Tom : Bill ? Mmmh ?
Bill : je reviens, je vais à la douche...
Je dépose un chaste baiser au coin de ses lèvres... Il râle, il en veut plus et je le sais. Bon, on va tenter de le dérider :
Bill : désolé mon c½ur, mais l'haleine au saut du lit, c'est pas l'idéal...
Tom : gnorf !
Je rigole et me glisse hors de la chambre, j'ai envie d'une douche, brûlante. J'ouvre la cabine de couche, pas besoin de me déshabiller, je suis déjà nu, pénètre à l'intérieur et allume le jet d'eau. Très vite, la buée envahit les parois de la douche, et je m'amuse à y faire des dessins, un c½ur... Soudain, un courant d'air froid vient me chatouiller la peau, je n'ai pas le temps de me retourner que deux mains se sont posées sur mes hanches. Le propriétaire de ces deux mains commence à me dévorer le cou, je le sens qui aspire ma peau... Bah voila ! Un suçon !
Bill : t'es chiant Tom... J'me vengerai...
Tom : hum... mais j'y compte bien...
Je me retourne et il m'embrasse. Je souris.
Bill : on fait quoi aujourd'hui ?
Tom : mmmh... on reste au lit ?
Bill : shopping ?
Tom : je l'attendais celle là !
Bill : roh !
Je lui tourne le dos et fais mine de bouder. J'en profite pour réfléchir : je connais Tom depuis à peine deux malheureuses semaines, mais j'ai l'impression d'avoir tant vécu avec lui. J'ai l'impression de le connaître par c½ur. Je sais quoi faire pour l'exciter, l'amuser... En y pensant bien, ça fait peur. Je ne connais Tom ni d'Eve ni d'Adam, et je lui accorde ma pleine confiance. Je suis fou ?
Tom : nan, mon c½ur, tu n'es pas fou, tu es amoureux...
Bill : * se retourne* hein ? O__O tu... tu as entendu ce que j'ai dit ? J'ai pensé tout haut ?
Tom : je... je sais pas vraiment. J'ai ressenti tous tes doutes, comme si c'était moi.
Bill : putain, c'est flippant...
Tom : ...
Bill : ...
Tom : je... euh...
Bill : voui ?
Tom : je peux te laver ?
Je ne réponds pas, je me contente de plonger mon regard dans le sien. Je voudrais me noyer dedans... Pour répondre à sa question, je me saisit du gel douche et m'en applique une généreuse quantité sur le corps, puis je me mets dos à lui, signe qu'il peut commencer. Il commence par mes épaules, puis descend sur mon torse, mon ventre, mon aine, ma... nan, il va pas le faire...
Bill : han ! Mmmh... Tooom...
Bah si, il l'a fait... Je ne vais pas me plaindre, hein ?! Tom augmente la vitesse de sa main sur mon membre, et je ne peux plus retenir mes gémissements... Dans un dernier cri rauque je me libère dans sa main, me retourne pour lui voler un baiser et vient entourer sa nuque de mes bras, dissimulant ma tête dans son cou.
Bill : je t'aime...
Tom : je veux bien qu'on aille faire du shopping...
Je sors ma tête de ses cheveux et le regarde droit dans les yeux :
Bill : vrai de vrai ?
Tom : ... à une condition !
Bill : j'aurai du m'en douter...
Tom : je veux un défilé personnel après...
Oh ! Mon Tomi, tu joues avec le feu... Tu ne sais même pas de quoi je suis capable... Un sourire étire mes lèvres :
Bill : hum... C'est d'accord...
Tom : mmmh... vivement ce soir alors...
Un dernier baiser, et je sors de la douche, nu comme un vers. Je sens le regard lourd de Tom, chargé d'envies, se perdre dans ma chute de reins. Il ne va jamais tenir ce soir... Je me glisse dans la chambre, enfile à la va vite un boxer, un jean et un tee-shirt, puis je retourne à la salle de bains : Tom est toujours en mode bug :
Bill : hey, Tomi ?
Tom : ...
Bill : allo la Terre appelle la Lune ?
Tom : ...
Bill : TOM ! BORDEL PRENDS MOI !! SAUTE MOI !!
Tom: O___O hein ? Qui ? Que ? Quoi ? Où ?
Bill : --'
Tom : Hu ?
Bill : y'a que ça qui te fait réagir ?! :@
Tom : je... euh... nan...
Bill : pff !
Je sors, vexé, de la salle d'eau. Je ne suis pas une pute, désolé. Et puis, pourquoi il est resté dans cette salle de bains de merde ?! Pourquoi il n'est pas sorti ? Et scheisse ! Tout mon maquillage est à la salle de bains, je fais comment moi ? Bon tant pis, il est hors de question que je sorte non maquillé. Je retourne, d'un pas décidé à la salle de bains : Tom me jauge du regard : il est paumé, ne sait pas quoi dire, quoi faire. Tout ce qu'il trouve à dire c'est :
Tom : t'as un putain de caractère quand même...
Bill : et alors ?!
Tom : bon, de un, je ne pense pas t'avoir traité, ne serait ce qu'une seule fois comme une pute. De deux, c'était quoi ta petite crise de tout à l'heure ?!
Bill : comment ça ? MA crise ? Je t'appelle, et toi tu ne réagis que quand je te dis de me sauter ! Je dois le prendre comment ?
Tom : c'est justement parce que ça ne te ressemble pas et que je sais que tu n'es pas prêt que j'ai réagis ! Ensuite, toi tu me chauffes comme pas deux, alors je préfère rester ici, calmer mes pulsions, mais tu reviens trente secondes plus tard et tu m'abois dessus ! Je pense que j'ai le droit de ne pas comprendre !!
Bill : je...euh... je ne l'avais pas vu sous cet angle.
Tom : de toute façon, depuis ce matin, tu es ailleurs. Tu sais quoi ? Je crois que toi, tu vas aller faire les magasins, seul. Moi je vais aller voir Georg, j'ai deux ou trois trucs à lui dire.
Bill : *air choqué/déçu* comme tu veux
Ma voix est froide. Je sors de la salle de bains, je n'ai même plus envie de me maquiller, personne à qui plaire. Je prends mes clés et claque la porte en sortant, assez fort pour faire trembler la maison. Comme je marche d'un pas rapide et énervé, je ne mets pas bien longtemps à atteindre le centre commercial. Je regrette amèrement de mettre froissé avec Tom. Je sais bien que je ne pensais pas un mot de ce que je lui ai dit, je sais bien qu'il ne me considère pas comme une pute, mais avec l'orgueil que j'ai, jamais je n'irai reconnaître que j'ai tort ! Hors de question ! Après tout, ce n'est pas plus mal que Tom et moi passions la matinée, séparés. A mon avis on a besoin de se retrouver seul, chacun de notre côté pour réfléchir à tout ça. C'est allé si vite... Alors que je suis plongé dans mes pensées, mon regard se pose sur la vitrine de mon magasin préféré et s'illumine. Je rentre, le carillon de la sonnette d'entrée résonne dans tout le magasin et Maddy, la vendeuse, m'apostrophe immédiatement lorsqu'elle m'aperçoit :
Maddy : Hey ! Bill ! Ca faisait longtemps !
Bill : salut ! Heu... désolé j'étais... occupé... ahem
Maddy : Tu sais que Kim est passée me voir ?
Bill : on est plus ensemble.
Maddy : O__o ? Que s'est-il passé ?
Bill : elle a choisit de me plaquer et est allée se consoler dans les bras de cet abruti de Nicolas.
Maddy : ah... et toi ? Ca va ? Enfin, je veux dire...
Bill : oui, j'ai trouvé mon bonheur... *sourire niais*
Maddy : hum... et avec laquelle ?
Bill : *vire au rouge en trente seconde* euh... je... c'est...
Maddy : ça y est ! Tu as enfin trouvé ta voix ! Mein Gott, je me demandais quand est ce que tu reconnaîtrais que tu es homosexuel !
Bill : comment le savais tu, alors que moi-même je n'en savais rien ?!
Maddy : dois je te rappeler ma sexualité ?
Bill : ah oui ! u__u
Maddy : il s'appelle ?
Bill : Tom... Mais on s'est disputé avant de partir.
Maddy : hum... à voir ta tête, c'est pour des conneries je suppose ?
Bill : tu supposes bien, c'est parti d'un quiproquo.
Maddy : ah. Si vous vous aimez vraiment, ce sera vite régler, crois moi !
Bill : j'espère... Bon, en attendant, j'ai besoin de ton aide, en rentrant je dois lui faire un défilé personnel, mais je n'ai plus rien de potable à me mettre... é_è
Maddy : lol ! Allez, vas dans la cabine, je t'amène ce que j'ai de mieux...
Je souris et dépose un baiser sonore sur sa joue. Elle est formidable et j'adore son magasin... Maddy me passe une dizaine de pantalons, deux fois plus de tee-shirt et autant de vestes... Je les essaye, tour à tour... Mein Gott !! Trop la classe ! Je sors, défile devant elle, je fais le pitre, je rigole, enfin bref, je m'amuse ! De nombreuses heures plus tard, je ressors, les bras chargés de multiples sacs, tous plus pleins les uns que les autres. Je rentre sans trop me presser, mais mon estomac me force néanmoins à accélérer le pas : je n'ai rien avaler ni ce matin, ni ce midi et il est... 18h00 ! Tu m'étonnes que j'aie faim. XD Je pousse la porte de la maison :
Bill : Tom ?
Pas de réponse. Il doit encore être chez Georg... Je balance mes paquets, assez violement dans ma chambre et redescends à la cuisine, fulminant toujours... je ne suis quand même pas jaloux ?! Qui plus est de Georg ?! Bon, Tom ! Tu ramènes tes fesses ?! J'inspire pour me calmer les nerfs et attrape un bol dans lequel je me verse une généreuse quantité de céréales... Des céréales à six heure du soir, on aura tout vu... -__-" N'empêche, va falloir que je sorte faire les courses, le frigo se vide, lentement mais sûrement... Après avoir fini mon "goûter", je me décide à appeler Tom :
Tom : allo ?
Bill : nan à l'huile !
Tom : Bill ?
Bill : qui veux tu que ce soit ?
Tom : ...
Bill : c'est bien ce que je disais.
Tom : tu appelles pour ?
Quoi ?!
Bill : ça gêne tant que ça que je te téléphone ?
Tom : ben... jsuis occupé là...
Bill : Ok. Je suis de trop quoi ?
Tom : ...
Quel connard ! Il ne répond pas et je préfère raccrocher avant que mes paroles ne dépassent ma pensée. Il est hors de question que je me laisse faire, je déteste que l'on me dissimule des choses, je pensais que Tom aurait compris. Je renfile ma veste, et marche d'un pas énergique vers la maison de Georg. Mais au fur et à mesure que j'approche, je ralentis. Je n'ai pas envie de me prendre la tête avec Tom, et je sais très bien que si j'y vais maintenant, ça risque de partir en ding dong. Je fais donc demi tour et retourne chez moi, malgré tout blessé de l'attitude de Tom. Lui qui semblait si heureux à mes côtés a choisi de passer son temps avec d'autres. Ca fait mal. Je jette mes clés d'un geste las sur la table de la cuisine, puis monte à la salle de bains me faire couler un bain chaud. J'ai besoin de me détendre. Je me déshabille et noue une serviette autour de ma taille. Puis je vais dans ma chambre, récupère un CD de musique calme et des bougies aux senteurs diverses et variées. Une fois à nouveau dans la salle d'eau, j'installe les bougies et met le lecteur en route. La douce musique qui s'échappe des baffles m'apaise et je me détends. Alors que je m'apprête à me glisser dans l'eau mousseuse, la porte d'entrée claque, me faisant sursauter. A tous les coups, c'est Tom... Je fais quoi ? Je fais comme si je n'avais pas entendu et je prends mon bain ? Ou bien je lui propose de prendre le bain avec moi ? Vu son attitude de tout à l'heure, je préfère éviter la confrontation, et me glisse dans l'eau. L'eau me recouvre jusqu'aux épaules à peu près, c'est bon, je ferme mes yeux sous le plaisir évident... A travers ma musique, j'entends l'escaliers qui grince : Tom est sur le palier. Je ne sais pas pourquoi, mais mon rythme cardiaque s'accélère, je stresse.
Tom : Bill ?
Bill : je suis... euh... je prends un bain...
Tom : ...
Bill : ...
Je lui dis ou je ne lui dis pas ?
Bill : c'est bon, tu peux entrer.
La poignée s'abaisse et Tom apparaît sur le pas de la porte, un sourire gêné, presque forcé, aux lèvres. Aucun des deux ne parle, un silence lourd en sous entendus s'installe.
Bill : tu peux fermer la porte... j'ai froid...
Il s'exécute, se retourne et on dit d'une même voix :
Tom & Bill : désolé pour tout à l'heure.
Je lui souris, puis on éclate d'un rire franc. C'est comme si l'on me retirait un énorme poids de la poitrine, je respire plus facilement.
Bill : Tom ?
Tom : mmmh ?
Bill : j'ai froid, tu ne veux pas me rejoindre ?
Tom me regarde, surpris. Je lui fais un de mes plus beau sourire, pour lui faire comprendre que je suis sérieux. Il retire ses vêtements, et se glisse dans l'eau encore chaude, entre mes jambes. Seule ma musique trouble le silence, j'entreprends de faire ruisseler de l'eau sur son corps.
Bill : alors, t'as passé une bonne journée ?
Tom : ça va... et toi ? T'as trouvé ce que tu voulais ?
Bill : dans l'ensemble oui.
Nouveau silence. J'arrête de jouer avec l'eau. Je ne comprends pas. J'ai l'impression qu'un fossé s'est installé entre nous.
Bill : qu'est ce qui se passe Tom ?!
Tom : je ne sais pas Bill, je ne sais pas.
Bill : pourquoi tout a changé ? Pourquoi j'ai l'impression que tu fais la gueule ?
Tom : je me sens mal...
Bill : *se radoucit* tu veux en parler ?
Tom : il n'y a que toi qui puisses m'aider, étant donné que c'est à cause de toi que je suis si mal.
Bill : hein ?
Tom : je n'arrive plus à te toucher depuis que je sais ce qu'il t'est arrivé. J'ai besoin de comprendre.
Bill : et ce matin ? Sous la douche ? Tu m'as bien touché ?
Tom : je...
Bill : tu t'es forcé ?
Tom : en quelque sorte, oui.
Bill : é_è
Tom : ne pleure pas mon ange...
Il veut tout savoir ? Très bien !
Bill : tu veux savoir ? Eh bien, ouvre grand tes oreilles Tom ! Il y a trois ans, une bande de mecs a commencé à me frapper, mais ça tu le sais déjà. Pendant trois ans, ils s'en sont maintenus à ça. Même si parfois, ils faisaient des allusions bizarres, ils m'appelaient leur "pute". Le dernier jour des cours, ils m'ont attendu à la sortie des cours, m'ont mis un couteau sous la gorge et le chef des trois m'a ordonné de leur faire un streap tease une fois chez lui. J'ai paniqué. J'ai voulu m'enfuir mais ils m'ont rattrapé, et il m'a chuchoté à l'oreille que si je faisais tout correctement, il ne m'arriverait rien. Alors je les ai suivi, la peur au ventre. J'ai fait ce qu'ils m'ont demandé, et là tout a dérapé. Le plus vieux s'est jeté sur moi, a arraché mes habits violemment, pendant qu'un second me forçait à le... à le sucer. Puis... ils m'ont pénétré. Chacun leur tour. La suite, c'est Gustav et Georg qui me l'ont racontée. Je me suis évanoui, lorsque le troisième venait de me violer. Ensuite c'est le trou noir.
Ma voix s'éteint. Je m'en veux de lui avoir tout dit. Je n'aurai jamais du. Déjà avant, sans savoir, il ne voulait plus me toucher, alors maintenant, je ne préfère pas imaginer. Je ferme les yeux, tentant de retenir mes larmes qui dévalent mes joues en les brûlant. Mes mains sont sur les rebords de la baignoire, je ne peux pas toucher Tom, il me repousserait. Et pourtant... Je le sens qui bouge contre moi, mais je conserve mes yeux clos, je ne veux pas voir son regard emplit de dégoût. De l'eau salée s'échappe encore de mes yeux, pourtant fermés, et je sens la main de Tom les chasser. Main qui redessine mes lèvres, mon nez, puis qui vient se loger dans mon cou... Ses lèvres, qui se déposent sur les miennes, comme une preuve d'amour, comme un serment. Sa langue, qui caresse mes lèvres, qui s'ouvrent et laissent la passer, pour aller retrouver la mienne pour un baiser tout en douceur. On se sépare et je me décide enfin à affronter la réalité et à ouvrir les yeux. Tom a pleuré. Il est maintenant sur moi, et cale sa tête dans mon cou. Je fais de même, et l'on reste là, un long moment, enlacés l'un contre l'autre. Si bien que l'on finit par s'endormir, et lorsqu'on émerge, une grande partie de l'eau a disparu. Je secoue Tom en douceur :
Bill : Tomi ?
Tom : mmmh... jsuis bien làààà...
Bill : mon c½ur, y'a presque plus d'eau –'
Tom : Ok... on sort.
La plupart des bougies se sont éteintes et la musique s'est arrêtée. Je me sens mieux d'avoir parlé à Tom. On est tout les deux hors de l'eau, en tenue d'Adam.
Bill : merci...
Tom : de quoi ?
Bill : de m'avoir forcé à parler.
Tom : je t'aime et j'ai envie que tu t'en sortes... Que tu passes à autre chose.
Je me retourne et plante un regard pervers dans le sien, que je devine à peine, du fait du peu de lumière.
Bill : à toi par exemple ?
Tom se rapproche et pose ses mains sur mes hanches.
Tom : entre autres, oui.
Bill : tu le veux toujours ton défilé personnel ?
Ses yeux s'illuminent lorsque je prononce ces mots, et ses mains encerclent un peu plus ma taille, collant nos bassins.
Tom : mmmh... bien sûr que je veux...
Bill : alors reste ici, je vais régler quelques trucs. Profites en pour te rhabiller.
Tom : mmmh... dépêches toi Bill...
Je souris, l'embrasse une dernière fois et cours m'enfermer dans ma chambre. Je sais exactement quoi faire, tout est déjà prêt. Je monte un paravent contre mon armoire et y dissimule la totalité de mes vêtements neufs. J'insère le CD dans la chaîne hifi, et diminue l'intensité de la lumière. Bon, en première tenue, je mets quoi ? J'opte pour un ensemble électrique : un pantalon rayé noir et blanc, un tee-shirt imprimé aux couleurs vives et une veste blanche. Puis je retourne chercher Tom à la salle de bains, je me cache derrière la porte :
Bill : Tom ?
Tom : oui ?
Bill : vas dans la chambre, tu t'assoies sur le lit et tu ne bouges plus.
Tom : ok.
Tom quitte la pièce et je peux enfin y pénétrer. Je lisse mes cheveux, me maquille du mieux que je peux et me parfume. Je jette un dernier coup d'½il dans la glace : je me trouve pas mal. Une grande inspiration et c'est partis ! Je me glisse dans la chambre par le porte entre baillée. Tom est sur le lit, allongé, les bras croisés derrière la tête. Je commence mon show, j'avance vers lui, puis au moment où je m'apprête à l'embrasser, je pose un doigt sur ses lèvres, plonge mon regard dans le sien, puis recule. Je me réfugie derrière mon paravent et me change. Puis je recommence, Tom a l'air d'apprécier, à voir sa tête... =D J'enfile ma dernière tenue, choisie spécialement pour l'occasion : un jean noir très moulant, une chemise blanche presque transparente, qui laisse apercevoir mon torse. Avant de sortir, je lance la musique et me met à chanter :
Je sais ce que je veux et je ne le veux qu'avec toi
Komm ich hab' keine Angst
Viens je n'ai pas peur
Ich weiss was ich will und ich will es jetzt und hier
Je sais ce que je veux et je le veux ici et maintenant
Wir warten schon so lang
Nous attendons depuis longtemps déjà
Je sais ce que je veux et ce que je veux c'est toi
Ich freu mich schon auf dich
Je me réjouis à l'avance de toi (de ton corps)
Ich weiss was ich will und ich greife heute zu
Je sais ce que je veux et je me saisis d'aujourd'hui (sous entendu : je le veux aujourd'hui)
Ich bin für dich gefährlich
Je prends des risques pour toi
Küss mich... Küss mich
Embrasse moi... Embrasse moi
Tom : pourquoi tu me regardes comme ça mon c½ur ?
Bill : je te trouve beau, c'est tout.
Tom se redresse, si bien que l'on est maintenant face à face :
Tom : et qu'est ce que tu aimes chez moi ?
Bill : j'aime... hum... *se gratte le nez* ton odeur, ta peau sucrée *lui embrasse l'épaule*, tes yeux chocolats, tes lèvres douces *caresse ses lèvres avec son doigt*. J'aime aussi quand tu me souris, quand tu me regardes avec des yeux amoureux, quand je vois dans ton regard que tu as envie de moi, que tu me désires. J'aime quand tu me murmure "je t'aime" à l'oreille, j'aime quand tu me touches, j'aime quand tu me caresses. J'aime me blottir dans tes bras, j'aime me savoir protégé et aimé, j'aime dormir avec toi. J'aime tous nos moments complices, j'aime t'écouter jouer de la guitare...
Tom : ...
Bill : et toi ? Qu'aimes tu chez moi ?
Tom : j'aime ton physique ambiguë, tes yeux semblables aux miens, tes lèvres que je voudrais embrasser chaque seconde, ton nez si fin, tes mains manucurées. J'aime tes cheveux aussi noir que l'ébène et ton regard vif. J'aime le son de ta voix qui me fait frémir, j'aime sentir tes mains sur mon corps, j'aime te donner du plaisir. J'aime t'avoir dans mes bras, te protéger comme un grand frère, j'aime coller mon corps au tien. J'aime ta personnalité aussi changeante qu'un caméléon, j'aime quand tu me dis "je t'aime", j'aime quand tu joues avec moi. J'aime quand je vois que tu me désires, j'aime te voir en extase.
La voix de Tom meurt dans la chambre et le silence reprends pour quelques instants le contrôle. Lentement, je remonte mes mains le long du torse de Tom, redessinant chaque abdos, chaque muscle et vient poser ma main sur son c½ur. C½ur que je sens battre à l'unisson du mien. Nos visages se rapprochent et dans un même ensemble nos lèvres se scellent en un baiser. Tom nous rallonge, moi sur lui sur le lit en douceur. Il remonte ses jambes, les enroulant comme deux serpents autour de mon bassin, et se redresse suffisamment pour me chuchoter à l'oreille :
Tom : fais moi l'amour Bill...
Je stoppe tous mouvements et le regarde inquiet, il ne sait pas la douleur que ça engendre.
Bill : non, Tom...
Tom : s'il te plaît Bill, tu comprendras alors que quand c'est fait par amour, la souffrance ne s'invite pas.
Bill : je vais te faire mal, Tom...
Tom : fais le pour moi. T'as du lubrifiant ? [ahem... Tom, tu casses un peu tout là... !]
Bill : je... euh... oui... dans le tiroir à côté de toi...
Je vire au rouge en une fraction de seconde, Tom me sourit et m'embrasse pour me rassurer. Je le vois qui se saisit du tube et le pose sur ma table de chevet, à portée de main. Je ne sais pas comment procéder... je panique totalement. Tom s'en aperçoit et porte mes doigts à sa bouche, les léchant avec avidité, une lueur perverse dans le regard. Je me détends et mon excitation est à son comble à sa vue. J'ai compris ce que Tom attendait de moi, et ce n'est qu'à contre c½ur que je retire mes doigts de sa bouche et les dirige vers son intimité. J'y insère un premier doigt, le remue, puis un second. A chaque fois, c'est pareil, Tom se crispe puis se détend.
Tom : c'est bon... han... vas y...
Voyant que je ne réagis pas, Tom attrape le lubrifiant et m'en applique sur ma fierté tendue. Puis il resserre son emprise avec ses jambes et remonte son bassin, de sorte que ma virilité soit au niveau de son entrée. J'ai peur...
Tom : je suis là. Tout va bien se passer mon c½ur. Je ne veux faire qu'un avec toi.
Bill : si t'as mal, je me stoppe... d'accord ?
Tom ne me répond pas et se contente d'acquiescer d'un hochement de tête. J'inspire une nouvelle fois et commence à rentrer en Tom, avec des gestes lents et précautionneux. Le visage de Tom se crispe dans une moue de douleur. Il souffre, je le sais, je le sens. Je vais pour me retirer, mais Tom enroule fermement ses jambes autour de mon bassin, me forçant à avancer un peu plus.
Tom : ne te retire pas... continues
Bill : mais Tom, tu as mal...
Tom : ça va passer...
Je ne discute pas et poursuit ce que j'ai commencé. J'arrive enfin au bout et entame lentement le chemin du retour... Un gémissement de plaisir passe la barrière des lèvres closes de Tom... gémissement qui m'excite. Un coup de bassin de Tom m'indique que je peux accélérer. Peu à peu, le rythme augmente, le plaisir et les gémissements aussi. Je me saisit de la fierté de Tom et entame des vas et vient réguliers. Je suis bien en Tom, c'est étroit et chaud... Un ultime coup de reins et c'est fini. Je me déverse en lui et lui entre nos deux corps. Je me retire, nous arrachant un dernier gémissement, et m'effondre, épuisé et vidé sur le corps en sueur de Tom. On récupère tant bien que mal une respiration normale, puis je viens me blottir face à lui, dans ses bras qui entourent ma taille. Ma tête dans son cou, la sienne dans le mien, profitant chacun de la simple présence de l'autre.
Bill : je t'aime Tomi...
Tom : Moi aussi Billou, moi aussi...
voilàààààààà ! La suite !!! xD
avec une pensée tout spéciale pour Mood, un petit chapitre tout guimauve ;) jtdr <33 allez, courage !!!
bon, je n'ai pas grand chose à blablater, à part que je suis malade comme pas deux et que je ne fais que tousser --' mais sinon, c'est les vacances !! Yeah, bac blanc à réviser --' xD
bon, maggle et réponse aux coms :
0o-montagestokiohotel-o0 : tkt, c'est pas grave si tu ne fais pas des coms consctructifs, le tout c'est que tu en laisses ;) Pourquoi tu dis que certaines filles n'ont pas aimé ? Oo
x-web-yaoi-x : tu ne peux pas savoir à quel point ton commentaire m'a touchée... j'aime faire passer des émotions, et j'aime pleurer... xD jsuis un peu gnangnan sur les bords et très émotive... ca aide ! En tout cas merci, j'ai beaucoup apprécié ton commentaire...
latiiteflo : merci de me dire que j'ai don pour l'écriture, ça m'fait plaisir =D Mais bon, je me vois mal aller voir ma mère : "maman, tu veux bien lire s'il te plait ?" ca risque de pas passer... xD
oOoTomLovesBilloOo : ta fic m'aura faite chialer jusqu'au bout u__u lol ! J'en avais marre d'un Tom toujours méchant qui maltraite Bill, pourquoi pas un peu de romantisme, hein ? Même si cela ne veut pas forcément dire que tout ira pour le mieux... *chuuuuuuuuuutt ! *
yaoiimagine : t'avais prévu aussi que Bill serait malade ? mdr ... t'as vu les draps mouillés, c'est pas le pied... xD maintenant, tu sais tout du viol de Bill...
heart-of-lilith : moi aussi, j'aime bien le personnage de Tom... c'est clair ras le bol du bourreau des <33 !! bon concert... jpense à toi, là c'est le 29/10 et il est 21h23, le concert doit toucher à sa fin, avec les paillettes *__*
billxtom-Stille : ce coup ci, il est long le chap, hein ? xD bon, je vais lire ta suite... t'as posté alors... hihhi !
Drittewelt : c'est clair que l'allemagne n'est pas le pays le plus chaud, mais là c'est le mois de juillet, donc ça va ! XD
Leben-nicht-Paradies : un piscine avec les twins, c'est encore mieux hein ? lol au fait, ton concert ?
MaryK : ma chiwiiiii !! <33 croise les doigts pour qu'ils repassent en février... *espère fort*
merci à th-moogs, ToriAnne, fictionyaoitombill, cocktail-saveur-th (arrêtes les chocapics xD), Camouille82 pour leur commentaires <33
AVIS A TOUTES LES LECTRICES : vous allez coumzoumer làààààà et hop hop !!! <33
EDIT : ouh la honte... *part se cacher sous sa couette en courant*
je suis désolée, je n'ai pas donné de news pendant un long moment... :s
promis, je vous mets la suite ce soir et avec peut-être une surprise... hey hey ! ;D
au fait, quelqu'un a t'il vu la douche que les TH ont pris aux MTV EMA ?? Sérieux, le show était énorme mais j'étais écroulée de rire à la fin... La tête de Bill... La coiffure qui retombe... xD N'empêche, jsuis trop contente, ils ont gagné !!!!! Bon, maggle, je file lire vos fics ^__^"
kiss et à ce soir...
EDIT 2 : Mauvaise nouvelle... Je voulais poster ma suite ce soir, masi l'ordi de mes gds parents n'arrive pas à détecter mon mp3... T___T Y'a des fois j'vous jure, j'suis maudite, c'esy pas possible !
je vais péter une durite là... Jpeux mm pas écrire la suite ! Tout est sur ma clé... é___è *en mode déprime*
j'en ai marre, pour celle qui sont venues, je vous ai fait de (faux) espoirs... encore désolée... Ma p'tite Marinette... *part se planquer* jsuis désolée :s
bon, ben... bonne nuit... putain, j'ai la haine, si vous saviez... è__é