravée et flotte devant mes yeux : Bill. Bill et ses mains manucurées. Bill et son physique aux formes avantageuses. Bill et son sourire provocateur. Bill et son regard perçant. Ma conversation avec lui m'a perturbé. Soudain, une présence chaude inconnue vient se coller contre mon dos et deux mains manucurées que je reconnais immédiatement pour les avoir déjà vu quelques minutes auparavant, se posent avec une infinie douceur sur mes hanches. Un immense frisson me parcourt des pieds à la tête mais je suis incapable de bouger. En ai-je seulement envie ? Son parfum se propage jusqu'à mes narines et je me sens décoller. Bill commence doucement à onduler son bassin contre mes fesses et je viens poser mes mains sur les siennes. J'ignore totalement tout ce qui se passe autour de nous, il n'y a que lui et moi, collés l'un à l'autre. La chanson se termine et je le sens se décoller ; à ma plus grande surprise, je regrette qu'il s'éloigne. Je me retourne pour parler avec lui, mais il est déjà loin, j'aperçois à peine sa touffe noire disparaître de la salle. Merde. Je me fraye difficilement un chemin à travers la foule dansante et sors de la boîte de nuit. Respirer un peu d'air frais. Et maintenant ? Je plonge ma main dans la poche pour sortir mon paquet de clopes, lorsque mes doigts effleurent un morceau de papier. Oô. Un numéro y est inscrit 109, c'est un numéro de chambre. Mon c½ur s'accélère sans que j'en comprenne la raison... J'y vais ou je n'y vais pas ? Je suis totalement paumé, mon corps dit oui, ma raison... s'est égarée dans un recoin obscur de mon esprit. Sans que je m'en rende compte, je me retrouve devant la porte de la chambre 109. Bon, ben puisque j'y suis, autant aller jusqu'au bout... Je lève une main tremblante - pourquoi elle tremble celle-là ?! Respire Tom, ce n'est rien... Je frappe trois petits coups discrets, et quelques secondes plus tard, la porte s'ouvre sur Bill, un simple peignoir sur lui. Le violer. *BAFF* Je viens de penser quoi ?! O_O. Il sourit en m'apercevant, son sourire est sarcastique, il savait que je viendrais. J'ai l'impression qu'il joue au chat et la souris avec moi et j'ai la très désagréable sensation que je viens de me jeter dans la gueule du loup. Toujours cette lueur de défi dans les yeux, il s'appuie nonchalamment contre la porte et murmure :
Bill : tu as été plus rapide que je ne le croyais...
Tom : surtout ne crois rien, ne te fais pas des films, je ne suis pas PD !
Bill : c'est pour ça que quand tu me vois, là, tu n'as qu'une envie : me sauter dessus ?
Tom : wow ! Tu divagues ! T'as bu quoi ?!
Bill : j'ai toutes sortes de choses dans mon minibar magique...
Tom : non... mais si je suis là c'est pour te demander pourquoi tu es venu danser avec moi comme ça ?
Bill : ça ne t'as pas déplu, non ?
Ha, mais merde ! Il commence à se rapprocher doucement de moi, je peux sentir son souffle chaud sur mes lèvres, il n'est qu'à quelques centimètres... à portée de lèvres. Embrasses moi. Il sourit, moqueur :
Bill : si tu n'es pas homosexuel, peux tu me dire pourquoi tu as envie que je t'embrasse ?
Tom : c'est n'importe quoi !
Bill : ne mens pas...
Tom : je...
Bill : tu bandes Darling...
Hein ?! Merde, ce con a raison... Il sourit, victorieux. Je crois que là, en cet instant précis, je perds totalement les pédales : je me jette sur les lèvres, tout en le plaquant contre la porte, qu'il avait refermée. Ses lèvres sont douces et sucrées... mmmh, j'aime. Sans se séparer, il ouvre la porte de sa chambre et on y pénètre rapidement. La porte claque, et je sens sa langue demander accès à ma bouche. Je reste un moment indécis, puis finis par accepter. Le baiser que l'on partage est violent, sauvage, nos langues cherchent chacune à dominer l'autre. Je n'arrive pas à déterminer ce que j'éprouve pour ce mec ; d'habitude avec les filles, je ressens du plaisir, mais là... je crois que c'est différent, ni plus, ni moins. Juste quelque chose de différent. Et ça m'effraie... Je me décolle brusquement de lui, mes yeux roulent dans leurs orbites tandis que j'essaye d'analyser la situation. Mon c½ur bat la chamade et dispute avec mon estomac celui qui fera le plus grand looping, Gott, je suis au bord de la nausée ! Il me regarde, rouge et essoufflé, toute trace de moquerie a disparu, son regard est doux, tellement doux. Je recule de quelques pas encore, mais mes mollets finissent par buter contre le matelas, et je bascule en arrière. Ma chute est amortie par les coussins, mais ma tête me tourne. Je vois Bill qui se rapproche, s'agenouille devant moi et murmure :
Bill : Tom... ? Est-ce que ça va ?
Tom : n-non... Je ne sais pas ce que j'ai...
Il se glisse, silencieux comme un chat, à mes côtés et redessine les traits de mon visage. Pourquoi il fait ça ? Je ferme mes yeux et le laisse continuer ses douces caresses, c'est si agréable. Petit à petit je me calme et respire plus facilement ; je rouvre les yeux. Bill est de nouveau à seulement quelques centimètres. Je rapproche encore nos visages, nos souffles se mélangent et il chuchote :
Bill : tu veux un second essai ?
Je ne réponds pas et me contente de coller mes lèvres aux siennes, en douceur cette fois-ci. On ouvre simultanément la bouche et ma langue part rejoindre la sienne, mais elle ne combat plus avec elle, elles dansent ensemble. C'est tellement mieux ! Son piercing me chatouille et je m'amuse à jouer avec, il sourit dans notre baiser. Bill s'arrête un instant et demande à voix basse :
Bill : tu es prêt à aller plus loin ? Dis le moi si tu veux que j'arrête et--
Je ne lui laisse pas le temps de finir de parler et scelle mes lèvres aux siennes, j'aime leur goût, si différent de toutes ces lèvres pulpeuses que j'ai embrassées, toutes avec le même gloss écoeurant ! Je le sens qui se déplace doucement, pour venir se positionner sur mes genoux... Sa main descend le long de mon torse et vient s'arrêter sur ma virilité tandis que j'étouffe un gémissement dans notre baiser. Il ôte mes vêtements, un à un, sensuellement. On se dévore mutuellement des yeux, puis c'est mon tour de faire glisser son peignoir à ses pieds. Je n'ai pas pour habitude de complimenter les filles avec lesquelles je couche, mais tout est si différent avec Bill ! Je détaille avec minutie chaque partie de son corps fin et légèrement bronzé. Sa peau est douce comme la pêche et son gel douche à la vanille lui va merveilleusement bien. Il est si différent de tout à l'heure, son regard n'a plus de moquerie, juste de la douceur ; son sourire est tendre. Nos corps en demande se collent l'un à l'autre de concert et je soupire d'extase. Je l'attire doucement sur mon torse et encercle le sien de mes bras, le rapprocher encore plus de moi, le sentir frissonner contre moi, sentir son souffle chaud contre mon cou, entendre ses gémissements qui commencent à passer la barrière de ses lèvres, voir ses yeux qui se ferment doucement. Pour la première fois, depuis bien longtemps, je ne veux pas dominer, je veux me laisser dominer et subir. Je remonte mes jambes doucement le long de ses hanches et resserre mon étreinte autour de son bassin, Bill comprends très vite et ne se fait pas attendre. Son entrée est suivie par un hurlement de douleur, mon hurlement. Je crispe mes doigts sur les draps, tourne la tête sur le côté, les larmes dévalent mes joues en me brûlant. Mon torse est secoué de spasmes, lorsque je sens la main de Bill me caresser tout le corps. Il se penche sur mon corps encore un peu plus et je sens sa langue tracer des dessins et des formes plus complexes les unes que les autres. Je frissonne et commence à me détendre, la douleur reflue et je peux profiter pleinement de la présence de Bill en moi. Je donne un coup de bassin, signe qu'il peut continuer. Ses vas et vient s'accélèrent et j'augmente notre plaisir, contractant volontairement mon entrée. Je vois Bill qui se retient de gémir, il est trop sex, comme ça, à se mordre la lèvre inférieure... Rien qu'à le voir, mon plaisir décolle un peu plus et je pousse un cri lorsque je sens sa main sur mon membre. C'est la première fois que je gémis autant, et surtout, la première fois que je gémis le prénom de mon partenaire. La volupté et la folie qui nous entourent nous entraînent dans un tourbillon de sensations tellement plus agréables les unes que les autres. Je n'avais jamais ressenti ça, tout est tellement différent. Soudain, dans un long gémissement rauque, je finis par me libérer, suivi de près par Bill. Son corps chaud et suffocant s'abat sur le mien et je couvre son corps de baisers, de coups de langues. Je finis par marquer son cou et un même sourire prend possession de nos lèvres. Je crois que je suis en train de tomber amoureux... Nos regards s'emmêlent, j'ai envie de lui dire « je t'aime », je ne sais pas pourquoi, je ne l'ai jamais dit et encore moins à un homme ! Il pose doucement un doigt sur mes lèvres avant que je n'aie pu dire quoi que ce soit et il chuchote doucement avant de m'embrasser :
Bill : ne dis rien, tu pourrais dire une ânerie et le regretter après...
Fin P.O.V Tom
Le blond s'était retourné sans un mot, la tête emplie d'étoiles et le c½ur gonflé d'espoir et d'amour. Il n'avait pas vu le sourire forcé de l'androgyne, il n'avait pas vu ses beaux yeux chocolats le contempler puis s'embuer peu à peu de larmes, il n'avait pas senti ses perles d'eau salée glisser dans son cou, il n'avait pas senti la douceur de ses lèvres se poser sur son front, puis sur sa bouche. Enfin, il n'a pas vu le brun, se relever et quitter en silence la chambre, après un dernier baiser. Il n'a pas entendu son « je t'aime Tom ». Non, il n'a rien vu, il n'a rien entendu. Il s'est juste endormi, un sourire éclatant aux lèvres, ses plus beaux rêves dansaient devant ses yeux. Lorsqu'il s'est réveillé le lendemain matin, il a d'abord cru à une blague, de mauvais goût certes, mais une simple plaisanterie. Cependant, après de nombreuses recherches infructueuses, il a du se rendre à l'évidence : Bill est parti. Son séjour s'est achevé dans une certaine morosité, une certaine langueur.
It was three AM when you woke me up (il était trois heures du matin lorsque tu m'as réveillé)
And we jumped in the car and drove as far as we could go (Et nous avons sauté dans la voiture et conduit aussi loin que nous pouvions)
Just to get away (juste pour s'en aller)
We talked about our lives (Nous avons parlé de nos vies)
Until the sun came up (jusqu'à ce que le soleil se lève)
And now I'm thinking about (et maintenant je pense à cela)
How I wish I could go back (comment je souhaiterais pouvoir revenir en arrière)
Just for one more day (juste pour un jour de plus)
One more day with you (un jour de plus avec toi)
Everytime I see your face (chaque fois que je vois ton visage)
Everytime you look my way (chaque fois que tu regardes dans ma direction)
It's like it all falls into place (plus rien n'a d'importance)
And everything feels right (tout va bien)
Ever since you walked away (depuis que tu es parti)
You left my life in disarray (tu as laissé ma vie en désordre)
All I want is one more day (tout ce que je veux c'est un jour de plus)
All I need is one more day with you (c'est tout ce dont j'ai besoin c'est un jour de plus avec toi)
When the car broke down (quand la voiture est tombée en panne)
We just kept walkin along (nous avons simplement marché à coté)
Til we hit this town (jusqu'à ce que nous arrivions dans cette ville)
There was nothing there at all (il n'y avait rien du tout la-bas)
But that was all okay (mais tout allait bien)
We spent all our money on stupid things (nous avons dépensé tout notre argent en choses stupides)
But if I looked back now, I'd probably give it all away (mais si je regarde en arrière maintenant je donnerai probablement tout)
Just for one more day (juste pour un jour de plus)
One more day with you (juste pour un jour de plus avec toi)
Everytime I see your face (chaque fois que je vois ton visage)
Everytime you look my way (chaque fois que tu regardes dans ma direction)
It's like it all falls into place (plus rien n'a d'importance)
And everything feels right (tout va bien)
Ever since you walked away (depuis que tu es parti)
You left my life in disarray (tu as laissé ma vie en désordre)
All I want is one more day (tout ce que je veux c'est un jour de plus)
All I need is one more day with you (c'est tout ce dont j'ai besoin c'est un jour de plus avec toi)
Now I'm sittin here, like we used to do (maintenant je suis assis ici comme nous avions l'habitude de le faire)
I think about my life and how now there's nothing I won't do (je pense à ma vie et maintenant il n'y a rien que je ne ferai)
Just for one more day (juste pour un jour de plus)
One more day with you (juste un jour de plus avec toi)
Everytime I see your face (chaque fois que je vois ton visage)
Everytime you look my way (chaque fois que tu regardes dans ma direction)
It's like it all falls into place (c'est comme si plus rien n'avait d'importance)
Everything feels right (Everything feels right) (tout va bien)
Everytime I hear your name (chaque fois que j'entends ton nom)
Everytime I feel the same (chaque fois je me sens pareil)
It's like it all falls into place (c'est comme si plus rien n'avait d'importance)
Everything feels right (tout va bien)
You walked away (tu es parti)
Just one more day (juste un jour de plus)
It's all I need, just one more day with you (c'est tout ce dont j'ai besoin un jour de plus avec toi)
P.O.V Tom :
Il ne me reste qu'un souvenir, une image aux traits flous et incertains, le goût de ses lèvres sur ma bouche, la douceur de ses gestes, sa voix qui gémit, ses yeux chocolat. Je ne peux que me raccrocher à des bribes, à des filaments ; je n'ai rien de concret. C'est comme lorsqu'on essaye de retenir l'eau entre ses doigts, elle fuit quand même et laisse les mains humides, une trace de son passage furtif ; Bill c'est pareil, il passe aussi vite que la lumière mais laisse une trace derrière lui. Combien de fois ai-je rêvé que j'arquais mon corps pour te sentir un peu plus en moi ? Combien de fois ai-je espéré ton retour ? Combien de fois m'as-tu dit « je t'aime » dans le monde de Morphée ? Je suis las Bill, las de t'attendre. Et pourtant, je continue d'espérer et de croire qu'un jour ma route croisera à nouveau la tienne. Cet été, je retourne au camping. Un an s'est écoulé, m'as-tu oublié ? Moi non. Sera tu là ? Moi oui. Je regarde par la fenêtre, pensif ; la route déroule sous les roue de la voiture son habituel tapis de bitume, quand finira-t-il ?! Heivy est au courant de tout, je n'ai pas pu garder ça pour moi plus longtemps... Elle pose sa main sur ma cuisse et chuchote :
Heivy : il sera là, j'en suis sûre.
J'acquiesce, une boule dans la gorge m'empêche de parler, un poids me pèse sur l'estomac. Soudain, pris de nausée, j'ordonne à mon père de s'arrêter et cours dans le bas côté vomir. Heivy est derrière moi, elle retient mes dreadlocks et me murmure des mots doux pour me calmer. Peu à peu je reprends un souffle normal, malgré les violents tremblements qui secouent encore mon corps.
Tom : j'ai besoin d'être seul, le camping n'est plus très loin, je vais continuer à pied, je vous rejoins là-bas.
Heivy : comme tu veux.
Puis ma s½ur remonte dans la voiture, le moteur redémarre et je les regarde s'éloigner. Je soupire et laisse mes larmes glisser en silence sur mes joues tandis que je m'enfonce dans la forêt qui borde la route. Après une demi-heure de marche, je distingue de loin le camping et mon c½ur accélère ses battements. Plus je suis proche de mon but et plus je redoute plus que tout de le voir. Soudain, une ombre familière quitte en catimini le camping. C'est lui, mon c½ur fait un bond et je cours pour le rejoindre. Il s'enfuit en direction de la plage et je le suis à distance, je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me pousse à ne pas me dévoiler, à le suivre discrètement. Il traîne un sac énorme avec lui, puis, il finit par s'arrêter dans le sable ; il ne marche pas très droit, quelque chose me dit qu'il n'est pas frais... All I need is one more day with you. Accorde moi juste ça. Alors que je suis encore en train de me battre pour savoir si je dois le rejoindre maintenant, je le vois sortir une seringue et un garrot. Mon sang ne fait qu'un tour et je me rue hors des bosquets dans lesquels j'étais dissimulé. Emporté par mon élan, je finis assis sur son bassin (il est couché sous moi), je lui arrache ses ustensiles des mains tout en lui hurlant dessus. Alors que je continue de libérer toute ma peine et ma rage, lui me sourit et sa main remonte redessiner les traits de mon visage, comme la première fois où on s'est rencontrés... Très vite mes yeux débordent de larmes et je vois que les siens sont dans le même état que moi. Et pourtant, à travers nos larmes, on se sourit. Je l'ai retrouvé. Je descends de son bassin et me couche à ses côtés, c'est à son tour de faire un geste. Je le vois hésiter, puis ne résistant pas, il vient se blottir dans mes bras. Mon c½ur explose c'est trop de bonheur... mais :
Tom : pourquoi être parti comme ça ?
Il demeure silencieux et se contente de déposer ses lèvres sur les miennes. Timidement, nos langues se retrouvent - enfin ! - et je tente de faire passer tout ce que je ressens pour lui. Je stoppe le baiser, plonge mon regard dans le sien - Gott, je voudrais m'y noyer !
Tom : réponds, s'il te plaît Bill...
Bill : on n'a pas le droit, Tom, on n'a pas le droit.
Tom : pas le droit de quoi ? Bill, s'il te plaît !
Bill : tu... je... Oh Tom, je t'ai retrouvé ! Mais... Tu dois savoir quelque chose sur nous deux. Tu es mon jumeau...
Tom : t'es drôle !
Bill : *baisse les yeux* ce n'est malheureusement pas une blague Tom. Je n'avais pas prévu que je tomberai amoureux de toi. C'est de la folie ! Je voulais juste retrouver mon jumeau, j'ai fait des tonnes de recherches pour ça et maintenant, regarde où ça nous a mené ! Je n'aurais jamais du chercher à te retrouver, si certaines choses sont cachées, elles devraient le rester à jamais. Je suis vraiment trop con !
Tom : eh, doucement Bill ! On est deux dans l'histoire, ne l'oublie pas !
Bill : mais ça ne te dégoûte pas ?!
Tom : je t'avoue que je n'ai pas trop eu le temps de digérer la nouvelle...
Bill : ouais, tu dis ça et après paf ! On jette le Bill. Ben, oui, deux jumeaux ne peuvent pas baiser ensemble ; c'est mal vu ! Et quand tu auras réaliser ça, tu ne m'approcheras pas... j'aurais donc deux fois plus perdu ! Putain, mais flinguez moi !
Il continue de s'agiter dans mes bras pendant une dizaine de minutes puis il se calme. Je le serre de plus en fort contre moi, je ne le laisserai pas partir. C'est mon jumeau et alors ?
Tom : je t'aime...
Je vois Bill qui se redresse et plonge ses yeux dans les miens, soutenir son regard, ne pas faiblir.
Bill : et ça ne dégoûte pas... ?
Tom : si tu m'aimes comme moi, alors je ne vois pas où est le problème, tu es le seul au courant et moi aussi maintenant. Qui pourrait nous juger ?
Bill : je t'aime aussi...
***
Il pose doucement un doigt sur mes lèvres avant que je n'aie pu dire quoi que ce soit et il chuchote doucement avant de m'embrasser :
Bill : ne dis rien, tu pourrais dire une ânerie et le regretter après...
Minute, j'ai l'impression d'avoir déjà vécu cette scène... Ma première nuit avec Bill. C'est quoi ce délire ?! J'ai fait un rêve ? Une prémonition ? Mais merde, on n'est pas dans Charmed ici ! Je me retourne, comme je l'ai fait dans ben... mon rêve, et fait semblant de dormir. Quelques minutes plus tard, je sens ses larmes glisser dans mon cou, puis ses lèvres sur mon front et enfin sur mes lèvres. Putain. Mon c½ur bat plus vite, je sais ce qu'il va faire, mais je ne sais pas ce que moi je dois faire ! Je sens le matelas se relever, de son côté, il vient de quitter le lit. J'ouvre discrètement un ½il et l'observe : il ramasse ses affaires éparpillées un peu partout, puis repasse à la salle de bains, se remaquille et saisit sa valise qu'il vient de boucler. Il ouvre la porte, se retourne une derrière fois vers moi et murmure, à peine audible : « je t'aime Tom ». J'ai l'impression de sortir d'une transe, sa voix m'électrise, je ne dois pas le laisser partir. Alors qu'il referme la porte derrière lui, je bondis hors du lit, enfile mon boxer et me rue hors de la chambre. Rah, mais il est où ce con ?! Je descends à l'accueil et l'aperçois, prêt à monter dans un taxi. Je pique un sprint, le c½ur battant, et saisit son poignet. Il se retourne, ses yeux s'agrandissent de surprise avant de s'humidifier visiblement. Je le serre dans mes bras et lui murmure :
Tom : je sais qui tu es, qui nous sommes. Plus la peine de fuir. Je t'aime, reste avec moi...
***
alors? je vous fait la mise en page plus tard (L)
EDIT : je suis désolée, la suite arrive dès que je peux, mais je suis en train de régler des problèmes familiaux; Le yaoi, oui, mais pas que ça. J'ai aussi écrit un autre OS mais étant donné du peu de commentaires sur les OS, je ne sais pas si je posterai, dîtes moi si vous voulez. Je suis sincèrement désolée de vous faire attendre comme ça, mais je ne peux pas écrire, j'y arrive pas et je ne veux pas vous livrer une suite baclée. Me comprenez vous ?
EDIT : une lectrice m'a demandée de mettre en ligne mon OS, donc je le ferai, ne serait-ce que pour elle et je passerai te prévenir miss (Th-connexion, c'est bien toi! ;-) ) croyez moi, je fais ce que je peux pour écrire mais là, je viens d'annoncer à ma mère que je partais vivre chez mon père, chose qu'elle n'a bien pris, cela va sans dire. Bref, je fais ce que je peux pour sortir la tête de l'eau mais c'est dur. Plus de trois semaines que je n'ai rien posté, je vpréviendrais toutes celles qui ont laissé une trace de leur passage et celles qui m'ont mise dans les favoris pour tenter de me faire pardonné un peu;
Marie, Camille, je vous aime.
Mood, tu m'manques.
bisous
Flow' qui vous aime toutes <33