Chap XIV : Du bist bei mir, ich bin bei dir (tu es en moi, je suis en toi)

Chap XIV : Du bist bei mir, ich bin bei dir (tu es en moi, je suis en toi)
Une main caresse mon dos avec amour... mmmh... Pas envie de me réveiller, je suis bien moi là. La main continue sa descente et vient s'arrêter sur ma hanche, un frisson me parcourt, j'ai la chair de poule. Tom vient coller son corps, bouillant soit dit en passant, au mien, gelé. Je frissonne et claque des dents, mais de froid cette fois ci. Tom s'en aperçoit et vient entourer ma taille de ses bras, nichant sa tête dans mon cou. Hum... je... et scheisse ! Faut que je sorte, j'ai vraiment trop froid, les draps sont glacés... quelle idée de dormir dedans, trempés comme on l'était ! Je me dégage de l'étreinte de Tom, qui grogne :

Tom : Bill ? Mmmh ?
Bill : je reviens, je vais à la douche...


Je dépose un chaste baiser au coin de ses lèvres... Il râle, il en veut plus et je le sais. Bon, on va tenter de le dérider :

Bill : désolé mon c½ur, mais l'haleine au saut du lit, c'est pas l'idéal...
Tom : gnorf !


Je rigole et me glisse hors de la chambre, j'ai envie d'une douche, brûlante. J'ouvre la cabine de couche, pas besoin de me déshabiller, je suis déjà nu, pénètre à l'intérieur et allume le jet d'eau. Très vite, la buée envahit les parois de la douche, et je m'amuse à y faire des dessins, un c½ur... Soudain, un courant d'air froid vient me chatouiller la peau, je n'ai pas le temps de me retourner que deux mains se sont posées sur mes hanches. Le propriétaire de ces deux mains commence à me dévorer le cou, je le sens qui aspire ma peau... Bah voila ! Un suçon !

Bill : t'es chiant Tom... J'me vengerai...
Tom : hum... mais j'y compte bien...


Je me retourne et il m'embrasse. Je souris.

Bill : on fait quoi aujourd'hui ?
Tom : mmmh... on reste au lit ?
Bill : shopping ?
Tom : je l'attendais celle là !
Bill : roh !


Je lui tourne le dos et fais mine de bouder. J'en profite pour réfléchir : je connais Tom depuis à peine deux malheureuses semaines, mais j'ai l'impression d'avoir tant vécu avec lui. J'ai l'impression de le connaître par c½ur. Je sais quoi faire pour l'exciter, l'amuser... En y pensant bien, ça fait peur. Je ne connais Tom ni d'Eve ni d'Adam, et je lui accorde ma pleine confiance. Je suis fou ?

Tom : nan, mon c½ur, tu n'es pas fou, tu es amoureux...
Bill : * se retourne* hein ? O__O tu... tu as entendu ce que j'ai dit ? J'ai pensé tout haut ?
Tom : je... je sais pas vraiment. J'ai ressenti tous tes doutes, comme si c'était moi.
Bill : putain, c'est flippant...
Tom : ...
Bill : ...
Tom : je... euh...
Bill : voui ?
Tom : je peux te laver ?


Je ne réponds pas, je me contente de plonger mon regard dans le sien. Je voudrais me noyer dedans... Pour répondre à sa question, je me saisit du gel douche et m'en applique une généreuse quantité sur le corps, puis je me mets dos à lui, signe qu'il peut commencer. Il commence par mes épaules, puis descend sur mon torse, mon ventre, mon aine, ma... nan, il va pas le faire...

Bill : han ! Mmmh... Tooom...

Bah si, il l'a fait... Je ne vais pas me plaindre, hein ?! Tom augmente la vitesse de sa main sur mon membre, et je ne peux plus retenir mes gémissements... Dans un dernier cri rauque je me libère dans sa main, me retourne pour lui voler un baiser et vient entourer sa nuque de mes bras, dissimulant ma tête dans son cou.

Bill : je t'aime...
Tom : je veux bien qu'on aille faire du shopping...


Je sors ma tête de ses cheveux et le regarde droit dans les yeux :

Bill : vrai de vrai ?
Tom : ... à une condition !
Bill : j'aurai du m'en douter...
Tom : je veux un défilé personnel après...


Oh ! Mon Tomi, tu joues avec le feu... Tu ne sais même pas de quoi je suis capable... Un sourire étire mes lèvres :

Bill : hum... C'est d'accord...
Tom : mmmh... vivement ce soir alors...


Un dernier baiser, et je sors de la douche, nu comme un vers. Je sens le regard lourd de Tom, chargé d'envies, se perdre dans ma chute de reins. Il ne va jamais tenir ce soir... Je me glisse dans la chambre, enfile à la va vite un boxer, un jean et un tee-shirt, puis je retourne à la salle de bains : Tom est toujours en mode bug :

Bill : hey, Tomi ?
Tom : ...
Bill : allo la Terre appelle la Lune ?
Tom : ...
Bill : TOM ! BORDEL PRENDS MOI !! SAUTE MOI !!
Tom: O___O hein ? Qui ? Que ? Quoi ? Où ?
Bill : --'
Tom : Hu ?
Bill : y'a que ça qui te fait réagir ?! :@
Tom : je... euh... nan...
Bill : pff !


Je sors, vexé, de la salle d'eau. Je ne suis pas une pute, désolé. Et puis, pourquoi il est resté dans cette salle de bains de merde ?! Pourquoi il n'est pas sorti ? Et scheisse ! Tout mon maquillage est à la salle de bains, je fais comment moi ? Bon tant pis, il est hors de question que je sorte non maquillé. Je retourne, d'un pas décidé à la salle de bains : Tom me jauge du regard : il est paumé, ne sait pas quoi dire, quoi faire. Tout ce qu'il trouve à dire c'est :

Tom : t'as un putain de caractère quand même...
Bill : et alors ?!
Tom : bon, de un, je ne pense pas t'avoir traité, ne serait ce qu'une seule fois comme une pute. De deux, c'était quoi ta petite crise de tout à l'heure ?!
Bill : comment ça ? MA crise ? Je t'appelle, et toi tu ne réagis que quand je te dis de me sauter ! Je dois le prendre comment ?
Tom : c'est justement parce que ça ne te ressemble pas et que je sais que tu n'es pas prêt que j'ai réagis ! Ensuite, toi tu me chauffes comme pas deux, alors je préfère rester ici, calmer mes pulsions, mais tu reviens trente secondes plus tard et tu m'abois dessus ! Je pense que j'ai le droit de ne pas comprendre !!
Bill : je...euh... je ne l'avais pas vu sous cet angle.
Tom : de toute façon, depuis ce matin, tu es ailleurs. Tu sais quoi ? Je crois que toi, tu vas aller faire les magasins, seul. Moi je vais aller voir Georg, j'ai deux ou trois trucs à lui dire.
Bill : *air choqué/déçu* comme tu veux


Ma voix est froide. Je sors de la salle de bains, je n'ai même plus envie de me maquiller, personne à qui plaire. Je prends mes clés et claque la porte en sortant, assez fort pour faire trembler la maison. Comme je marche d'un pas rapide et énervé, je ne mets pas bien longtemps à atteindre le centre commercial. Je regrette amèrement de mettre froissé avec Tom. Je sais bien que je ne pensais pas un mot de ce que je lui ai dit, je sais bien qu'il ne me considère pas comme une pute, mais avec l'orgueil que j'ai, jamais je n'irai reconnaître que j'ai tort ! Hors de question ! Après tout, ce n'est pas plus mal que Tom et moi passions la matinée, séparés. A mon avis on a besoin de se retrouver seul, chacun de notre côté pour réfléchir à tout ça. C'est allé si vite... Alors que je suis plongé dans mes pensées, mon regard se pose sur la vitrine de mon magasin préféré et s'illumine. Je rentre, le carillon de la sonnette d'entrée résonne dans tout le magasin et Maddy, la vendeuse, m'apostrophe immédiatement lorsqu'elle m'aperçoit :

Maddy : Hey ! Bill ! Ca faisait longtemps !
Bill : salut ! Heu... désolé j'étais... occupé... ahem
Maddy : Tu sais que Kim est passée me voir ?
Bill : on est plus ensemble.
Maddy : O__o ? Que s'est-il passé ?
Bill : elle a choisit de me plaquer et est allée se consoler dans les bras de cet abruti de Nicolas.
Maddy : ah... et toi ? Ca va ? Enfin, je veux dire...
Bill : oui, j'ai trouvé mon bonheur... *sourire niais*
Maddy : hum... et avec laquelle ?
Bill : *vire au rouge en trente seconde* euh... je... c'est...
Maddy : ça y est ! Tu as enfin trouvé ta voix ! Mein Gott, je me demandais quand est ce que tu reconnaîtrais que tu es homosexuel !
Bill : comment le savais tu, alors que moi-même je n'en savais rien ?!
Maddy : dois je te rappeler ma sexualité ?
Bill : ah oui ! u__u
Maddy : il s'appelle ?
Bill : Tom... Mais on s'est disputé avant de partir.
Maddy : hum... à voir ta tête, c'est pour des conneries je suppose ?
Bill : tu supposes bien, c'est parti d'un quiproquo.
Maddy : ah. Si vous vous aimez vraiment, ce sera vite régler, crois moi !
Bill : j'espère... Bon, en attendant, j'ai besoin de ton aide, en rentrant je dois lui faire un défilé personnel, mais je n'ai plus rien de potable à me mettre... é_è
Maddy : lol ! Allez, vas dans la cabine, je t'amène ce que j'ai de mieux...


Je souris et dépose un baiser sonore sur sa joue. Elle est formidable et j'adore son magasin... Maddy me passe une dizaine de pantalons, deux fois plus de tee-shirt et autant de vestes... Je les essaye, tour à tour... Mein Gott !! Trop la classe ! Je sors, défile devant elle, je fais le pitre, je rigole, enfin bref, je m'amuse ! De nombreuses heures plus tard, je ressors, les bras chargés de multiples sacs, tous plus pleins les uns que les autres. Je rentre sans trop me presser, mais mon estomac me force néanmoins à accélérer le pas : je n'ai rien avaler ni ce matin, ni ce midi et il est... 18h00 ! Tu m'étonnes que j'aie faim. XD Je pousse la porte de la maison :

Bill : Tom ?

Pas de réponse. Il doit encore être chez Georg... Je balance mes paquets, assez violement dans ma chambre et redescends à la cuisine, fulminant toujours... je ne suis quand même pas jaloux ?! Qui plus est de Georg ?! Bon, Tom ! Tu ramènes tes fesses ?! J'inspire pour me calmer les nerfs et attrape un bol dans lequel je me verse une généreuse quantité de céréales... Des céréales à six heure du soir, on aura tout vu... -__-" N'empêche, va falloir que je sorte faire les courses, le frigo se vide, lentement mais sûrement... Après avoir fini mon "goûter", je me décide à appeler Tom :

Tom : allo ?
Bill : nan à l'huile !
Tom : Bill ?
Bill : qui veux tu que ce soit ?
Tom : ...
Bill : c'est bien ce que je disais.
Tom : tu appelles pour ?


Quoi ?!

Bill : ça gêne tant que ça que je te téléphone ?
Tom : ben... jsuis occupé là...
Bill : Ok. Je suis de trop quoi ?
Tom : ...


Quel connard ! Il ne répond pas et je préfère raccrocher avant que mes paroles ne dépassent ma pensée. Il est hors de question que je me laisse faire, je déteste que l'on me dissimule des choses, je pensais que Tom aurait compris. Je renfile ma veste, et marche d'un pas énergique vers la maison de Georg. Mais au fur et à mesure que j'approche, je ralentis. Je n'ai pas envie de me prendre la tête avec Tom, et je sais très bien que si j'y vais maintenant, ça risque de partir en ding dong. Je fais donc demi tour et retourne chez moi, malgré tout blessé de l'attitude de Tom. Lui qui semblait si heureux à mes côtés a choisi de passer son temps avec d'autres. Ca fait mal. Je jette mes clés d'un geste las sur la table de la cuisine, puis monte à la salle de bains me faire couler un bain chaud. J'ai besoin de me détendre. Je me déshabille et noue une serviette autour de ma taille. Puis je vais dans ma chambre, récupère un CD de musique calme et des bougies aux senteurs diverses et variées. Une fois à nouveau dans la salle d'eau, j'installe les bougies et met le lecteur en route. La douce musique qui s'échappe des baffles m'apaise et je me détends. Alors que je m'apprête à me glisser dans l'eau mousseuse, la porte d'entrée claque, me faisant sursauter. A tous les coups, c'est Tom... Je fais quoi ? Je fais comme si je n'avais pas entendu et je prends mon bain ? Ou bien je lui propose de prendre le bain avec moi ? Vu son attitude de tout à l'heure, je préfère éviter la confrontation, et me glisse dans l'eau. L'eau me recouvre jusqu'aux épaules à peu près, c'est bon, je ferme mes yeux sous le plaisir évident... A travers ma musique, j'entends l'escaliers qui grince : Tom est sur le palier. Je ne sais pas pourquoi, mais mon rythme cardiaque s'accélère, je stresse.

Tom : Bill ?
Bill : je suis... euh... je prends un bain...
Tom : ...
Bill : ...


Je lui dis ou je ne lui dis pas ?

Bill : c'est bon, tu peux entrer.

La poignée s'abaisse et Tom apparaît sur le pas de la porte, un sourire gêné, presque forcé, aux lèvres. Aucun des deux ne parle, un silence lourd en sous entendus s'installe.

Bill : tu peux fermer la porte... j'ai froid...

Il s'exécute, se retourne et on dit d'une même voix :

Tom & Bill : désolé pour tout à l'heure.

Je lui souris, puis on éclate d'un rire franc. C'est comme si l'on me retirait un énorme poids de la poitrine, je respire plus facilement.

Bill : Tom ?
Tom : mmmh ?
Bill : j'ai froid, tu ne veux pas me rejoindre ?


Tom me regarde, surpris. Je lui fais un de mes plus beau sourire, pour lui faire comprendre que je suis sérieux. Il retire ses vêtements, et se glisse dans l'eau encore chaude, entre mes jambes. Seule ma musique trouble le silence, j'entreprends de faire ruisseler de l'eau sur son corps.

Bill : alors, t'as passé une bonne journée ?
Tom : ça va... et toi ? T'as trouvé ce que tu voulais ?
Bill : dans l'ensemble oui.


Nouveau silence. J'arrête de jouer avec l'eau. Je ne comprends pas. J'ai l'impression qu'un fossé s'est installé entre nous.

Bill : qu'est ce qui se passe Tom ?!
Tom : je ne sais pas Bill, je ne sais pas.
Bill : pourquoi tout a changé ? Pourquoi j'ai l'impression que tu fais la gueule ?
Tom : je me sens mal...
Bill : *se radoucit* tu veux en parler ?
Tom : il n'y a que toi qui puisses m'aider, étant donné que c'est à cause de toi que je suis si mal.
Bill : hein ?
Tom : je n'arrive plus à te toucher depuis que je sais ce qu'il t'est arrivé. J'ai besoin de comprendre.
Bill : et ce matin ? Sous la douche ? Tu m'as bien touché ?
Tom : je...
Bill : tu t'es forcé ?
Tom : en quelque sorte, oui.
Bill : é_è
Tom : ne pleure pas mon ange...


Il veut tout savoir ? Très bien !

Bill : tu veux savoir ? Eh bien, ouvre grand tes oreilles Tom ! Il y a trois ans, une bande de mecs a commencé à me frapper, mais ça tu le sais déjà. Pendant trois ans, ils s'en sont maintenus à ça. Même si parfois, ils faisaient des allusions bizarres, ils m'appelaient leur "pute". Le dernier jour des cours, ils m'ont attendu à la sortie des cours, m'ont mis un couteau sous la gorge et le chef des trois m'a ordonné de leur faire un streap tease une fois chez lui. J'ai paniqué. J'ai voulu m'enfuir mais ils m'ont rattrapé, et il m'a chuchoté à l'oreille que si je faisais tout correctement, il ne m'arriverait rien. Alors je les ai suivi, la peur au ventre. J'ai fait ce qu'ils m'ont demandé, et là tout a dérapé. Le plus vieux s'est jeté sur moi, a arraché mes habits violemment, pendant qu'un second me forçait à le... à le sucer. Puis... ils m'ont pénétré. Chacun leur tour. La suite, c'est Gustav et Georg qui me l'ont racontée. Je me suis évanoui, lorsque le troisième venait de me violer. Ensuite c'est le trou noir.

Ma voix s'éteint. Je m'en veux de lui avoir tout dit. Je n'aurai jamais du. Déjà avant, sans savoir, il ne voulait plus me toucher, alors maintenant, je ne préfère pas imaginer. Je ferme les yeux, tentant de retenir mes larmes qui dévalent mes joues en les brûlant. Mes mains sont sur les rebords de la baignoire, je ne peux pas toucher Tom, il me repousserait. Et pourtant... Je le sens qui bouge contre moi, mais je conserve mes yeux clos, je ne veux pas voir son regard emplit de dégoût. De l'eau salée s'échappe encore de mes yeux, pourtant fermés, et je sens la main de Tom les chasser. Main qui redessine mes lèvres, mon nez, puis qui vient se loger dans mon cou... Ses lèvres, qui se déposent sur les miennes, comme une preuve d'amour, comme un serment. Sa langue, qui caresse mes lèvres, qui s'ouvrent et laissent la passer, pour aller retrouver la mienne pour un baiser tout en douceur. On se sépare et je me décide enfin à affronter la réalité et à ouvrir les yeux. Tom a pleuré. Il est maintenant sur moi, et cale sa tête dans mon cou. Je fais de même, et l'on reste là, un long moment, enlacés l'un contre l'autre. Si bien que l'on finit par s'endormir, et lorsqu'on émerge, une grande partie de l'eau a disparu. Je secoue Tom en douceur :

Bill : Tomi ?
Tom : mmmh... jsuis bien làààà...
Bill : mon c½ur, y'a presque plus d'eau –'
Tom : Ok... on sort.


La plupart des bougies se sont éteintes et la musique s'est arrêtée. Je me sens mieux d'avoir parlé à Tom. On est tout les deux hors de l'eau, en tenue d'Adam.

Bill : merci...
Tom : de quoi ?
Bill : de m'avoir forcé à parler.
Tom : je t'aime et j'ai envie que tu t'en sortes... Que tu passes à autre chose.


Je me retourne et plante un regard pervers dans le sien, que je devine à peine, du fait du peu de lumière.

Bill : à toi par exemple ?

Tom se rapproche et pose ses mains sur mes hanches.

Tom : entre autres, oui.
Bill : tu le veux toujours ton défilé personnel ?


Ses yeux s'illuminent lorsque je prononce ces mots, et ses mains encerclent un peu plus ma taille, collant nos bassins.

Tom : mmmh... bien sûr que je veux...
Bill : alors reste ici, je vais régler quelques trucs. Profites en pour te rhabiller.
Tom : mmmh... dépêches toi Bill...


Je souris, l'embrasse une dernière fois et cours m'enfermer dans ma chambre. Je sais exactement quoi faire, tout est déjà prêt. Je monte un paravent contre mon armoire et y dissimule la totalité de mes vêtements neufs. J'insère le CD dans la chaîne hifi, et diminue l'intensité de la lumière. Bon, en première tenue, je mets quoi ? J'opte pour un ensemble électrique : un pantalon rayé noir et blanc, un tee-shirt imprimé aux couleurs vives et une veste blanche. Puis je retourne chercher Tom à la salle de bains, je me cache derrière la porte :

Bill : Tom ?
Tom : oui ?
Bill : vas dans la chambre, tu t'assoies sur le lit et tu ne bouges plus.
Tom : ok.


Tom quitte la pièce et je peux enfin y pénétrer. Je lisse mes cheveux, me maquille du mieux que je peux et me parfume. Je jette un dernier coup d'½il dans la glace : je me trouve pas mal. Une grande inspiration et c'est partis ! Je me glisse dans la chambre par le porte entre baillée. Tom est sur le lit, allongé, les bras croisés derrière la tête. Je commence mon show, j'avance vers lui, puis au moment où je m'apprête à l'embrasser, je pose un doigt sur ses lèvres, plonge mon regard dans le sien, puis recule. Je me réfugie derrière mon paravent et me change. Puis je recommence, Tom a l'air d'apprécier, à voir sa tête... =D J'enfile ma dernière tenue, choisie spécialement pour l'occasion : un jean noir très moulant, une chemise blanche presque transparente, qui laisse apercevoir mon torse. Avant de sortir, je lance la musique et me met à chanter :

Ich weiss was ich will und ich will es nur mit dir
Je sais ce que je veux et je ne le veux qu'avec toi
Komm ich hab' keine Angst
Viens je n'ai pas peur
Ich weiss was ich will und ich will es jetzt und hier
Je sais ce que je veux et je le veux ici et maintenant
Wir warten schon so lang
Nous attendons depuis longtemps déjà

Je me rapproche félinement de Tom, me mordant la lèvre inférieure. Je ne tarde pas à me hisser sur son bassin et entame de lents vas et vient, nos virilités se réveillant peu à peu. Je suçote ses lèvres quelques secondes puis je reprends la chanson :

Ich weiss was ich will und was ich will bist du
Je sais ce que je veux et ce que je veux c'est toi
Ich freu mich schon auf dich
Je me réjouis à l'avance de toi (de ton corps)
Ich weiss was ich will und ich greife heute zu
Je sais ce que je veux et je me saisis d'aujourd'hui (sous entendu : je le veux aujourd'hui)
Ich bin für dich gefährlich
Je prends des risques pour toi
Küss mich... Küss mich
Embrasse moi... Embrasse moi

Pas besoin de le répéter deux fois, Tom a déjà capturé mes lèvres. Je joue quelques minutes avec son piercing puis, il entrouvre la bouche et ma langue rejoint la sienne. Je gémis presque malgré moi, et commence à être à l'étroit dans mon boxer... Je passe habilement mes mains sous son tee-shirt et lui retire rapidement pendant que lui se débat avec ma chemise et ses nombreux boutons... Je souris lorsque je l'entends pester car il n'y arrive pas. Il s'en sort enfin et pousse un soupir de soulagement. Je m'attaque alors à sa ceinture et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Tom se retrouve en boxer, d'ailleurs déformé par une bosse, pas désagréable à regarder. Je me penche sur le corps tremblant de celui qui fait battre mon c½ur et lui laisse de nombreuses traces de mon passage... je suis vengé ! xD Je continue mes baisers sur son torse en demande, ses mains se perdent dans mes cheveux et je remonte vers son visage pour l'embrasser. On a pour ainsi dire à peine commencé et pourtant nos respirations sont déjà saccadées. La soirée promet d'être chaude... Je niche ma tête dans son cou, profitant des dernières effluves de son parfum, et je sens ses mains se charger de mon jean. On se retrouve l'un et l'autre très rapidement nus. Je me redresse et admire Tom qui se trouve en dessous de moi. Il murmure :

Tom : pourquoi tu me regardes comme ça mon c½ur ?
Bill : je te trouve beau, c'est tout.


Tom se redresse, si bien que l'on est maintenant face à face :

Tom : et qu'est ce que tu aimes chez moi ?
Bill : j'aime... hum... *se gratte le nez* ton odeur, ta peau sucrée *lui embrasse l'épaule*, tes yeux chocolats, tes lèvres douces *caresse ses lèvres avec son doigt*. J'aime aussi quand tu me souris, quand tu me regardes avec des yeux amoureux, quand je vois dans ton regard que tu as envie de moi, que tu me désires. J'aime quand tu me murmure "je t'aime" à l'oreille, j'aime quand tu me touches, j'aime quand tu me caresses. J'aime me blottir dans tes bras, j'aime me savoir protégé et aimé, j'aime dormir avec toi. J'aime tous nos moments complices, j'aime t'écouter jouer de la guitare...
Tom : ...
Bill : et toi ? Qu'aimes tu chez moi ?
Tom : j'aime ton physique ambiguë, tes yeux semblables aux miens, tes lèvres que je voudrais embrasser chaque seconde, ton nez si fin, tes mains manucurées. J'aime tes cheveux aussi noir que l'ébène et ton regard vif. J'aime le son de ta voix qui me fait frémir, j'aime sentir tes mains sur mon corps, j'aime te donner du plaisir. J'aime t'avoir dans mes bras, te protéger comme un grand frère, j'aime coller mon corps au tien. J'aime ta personnalité aussi changeante qu'un caméléon, j'aime quand tu me dis "je t'aime", j'aime quand tu joues avec moi. J'aime quand je vois que tu me désires, j'aime te voir en extase.


La voix de Tom meurt dans la chambre et le silence reprends pour quelques instants le contrôle. Lentement, je remonte mes mains le long du torse de Tom, redessinant chaque abdos, chaque muscle et vient poser ma main sur son c½ur. C½ur que je sens battre à l'unisson du mien. Nos visages se rapprochent et dans un même ensemble nos lèvres se scellent en un baiser. Tom nous rallonge, moi sur lui sur le lit en douceur. Il remonte ses jambes, les enroulant comme deux serpents autour de mon bassin, et se redresse suffisamment pour me chuchoter à l'oreille :

Tom : fais moi l'amour Bill...

Je stoppe tous mouvements et le regarde inquiet, il ne sait pas la douleur que ça engendre.

Bill : non, Tom...
Tom : s'il te plaît Bill, tu comprendras alors que quand c'est fait par amour, la souffrance ne s'invite pas.
Bill : je vais te faire mal, Tom...
Tom : fais le pour moi. T'as du lubrifiant ? [ahem... Tom, tu casses un peu tout là... !]
Bill : je... euh... oui... dans le tiroir à côté de toi...


Je vire au rouge en une fraction de seconde, Tom me sourit et m'embrasse pour me rassurer. Je le vois qui se saisit du tube et le pose sur ma table de chevet, à portée de main. Je ne sais pas comment procéder... je panique totalement. Tom s'en aperçoit et porte mes doigts à sa bouche, les léchant avec avidité, une lueur perverse dans le regard. Je me détends et mon excitation est à son comble à sa vue. J'ai compris ce que Tom attendait de moi, et ce n'est qu'à contre c½ur que je retire mes doigts de sa bouche et les dirige vers son intimité. J'y insère un premier doigt, le remue, puis un second. A chaque fois, c'est pareil, Tom se crispe puis se détend.

Tom : c'est bon... han... vas y...

Voyant que je ne réagis pas, Tom attrape le lubrifiant et m'en applique sur ma fierté tendue. Puis il resserre son emprise avec ses jambes et remonte son bassin, de sorte que ma virilité soit au niveau de son entrée. J'ai peur...

Tom : je suis là. Tout va bien se passer mon c½ur. Je ne veux faire qu'un avec toi.
Bill : si t'as mal, je me stoppe... d'accord ?


Tom ne me répond pas et se contente d'acquiescer d'un hochement de tête. J'inspire une nouvelle fois et commence à rentrer en Tom, avec des gestes lents et précautionneux. Le visage de Tom se crispe dans une moue de douleur. Il souffre, je le sais, je le sens. Je vais pour me retirer, mais Tom enroule fermement ses jambes autour de mon bassin, me forçant à avancer un peu plus.

Tom : ne te retire pas... continues
Bill : mais Tom, tu as mal...
Tom : ça va passer...


Je ne discute pas et poursuit ce que j'ai commencé. J'arrive enfin au bout et entame lentement le chemin du retour... Un gémissement de plaisir passe la barrière des lèvres closes de Tom... gémissement qui m'excite. Un coup de bassin de Tom m'indique que je peux accélérer. Peu à peu, le rythme augmente, le plaisir et les gémissements aussi. Je me saisit de la fierté de Tom et entame des vas et vient réguliers. Je suis bien en Tom, c'est étroit et chaud... Un ultime coup de reins et c'est fini. Je me déverse en lui et lui entre nos deux corps. Je me retire, nous arrachant un dernier gémissement, et m'effondre, épuisé et vidé sur le corps en sueur de Tom. On récupère tant bien que mal une respiration normale, puis je viens me blottir face à lui, dans ses bras qui entourent ma taille. Ma tête dans son cou, la sienne dans le mien, profitant chacun de la simple présence de l'autre.

Bill : je t'aime Tomi...
Tom : Moi aussi Billou, moi aussi...

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voilàààààààà ! La suite !!! xD
avec une pensée tout spéciale pour Mood, un petit chapitre tout guimauve ;) jtdr <33 allez, courage !!!

bon, je n'ai pas grand chose à blablater, à part que je suis malade comme pas deux et que je ne fais que tousser --' mais sinon, c'est les vacances !! Yeah, bac blanc à réviser --' xD

bon, maggle et réponse aux coms :

0o-montagestokiohotel-o0 : tkt, c'est pas grave si tu ne fais pas des coms consctructifs, le tout c'est que tu en laisses ;) Pourquoi tu dis que certaines filles n'ont pas aimé ? Oo

x-web-yaoi-x : tu ne peux pas savoir à quel point ton commentaire m'a touchée... j'aime faire passer des émotions, et j'aime pleurer... xD jsuis un peu gnangnan sur les bords et très émotive... ca aide ! En tout cas merci, j'ai beaucoup apprécié ton commentaire...

latiiteflo : merci de me dire que j'ai don pour l'écriture, ça m'fait plaisir =D Mais bon, je me vois mal aller voir ma mère : "maman, tu veux bien lire s'il te plait ?" ca risque de pas passer... xD

oOoTomLovesBilloOo : ta fic m'aura faite chialer jusqu'au bout u__u lol ! J'en avais marre d'un Tom toujours méchant qui maltraite Bill, pourquoi pas un peu de romantisme, hein ? Même si cela ne veut pas forcément dire que tout ira pour le mieux... *chuuuuuuuuuutt ! *

yaoiimagine : t'avais prévu aussi que Bill serait malade ? mdr ... t'as vu les draps mouillés, c'est pas le pied... xD maintenant, tu sais tout du viol de Bill...

heart-of-lilith : moi aussi, j'aime bien le personnage de Tom... c'est clair ras le bol du bourreau des <33 !! bon concert... jpense à toi, là c'est le 29/10 et il est 21h23, le concert doit toucher à sa fin, avec les paillettes *__*

billxtom-Stille : ce coup ci, il est long le chap, hein ? xD bon, je vais lire ta suite... t'as posté alors... hihhi !

Drittewelt : c'est clair que l'allemagne n'est pas le pays le plus chaud, mais là c'est le mois de juillet, donc ça va ! XD

Leben-nicht-Paradies : un piscine avec les twins, c'est encore mieux hein ? lol au fait, ton concert ?

MaryK : ma chiwiiiii !! <33 croise les doigts pour qu'ils repassent en février... *espère fort*

merci à th-moogs, ToriAnne, fictionyaoitombill, cocktail-saveur-th (arrêtes les chocapics xD), Camouille82 pour leur commentaires <33

AVIS A TOUTES LES LECTRICES : vous allez coumzoumer làààààà et hop hop !!! <33

EDIT : ouh la honte... *part se cacher sous sa couette en courant*
je suis désolée, je n'ai pas donné de news pendant un long moment... :s
promis, je vous mets la suite ce soir et avec peut-être une surprise... hey hey ! ;D
au fait, quelqu'un a t'il vu la douche que les TH ont pris aux MTV EMA ?? Sérieux, le show était énorme mais j'étais écroulée de rire à la fin... La tête de Bill... La coiffure qui retombe... xD N'empêche, jsuis trop contente, ils ont gagné !!!!! Bon, maggle, je file lire vos fics ^__^"
kiss et à ce soir...


EDIT 2 : Mauvaise nouvelle... Je voulais poster ma suite ce soir, masi l'ordi de mes gds parents n'arrive pas à détecter mon mp3... T___T Y'a des fois j'vous jure, j'suis maudite, c'esy pas possible !
je vais péter une durite là... Jpeux mm pas écrire la suite ! Tout est sur ma clé... é___è *en mode déprime*
j'en ai marre, pour celle qui sont venues, je vous ai fait de (faux) espoirs... encore désolée... Ma p'tite Marinette... *part se planquer* jsuis désolée :s
bon, ben... bonne nuit... putain, j'ai la haine, si vous saviez... è__é

# Posté le lundi 29 octobre 2007 16:37

Modifié le dimanche 20 avril 2008 07:35

Chap XV : wir zwei wir werden eins (nous deux ne ferons plus qu'un)

Chap XV : wir zwei wir werden eins (nous deux ne ferons plus qu’un)
J'ouvre doucement les yeux et cherche Tom du regard. Aux abonnés absents ce matin. Je grogne et retourne sous les couettes lorsqu'un grand fracas me tire du sommeil. Ma porte s'ouvre à la volée en claquant bruyamment, me faisant sursauter, et... Gustav apparaît sur le seuil de la porte ! Je bégaye, les idées en vrac et les yeux hagards :

Bill : je... euh... faire... toi... ici ?
Gustav : eh bien ! Tu n'as pas l'air très réveillé Billou...
Bill : où... Tom ?
Gustav : si t'arrêtais de parler petit nègre, ça m'aiderait !
Bill : *s'assoit dans son lit et se secoue la tête* ahem... désolé Gus'... Jsuis pas bien réveillé...
Gustav : la soirée a dû être riche en émotions hier... hum !
Bill : Hu ? O__o
Gustav : bah, Georg et moi on est passé chez toi hier, pour vous demandez si vous vouliez sortir avec nous, mais vu les bruits qui s'échappaient de ta chambre...
Bill : *rouge, l'interrompt* oui, oui, ça va, hein ?! On va pas en faire tout un plat... --'
Gustav : XD
Bill : bon, t'arrêtes de te foutre de ma gueule ?
Gustav : ça va être dur... ^__^"
Bill : qu'est ce que tu fous ici d'ailleurs ? Où est Tom ? Il est quelle heure ?
Gustav : Oula ! Une question à la fois s'il te plaît... u__u Tom est avec Georg en train de... euh... "Préparer quelque chose" T___T... et, euh... bah, je suis là car tu ne dois pas y aller... 'Fin... euh... Et il est 11h !
Bill : je récapitule : Tom, Georg et toi préparaient un truc que je ne dois pas voir et ils t'ont envoyé ici afin que je ne découvre rien ?
Gustav : j'ai jamais dit ça... =S
Bill : lol ! Apprends à mentir Gus' !
Gustav : *tire la langue* bon, tu te lèves ?
Bill : ouais, ça va, ça va !


Mon gros nounours quitte ma chambre, rigolant encore... -__-" Qui m'a collé un meilleur ami pareil ?! Je lèche mes lèvres sèches en pensant à Tom... Hier soir c'était vraiment magique... Une journée qui avait pourtant mal démarrée... *sort du lit* Han ! Mein Gott ! On caille hors des couettes... é_è Je veux Tomiiii ! XD Bon, j'enfile un boxer et me glisse à la salle de bains, je me prépare et descends rejoindre mon meilleur ami, une heure plus tard, dans la cuisine.

Gustav : ah ben quand même ! J'ai faille t'attendre ! Mais qu'est ce que ça va être ce soir, quand ...
Bill : *___* quand quoi ?
Gustav : roh, putain mais je ne peux pas me la fermer deux minutes ?! :@
Bill : XD
Gustav : bon, allez, arrête de te marrer, faut qu'on cause...
Bill : oui, je crois...


Il croit quoi, le Gustav, j'ai pas oublié le coup du téléphone... è__é

Gustav : je suis content que tu aies parlé à Tom.
Bill : ah parce que j'avais le choix peut-être ?
Gustav : hein ? *air étonné*
Bill : ne me prends pas pour un demeuré. Je sais que Tom a entendu toute notre conversation.
Gustav : ... x___x *grillé*
Bill : je ne t'en veux pas mais bon, j'aurai aimé avoir le choix et annoncer ça à Tom quand je me serais senti prêt.
Gustav : Georg et moi on pensait que c'était la seule solution pour que tu le lui avoues.
Bill : sûrement... Vous aviez vos raisons et moi les miennes... Et toi, au fait, avec ta copine ?
Gustav : *éclate de rire* Oh mein Gott ! Bill !!
Bill : gné ?
Gustav : *pleure de rire* c'était... une... blague...
Bill : O__o
Gustav : pour t'empêcher de rejoindre Tom, je devais te distraire... *toujours écroulé de rire*
Bill : je n'ai pas du tout l'impression qu'on m'a prit pour une poire --'
Gustav : lol


Le reste de la journée s'écoule beaucoup trop lentement à mon goût. Gustav me hurle du rez-de-chaussée de me dépêcher sinon, on va être à la bourre. Hé ! Mais j'ai un copain à qui plaire moi, faut que je me prépare avec soin... J'observe une dernière fois le reflet que je me renvoie le miroir : un tee-shirt rouge foncé avec des imprimés noirs, un jean diesel clair et une chaîne accrochée au pantalon (pour celles qui sont allées au concert, c'est la tenue que porte Bill sur les posters vendus à la sortie n__n). J'ai mis quelques bijoux, me suis maquillé avec application, faisant ressortir mon regard. Et enfin, je me suis lissé les cheveux, je sais que Tom les préfère comme ça. Un sourire étire mes lèvres...

Gustav : Bon, Bill !!! Tu te bouges oui ou scheisse ?
Bill : roh, ça va Gus' ! J'arrive !


Je me vaporise du parfum et émerge [enfin] de la salle de bains. Puis je rejoins mon meilleur ami, passablement énervé au bas des marches. On sort de la maison, lui, grommelant toujours un chapelet d'injures à mon intention, et moi n'écoutant pas un mot de ce qu'il dit, un sourire sûrement très niais aux lèvres. Le ronronnement produit par la voix de Gustav cesse enfin, il a du finir par épuiser son stock d'insultes... XD Ce n'est pas tout mais...

Bill : au fait, on va où ?
Gustav : gnagnagna...


Eh bien ! Je vais aller loin moi avec ça... --' On continue de marcher en silence, et mon esprit recommence à s'égarer et mes pensées se rapprochent de Tom. Je voudrais tant lui faire plaisir à mon tour... Il est si patient à mon égard. J'ai peur qu'il se lasse. Je n'ai pas le droit au moindre faux pas. Mon visage s'assombrit soudainement à la seule idée que Tom puisse me quitter. Lui-même me l'a avoué dans sa lettre, c'était, il y a peu, un coureur de jupons. Alors qu'est ce qui l'empêcherait de recommencer et de repartir, me laissant seul ? J'ai besoin de parler à quelqu'un, je dois vider mon sac, expliquer mes doutes, j'ai besoin de conseils...

Bill : Gustav ?
Gustav : gnagnagna...


Je m'arrête au beau milieu de la route et mon meilleur ami cesse enfin de répéter inlassablement ses "gnagnagna...", m'accordant un regard plein de questions :

Gustav : Billou ? Qu'est ce qu'il ne va pas ? T'es pâle comme un linge...
Bill : on peut s'asseoir quelque part ? Juste deux minutes...
Gustav : oui... Viens par là...


Je suis Gustav et on s'assoie tous les deux sur un banc au bord de la route. Je regarde le bitume qui s'étale à mes pieds, les mots restent bloqués dans ma gorge. Gustav me passe sa main dans le dos, sachant pertinemment que je finirais par parler de moi même... *respire*

Bill : je doute Gus'... j'ai peur...
Gustav : tu as peur de quoi ?
Bill : que je ne suffise plus à Tom, qu'un jour il retourne auprès des filles, qu'il me laisse seul, qu'il ne tienne pas ses promesses. J'ai peur aussi qu'un jour il se lasse de m'attendre.
Gustav : sincèrement Bill, je comprends tes inquiétudes, mais je crois que tu devrais en parler avec Tom.
Bill : Mais, toi, tu lui as déjà parlé... Qu'est ce qu'il t'a dit ?
Gustav : euh... Je ne sais pas si Tom voudrait que je te répète tout ça...
Bill : tout ça quoi ?
Gustav : euh...
Bill : s'il te plaît ! *__*
Gustav : *soupire* Il a peur lui aussi.
Bill : hein ? O____O
Gustav : c'est la première fois de sa vie qu'il est amoureux. Il doute aussi et se demande s'il fait comme il le faut avec toi. Il a peur de te brusquer, il veut te montrer qu'il t'attendra toujours, mais il a peur qu'à force tu te lasses de "l'amoureux transis qui attend patiemment son petit ami". Il a peur aussi pour toi, et toutes les personnes qui t'ont fait du mal. Il aimerait te déclarer haut et fort ce qu'il ressent, mais il craint ta réaction. Tom se pose beaucoup de questions sur toi aussi : pourquoi l'as-tu choisi lui, Tom ? Pourquoi lui et pas un autre ? Pourquoi tout est allé si vite entre vous ? Pourquoi il se pose autant de questions sur toi et lui ? En réalité, vous ne vous parlez pas assez tous les deux, vous posez presque les mêmes questions, à quelques exceptions près.


Mon c½ur bat à une allure folle dans ma poitrine... Alors comme ça, Tom a peur lui aussi ? Un sourire éclaire mon visage et Gustav et moi nous nous relevons, pour recommencer à marcher vers je ne sais où. On arrive à la lisière de la forêt et je suis mon meilleur ami sur des chemins de terre. Mais où m'emmène t'il ?! Gustav se stoppe enfin devant une étrange maison, au beau milieu d'une clairière. O___O ? La porte s'ouvre et Tom apparaît, je lui fais un immense sourire, digne des castings Freedent, et me dépêche de lui sauter dans les bras. Nos lèvres ne tardent pas à se retrouver, ses mains caressent doucement mon dos... Mmmh... Je suis bien là.

Georg : hum !
Gustav : les mecs, on y va ? C'est bon ?
Bill : hé, je vous signale que je n'ai pas vu Tom de toute la journée !
Georg : lol, tu vas mourir Billou ?
Bill : bah, vas y, fous toi de ma gueule ! >.<"
Tom : mon c½ur, tu sais qu'ils disent ça pour te chambrer...
Bill : *embrasse Tom à pleine bouche* je t'aime !
Gustav : bon, c'est bon ?!
Bill : oui ! =D Les lèvres de Tom sont les meilleures que j'ai jamais goûtées !
Tom : XD
Gustav : *lève les yeux au ciel* Bon, Bill...
Tom : laisse, je crois que c'est à moi de lui dire...
Bill : dire quoi ? ô__O
Tom : *prend une grande respiration* euh... Ben... en fait... On voudrait monter un groupe...
Bill : mais c'est génial comme idée ! Je serais votre plus grand fan !
Tom : euh... Il nous manque le chanteur...
Bill : ah... et vous... ?


Je m'interromps, comprenant le regard de Tom... Oh non ! Ne me dîtes pas que...

Bill : tu leur as dit ?!
Tom : je leur en ai touché deux mots... =S
Bill : ça devait rester un secret !
Tom : s'il te plaît Billou ! Ta voix est vraiment superbe ! En plus, on a fait des arrangements musicaux sur la chanson que te m'avais chantée et on espérait que tu en avais d'autre...
Bill : je...
Tom : *__*
Bill : ah non, Tom ! Pas ces yeux là !
Tom : je t'aime... s'il te plaît ! *__*
Bill : je... bon, c'est d'accord, mais ça reste entre nous, hein ?! Pas de conneries !
Tom : yes !


Dans quoi me suis-je embarqué ? Tom m'embrasse pour me remercier... mmmh, c'est si bon... Les garçons me font rentrer dans la petite maison [dans la prairie ! Ok, maggle...]. Tout est déjà installé : la batterie imposante de Gustav, la basse à damiers de Georg et la Gibson de Tom... Un micro trône au centre de la pièce... Mes battements de c½ur redoublent... J'ai peur... Doucement, Tom vient se placer derrière moi et cache sa tête dans mes cheveux, il murmure :

Tom : tout va bien se passer, je suis là...

Je reprends peu à peu confiance en moi.

Bill : je ne veux pas chanter cette chanson Tom...
Tom : tu en as d'autre ?
Bill : oui...
Tom : tu pourrais nous les chanter ? Comme ça, nous on se cale sur ta voix après...
Bill : je veux bien essayer...


Je chante mes compositions, les unes après les autres. Les garçons se basent sur ma voix, puis des mélodies naissent, je prends de l'assurance et chante un peu plus fort. Tom me sourit, il rayonne et moi aussi... Notre bulle de bonheur se solidifie un peu plus chaque jour. On bosse sans arrêt pendant trois heures, et trois chansons voient le jour : "Spring Nicht", "Heilig" et "Durch den Monsun". Gustav pose ses baguettes, jette un regard appuyé à Georg, puis ils nous saluent tous les deux :

Gustav : on vous laisse, on a un truc à finir...
Georg : tschüss, à tout à l'heure !


Ils sortent tous les deux, et je me retourne vers Tom :

Bill : on est tous seuls maintenant...
Tom : hum...
Bill : je crois qu'il faut qu'on parle tous les deux...


Tom blêmit instantanément. Je lui prends la main pour le rassurer et on sort de la cabane, après l'avoir fermée à clé. Je caresse sa main de mon pouce, je sens ses battements de c½ur, rapides, beaucoup trop rapides. Je me stoppe et vient caler ma tête dans son cou, ses bras autour de ma taille, les miens autour de ses épaules.

Bill : ne stresse pas comme ça, Tom.
Tom : j'ai peur que tu me plaques...
Bill : moi aussi...
Tom : ...
Bill : tu sais, j'ai parlé à Gustav...
Tom se raidit contre moi. On a exactement les mêmes inquiétudes...
Tom : lol
Bill : je veux que tu saches, que je te suis reconnaissant de m'attendre comme tu le fais et je te rassure, tu fais tout très bien.
Tom : je... ahem... merci ! ^___^"
Bill : embrasse moi Tom...


Je me détache de son étreinte et plonge mon regard dans le sien. Il avance doucement sa tête vers moi et vient déposer ses lèvres en douceur sur les miennes. Je suçote son piercing et sa lèvre inférieure, ce qui le fait sourire dans notre baiser... Sa langue vient lécher mes lèvres pour en demander l'accès. J'entrouvre mes lèvres, laissant passer la langue de Tom, qui vient aussitôt chercher la mienne. Elles dansent ensemble, se fuient, se retrouvent, se caressent. Je fais rouler ma bille en métal sur son palais et je sens Tom frissonner contre moi. Il a glissé ses mains sous mon tee-shirt et me caresse doucement le ventre... Je n'ai pas envie de mettre fin au baiser, je suis si bien là. Le manque d'oxygène nous force à nous séparer. On se cale, front contre front, nos mains enlacées. C'était un des meilleurs baisers que je n'ai jamais eu... On se regarde en souriant, puis Tom, qui a visiblement la connerie, me prends sur le dos et commence à piquer un sprint jusqu'à la maison... Je m'accroche à Tom comme à une bouée de sauvetage, maman, je vais tomber... XD Tom se marre, trébuche souvent à cause de son baggy, mais on réussit à arriver en un seul morceau à la maison... Ouf ! Lol. On se glisse à l'intérieur de la maison silencieuse, plongée dans l'obscurité totale. Les mains de Tom dégringolent de mes épaules pour venir encercler ma taille. Un frisson me traverse tout le corps... Mmmh... Je ferme mes yeux, savourant les caresses de Tom sur mon ventre et dans mon bas du dos. Je me retourne et capture ses lèvres, avant de me hisser dans ses bras. On se sépare un court instant :

Bill : j'ai envie de toi dans une cabine de douche Tom...

Puis je replonge ma tête dans son cou et m'applique à le faire gémir. Tom pénètre rapidement dans la salle d'eau et on a tôt fait de retrouver nus tous les deux. Je l'attire rapidement dans la cabine et Tom actionne le jet d'eau. C'est insensé, j'ai continuellement envie de Tom... Envie de monter au 7ème ciel et encore plus haut. Envie de caresser son corps, envie de l'entendre gémir, envie de lui murmurer "je t'aime" à l'oreille, envie qu'il me touche, envie qu'il me désire... Je n'ai aucune difficulté à faire décoller Tom qui se libère dans un cri rauque, quelques secondes avant moi. J'éteins l'eau et on enfile tous les deux un boxer avant de se glisser sous les couettes.

| Ellipse temporelle d'un mois et demi (fin août 2007) |

Cela fait deux mois que je connais Tom, et presque autant que l'on sort ensemble. Petit à petit, j'assume le fait d'être homosexuel. Evidemment, comme dans tout couple, il y a des hauts et des bas. Dans les coups durs, les amis sont là : Gustav, Georg, Maddy. Mais après chaque dispute, je ressens un vide au fond de moi et je suis triste. Je pense que Tom ressent la même chose que moi, c'est facile : on est incapables de se faire la gueule plus d'une journée ! Je n'ai toujours pas donné à Tom le feu vert pour me faire l'amour, je suis encore stressé, mais je me réserve pour une occasion spéciale... Notre anniversaire... Tom et moi somme nés le même jour, le 1er Septembre, et j'ai choisi cette date. Ce jour là, ce samedi-là, on fera la fête avec nos amis, on ira en boîte, j'annoncerai à ma mère que je sors avec Tom et dans la nuit, je lui offrirai mon corps... Il me tarde même si j'angoisse...Ma tenue est déjà prête, Maddy m'a aidé. Plus que deux jours, deux tous petits jours, deux malheureux petits jours...

| Ellipse temporelle de deux jours (samedi 1er Septembre) |

J'ouvre mes yeux brusquement, comme si j'avais reçu une décharge électrique, et jette un coup d'½il au réveil : 7h00... Je me retourne contre le corps chaud de Tom, profondément endormi, mais je ne parviens pas à trouver le sommeil, trop de choses prévues pour aujourd'hui me stressent... Je décide de me lever, les nerfs en pelote, dépose un léger baiser sur les lèvres de Tom et me glisse hors de ma chambre. Je tente de me détendre, mais n'y parvenant pas, j'appelle Gustav, après m'être préparé, il est 9h00, il doit être réveillé.

Gustav : allô, Bill ?
Bill : oui. Ecoutes Gustav, je pense que je vais aller déjeuner avec mes parents ce midi et je leur annoncerai que je sors avec Tom. Cependant je préférerai que Tom ne soit pas là.
Gustav : ok, j'arrive.
Bill : merci, je serai parti quand tu arriveras. Tschüss
Gustav : tschüss


Je raccroche le téléphone et compose rapidement celui de ma mère. On convient d'un restaurant dans lequel on pourra se retrouver, mon père, elle et moi. Elle a bien senti au ton de ma voix que ce que j'avais à leur annoncer était important pour moi. Bah, voila, je recommence à flipper >_<"... |...| Il est 13h00, et je suis devant l'entrée du restaurant et j'attends mes parents. Mon c½ur est prêt à exploser... Enfin, je les voie apparaître au coin de la rue, main dans la main, je suppose que leur problème de couple est réglé. Lorsque ma mère me voit, elle lâche la main de mon père pour venir se jeter sur moi. Je la serre dans mes bras, mon père aussi...

Bill : vous m'avez manqué...
Jennifer : toi aussi Bill...
Bill : et vos soucis, réglés ?
Franck : ne t'inquiètes pas de cela =D


La discussion s'arrête là et on pénètre dans le restaurant, japonais. Une table a été réservée, un peu à l'écart du reste, parfait, si mes parents piquent une crise, personne ou peu de monde le verra. La serveuse arrive et on passe commande. Ma mère m'autorise un verre de vin, avec tout le stresse que je contiens, ça ne peut que me détendre... même si pour être à l'aise, ce n'est pas un verre de vin mais une bouteille de vodka dont j'aurais besoin ! On discute de tout et de rien en attendant nos plats, ils ne veulent absolument rien me dire de l'endroit où ils sont allés... Nos commandes arrivent et évidemment, le sujet dérape :

Franck : alors, qu'as-tu prévu pour ton anniversaire ?
Bill : *vire au rouge* euh... Tom et moi, on voudrait faire une fête...
Jennifer : pourquoi Tom et toi ?
Bill : en fait, je ne vous ai pas tout dit... Tom n'est plus à son centre, il vit constamment à la maison. On n'y retourne que les mercredis, vérifier que tout se passe pour le mieux. Ensuite, on s'est rendu compte Tom et moi, étions nés le même jour, on a donc décidé de fêter notre anniversaire ensemble.
Franck : hum, intéressant... Et tu comptais nous en parler quand ?
Bill : vous n'étiez pas très joignables...
Jennifer : certes... Mais tu aurais du nous en parler avant !
Bill : bon, c'est bon là ! Je vous signale que vous avez été totalement absents pendant deux mois ! Si je ne vous appelais pas, jamais vous ne le faisiez ! J'ai dix-huit ans aujourd'hui, j'ai envie de vivre et de m'amuser, je ne vais pas constamment vous demandez la permission, pour telle ou telle chose, surtout lorsque vous jouez les morts !
Franck : calmes toi Bill. On s'est déjà excusé. Que veux tu de plus ?
Bill : arrêtez de m'engueuler à chaque fois que je fais quelque chose ! Vous n'êtes même pas mes parents !


Je plaque ma main sur ma bouche et mon visage se tord d'une grimace horrifiée lorsque je réalise ce que je viens de dire. Ma mère est pâle comme un linge et mon père tortille ses doigts, gêné. Je baisse la tête, rouge de honte, alors qu'un silence bien lourd s'installe. Je n'ai plus faim et je joue avec la nourriture dans mon assiette, les larmes aux yeux. La voix chevrotante de ma mère rompt le bruit des couverts sur les assiettes :

Jennifer : de... depuis quand... ?
Bill : depuis quand je le sais ? Cela doit à peu de chose près faire deux mois, peu de temps avant que vous ne partiez. Je tiens à vous dire, que je ne vous en veux pas de me l'avoir caché, je ne veux pas retrouver mes parents biologiques, c'est vous qui m'avez élevé. C'est vous mes parents, et je continuerai à vous appeler papa et maman et à vous aimer.


J'ai dit ce que j'avais sur le c½ur, très rapidement, comme si j'avais eu peur de me brûler si je gardais ça au fond de moi. Ma mère se lève pour me serrer dans son étreinte, les larmes aux yeux. Elle me murmure qu'elle aussi, m'aimera toujours. Mon père semble soulagé et me presse affectueusement la main. Je leur souris et ma mère retourne s'asseoir. J'ai encore une chose à déclarer...

Bill : vous m'aimez tel que je suis ?
Franck : bien sûr !
Bill : et jamais vous ne me rejetterez ?
Jennifer : mais non, Bill ! Où veux tu en venir ?
Bill : je... je suis en couple... avec un homme.
Jennifer : O___O
Franck : tu n'es plus avec Kim ?!
Bill : je... non.
Franck : et ça fait combien de temps ?
Bill : que je sors avec ce garçon ? Bientôt deux mois...
Jennifer : on le connaît ?
Bill : euh... oui...
Jennifer : *doucement* tu veux bien nous dire son prénom ?


Le moment que je redoutais. Le moment où je dois annoncer que je suis avec Tom. Visiblement, ils ont accepté mon homosexualité, vont-ils comprendre mon choix ? J'inspire une grande bouffée d'air frais, ferme les yeux, comme pour puiser assez de courage, puis je chuchote d'une petite voix :

Bill : Tom...

Les yeux de ma mère s'ouvrent comme deux balles de ping pong et je la vois refouler une grimace.

Franck : Tom... Tom Wörner ?
Bill : *chuchote* ùi
Jennifer : Oh mein Gott !
Bill : *écarlate* ça vous gêne tant que ça ?! Vous ne pouvez pas comprendre le fait que je sois amoureux ?! Je n'y peux rien, les sentiments ça ne se contrôle pas ! :@
Franck : non, ne t'inquiètes pas Bill, on comprend...


Ma mère ne dit rien, mais fusille mon père du regard... Le repas se finit dans le calme et mon père m'envoie payer la note avec sa carte. Je comprends qu'il veut parler seul à seule avec ma mère. Je lui en suis reconnaissant. Je reviens quelques minutes plus tard et capte la fin de la conversation :

Franck : tout ceci est de notre faute, on assume !
Jennifer : oui, et puis de toute façon, ils ne le savent pas...
Franck : tout est ok.


Ils se sourient et s'embrassent, ça me fait penser à Tom... Je les laisse rassembler leurs affaires et me rejoindre dehors pendant que j'envoie un message à Tom : "Ca y est, je leur ai tout dit. Mes parents sont au courant pour nous et la pilule a l'air d'être bien passée... Je t'aime mon Tomi... Vivement ce soir !". On sort tout les trois du restaurant et ma mère s'approche de moi :

Jennifer : désolée mon Billou, désolée si je t'ai choqué tout à l'heure, mais je ne te vois pas grandir et je me rends compte que tu n'es plus le petit garçon d'il y a dix ans... Je suis heureuse pour Tom et toi.

Un sourire fend mon visage et je serre ma mère dans mes bras à l'en étouffer. On retourne à la maison où Tom m'attend, nerveux, tournant en rond dans le salon. On se regarde, tous les deux gênés vis-à-vis de mes parents, n'osant pas s'embrasser. Finalement, je me rapproche de lui et dépose mes lèvres sur les siennes, en douceur. C'est vrai quoi, je suis parti sans lui avoir dit bonjour ce matin. On se sépare et Tom retire sa main de ma hanche pour aller saluer mes parents, qui nous observaient, attendris. Puis, on remonte tous les deux, et une fois dans la chambre, je peux enfin avoir un vrai baiser. Cette fois ci, c'est moi qui réclame l'accès à sa bouche. Tom entrouvre ses lèvres et ma langue a tôt fait de retrouver la sienne, pour une nouvelle danse endiablée. Mon bas ventre s'enflamme rapidement et je constate que Tom est dans le même état de que moi. Je souris et mets fin au baiser. Je ne veux pas faire ça ici, avec mes parents au rez-de-chaussée mais je crois que Tom en a décidé autrement : il retire habilement mon tee-shirt et je fais de même avec le sien. A quoi bon résister ? Nos pantalons ne tardent pas à rejoindre nos tee-shirts dans un recoin de la chambre, puis dans un même ensemble, Tom se saisit de ma fierté et moi de la sienne à travers nos boxers. L'excitation est là, avec en plus le risque de se faire surprendre ou entendre pas mes parents, juste un étage au dessous... On se libère en même temps et on étouffe nos gémissements du mieux qu'on le peut en s'embrassant. On s'écroule, Tom sur le lit, moi sur Tom. Je l'embrasse une dernière fois, puis je lui frappe doucement le torse :

Bill : t'es quand même un grand fou ! Imagine, mes parents nous chopent, on fait quoi ?!
Tom : lol mon c½ur, arrêtes de stresser, on a géré ! Je t'aime !
Bill : c'est ça, rattrape toi !
Tom : au fait, joyeux anniversaire !
Bill : joyeux anniversaire à toi aussi mon ange ! Je t'aime !


Je profite une dernière fois des lèvres de Tom, puis on se relève.

Tom : au fait, on fait quoi ce soir ?
Bill : on va en boîte avec des amis et cette nuit, c'est moi qui prends les commandes...


Je jette à Tom un regard plein de sous entendus, ce qui le fait sourire.

Tom : je vais me préparer chez Gustav cette après midi, jte laisse la salle de bains...

Me dit-il dans un rire. Je ne mets pas tant de temps que ça... si ? Un dernier baiser et Tom me laisse, des papillons pleins le ventre. Je regarde l'heure : 15h... Euh, je vais peut-être commencer à me préparer... u__u |...| Je suis enfin prêt et je n'ai mis que... quatre heures ?! Je crois que Tom a bien fait d'aller se préparer chez Gustav ! XD Je descend au rez-de-chaussée, les garçons doivent passer me prendre vers 19h... Mes parents m'attendent en bas. Je leur souris, rayonnant de bonheur. Ma mère vient m'enlacer et je lui rends son étreinte :

Jennifer : tu es vraiment magnifique Bill... *__*
Bill : merci maman...


J'ai à peine le temps de lui déposer un baiser sur sa joue que la sonnette retentit. Je me précipite sur la porte et laisse rentrer Tom, Gustav et Georg. Je ne dis rien, les mots me manquent. Je dévore littéralement Tom des yeux... Il est superbe : il porte un baggy noir, sobre mais d'une grande classe et un tee-shirt blanc avec de grands imprimés noirs. Ses dreadlocks ont été remontées, relevées par un bandeau, noir aussi. Enfin, il a terminé par une casquette blanche. Tom surprend mon regard et vient m'enlacer, me chuchotant à l'oreille :

Tom : ça va ?
Bill : t'es magnifique...
Tom : pas autant que toi...
Bill : *rougit violemment* merci... Dis, tu ne veux pas qu'on saute la partie "boîte de nuit" et qu'on passe directement à la soirée ?
Tom : non mon c½ur, il faut savoir se faire désirer...
Bill : >.<"


On rigole et il m'embrasse sur la joue, tout en douceur. Soudain, je réalise qu'il y a un étrange silence autour de nous... Tout le monde a arrêté de parler et nous regarde... Ahem... Je ne suis pas dans la merde là... u__u

Bill : bon, on y va ?
Georg : mais on vous attendait...
Gustav : pour sûr, on ne voulait pas briser cette...
Tom : *le coupe* ouais, ouais, ça va, on a compris, hein !


Tout le monde éclate de rire --' La soirée promet... On dit au revoir à mes parents, qui nous assurent qu'ils ne seront pas là ce soir, préférant "dormir à l'hôtel"... Tom et moi nous regardons, légèrement gênés par ce sous entendu on ne peut plus explicite... T____T Puis on sort tous, à la recherche d'un restaurant... |...| Minuit. On tend nos cartes d'identité au vigile, qui nous dit de passer, un sourire aux lèvres, nous souhaitant un joyeux anniversaire. Je suis excité comme un puce, la musique bat son plein, la piste est déjà occupée par du monde qui danse. On repère une table dans le fond, un peu à l'écart et on s'y installe. La musique coule dans mes veines, je jette un regard appuyé à Tom qui soupire.

Bill : on va danser ?
Tom : euh...
Bill : tu ne sais pas danser ?
Tom : non... =S
Bill : *rit* allez, viens, je vais t'apprendre !


Je me lève et saisit la main de Tom, l'entraînant vers la piste. En réalité, Tom a le rythme dans la peau et sait très bien danser. Je m'éclate, je tourne, je saute, je transpire aussi ! Soudain, la musique change et les premières notes d'un zouk retentissent dans la boîte... Une blonde plantureuse s'approche de Tom :

La blonde : tu veux bien m'apprendre le zouk ? Jt'observe danser depuis tout à l'heure et tu gères trop !

Cette p*tasse fait comme si je n'existais pas... Non mais, elle va voir celle-là ! Je commence à avoir la colère qui monte en moi, je... *réfléchit* Je vais laisser Tom s'en dépatouiller, on va voir s'il tient à moi...

Tom : je...
La blonde : *lui met son décolleté plongeant sous les yeux* s'il te plaît...


J'vais m'la faire... je vais l'exploser... *fulmine* je vais...

Tom : non
La blonde : qu... quoi ? O__O
Tom : *prends Bill par la taille* Je suis occupé, je dois apprendre le souk à mon copain.
Bill : *plane, plane, plane*
La blonde : beurk ! =$


On rigole avec Tom et il m'embrasse... Belle preuve d'amour. Puis il place ses mains, chaudes, sur mes hanches et je frissonne. Il croise nos jambes et rapproche nos corps impatients. J'enroule mes bras autour de son cou et on commence à onduler lentement l'un contre l'autre. Je ne quitte pas Tom du regard et je commence à avoir vraiment envie de lui. Tom s'en aperçoit et s'applique à me rendre fou, collant nos bassins, enfouissant sa tête dans mon cou. Il en profite, se cachant dans mes cheveux, me suçotant la peau du cou. J'en tremble... Je me mords la lèvre, retenant mes gémissements. Oh Gott ! C'est si bon... Je ferme les yeux... puis les rouvre brusquement lorsque Tom vient frotter sa fierté contre la mienne. Cette fois-ci s'en est trop, je ne peux pas me retenir et je pousse un gémissement à l'oreille de Tom. Heureusement pour moi, le volume de la musique est réglé très fort, personne sauf Tom ne m'a entendu. Ce dernier, se retire de mon cou, visiblement très fier de lui, un sourire de vainqueur aux lèvres. La musique se stoppe et on rejoint les autres, en charmante compagnie... Il est deux heures du matin, ça ne fait pas longtemps qu'on est là, mais je ne veux qu'une chose : Tom et moi dans un lit, nus. On s'assoit à table et je sirote simplement mon cocktail, les idées complètement ailleurs, quand je sens la main de Tom sur ma cuisse. Je tousse et manque de m'étouffer lorsqu'il la remonte, de plus en plus... Tout le monde me regarde bizarrement... Soudain, la main de Tom s'arrête sur ma fierté et je me mords la lèvre jusqu'au sang pour ne pas gémir. Putain, je vais le tuer... Je me lève brusquement, marmonnant que je dois retourner chez moi, ma mère est inquiète... Un gros bobard quoi ! Gustav et Georg m'ont rapidement calculé et se retiennent difficilement de rire... Quant à Tom, c'est tout juste s'il n'est pas écroulé sur la table... -___-" Il ne perd rien pour attendre. Je me précipite hors de la boîte de nuit, Tom me suit de près, je le sais. Une fois dehors, je pique un sprint... Han ! C'est dur avec un jean serré é__è Ceci dit, Tom galère aussi avec son baggy... J'explose de rire tout seul... Manque de bol pour moi, mais Tom court plus vite et il a tôt fait de me rattraper. On n'est qu'à quelques pas de la maison... Il me ceinture et je me débats :

Tom : pourquoi t'es parti si vite ? Tu ne t'amusais pas ?
Bill : han ! Tom lâches moi !
Tom : pourquoi je ferai ça ?
Bill : pour que j'ouvre la maison, t'as pas les clés... --'
Tom : toi non plus mon c½ur...
Bill : hein ?


Tom me lâche et je fouille mes poches, à la recherche de ces fameuses clés... qui n'y sont pas. Tom brandit fièrement mon trousseau devant lui :

Tom : l'avantage du souk, c'est qu'on est très collés...
Bill : si tu n'ouvres pas...
Tom : oui ?
Bill : mmmh... dommage pour toi...


Tom me regarde, interloqué. Je me rapproche de lui, récupère mes clés et le prends par la main... On remonte l'allée en silence, j'ouvre la porte et envoie valser mes clés. Puis je me retourne et croise le regard de Tom... Il a compris ce que je veux faire... J'ai quand même un peu peur, et je viens nicher ma tête dans le cou de Tom qui caresse doucement mon dos. Je récupère un semblant de calme, et me détache de son étreinte juste assez pour poser mes lèvres sur les siennes. Notre baiser s'intensifie rapidement, Tom passe ses mains sous ma chemise, tandis que les miennes appuient sur sa nuque pour approfondir encore et encore. La maison est plongée dans le noir, mais aucun de nous deux ne manifeste le désir d'allumer... je murmure :

Bill : tu es vraiment magnifique ce soir Tom...
Tom : toi aussi... Je t'aime tant...
Bill : fais moi décoller Tom... Je veux toucher les étoiles avec toi, ce soir...
Tom : je sais mon ange, je sais... Vertrau mir
(fais moi confiance)

Heut Nacht ist die Nacht die uns beiden gehört
Ce soir est la nuit qui nous appartient
Nur die Sterne sehn uns zu
Seules les étoiles nous voient
Heute Nacht sind wir beide endlich ungestört
Ce soir nous serons enfin tous les deux sans être dérangés
In deinen Armen geht's mir so gut
Je suis si bien dans tes bras

Je ne réponds rien mais nos battements de c½ur s'accélèrent. On monte les escaliers cahin-caha, sans se séparer. Tom pousse ma porte de chambre m'attire vers le lit. Je veux faire durer le plaisir, je ne veux rien gâcher en allant trop vite. Tom m'embrasse une nouvelle fois et murmure :

Tom : je ne t'ai pas offert ton cadeau me semble t'il... *hausse un sourcil*
Bill : moi non plus...


Je me lève et vais chercher un paquet. Tom a déjà le sien en main. On s'échange nos présents et lorsque j'ouvre la boîte et que je vois qu'elle contient le bracelet que je regardais depuis des jours, mes yeux s'emplissent de larmes. C'est une gourmette en argent, sur laquelle Tom a fait gravé mon prénom en écriture gothique... Je redresse la tête, et lui souris, la voix coupée par l'émotion. Un large sourire fend le visage de Tom : la chaîne que je lui ai offerte à l'air de lui plaire. Il se l'accroche pendant que je fixe la chaîne à mon poignet. Plus besoin de mots, les gestes et les regards nous suffisent. Il me suffit. Lui, simplement.

Du bist es für mich und ich bin es für dich
Tu es tout pour moi et je suis tout pour toi
Wir zwei wir werden eins
Nous deux ne ferons plus qu'un

Comme au ralenti, nos visages se penchent inexorablement l'un vers l'autre... Quelques secondes avant de rencontrer ses lèvres, je ferme doucement mes yeux et viens caresser sa joue de ma main. Tels deux aimants géants, nos corps se collent l'un à l'autre, comme si l'on voulait se fondre l'un dans l'autre. Tout en continuant de jouer au chat et à la souris avec la langue de Tom, je lui ôte sa casquette et son bandeau, laissant ses dreadlocks retomber dans son dos. Nos regards se croisent et on comprend tout les deux l'ampleur de l'amour porté à l'autre...

Du und ich wir sind hier ganz allein
Toi et moi sommes entièrement seuls

Mes mains deviennent plus actives et viennent retirer le tee-shirt de Tom, alors que lui enlève le morceau de soie qui me recouvre, dévoilant mon torse. J'exerce une douce pression sur la poitrine de Tom, qui s'allonge. J'en profite alors... Mes ongles manucurés dansent sur son corps musclé, tracent de jolies traces rouges alors que mes lèvres quittent les siennes pour s'attaquer à son cou d'abord puis je descends sur ses tétons, déjà durcis par le plaisir. Je continue quelques minutes mes baisers sur ses abdos, viens nicher ma langue dans son nombril, le faisant frissonner et gémir. Puis il inverse les positions et je me retrouve soumis à sa douce torture. Mon visage se crispe sous l'effet de ses caresses, mes yeux se ferment et pourtant, je voudrais le regarder...

Ja was mir gefällt das weisst du ganz genau
Ce qui me plaît, évidemment, tu le sais déjà
Du spürst ich will noch viel mehr
Tu sens que j'en veux plus

Les habiles mains de Tom me débarrasse lentement de mon jean serré et du sien : on se retrouve face à face, lui sur moi, en boxer. Tout mon corps frémit d'impatience et je supplie Tom du regard, une lueur de perversité dans nos prunelles emmêlées. On s'admire un long moment, puis les lèvres de Tom s'étirent en un sourire et il abaisse sa tête au niveau de mon entrejambe, déjà éveillé... Il s'amuse à me faire languir, retire mon boxer avec des gestes lents. Il caresse l'intérieur de mes cuisses, souffle sur ma fierté pendant que je me contorsionne sous lui, impatient et fébrile. Je ne peux pas retenir un gémissement lorsque je sens la bouche de Tom englober ma virilité entière. Ma main se perd dans ses cheveux, je lui murmure des mots sans queue ni tête... Dans un dernier cri, je me libère dans sa bouche, mon corps se relâche pour quelques minutes, avant que je...

Bill : *la respiration haletant, chuchote* fais moi l'amour Tom...

Tom savait ce que j'allais lui demander. Il sait que je suis prêt. Il se replace au-dessus de moi et remonte mes jambes que j'enroule autour de son bassin après que je l'ai débarrassé de son dernier vêtement. Je peux sentir la virilité de Tom à mon entrée... Je tremble, mais étrangement, ce n'est ni de froid, ni de peur, c'est purement et simplement du désir... J'ai envie de Tom comme un drogué a besoin de sa dose. Tom est ma drogue, mon héroïne, que je consomme sans la moindre modération.

Alles dreht sich um mich mein Puls explodiert
Tout tourne autour de moi, mon pouls explose
Sag mir wo und wer bin ich
Dis moi où et qui je suis

Tom commence à rentrer lentement en moi, l'une nos mains sont enlacées. De l'autre, je crispe mes doigts sur les draps, faisant blanchir mes jointures. Je le savais que ça serait douloureux, des flashs remontent... Mais Tom est mille fois plus doux que ces monstres, et les souvenirs marqués au fer blanc s'évaporent dans les brumes de mon esprit. J'ouvre doucement mes yeux et me concentre sur le regard de Tom. De sa main libre, il m'attire contre lui et me dépose des baisers brûlants sur tout le corps. Je referme mes yeux, et me mord la lèvre sous le plaisir que me procure Tom. Je ne sais plus où donner de la tête. Je me détends et Tom arrête de s'introduire en moi. Je réussis tant bien que mal à soulever mes paupières et je dévore Tom des yeux. Ses joues sont colorées par l'effort, ses dreadlocks lui retombent dans le dos. *__* On s'observe un long moment, le silence troublé par nos respirations saccadées. Tom avance une main et dégage une mèche de mon visage, collée par la sueur.


Jetzt bist du bei mir und ich spüre deine Haut
Maintenant tu es en moi et je sens ta peau
Du bist tausend kleine Tode wert
Tu es aussi précieux que mille petites morts

D'un battement de cils, l'homme au-dessus de moi, l'homme que j'aime, Tom, comprend qu'il peut faire demi-tour. Lentement, il se retire de moi, puis re-rentre. Je me concentre pour ne pas fermer les yeux et ne pas quitter Tom de regard. Je veux le voir éprouver du plaisir et il veut me voir éprouver du plaisir. Je suis ses mouvements avec mon bassin, accélérant de moi-même l'allure :

Bill : Tom... han... plus... vite...
Tom: comme tu... veux...


La moindre parole est un effort, alors on se tait. Ses à-coups s'intensifient. Des mots, des gémissements passent nos lèvres... Je n'ai jamais ressenti autant de plaisir à la fois, on transpire le plaisir... C'est magique... Tom va venir, on le sait, il accélère encore et vient toucher mon point sensible. Je hurle... J'arque mon corps, je me cambre, soumis de nouveau aux terribles caresses de Tom... Oh Gott ! Je n'en peux plus... Dans un geste qui pourrait semblé désespéré, je me redresse et m'accroche à Tom pour venir lui voler un baiser. Nos lèvres s'unissent au moment où Tom se déverse en moi. Nos corps se relâchent, mais pas nos lèvres. On tombe, épuisés et transpirants sur mon lit. Je voudrais tant que Tom reste en moi, indéfiniment, je voudrais revivre ça, encore et encore, jusqu'à l'infini. Malheureusement, la Nature est contre nous et Tom doit se retirer. Il vient s'allonger à mes côtés et pour une fois, c'est moi qui enroule mes bras autour de sa taille. Je dépose une myriade de baiser sur ses épaules, pendant que l'on récupère une respiration qui nous permette d'aligner trois mots.

Bill : merci... C'était parfait...
Tom : tu as aimé ?
Bill : non, j'ai adoré... Je ne veux qu'une chose...
Tom : oui ?
Bill : recommencer...


Un dernier baiser, une dernière caresse, un dernier "je t'aime" et Tom et moi sombrons dans le plus doux des sommeils, après ce qui aura été, je pense, une des meilleures nuit... Pourquoi pas la meilleure ? Tous simplement parce que j'espère qu'il y en aura d'autre, tant d'autre qui seront améliorées... Mais cette fois-ci restera ma première fois. Ce soir, j'ai donné ma virginité à Tom, comme lui m'a donné la sienne il y a un mois et demi. Certes, ce n'était pas sa première fois "tout court" mais c'était sa première fois avec un homme...

Wir schweben zusammen in 'ne andere Welt
Nous planons tous les deux dans un autre monde
Du 'n mir das ist der Wahnsinn
Tu me dis que c'est de la folie

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

pouf, pouf... *essouflée*
Je vous la poste enfin cette fameuse suite !
Je ne vous cache pas qu'à la base, il y avait deux chapitres, mais étant donné le retard considérable que j'avais accumulé, ben j'en ai fait un seul chapitre et j'ai tout posté =DDD *fière d'elle en plus*
Bon, comme vous le savez, c'est la rentrée... beurk ! :$ donc, ne parlons aps des chsoes qui fâchent !
allez, je ferme ma (grande) gueule et je réponds à vos coms, tous plus gentils les uns que les autres ! je vous adore, merci de me soutenir comme ça *__*

des questions ?
des coms constructifs ?
des critiques ? (allez-y, n'hésitez pas ! =D)

edit : oui, déjà ! là, je craque, je venais de répondre à tous vos coms et j'ai eu un bug... dsl mais je répondrais plus atrd là... putain de bordel de scheisse d'ordi de merde... je hais skyblog...

# Posté le vendredi 09 novembre 2007 14:59

Modifié le jeudi 10 juillet 2008 19:44

OS Memories...

Vide. Je suis vide de tout. L'espoir, le plaisir, la joie, le bonheur, l'envie de vivre et de rigoler, autant de sensations qui m'ont délaissées. La peine, la tristesse, le désespoir, l'envie de pleurer et de tout plaquer, m'habitent aujourd'hui. Et toi... Toi qui croque la vie à pleine dent, toi qui est heureux, toi qui vis tout simplement... Tu ne vois pas, tu ne me vois pas. Tes yeux restent obstinément clos devant ma souffrance. Mon c½ur te hurle des mots que tu n'entends pas, mes yeux te font passer des messages que tu ne comprends pas, mes bras t'enlacent sans que tu déchiffres le sens de mes caresses. Je baisse les bras et me rends à l'évidence, il est trop tard.

Je ne veux plus sentir ce feu qui brûle en moi et qui me ronge de l'intérieur, comme l'acide consume le plus solide des rocs.
C'est fini laisse-moi partir en paix. Ne me retiens pas je t'en prie. Tout est prêt, tout est calculé. Tu dois être fort petit frère, ne pas fléchir. Regarde ce qu'ils ont fait de moi : une image, une image qui fait vendre. Je me suis moi-même perdu. Je t'ai perdu toi...
Devant les caméras, les fans, on joue un rôle mais on sait très bien tous les deux, au fond, que rien n'est plus, et ne sera jamais plus comme avant.

Pourquoi ? Pourquoi ai-je accepté de devenir ce que je suis ? Pour le monde extérieur, je suis Tom Kaulitz, guitariste du groupe sur commercialisé Tokio Hotel. J'ai un jumeau, une gueule d'ange et je drague tout ce qui se passe à portée de main. Et plus si affinités... Mein Gott... De tous ces corps chauds et transpirants collés au mien, il n'y a qu'un que je désire : toi. Mais jamais je ne te l'avouerai...
Le succès, les concerts, la vie de super star auront eu raison de moi.
Je pars tourmenté, chercher la paix quelque part... dans ton c½ur peut-être ?



In this world you tried (Dans ce monde tu as essayé)
Not leaving me alone behind (De ne pas me laisser seul derrière)
There's no other way ( Il n'y a pas d'autre façon)
I prayed to the gods : let him stay (J'ai prié les dieux de le laisser rester)

The memories ease the pain inside (Les souvenirs calment la douleur à l'intérieur de nous)
Now I know why (Maintenant je sais pourquoi)


Je te regarde chanter, bouger, communiquer ton énergie au public. Il y a un temps, voir celui-ci si heureux, les regards exaltés, m'a aidé à survivre, mais là je suis juste fatigué de me battre, de vivre...
Tu sais, j'aurai tant voulu qu'il y ait un nous, une histoire à écrire, que nos deux corps ne fassent plus qu'un, juste une fois, rien qu'une fois. Mais je ne suis pas fou, jusqu'à la fin j'ai voulu garder notre lien qui fascine, me contentant de ça.
Je voudrai rire, s'il était aussi puissant, tu saurais que je suis entrain de crever à petits feux, tu m'aurais tendu cette putain de main que j'attendais et ensemble on se serait relevé.
Belle illusion...

Mon regard parcourt la salle... et un sourire las traverse mon visage. Les prods ont voulu qu'on donne un show exceptionnel, et il le sera mais à quel prix.
Nous sommes à environ trente mètres du sol, et nous jouons Spring Nicht, douce ironie...
Tu la chantes de toute ta force avec tant de conviction sans savoir ce qui va se passer. Mes yeux s'élèvent et mémorisent une dernière fois ton corps, ton visage si semblable au mien... Je savoure une dernière fois le son de ta voix, je frissonne sous les émotions que tu procures... et je pris Dieu, celui qui m'a oublié, celui qui m'a fait aimé l'interdit sans que je puisse y goûter.

Je m'avance vers le bord de la scène, j'arrête de jouer et enlève ma guitare... Mon geste fait pousser des cris d'étonnements... Tu me lances un regard incompréhensible alors qu'un autre est surpris. Vous ne vous doutez pas, pas encore...
Je pose ma Gibson à terre et m'avance un peu plus vers le bord... Tu as cessé de chanter et tu me demandes ce que je fabrique...
Tu n'as pas encore compris, de toute façon tu ne comprends jamais rien et ce n'est pas maintenant que cela va changer.

Je prends une grande inspiration, tourne le dos au public et je plante mes yeux dans les tiens, une ultime fois, avant de tendre les bras.....

***
Un murmure qui s'élève de plus en plus fort devant la scène qui s'offre à eux, des membres d'un groupe qui ne savent pas encore que l'enfer va se déchaîner sous leurs pieds. Deux personnes qui se fixent, l'une au visage serein l'autre s'interrogeant sur le comportement de son frère.
Un chuchotement qui passe les barrières de lèvres closes « pardonne moi mon frère, sache que je t'aimerai toujours ». Un visage qui se crispe d'une grimace horrifiée, sachant enfin ce qui va se passer. Mais avant qu'il n'ait pu faire un geste, le guitariste Tom Kaulitz sauta dans le vide sous les cris de terreur de la salle.


All of my memories (Tous mes souvenirs)
Keep your near (Te gardent près de moi)
In silence moments (Dans les instants silencieux)
Imagine you here (J'imagine que tu es là)
All of my memories (Tous mes souvenirs)
Keep your near (Te gardent auprès de moi)
Your silent whispers (Les murmures silencieux)
Silent tears (Tes larmes silencieuses)


Un sentiment de puissance m'envahit, une joie incommensurable coule dans mes veines. Je regarde le public qui nous acclame, je vois toutes ces filles qui perdent connaissance... Je trouve ça pitoyable. Le pire, c'est que mon jumeau les apprécie, ces espèces de groupies dégénérées, il peut les « sauter » où il veut, quand il veut.
Une distance que je comprends mal s'est installée depuis peu entre Tom et moi. On est plus aussi proches que ce que l'on fait croire aux médias... et j'en souffre.

Pendant les concerts, adieu nos regards complices, adieu nos effleurements de mains discrets. Ne subsiste qu'une vague présence de toi, comme un souffle qui s'éteint. Tu as choisi de fermer les portes qui mènent à ton âme, à tes sentiments... que puis-je faire ?
Aujourd'hui est un jour d'une grande importance, on joue à une trentaine de mètres de hauteur Spring nicht. De gros producteurs américains sont en bas, il faut leur en mettre plein la vue, David a bien insisté sur ce point. Je chante, j'y mets toute ma voix, toute mon énergie, je veux réussir aux Etats-Unis, j'en rêve depuis gamin. Tu te rends compte Tom ? Si on y arrive, ce serait la consécration absolue, un rêve achevé.

« Du träumst von dem Ende,
um nochmal von vorn anzufangen »

Je jette un coup d'½il à mon double, comme à son habitude concentré sur sa Gibson. Exceptionnellement, tu détaches ton regard de ta guitare et tu le plonges dans le mien... Il me fait frissonner. Tes yeux sont vides, semblables à ceux d'un mort. C'en est presque inquiétant.

« Nimm meine Hand,
Wir fangen nochmal an.
Spring nicht. »

Alors que je prononce ces mots, tu t'arrêtes de jouer, retire avec des gestes lents ta guitare... Mais Tom... Bordel, qu'est ce que tu fous ?! Tu te mets dos à la scène et plonge ton regard, si vide, dans le mien. Toutes ces barrières que tu avais dressées entre nous s'effondrent brusquement sans crier gare, et un flot continu d'images, de sentiments me submerge.
Ta peine, ta tristesse, ton mal-être, toutes ces sensations me transpercent de part en part, telles des lames aiguisées. Mes prunelles embuées ne quittent plus les tiennes, tes lèvres bougent, tu murmures quelque chose à mon intention : « Pardonne moi mon frère, sache que je t'aimerai toujours ». Mes yeux s'ouvrent d'effroi lorsque je comprends ton intention... Non, Tom... Ne fais pas ça... Ne me laisse pas !
Tu recules encore d'un pas vers le bord, je ne peux plus bouger, mes membres sont emprisonnés par la peur.

Trop tard... Tu as sauté... et je n'ai pas bougé. Le silence s'est fait autour de moi, je n'entends pas les hurlements déchirants des fans, je n'entends plus rien. Un vide s'est emparé de moi.
Chaque souffle me brûle les poumons, car je me dis qu'on aurait du le partager. Mon c½ur s'est arrêté de battre. Une partie de moi-même s'est dissoute dans le néant.
Je ne pleure pas, je ne peux pas, je ne réalise pas. Comment se rendre à l'évidence ? Comment s'avouer que son jumeau vient de sauter dans le vide ? Je ne comprends pas... je ne peux pas !


Made me promise I'd try (Tu m'as fais promettre que j'essaierais)
To find my way back in this life (De retrouver mon chemin dans cette vie)
I hope there is a way (J'espère qu'il y a un moyen)
To give me a sign you're okay (Qui puisse te permettre de me faire signe si tu vas bien)
Reminds me again (Rappelle moi de nouveau)
It's worth it all (Ca vaut tout ceci)
So I can go on (Alors je pourrai continuer ma vie)


Je suis devant le cercueil où repose mon frère, livide mais toujours aussi beau. Aucune larme ne s'échappe de mes yeux, aucune ne coule sur mes joues. Je reste stoïque, un sourire étrange sur mon visage, tenant contre moi une photo de mon frère, portant autour de mon cou la chaîne qu'il m'avait offerte. Et j'attends...
Les autres ne comprennent pas mon comportement, ils ne comprennent pas pourquoi je suis comme ça, calme... Ils ne comprennent pas que c'est une blague, et que mon frère va se réveiller criant « surprise ». Et je pourrai de nouveau le serrer contre moi, sentir son souffle contre mon cou, frôler ses lèvres...

Ma mère me hurle qu'il est mort... mort... non pas mon frère, il est vivant je le sais, il va se réveiller là maintenant devant tous ces gens qui sanglotent.
Allez Tomi remue tes paupières, ouvre tes yeux si pénétrant, si magnifiques pour que je puisse m'y noyer encore et encore.
Allez Tomi, bouges-toi...
Tom ce n'est pas drôle, lèves-toi de ce cercueil et viens me prendre dans tes bras comme tu le faisais si souvent.
Tom... Ce n'est pas vrai hein... Tu n'es pas mort, dis moi que c'est faux.

Tom... Je crie, je hurle, je prends conscience que tu ne reviendras jamais pour me serrer dans ton étreinte, pour me frôler le front de tes lèvres si douces, pour me sourire... Sourire qui me refilait des frissons à chaque fois que le voyais étirer ta bouche.

Tom... Non tu n'avais pas le droit de me laisser seul, non tu n'avais pas le droit, reviens je t'en prie...
Je m'écroule à terre et je pleure en hurlant ma souffrance... Mon frère, la personne que j'aimais le plus au monde, toi... Tu m'as abandonné.

***
La foule observe, bouleversée, un jeune homme brun pleurer la mort de son jumeau, crier sa douleur qui l'étouffe. Il tape du poing, suppliant, d'une voix brisée par le chagrin, à son double de revenir. Les regards se détournent, cette douleur est insupportable, les gorges se nouent... Seul le batteur du groupe ose s'approcher et prendre Bill dans ses bras.

Le jeune androgyne se débat, avant de se laisser bercer par la douceur de Gustav, murmurant des « reviens », « je t'aime Tomi ».
Amis, parents, proches voient, impuissants, cet être fragile sombrer peu à peu, appelant celui est parti, celui... Le seul qui aurait pu l'aider à se relever...
Tom Kaulitz est mort, entraînant avec lui la chute de son double...


All of my memories (Tous mes souvenirs)
Keep your near (Te gardent près de moi)
In silence moments (Dans les instants silencieux)
Imagine you here (J'imagine que tu es là)
All of my memories (Tous mes souvenirs)
Keep your near (Te gardent auprès de moi)
Your silent whispers (Les murmures silencieux)
Silent tears (Tes larmes silencieuses)


J'erre comme une âme en peine que je suis dans l'appartement que l'on partageait, Tom et moi. Je sais que je ne devrais pas rester ici, tout me rattache à mon jumeau, mon double, ma moitié. Chaque centimètre carré de cet habitacle renferme un souvenir de Tom. La salle de bains, dans laquelle j'ai, plus d'une fois, vu Tom en tenue d'Adam, le salon, dans lequel je me suis collé à lui, dissimulant mon visage dans son cou, quand on regardait des films d'horreur, la cuisine dans laquelle nous avons fait tant de batailles de céréales... Chaque fois que je rentre dans une de ces pièces, un souvenir rejaillit, et avec lui, la peine et les larmes. Mais le pire reste à venir, le soir, quand je vais me coucher...

Plus jamais je ne sentirai sa peau douce m'effleurer.
Plus jamais je ne respirerai son odeur au réveil.
Plus jamais je n'écouterai sa voix.

Les draps sont froids sans ta présence Tom... A chaque fois que je glisse mon corps sous ces couettes, le froid vient me mordre la peau et un vent glacé qui ne s'arrête jamais souffle sur mon c½ur. Tu me manques Tomi...

Cela fait un mois aujourd'hui que tu es parti loin de moi, et j'ai l'impression que c'était hier. Chaque nuit, je revis la scène, ce soir où tu as dit adieu au monde, où tu m'as dit adieu. Je n'arrive pas à comprendre. Pourquoi as-tu fait ça ? Je ne peux pas m'empêcher de culpabiliser, si j'avais su voir ta souffrance, on aurait pu s'en sortir, mais non. J'ai joué les égoïstes, je n'ai rien vu venir. C'est pour me punir que tu fais ça Tomi, hein ? J'ai compris la leçon, c'est bon, reviens... Je t'en supplie... Promis, je ne recommencerai plus...

***
Un jeune androgyne qui s'enfonce chaque jour un plus dans le désespoir. Un groupe dissout. Des fans sous le choc. Des groupies passées à autre chose. Une mère effondrée, qui se rend compte qu'elle perd son second fils.

Bill ne mange plus, Bill ne boit plus, Bill ne vit plus. Les aliments ont un goût amer dans sa bouche, l'eau n'étanche pas sa soif de son frère, l'envie de vivre l'a quitté quand Lui l'a quitté. Il ne s'habille qu'en noir, ses yeux sont plus sombres que jamais, et son regard est vide, semblable au Sien avant de sauter. Il a perdu beaucoup de poids, et ajouté à sa peau aussi blanche que l'albâtre, il ressemble à un mort vivant.

C'est une âme blessée qui saigne au plus profond d'elle-même, âme que l'on retrouve, chaque jour que Dieu fait, sur la tombe de son jumeau. Il n'a pas arrêté de pleurer, il Lui parle, espère que de là-haut, Il veille sur lui. Aujourd'hui, il est fou... Fou de quoi ?

***
Je me dirige comme chaque jour, à la même heure vers le cimetière. A gauche, tout droit, deuxième à droite, la tombe au fond. Je connais le chemin par c½ur. Arrivé là, je vois les habituels bouquets de fleurs des fans et parfois un mot « Courage Bill, les fans sont avec toi », « Tu nous manques Tom », « Tom, un ange est parti... ». Evidemment, quelques groupies demeurées sont venues aussi, laissant des traces de leur passage : un string, un mot : « Tom, fick mich in der Hölle » (Tom, baise moi en enfer). Je déchire les mots obscènes et brûle les sous-vêtements. Certes mon jumeau était un dragueur, mais il a droit à une sépulture digne. Je m'allonge alors sur la tombe de marbre blanc et je Lui parle :

Bill : Pourquoi t'es parti Tom ? As-tu seulement vu ce que tu as laissé derrière toi ? Je ne suis rien sans toi, tu le savais très bien et tu as quand même décidé de partir. Je voudrais tant me laisser mourir et te rejoindre, mais je ne peux pas... Il y a maman. Tu n'as pas pensé à maman en partant, tu n'as pas pensé à moi, tu n'as pensé à personne. Qui va me défendre maintenant ? Qui est ce que je viendrai voir quand j'aurai fait un cauchemar ? Depuis que tu es parti, j'ai un vide permanent au fond de moi, je rêve de nous... Mais ces rêves sont bizarres. Je me surprends à... *des larmes commencent à couler* à te désirer Tom. Je ne sais pas. Je revois tes lèvres et j'aimerais les embrasser... *se roule et se met à plat ventre sur la tombe*. Tomi, Tomi explique moi... Explique moi pourquoi je rêve qu'on ne fait qu'un, explique moi pourquoi je voudrais sceller mes lèvres aux tiennes, expliques moi... expliques moi pourquoi je crois t'aimer plus que ce qu'un frère ne devrait. Tomi, aide moi...

***
Le jeune brun finit par s'endormir sur la tombe de son aîné, les yeux rougis d'avoir tant pleuré et cerclés de noir, murmurant des « pourquoi ». Il ne comprend pas ce feu qui brûle en lui et qui le tue jour après jour, seconde après seconde. Il refuse la vérité, il refuse de reconnaître qu'il aime son jumeau. Il en est conscient au fond de lui, mais il préfère rejeter cette idée qui l'effraie. On ne peut pas, on ne doit pas aimer son jumeau. C'est impossible. Alors il se torture l'esprit de questions, d'explications plus improbables les une que les autres.... Mais un jour, il comprendra.

Il ouvre doucement ses yeux chocolat, et regarde autour de lui, inquiet, comme un chaton qui s'éveille et ouvre pour la première fois ses yeux. Ses yeux ont du mal à faire le point, la Nuit est venue avec son lourd manteau étoilé, et sa froide Lune. Il soupire de lassitude, encore une journée écoulée qui demeure sans réponse. Le jeune chanteur se redresse doucement, dépliant sa silhouette longiligne, les muscles engourdis par le froid et s'apprête à quitter son jumeau. Il lui murmure « au revoir » et lui promet qu'il reviendra demain, comme chaque jour. Lentement, ses pieds font le chemin du retour.

La neige commence doucement à tomber, enveloppant le monde de son habituel manteau blanc. L'androgyne s'arrête et regarde les flocons tourbillonner autour de lui, ignorant l'air glacial qui rentre dans ses poumons. Il sourit, béat, aux petits morceaux de neige tombés du ciel. Il a toujours adoré la neige, c'est son ange qui veille sur lui, là haut. Oui, c'est son ange, c'est Tom qui lui envoie des flocons, comme pour lui dire « non petit frère, je ne t'ai pas oublié. Je serais toujours là, en toi, au fond de toi. ». Le brun rit aux éclats, tourne, virevolte dans le manteau neigeux... « Je t'aime Tomi »... Une déclaration en toute simplicité, des mots qui partent du c½ur. « Je t'aime mon Billou »... Une réponse juste audible par la personne concernée.

Deux déclarations, un même sentiment enfin reconnu et avoué... Trop tard ? Non, non, il n'est jamais trop tard pour aimer.

Un chanteur qui recommence à vivre, mais il vit pour deux. Le c½ur qui bat dans sa faible poitrine bat pour deux. Le sang qui palpite dans ses veines, c'est leur sang à tous les deux. L'âme qui anime ce frêle corps, est double. Une âme, un c½ur, deux corps. Voilà ce qu'ils sont. Tant que l'un des deux corps résiste, l'autre subsiste au plus profond de son jumeau. Il n'est plus seul. Sa moitié l'accompagne, elle marche à ses côtés. Elle a toujours été là, mais il n'avait su la voir.


Together in all these memories (Ensemble dans tous ces souvenirs)
I see your smile (Je vois ton sourire)
All the memories I hold dear (Tous les souvenirs que je garde précieusement)
Darling you know I will love you (Chéri tu sais que je t'aimerai jusqu'à la fin)
'till the end of time (des temps)


Bill Kaulitz réapprend à vivre, ses proches se sentent soulagés. Tous les jours, Bill Kaulitz se prépare, parlant dans le vide comme si son jumeau était à ses côtés, tous les jours Bill se réveille avec l'impression que son double est là, près de lui. Il sent sa chaleur comme si son corps était collé au sien.
Tous les jours, le chanteur fredonne comme si son frère ne l'avait jamais quitté et l'écoutait religieusement. Tous les jours, Bill porte quelque chose qui a appartenu à Tom, pour qu'il vive encore en lui.
Pauvre petit Bill Kaulitz qui vit dans ses chimères, dans son monde où son frère et lui sont ensemble. Pourtant il nie encore et toujours, cette brûlure dans son c½ur quand il pense à son frère et lui dans un lit, il nie le tremblement qu'il ressent dans tout son corps quand il imagine le souffle de son frère contre son cou.

Cependant un matin, tout va changer, et les illusions vont voler en éclats.

Bill est dans la chambre de son jumeau, cherchant le tee-shirt préféré de celui-ci, quand son regard tombe sur une enveloppe portant son nom. Il tend une main tremblante et la saisit. Il reste un moment à la contempler avant de l'ouvrir.

Mon Billou,

Quand tu liras cette lettre, je serais mort. Ne crois pas que je t'abandonne mais je suis fatigué de me battre, fatigué de cette image que l'on a de moi. Je me suis perdu dans l'éclat de la gloire, on s'est perdu sur le chemin du succès. Je suis lâche Billou, je n'ai pas été le grand frère que j'aurai du être. Je ne t'ai pas protégé de tout ce qui entoure notre groupe et qui le pourrit. Et je n'ai pas su t'aimer comme un frère. Oh, ne crois pas que je ne t'aimais pas, le problème c'est que je t'aimais trop, trop pour un simple frère que tu aurais du être. Toutes les nuits, je rêvais que je me fondais en toi, qu'on ne faisait plus qu'un comme deux amants. Je ne savais plus où poser mon regard de peur ne plus pouvoir me contrôler alors j'ai choisi la fuite, la distance. J'ai essayé de couper notre lien ne prenant pas en compte le fait que tu serais désespéré. Je le regrette mais je ne voyais que cette solution jusqu'à que je comprenne qu'il était temps que je meurs.
Mon amour pour toi mon frère m'a tué, notre succès m'a achevé. Ne te sens pas coupable mon Billou.
Je te demande juste d'être heureux.
Je t'aime mon ange

Tom

Bill, hagard, laisse la lettre tomber à terre. Il ne veut pas croire ce qu'il vient de lire. Il pousse un cri douloureux sentant son c½ur se serrer. Il voit toutes ses chimères se briser une par une, il comprend ce qu'il ressent pour son frère. Il s'écroule en hurlant, se griffant le visage mélangeant le sang et les larmes qui coulent sur son visage. Il se balance d'avant en arrière en appelant son frère.
Gustav et Georg accourent et le voient dans cet état, parlant dans le vide, délirant sur une vie qu'il aurait pu avoir avec son frère. Ils s'avancent prudemment, et se hâtent vers Bill qui s'évanouit devant le trop plein d'émotions.

***
Quand il s'éveille, ses yeux tombent sur une photo le représentant avec son jumeau. Son frère... qu'il aime plus que de raison... et la réciprocité est là. Il le sait maintenant. La culpabilité jaillit dans ses veines le faisant gémir.

- Pardon Tomi, reviens maintenant et aimons nous. Reviens je t'attends, pleure-t-il dans le silence de la chambre.

La porte s'ouvre sur la silhouette du bassiste, tenant une tasse à la main.

- Bill bois ça, ça te fera du bien
- Non, je veux Tom, répond le chanteur dans un murmure.
- Bois et tu le rejoindra, réplique Georg.
- C'est vrai ? Questionne Bill, une lueur s'allumant dans son regard dénué d'émotions.
- Oui, dit Georg en tendant la tasse.

Bill la prend et la bois avidement, deux minutes plus tard le bassiste sort de la chambre, laissant un Bill Kaulitz dormir profondément.

Le chanteur se tourne et se retourne dans son sommeil. Il se voit, dans un lit nu, le corps de Tom sur le sien. Il sent les mains de son frère le lui caressant, lui effleurant les zones érogènes, sa virilité dressée. Le souffle de son Tomi contre son cou, ses lèvres contre les siennes, leurs langues qui se battent pour dominer l'autre. Il se revoit écarter les jambes, arquer son corps quand son frère le pénètre. Il se sent partir à chaque coup de reins que son amant lui donne. Leurs corps s'unissent et désunissent, leurs souffles se mêlent, leurs respirations deviennent erratiques.
Ils jouissent en hurlant le prénom de l'autre, les pleurs se mélangent aux « je t'aime ».

Et Bill se réveille en sursaut le corps en sueur, l'inspiration rapide, le c½ur battant à tout allure.

Et il s'écroule en larmes...


All of my memories (Tous mes souvenirs)
Keep your near (Te gardent près de moi)
In silence moments (Dans les instants silencieux)
Imagine you here (J'imagine que tu es là)
All of my memories (Tous mes souvenirs)
Keep your near (Te gardent auprès de moi)
Your silent whispers (Les murmures silencieux)
Silent tears (Tes larmes silencieuses)


C'est fini. J'ai compris. Compris que sans mon frère je ne peux pas vivre. C'est impossible. Je veux rejoindre Tom, je veux lui hurler mon amour, je veux capturer ses lèvres, je veux le caresser, je veux l'entendre hurler et gémir, je veux qu'il me murmure mon prénom à l'oreille, je veux qu'on ne fasse qu'un... A jamais.

Aujourd'hui. C'est aujourd'hui que je pars. Etrangement, je me sens apaisé et serein, je n'ai pas peur. Je vais retrouver Tom... A cette pensée, un doux sourire étire mes lèvres. Je dois me faire beau, pour que Tom ait envie de moi, pour qu'il veuille arracher mes vêtements, pour qu'on ne fasse qu'un. Je me dirige vers la salle de bains, je me maquille comme jamais je ne l'ai fait, je me pare de mes plus beaux habits. Je termine en lissant mes cheveux, je sais très bien que Tom les préfère ainsi. Un dernier sourire à mon reflet, et je me glisse hors de la maison endormie, vers le cimetière. J'arrive Tom... Attends moi...

Je cours presque jusqu'à la tombe de mon jumeau, mon c½ur bat à vive allure, pour la dernière fois. Mes yeux se mouillent... Je vais revoir Tom, le serrer dans mes bras, lui chuchoter « je t'aime ». J'arrive enfin aux pieds de la tombe en marbre blanc de ma moitié. Je regarde une dernière fois le soleil, je profite pour la dernière fois de sa chaleur sur ma peau, puis je m'allonge, comme toujours sur le dessus, mais aujourd'hui, je ne dis rien. Je me contente de fermer mes yeux et de saisir la main tendue de la Mort, plus calme que jamais.

***
Un dernier souffle qui passe des lèvres sèches, un dernier battement de c½ur, un dernier battement de cil. C'est fini. Bill Kaulitz, jumeau au c½ur brisé, est retrouvé quelques heures plus tard, le corps aussi rigide et froid que la plus dure des pierres, un étrange sourire aux lèvres. Sa mère ne pleurera pas, elle s'en doutait. Elle savait que son second fils ne pourrait survivre sans le premier. Elle est même étonnée que celui-ci ait tenu si longtemps. Une mère soulagée, qui sait que ses enfants reposent en paix. Ils seront enterrés ensemble, dans le même cercueil.

Vous pensez que ceci est la fin de l'histoire des jumeaux Kaulitz ? Qui vous dit qu'il n'y a pas une vie après la Mort ?
Juste une fois, une dernière fois, laissons notre esprit s'échapper de ce monde cruel qui a tué deux anges, et écrivons le mot de la fin...

***
J'ouvre doucement mes yeux douloureux. Tout est noir autour de moi. Suis-je mort ? Je me redresse de toute ma hauteur et époussette mes vêtements. Je ne reconnais pas l'endroit où je me trouve. J'avance à pas prudents... Die Schatten wollen mich holen (Les ombres veulent m'attraper). Bizarrement, j'ai la sensation de reconnaître ces ombres...

Elles représentent l'esprit torturé et douloureux de mon jumeau. Je prends ma tête entre mes mains et je l'appelle en gémissant :

Bill : Tom... Tomi... Halt mich sonst treib ich (tiens moi sinon je dérive) *tombe à terre*

Un mouvement sur ma droite me fait sursauter... Mon jumeau se tient debout, à mes côtés, plus beau que jamais. Je souris à travers mes larmes.

Bill : Tomi... on est mort ?
Tom : oui, mon Billou, oui. *s'agenouille* dis Bill, pourquoi es-tu mort ? Je ne voulais pas...
Bill : je t'aime...
Tom : mais moi aussi je t'aime...
Bill : non, tu n'as pas compris Tom, je t'aime comme toi tu m'aimes.

***
Le dreadé se redresse brusquement sous la violence de la déclaration. L'androgyne se relève plus doucement et plonge son regard plein d'amour dans celui de son frère, toujours sous le choc. Le temps autour d'eux change, de violentes bourrasques de vent se déchaînent, faisant voler les cheveux du brun en tous sens. Lentement, la pluie commence à tomber, traverse leurs vêtements, les glace jusqu'aux os. Qu'importe ! Leurs prunelles ne se quittent plus...

Le brun tend une main timide vers le visage de son double et vient caresser la joue du blond, qui ferme les yeux, ne réalisant toujours pas. Avec assurance, le jeune chanteur passe sa main dans la nuque de son jumeau et rapproche leurs deux corps frémissants. Le guitariste accepte enfin et vient déposer ses deux mains sur les hanches de son vis-à-vis. Bill enroule ses bras autour du cou de son frère et Tom autour de sa taille. Ils collent leur torse mais ne sentent pas leur c½ur battre, ils sont morts...

Pour leur plus grand bonheur à tous les deux, leurs lèvres se scellent enfin dans un baiser des plus sincères. Une chaleur illusoire se répand dans leur corps gelés par la Mort, la chaleur du désir et de l'amour. Ils se désirent comme jamais personne n'a eu envie de quelqu'un. Le même voile de désir s'abat sur leurs prunelles identiques.

Leurs habits tombent rapidement à terre. Leurs deux corps froids se collent l'un à l'autre de concert. Ils attendent tous les deux la même chose...
Le brun se hisse dans les bras de son double, qui commence à se fondre en lui. Le plaisir est décuplé, presque palpable. Que demander de plus ? Ils se suffisent à eux seuls.

Le blond augmente la cadence, et le brun, enfonçant ses ongles dans la peau dorée de son jumeau, lui hurle son plaisir et son amour. L'orgasme est proche, ils n'en peuvent plus. Un dernier aller retour, le guitariste se déverse en son cadet et l'androgyne entre leurs deux corps froids. Ils s'allongent à terre, reprennent un souffle fictif qu'ils ont perdu et se sourient, heureux. Morts ? Oui... Mais morts ensemble...

Bill : je t'aime Tom...
Tom : je t'aime aussi Bill...
Bill : pour toujours ?
Tom : pour l'éternité mon ange, pour l'éternité...


All of my memories (Tous mes souvenirs)


FIN


_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Un petit OS, écrit avec ma Moodinette chérie <33
je vous jure allez sur son blog, il en vaut vraiment la peine, prenez la peine de lire et de savourer....
J'ai adoré écrire cet OS avec toi Mood, expérience à absolument refaire!
Dites nous, vous lecteurs, si vous avez apprécié cette collabo!
Dites le aussi sur SON blog ! Merci ;D

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 15:56

Modifié le jeudi 10 juillet 2008 19:43

Chap XVI : Zusammen (ensemble)

Chap XVI : Zusammen (ensemble)
Un frisson me traverse l'échine et me fait frissonner. J'ouvre difficilement mes yeux et voie Tom, déjà habillé, qui me chatouille le torse en souriant. *__*Je bats plusieurs fois des yeux, mon esprit est un peu, si ce n'est beaucoup, en vrac, mes idées et mes pensées se mélangent et j'ai l'impression d'avoir la tête comprimée dans un étau... J'ai la bouche sèche et je n'arrive pas à aligner trois mots. Je jette un regard interrogateur à Tom, qui comprend ma question silencieuse et m'explique :

Tom : je dois aller m'inscrire dans mon école pour cette année. Etant donné que je m'y prends en retard, pour ne pas dire très en retard, j'ai un entretien avec le directeur ce matin. Felix m'accompagne. Je ne voulais pas partir sans te dire bonjour...

Sur ce, il m'embrasse sur le front, caresse une dernière fois ma joue et sort de la pièce tandis que moi, je repart au pays des rêves...

/!\ P.O.V Tom /!\

J'ai laissé Bill dormir, je ne suis même pas sûr qu'il ait capté la moitié des choses que je lui ai dîtes... --' Il avait vraiment l'air dans les vaps... Le pauvre [le pauvre ?! Hum, ça reste à voir ça ! XD ok, maggle], c'est certain que la soirée d'hier fût riche en émotions... *sourire niais aux lèvres* Je me dirige d'un pas, qui se veut sûr, vers le Conservatoire de musique, mon c½ur bat à tout rompre dans ma poitrine. Etre musicien est un rêve depuis petit... J'ai ma Gibson sur le dos, mais j'ai aussi amené ma guitare porte bonheur, la première avec laquelle j'ai appris à jouer. Il paraît qu'elle a appartenu à mon père, c'est la seule chose qu'il me reste de lui... Pourquoi mes parents m'ont-ils abandonné ? Etais-je de trop ? N'étais-je pas désiré, juste le fruit d'une erreur ? Peut-être suis-je le fils d'une prostituée et d'un client, allez savoir ! Quoiqu'il en soit, je ne suis pas tombé sur la meilleure famille d'accueil qu'il existe. L'homme et la femme qui m'ont offert une toit pendant près de dix ans sont de brillants scientifiques, certes, mais de bien piètres parents. Les parents sont censés être présents pour vous dans les moments difficiles, ils sont censés vous aider à vous en sortir quand ça ne va pas, ils doivent vous éviter de faire des erreurs et vous servir de modèles, vous indiquer le chemin. Ils n'ont rien fait de tout ça. Jamais là quand j'en aurais eu besoin, toujours à courir d'un bout à l'autre du globe pour un quelconque congrès. Oui, pour mes "parents", je pense que la recherche était plus importante que leur propre fils, qu'ils avaient pourtant choisi d'adopter. Pourquoi adopter en ce cas ? Car, en Russie, être parents, c'est une certaine fierté, mais mettre la femme qui me servait de mère enceinte aurait fait perdre trop de temps, 9 mois, vous rendez vous compte ! Alors, ils ont préféré adopter un jeune de 7 ou 8 ans... Je sais qu'avant je vivais en Allemagne, et j'ai le vague souvenir de quelqu'un à qui j'ai brusquement été arraché... mais sans plus. C'est une partie brumeuse de mon existence qui m'échappe et que je ne préfère pas tenter de reconstituer. Qui sait ce que je découvrirais ? Tout ça pour dire que j'ai du apprendre à me débrouiller seul très tôt. J'ai fait de nombreuses conneries... Mais maintenant, je pense pouvoir dire que je suis relativement mature. Je... O___O Waouh ! La façade du Conservatoire est impressionnante : très haute et imposante, de lourdes colonnes soutiennent des arcades de marbre blanc. Je reste sur le parvis, subjugué par la beauté et le calme qui émanent du bâtiment. Felix me rejoint quelques minutes plus tard et on pénètre dans l'immense hall où nous sommes très rapidement reçus par ce qui semble être le directeur. Je reste calme, respirant profondément, et Felix se charge d'expliquer ma situation. Je soutiens le regard du directeur lorsqu'il me fixe, je n'ai rien à cacher... ou presque. Ca y est, c'est mon tour... Il veut m'entendre jouer. J'hésite, quelle guitare ? Je jette un regard à Felix, comme s'il pouvait m'aider... Je me décide finalement et saisit ma vieille guitare, c'est avec celle là que j'ai joué pour la première fois devant Bill... Le proviseur me demande de jouer un morceau connu, je m'exécute sans broncher. Puis,

Directeur : dis moi Tom, est ce que ça t'arrive de composer ?
Tom : oui, monsieur.
Directeur : hum...
Tom : en réalité, je fais parti d'un groupe.
Directeur : est ce récent ?
Tom : oui, très.
Directeur : vous n'avez donc effectué que des reprises je suppose ?
Tom : non. Nous composons nous même.
Directeur : intéressant. Quels sont les membres de votre groupe ?
Tom : il y a Georg Listing, le bassiste, Gustav Schäfer à la batterie, Bill Kaulitz au chant et moi à la guitare.
Directeur : Georg et Gustav ?! Mais je les connais, ils sont élèves ici ! En revanche, je n'ai jamais vu de Bill dans les couloirs de cet établissement.
Tom : Bill est quelqu'un de très solitaire. Il compose lui-même ses chansons...
Directeur : bien, bien. Tom, pourrais tu me jouer une de vos compositions ?
Tom : bien sûr.

Je repositionne ma guitare et je joue "Heilig", imaginant Bill en train de la chanter... Cela suffit à me faire décoller et j'imagine que je joue pour lui. Je ferme mes yeux et les silhouettes de Felix et du directeur s'estompent. La dernière note s'envole dans l'air et je plonge mon regard dans celui du directeur... qui a l'air satisfait.

Directeur : merci monsieur Wörner, nous vous re-contacterons.

Nous dit-il poliment, en désignant la porte, signe que l'entretien est terminé. Je range mes guitares et serre la main du directeur, qui m'adresse un grand sourire. Se pourrait-il que l'on me donne enfin ma chance ? Felix me félicite chaleureusement et retourne au centre tandis que moi je me dirige vers la maison de Bill. Soudain, je percute : il faut que je me trouve un appartement, les Kaulitz ne pourront pas m'héberger jusqu'à la saint Glin-Glin. Avec le compte en banque que mes parents possèdent, je ne pense pas qu'il y est de souci majeur...

/!\ Fin P.O.V Tom /!\

BLAM !

La porte d'entrée vient de claquer, je suppose que Tom est rentré. Je n'ai pas envie de me lever... Dormir, encore et encore... Je rabats la couette sur ma tête et m'apprête à sombrer lorsque je sens la présence de Tom contre mon dos. Nan, pas de bon matin... Veux dormir... Tom dépose ses lèvres dans mon cou, glisse sa langue dans le creux de mon omoplate et exerce de douces caresses avec ses mains. Je ne bronche pas :

Tom : Bill ? Tu dors encore ?!
Bill : mmmh... moui...
Tom : tu sais qu'il est quand même 18h... -___-"
Bill : et alors ? Jsuis fatiguééééé !

Dis je sans pouvoir retenir un bâillement immense. Après un grand monologue intérieur, je décide de faire un effort et je me retourne pour faire face à Tom. Ses yeux brillent et un large sourire étire ses lèvres...

Bill : je parie que *baille* ça c'est bien passé à ton entretien.
Tom : ils doivent me rappeler.
Bill : c'est génial... =D
Tom : et toi, c'est quand ta rentrée ?
Bill : le 4 Septembre...
Tom : après demain donc ?
Bill : sûrement.
Tom : dis, tu sais s'il y a des appartements en vente dans le quartier ?

Qu... quoi ?! J'ai l'impression d'avoir reçu une décharge électrique. J'ouvre des yeux immenses, ronds comme deux soucoupes, sous le choc et me décolle brusquement de Tom :

Bill : pourquoi ?
Tom : hey, Bill, zen !
Bill : *s'agite* pourquoi veux tu prendre un appart' ?
Tom : mais, Bill, je ne vais pas rester ici indéfiniment. Je dois me trouver un logement...
Bill : oh... *triste*
Tom : un logement pour deux...

Was ?

Bill : t'es sérieux, là ?
Tom : si ça te tente...

Dit il, inquiet. Si ça me tente ? Kya !! Je suis trop heureux ! Je voudrais bien embrasser Tom mais je ne me suis pas brossé les dents ce matin... Je chuchote à Tom que je reviens, enfile un boxer, et cours à la salle de bains. Je frôle la crise cardiaque lorsque je vois ma tête dans le miroir de la pièce. J'ai un peu oublié de me démaquiller hier soir... quel boulet ! >.<" Je me brosse les dents et commence lentement à me démaquiller, puis je retourne dans la chambre où Tom m'attends toujours, assis sur le lit, visiblement en pleine réflexion :

Bill : *murmure* c'est à moi que tu penses avec tant de sérieux ?
Tom : ça s'pourrait...

Je souris et vient m'asseoir à califourchon sur ses genoux. Nos regards s'emmêlent une nouvelle fois, nos mains s'enlacent comme à chaque fois, nos lèvres se scellent encore et encore, nos langues se battent entre elles... Puis on descend tous les deux à la cuisine... pour finalement s'échouer devant la télé, un pot de nutella entre nous. Le sujet de son appartement est remis sur le tapis.

Bill : tu sais Tom, il est évident que ça me tenterait d'habiter avec toi, mais regarde nous ! Cela fait à peine deux mois que l'on est ensemble. S'il le faut, dans quelques semaines, ce sera fini. Ca me fait mal de dire ça, mais je préférerai que l'on prenne notre temps.
Tom : je t'avoue que je suis déçu. J'aurai vraiment aimé partager cet appartement avec toi, mais je comprends tes réticences. Et puis de toute façon, tu sauras où j'habite, tu pourras venir me voir quand tu veux.
Bill : =D tu vas à l'agence demain ?
Tom : oui, c'est ce que je comptais faire.
Bill : je peux t'accompagner ?
Tom : ok.

| Ellipse temporelle, le lendemain, lundi 3 Septembre 2007 |

Tom et moi sommes devant une agence de vente. Un promoteur immobilier nous rejoint et nous emmène faire le tour de divers appartements. Je suis de bonne humeur cette après-midi ! |...| J'en ai marre. On a visité un nombre incalculable de taudis, d'appartements hors de prix... 'Fin bref, rien ne correspond ! Je suis d'une humeur massacrante, j'ai mal aux pieds et je tire une tronche de dix pieds de long... Autant dire que Tom n'est pas dans de meilleures conditions. On remonte pour la énième fois dans la voiture du promoteur, voiture qui empeste le tabac froid, et il nous emmène voir un dernier appartement. Je croise mes bras sur mon torse et regarde par la fenêtre, la mine boudeuse, ignorant volontairement la main de Tom sur ma cuisse. Après un voyage de quelques minutes, on s'arrête devant une résidence des années 90 et sitôt le moteur éteint, je bondis hors de la voiture. L'appartement est au dernier étage, avec un accès au toit de l'immeuble. On fait le tour du propriétaire, cet appartement me plaît. Il est spacieux (pour un T2) et lumineux, il est aménagé avec une cuisine américaine totalement équipée, ce qui laisse de la place pour un large salon. La chambre est de taille raisonnable, avec un petit balcon et une porte qui donne directement sur la salle de bains. Certes, la salle de bains est petite, mais les constructeurs ont réussi à caser une douche et une baignoire, phénomène assez rare dans les appartements de ce type. Dans le couloir de l'entrée se trouvent les toilettes et un placard contenant le chauffe-eau. Je me retourne et adresse un immense sourire à Tom, qui me le rend. Cet appartement est notre préféré. Reste à voir le prix... L'homme qui nous accompagne énumère les caractéristiques de l'habitacle d'une voix monocorde :

Promoteur : 60 m², balcon, cuisine américaine équipée, salle d'eau baignoire et douche. A la location, 550¤.
Tom : je dois vous avouer que cet appartement est de loin celui qui nous est le plus abordable et qui nous plaît le plus.
Promoteur : que dois-je en conclure ?
Tom : un instant je vous prie [Expldr... Imaginez Tom en train de parler poliment... *écroulée*]

Tom s'éloigne quelques secondes, sûrement pour téléphoner à sa mère. Il revient, un morceau de papier à la main :

Tom : tenez, veuillez contacter cette personne.
Promoteur : bien.

La discussion se termine là, et l'homme de l'agence nous reconduit chez moi. Je suis vanné, je voudrais dormir... Et en même temps, je suis super excité : demain c'est la rentrée, j'intègre une école de stylisme ! Il faut que je travaille mon look pour demain, c'est le premier jour, il s'agit de faire bonne impression... La tête dans les nuages, je rentre dans la maison et cours dans ma chambre ; je vide entièrement mon armoire et entreprends de faire un premier tri. Tom m'observe, appuyé sur l'encadrement de la porte, il marmonne un truc que je n'écoute pas, je marmonne un "mmmh" et ça passe, du moins, c'est ce que je crois. Tom quitte la chambre et j'entends ses pas résonner dans toute la maison. Je me stoppe un instant... Qu'est ce qui se passe ? J'ai dit quelque chose qui l'a vexé ? Je hausse les épaules et me replonge dans mon tas de vêtements... |...| Une heure et demi plus tard, j'ai enfin classé tous mes vêtements. Je choisi soigneusement un sac, accordé avec ma tenue, et le remplis de toutes sortes de choses, plus ou moins utiles pour ma journée de demain... C'est bizarre, je n'ai toujours pas revu Tom, il fait la tête ? Je jette mon sac dans un recoin de la chambre et cherche Tom. Pas à la salle de bain, pas dans le salon, pas dans la cuisine, pas dans le jardin. Merde. Je commence à paniquer... Une feuille de papier, posée sur la table de la cuisine, attire mon attention et je me précipite dessus. C'est, évidemment, un mot de Tom... Assez étrange :

Bill, depuis qu'on est rentré, tu est resté enfermé dans ta chambre. Je t'ai demandé si tu voulais voir un film, tu ne m'as répondu qu'un vague borborygme, trop occupé à chercher une tenue pour demain. Je croyais que pour toi, il n'y avait pas que l'apparence.
Si tu lis ce mot, c'est que tu t'es enfin rendu compte de mon absence. Tu me cherches ? Si tu m'aimes, tu dois savoir où je suis. Je t'y attends.

Je t'aime.
Tom

Un sentiment de culpabilité m'envahit... Tom a raison, je l'ai totalement ignoré. Mais, peu à peu, ma vision des choses change, certes, j'étais absent, la tête à autre chose, mais je ne suis pas obligé, de tout le temps, penser à Tom ! Cette école est réellement importante pour moi, autant que le Conservatoire pour lui. Cependant, quelque chose me tracasse... Je suis censé savoir où il est... Sauf que je n'en ai pas la moindre idée... « Si tu m'aimes, tu dois savoir où je suis. » Merde et re-merde. Je commence à m'agiter, passant en revue tous les lieux symboliques... Pour moi, il y en a deux : le parc à côté de son centre et le toit de ce dernier. Je ne pense pas avoir accès au toit par l'extérieur, en réalité, je n'en sais strictement rien... Oh, bordel ! Est-ce que ça veut dire que je n'aime pas Tom ? Non... Non, je le sais, je l'aime. Je vais d'abord au parc, s'il n'y est pas, je tenterais d'accéder au toit. Je sors en courant de la maison, mes parents sont dans leur chambre, pendus au téléphone, ils ne font que ça ces jours-ci... Bizarre. Il est 20h, le soleil ne va pas tarder à se coucher, j'aimerais bien admirer le crépuscule avec Tom... Oui, je suis un romantique, et alors ?! J'arrive essoufflé au parc et je distingue aisément une ombre, adossée au grand chêne sur lequel Tom a gravé nos prénoms. Je m'approche en silence, imaginez, ce n'est pas Tom, j'aurais l'air de quoi moi ?! A quelques mètres à peine, je reconnais sa posture et son odeur, que le vent amène jusqu'à moi. Je sors des buissons dans lesquels je m'étais dissimulé et je le vois tourner la tête vers moi :

Tom : t'en as mis du temps. Je suis ici depuis une heure. J'espère que la tenue que tu as choisie est à la hauteur de ce que tu attendais.

Je ne réponds rien, préférant baisser les yeux, mort de honte. Je me rapproche encore de lui, cherchant à l'embrasser, et glisse mes mains sous son tee-shirt. Mais il retire mes mains et esquive mon baiser. Autant dire que je suis vexé et énervé.

Bill : quoi ?!
Tom : tout ne se règle pas avec le sexe, Bill. Tu n'as pas remarqué ? *sourire ironique* A chaque fois, c'est la même chose, on se fait la gueule, puis on couche ensemble et hop ! Tout est oublié. Je suis désolé mais je ne veux pas construire une relation basée sur des "on se dispute puis on couche ensemble".
Bill : je ne couche pas avec toi, Tom.
Tom : O__o

Tom ne comprend pas ma réaction mais j'espère qu'il va comprendre l'explication... Non, je ne couche pas avec Tom, je...

Bill : je fais l'amour avec toi.

Tom me regarde, visiblement perturbé par ma réponse. C'est simple pourtant :

Bill : on "couche" avec quelqu'un quand on n'a aucun sentiment, quand la personne est là, juste pour satisfaire un plaisir personnel. Je fais l'amour avec toi Tom, car je pense que ce qu'il y a entre nous n'arrive pas à beaucoup de personne. Quand tu te fonds en moi ou l'inverse, c'est une marque d'amour, une promesse, un pacte. A chaque coup de reins est assimilé un "je t'aime". Ce n'est plus l'esprit ou la raison mais le c½ur qui parle. Ceci dit, tu considères peut-être qu'on couche ensemble tous les deux ?

Mon regard est froid, ma voix calme et posée, je bous à l'intérieur mais je tâche de ne rien faire paraître. Tom, en revanche, semble totalement paumé. Il reste sans voix, ma question toujours en suspens, et son silence achève de me faire sortir de mes gonds, je me mets à lui hurler dessus, libérant ce qui pèse sur mon coeur :

Bill : TOUT ! JE T'AI TOUT DONNE TOM ! D'ABORD MA CONFIANCE, PUIS MON AMOUR ET ENFIN MA VIRGINITE ! ET TOI ? TU M'AS DIT QUE TU AVAIS BESOIN DE TEMPS, J'EN AI EU BESOIN, J'AI RESPECTE CA, ET MAINTENANT ? ON EN EST OU, HEIN ? MERDE TOM ! Je t'aime, merde...

Je me laisse tomber à terre, et encercle mes jambes de mes bras. J'ai mal à la tête d'avoir hurlé sur Tom comme ça. Et je m'en veux. Je sais qu'il a besoin de temps, je sens qu'il se pose encore des questions, mais il ne peut pas me laisser dans l'ignorance la plus totale... J'en souffre. Je sens le souffle de Tom contre ma joue, mes larmes laissant des traces noires. Je détourne la tête et sens sa main dans mon dos. Sa voix s'élève comme un murmure :

Tom : désolé bébé...
Bill : *rit*, bébé ?
Tom : *sourit* ça ne te plaît pas ?
Bill : si...

Je souffle dans un murmure. Tom écarte grand les bras :

Tom : allez, viens.

Je n'hésite pas une fraction de seconde et laisse les bras de Tom m'entourer. Je l'aurai finalement mon coucher de soleil romantique.

Bill : j'ai froid...

Au lieu de retirer son immense sweat, Tom le soulève et je me glisse dedans, avec lui. Je suis collé à son torse et je peux sentir son c½ur battre dans sa poitrine... Il bat vraiment trop vite...

Bill : tu stresses ?
Tom : j'ai cru que c'était la fin... Tu aurais vu dans quel état tu étais, ça m'a rappelé la seconde crise que tu as fait devant moi...

Je me retourne difficilement et constate que Tom a les yeux embués.

Bill : je... Merde. Tom, je ne voulais pas te faire de peine... c'est juste que... je devais dire certaines choses qui me pesaient... Je t'aime, ne l'oublie jamais Tom, jamais...
Tom : je crois qu'en réalité, on est allé trop vite. Ce qu'il y a entre nous est si intense que... ça nous fait mal en quelque sorte. Je sais que tu t'es beaucoup investi dans cette relation et ne crois pas qu'il n'en est pas de même pour moi. Tu me demandes ce que je t'ai donné, et je pourrais répondre à peu près comme toi. Je t'ai accordé ma confiance en te racontant mon histoire, que personne ne connaît. Je t'ai également donné mon amour et je considère que je t'ai donné ma virginité aussi, car ce que j'ai fait avec toi, c'était par amour. Je me rends compte que tu as raison : je ne couche pas avec toi, je te fais l'amour. En définitive, je pense que ça va nous faire du bien d'être séparé quelques temps. On a trop donné, tout d'un coup. Il faut prendre le temps de faire d'autres choses, de se retrouver...
Bill : tu sais, Tom, cette école est vraiment importante pour moi... Aussi important que le Conservatoire pour toi.
Tom : je sais, je sais. Je suis désolé.
Bill : n'empêche, c'est flatteur...
Tom : quoi ?
Bill : je me fais beau pour aller dans une école où tu n'es pas, je pense pour une fois à autre chose que toi, et monsieur est vexé... Tu es jaloux Tom... *sourire provocateur*
Tom : non ! Je ne suis pas jaloux, ce n'est pas vrai, tu m...

Je ne lui laisse pas le temps de finir de parler, me retourne et l'embrasse... On sourit tous les deux. Tom retire ses mains de ses manches, pour les passer sous son pull et les glisser sous mon tee-shirt, contre mon ventre... Quant à moi, je dépose mes mains sur ses cuisses de part et d'autres des miennes. Une idée germe dans mon esprit... Est-ce que Tom va accepter de tenter l'aventure ? On se sépare et je souffle à son oreille :

Bill : un mois sans sexe.
Tom : hein ?
Bill : j'ai dit, “un mois sans sexe”.
Tom : quoi ? O__O
Bill : j'ai dit que j'avais dit...
Tom : nan, nan, ça va, c'est bon, j'ai entendu !! Mais c'est quoi ce délire ?!
Bill : un mois de tendresses, de câlins, de sorties en amoureux, de dîners romantiques, de balades au clair de lune [comment ça j'en fait trop ?! xD] et de nuits dans les bras l'un de l'autre, mais pas de sexe.
Tom : #____# *DEAD*
Bill : =D
Tom : je vais mourir... Mais qu'est ce que j'ai fait au ciel ?!
Bill : xD alors ?
Tom : d'accord...
Bill : ça commence ce soir!
Tom : hein ?! Oh, non ! Accorde moi au moins une dernière soirée... é__è
Bill : *fait non de la tête*
Tom : au secours...

Je lui souris, heureux qu'il ait accepté. Je ne sais pas dans quel état il va être à la fin du mois... Mais je veux le mettre à l'épreuve, je veux savoir s'il m'aime moi, pour ce que je suis, ou s'il aime simplement mon corps. Je sais que je peux paraître horrible de penser ça, surtout après tout ce qu'il a fait pour moi, mais je me protège, j'ai encore besoin d'une sorte de carapace dans laquelle me réfugier. Tom n'a aucune idée de ce qu'il représente pour moi, s'il savait... Si j'avais écouté mon c½ur, on serait déjà en train de déménager nos affaires et de s'installer dans l'appartement ! Mais je dois assurer mes arrières. [Ahem, c'est la cas de le dire, fais gaffe à Tom à la fin du mois Billou... *BAF* xD] Tom et moi, nous sommes jeunes, on ignore ce que demain nous réserve. Si notre aventure s'arrête là, ce que je redoute le plus, j'aurais vécu des moments fantastiques, mais je ne me serais pas fait d'idées. Ces rêves, ces espoirs peuvent tuer moralement un homme. S'accrocher à une branche, à un rêve, qui se brise dans vos mains, comme une bulle de savon éclate peut faire gravement souffrir. Je sais que je devrais arrêter de penser toujours à "après", d'être pessimiste, mais, en voyant tout en noir, si le faible rayon de soleil qui éclaire notre vie, se transforme peu à peu en une immense boule lumineuse qui nous réchauffe le c½ur, la joie n'en est-elle pas plus grande ? C'est comme ça que je voie les choses. Je ne prétends pas détenir l'absolue vérité, peut-être que je me trompe, et qu'au contraire, je devrais profiter de la vie, de ses cadeaux, sans me préoccuper du lendemain... Je ne sais pas. Petit à petit, je reprends conscience du monde réel, et je ressens les douces caresses de Tom sur mon ventre. Je réalise la chance que j'ai. Le soleil, masse rougeoyante au loin, diffuse ses derniers rayons de la journée. Les grandes ombres des arbres se découpent dans la nuit noire. Je me resserre contre Tom, cale ma tête dans le creux de son épaule et ferme mes yeux. Je voudrais rester ici toute ma vie...

Bill : je t'aime Tom...

Je le sens frémir contre moi... J'ai parlé sans trop réfléchir... Bof, de toute façon, tout le monde sait que je suis un incorrigible romantique, mais je pense que dans la situation où nous sommes, enlacés tous les deux, au crépuscule en train d'admirer un coucher de soleil, mon « je t'aime » a eu un poids plus important que je ne le croyais. Tom m'embrasse doucement sur la tempe avant de murmurer :

Tom : moi aussi, je t'aime Bill... Je t'aime tant, si tu savais bordel...

Tom commence à s'agiter contre moi, je le calme doucement, lui affirmant que, si, je sais à quel point il m'aime car c'est exactement pareil pour moi. Le soleil a maintenant disparu, cédant sa place à la Lune et aux étoiles... Elles contiennent tant de secrets sur nous... [Qu'est ce que je ne donnerais pas pour être une étoile...*BAF* perverse, moi ? xD et vous alors ? Lol] J'ai donné une partie de moi-même, ici, à cet endroit. Ici que, je pense, tout a réellement commencé. Ici, que nous avons pris conscience que quelque chose nous liait Tom et moi. Je revoie son regard, posé sur moi. Un regard... J'y avait lu que Tom me désirait, mais pas seulement mon corps, il ne voulait pas me blesser, il voulait me rassurer, me manipulant avec soin et attention comme si j'étais une poupée de porcelaine ou aussi précieux que du cristal. C'est la première fois que quelqu'un me regardait ainsi. Dans les bras de Tom, je me sens protégé, aimé, désiré. Tout à l'heure, quand je lui ai hurlé dessus, je lui ai dit que je lui avais donné ma confiance... Mais je sais que c'est faux. Pourrais-je, un jour, me noyer dans ses yeux sans cette peur, que ça soit la dernière fois (que je plonge mes yeux dans les siens), qui me tord le ventre ? Pourrais-je, un jour, profiter de ses caresses, sans craindre que ce soit les dernières ? Pourrais-je, un jour, poser mes lèvres sur les siennes, sans redouter le fait de peut-être ne jamais les re-goûter ? Pourra t'il, un jour, me murmurer « je t'aime » comme il sait si bien le faire sans que je craigne que ce soit le dernier ? Et, enfin, quand arrêterai-je de me poser toutes ces questions ? Je soupire, le soleil est maintenant couché, mais aucun de nous deux ne bouge, à ce rythme là, on est pas rentré...

Bill : Tomi... ? On y va ?
Tom : ok... même si j'aurais préférer rester là.

On se sourit... Je crois que me damnerais pour arrêter le temps. Je quitte le refuge des bras de Tom et son pull par la même occasion, et le vent vient me caresser la peau. Tom se redresse à mes côtés et me prends par la main, pour retourner à la maison. Le chemin du retour se fait en silence, chacun plongé dans ses propres pensées, mais la tendresse reste maîtresse de la situation : nos mains restent enlacées et avec mon pouce, je caresse doucement ses phalanges. On pénètre en douceur dans la maison, mes parents nous ont laissé de quoi manger sur la table de la cuisine et sitôt le repas avalé, on monte se coucher, nos corps l'un sur l'autre, nos jambes emmêlées et nos doigts enlacés.

| Ellipse le temps de la nuit |


_ _ _ _ _ _

bon, je passe en coup de vent vous poster la suite et l'OS au-dessus...
je suis désolée mais je n'ai plus le temps de répondre aux coms, j'y répondrais seulement si l'on me pose des questions, ok? Schuldi'...
de plus, je ne posterai paut-être pas aussi souvent que je le voudrais, mais j'essayerai de vous poster de loooooooooongues suites... =D
bisous et bonne nuit ;D

EDIT : juste pôur vous annoncer une mauvaise nouvelle... rassurez vous je n'arrête pas ma fic, mais les post seront de moins en moins réguliers. pourquoi? car je voudrais aller les voir à Paris Bercy et pour ça je dois ramener des résultats scolaires corrects... Donc, je dois bosser plus! Dites moi si vous voulez être prévenue, et je le ferais dès que ma suite sera en ligne.
encore désolée...
PS : la suite n'est pas encore là, mais pour celles qui aiment la tendresse, je vais bientôt poster un OS...
j'vous aime et je vous en prie, ne ma lâchez pas... (L)

flo

LIEN CONCERT LYON

! EDIT 2 ! Je n'ose rien supprimer alors j'édite l'édit :D Eh non ce n'est pas votre écrivain de talent préférée mais une amie à elle !! ( N'empêche c'est génial de jouer à être flo, vous devriez essayer, on se sent adulée =) d'ailleurs je profite des bonnes ondes que vous avez envoyées quand vous avez cru que la mise à jour était de flo - même si ça m'était pas destiné :D - bon je me tais (dsl flo je savais que je pourrais pas écrire que quelques lignes ma nature de bavarde à pris le dessus)
Bon plus sérieusement, alors...Flo est vraiment désolée, l'inspiration l'avait quittée mais....TADA!! Elle est revenue!!! (grâce à la prof de philo, ça mérite une dédicace à Mme Corrieu !! ) La suite sera sur ce blog (oui enfin elle pourrait difficilement être ailleurs XD) mercredi au plus tard, elle vous réserve un OS tout mimi comme on aime nous les filles (mouais tu parles faudra lui dire à Flo hein, que nous si on lit sa fic c'est pour les scènes torrides et la passion pas pour la guimauve :P )

Elle vous aime tout plein fort ( et euh pitite incrust'...moi aussi :D avec tout le bien qu'elle me dit de celles à qui elle parle ) et poste dès qu'elle peut (tfaçon jme chargerai de la punition si elle dépasse le délai non mais oh !! )

Bisous à toutes (tous? pitêtre, alors je vx dire, toi qui fantasme sur ma flo et son esprit pervers, fais gaffe :D )

P.S: Ma flo Jtmmmm 4

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 16:00

Modifié le dimanche 20 avril 2008 07:48

Un si lourd secret...

Un si lourd secret…
Un jeune homme brun, emmitouflé dans un long manteau noir, pressa sur le pas sous la neige de décembre qui tombait doucement autour de lui, s'accrochant à ses cheveux et à ses vêtements. Il marchait d'un pas déterminé, cela faisait trop longtemps qu'il y pensait, il devait arrêter de se torturer l'esprit et il devait lui dire... ou bien tenter de lui faire comprendre. Sa longue et fine silhouette, celle d'un jeune homme de 26 ans, se découpait à la lueur des réverbères des quartiers chics d'Offenbach. Allait-il arriver à lui dire ? Il avait mis tant de temps à se l'avouer à lui-même... Mais après tout, s'ils étaient jumeaux, son aîné devait ressentir la même chose... non ?

Son c½ur tambourinait trop fort dans ses côtes, son pouls était trop rapide, sa respiration trop saccadée. Lui qui s'était jurer d'arrêter, n'avait envie que d'une chose, une clope. Il ferma les yeux un court instant, respirant profondément, chassant l'air de ses poumons en une épaisse fumée blanche, à savoir, de la buée. Il remonta la grande allée, accélérant encore, puis il se stoppa devant une vieille bâtisse, dont l'entrée était ornée d'une simple sonnette, avec à côté, une plaque en métal doré : « Tom KAULITZ, psychiatre ». Bill leva un doigt tremblant et appuya sans grande conviction sur la sonnette. Alors qu'il songeait à prendre ses jambes à son cou, la voix de son jumeau résonna dans l'interphone, lui provocant un indescriptible frisson :

« Oui ? Que puis-je pour vous ? »

« To... Tom ? C'est Bill... » Hésita le jeune androgyne.

« Bill ?! Attends, je t'ouvre, monte ! »

Le brun souffla un « oui » si faible que son frère ne l'entendit pas puis, il poussa la lourde porte pour pénétrer dans le hall d'entrée. Il monta dans l'ascenseur et ne descendit qu'une fois qu'il fût arrivé au troisième étage, plongé dans l'obscurité. Par politesse, il toqua à la porte du cabinet de son aîné, qui lui dit d'entrer.

Tom Kaulitz était assis dans un de ces fauteuils, le genre qu'on ne voit que chez les psy. A son grand regret, il avait coupé les dreadlocks de sa jeunesse, arborant une coiffure simple et moins... originale. Le stricte opposé de son frère, qui lui, avait continué de se maquiller, de se vernir les ongles, et d'avoir les cheveux longs, parsemés de mèches blanches. Ils avaient tous deux pris des voies très différentes : Tom, contre toute attente, s'était rangé, avait poursuivit de brillantes études de médecine et avait finit psychiatre, confiné dans cet étroit cabinet. Bill, quant à lui, dirigeait un petit théâtre de faible réputation, mais il était heureux ainsi... enfin, jusqu'à ce qu'il se rende compte...

« Hey petit frère, qu'est ce qui t'amènes ? Ce n'est pas dans tes habitudes de venir me voir, sauf si tu as besoin d'argent » dénonça Tom, une pointe de regret dans la voix.

« J'ai besoin de parler » répondit simplement Bill, ne pouvant soutenir le regard de braise de son jumeau.

« Parler de quoi ?! » s'étonna Tom.

« Parler, c'est tout. »

Un silence gênant s'installa. Bill semblait fixer un point, au dessus de l'épaule de Tom, qui lui ne savait plus sur quel pied danser. Il y avait peu de lumière dans le bureau, ce qui, cela va sans dire, arrangeait drôlement Bill qui avait la fâcheuse tendance à virer facilement au rouge cerise. De l'encens brûlait doucement dans un recoin de la pièce, laissant son agréable odeur détendre les esprits. Tom fût le premier à réagir et désigna d'un geste habitué un canapé de velours noir. Bill comprit et partit s'y installer... Mais, lorsqu'il vit que son frère restait à sa place, devant son bureau, il ne put s'en empêcher et murmura, rougissant violemment :

« Tu... Tom... Tu ne veux pas... venir t'asseoir entre mes jambes, comme quand on le faisait quand on était petits ? »

« Si tu veux... » Répondit Tom, un étrange sourire aux lèvres, néanmoins heureux que son frère le lui ait proposé.

Ils s'installèrent tous les deux le dos de Tom contre le torse de Bill, qui pouvait ainsi sentir que le c½ur de son cadet battait sérieusement la chamade...

« Alors, de quoi voulais tu me parler ? » questionna Tom, intrigué, après un nouveau moment de silence.

« Ce... C'est l'histoire d'un jeune homme. Depuis petit il croit aimer les filles, mais, arrivé à l'adolescence, il se rend compte qu'il aime les hommes. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il l'accepte. Mais voilà, à chaque fois, c'est la même chose, il ne peut se donner à un autre. Pourquoi ? Il croit ne pas le savoir mais en réalité il se cache juste la vérité, de peur des conséquences. Alors il se cache, il dissimule cette vérité qui l'oppresse. Il ne peut pas, il n'a pas le droit. Petit à petit, il se sent mourir, dépérir, il fane, comme une fleur cueillie trop tôt qui ne peut éclore. Son c½ur se brise à chaque fois qu'il voit celui pour qui son c½ur bat dans les bras d'une autre. Ses blessures le meurtrissent mais il ne veut pas partir, pas avant de lui avoir dit... » Articula difficilement Bill, des sanglots retenus dans la voix.

« Avant de m'avoir dit quoi Bill ? » interrogea doucement Tom, qui avait pourtant bien compris.

Bill ne put répondre et dissimula sa tête dans le cou de son frère, respirant cette odeur qu'il aimait tant et qui avait bercé son enfance. Des larmes de douleur naquirent soudain dans les yeux du brun, puis vinrent mourir dans le cou de son vis-à-vis, qui se retourna doucement, comprenant que son double souffrait... comme lui souffrait depuis déjà trop longtemps.

Les horloges du temps s'arrêtèrent, et le monde autour d'eux se figea et fit le silence, les enveloppant dans une bulle, dans un étui de coton. Avec des gestes lents, Tom enlaça leurs doigts, sous le regard inquiet et surpris de son jumeau qui ne comprenait pas. Ils retenaient tous les deux leurs souffles, des questions se bousculaient dans leurs têtes à une vitesse folle... Même le vent semblait avoir arrêté de souffler ! Comprenant que son cadet était beaucoup trop perturbé pour amorcer quoique ce soit, Tom délia une de leur main, posant celle de Bill sur sa cuisse. Puis il remonta la sienne et redessina chaque courbe du visage de son frère, qu'il connaissait pourtant déjà par coeur... Il s'arrêta sur ses lèvres. Il les caressa doucement, ne voulant surtout pas brusquer son double, cet être fragile.

Les larmes de Bill avaient continué de ruisseler sur son beau visage d'ange, traçant leur chemin dans de longues traînées noires de maquillage. La main de Tom était toujours sur les lèvres de Bill, celle de Bill toujours sur la cuisse de son jumeau. Ils se regardaient, comme s'ils ne s'étaient pas vus depuis des lunes, ils réalisaient... Aucune parole ne franchissait la barrière de leurs lèvres, tout passait dans le regard. Tous les non-dits, tous les secrets enfouis... loin, oh oui ! Très loin... Une naissance commune, une enfance commune, une adolescence commune, pourquoi pas une relation amoureuse commune ? Ils sont frères, qui plus est, jumeaux... et alors ?!

Toujours plongé dans ses pensées, Tom fut tiré de sa rêverie par deux lèvres venues se poser innocemment sur les siennes. Leurs c½urs explosèrent de bonheur, leur sang se mit à palpiter dans leurs veines, ils eurent la chair de poule, et des milliers de sensations nouvelles apparaissaient, tout ça dans un seul baiser... qu'ils approfondirent rapidement, Tom cédant à la requête de son jumeau. Leurs langues, au début timides et gênées, se rapprochèrent dangereusement et commencèrent un ballet des plus agités. Elles se touchaient, se caressaient, se fuyaient, s'aimaient.

Petit à petit, le corps de Tom glissa sur celui de son double. Séparées à la naissance, on avait l'impression que les âmes des jumeaux se complétaient pour n'en former plus qu'une, unique ; elles cherchaient à se rejoindre. A bout de souffle, ils stoppèrent leur baiser, et rouvrirent leurs paupières closes pour se noyer dans le regard de l'autre. Tom couvait son reflet du regard, Bill paraissait plus faible qu'il ne l'était en réalité et le blond ne voulait en aucun cas précipiter les choses. Mais le brun n'était sûrement pas cet être faible que son apparence tendait à faire croire...

Bill se redressa lentement, collant chaque partie de son corps avec celui de son double, un regard lourd d'envies posé sur les lèvres du guitariste. Sans se lâcher des yeux, les jumeaux commencèrent à onduler leurs bassins l'un contre l'autre, attisant un désir pourtant déjà suffisamment présent. Ils en avaient envie tous les deux, autant l'un que l'autre, mais quelque chose les bloquait.

« Pas ici Tom... emmènes moi ailleurs... » Souffla le brun, les yeux mi clos.

Tom se releva sans un mot et Bill déplia sa longue silhouette puis ils se glissèrent comme deux ombres dans la nuit noire... Ils marchèrent côte à côte un moment, puis dans un même mouvement, leurs mains convergèrent l'une vers l'autre et le même sourire s'empara de leurs lèvres. Ils passèrent chez Tom, qui se changea rapidement et ils reprirent leur marche silencieuse dans la nuit. Ils s'arrêtèrent devant un hôtel de luxe et prirent une chambre, toujours sans le moindre échange, seules leurs mains étaient liées.

Une fois dans l'ascenseur, le blond, le regard brillant, plaqua son jumeau contre le miroir et le dévora un instant des yeux avant de sceller leurs lèvres. Maintenant qu'ils avaient goûté à l'interdit, ils ne pouvaient plus s'en passer... Avec agilité, Tom passa ses mains sous les fesses de son double, qui lui, entoura le bassin de son jumeau de ses jambes. La bouche du musicien dériva et Tom s'attaqua à la peau blanche du cou de son frère qui avait de plus en plus de difficultés à retenir les gémissements bloqués dans sa gorge qui ne demandaient qu'à sortir... Le signal sonore indiquant l'arrivée à l'étage désiré ne les perturba pas plus que ça et ils s'engouffrèrent rapidement dans leur chambre, celle d'une nuit.

Leurs corps vibraient d'impatience, leurs c½urs menaçaient de jaillir de leurs poitrines, leurs jambes semblaient se dérober sous l'impatience accrue qui les animait. Ils se voulaient. Ne faire qu'un. Rassembler ce qui avait été injustement séparé à la naissance.

Tom déposa son cadet en douceur sur le lit et lorsque leurs regards se croisèrent, la passion qui les animait se calma. S'aimer et se désirer, oui. Se jeter l'un sur l'autre comme des bêtes, non. Ils voulaient prendre leur temps malgré leur impatience grandissante. Ils devaient profiter de cette soirée, ne sachant pas de quoi demain serait fait...

Les doigts agiles de Bill remontèrent le long du torse de son amant et lui retirèrent ce tee-shirt, devenu encombrant, ainsi que le sien, puis il se redressa et colla son c½ur contre la poitrine de son frère, posant sa tête sur l'épaule dénudée de son double. Les mains du guitariste descendirent le long de la colonne vertébrale de Bill et encerclèrent sa fine taille. Le brun, lui, enroula ses bras autour du cou de son aîné et souffla sur ses lèvres, avant de s'en emparer.

On apprends à tout âge dit on... Un hôtel, une chambre, deux frères, ils apprennent à s'aimer. Leurs c½urs, plaqués l'un contre l'autre, émettaient les mêmes battements sonores... Les jumeaux, dont les jambes menaçaient toujours de se dérober sous eux, se dirigèrent à l'aveuglette vers le grand lit deux places, au centre de la chambre. Bill bascula dans les draps, entraînant son double dans sa chute, amortie par l'épaisse couette et les nombreux coussins.

Impatient, l'androgyne rejeta les coussins au loin et envoya leurs pantalons rejoindrent leurs tee-shirts. Ses yeux brillants de désir se posèrent sur son reflet et un gémissement passa ses lèvres. Tom comprit le message et s'empressa de retirer le dernier morceau de tissu qui les recouvrait. Le regard du guitariste se posa sur la virilité de son frère, gonflée de désir et d'envie. Un sourire satisfait étira son visage, puis il déposa une myriade de baisers, tous plus brûlants les uns que les autres sur le torse de son frère.

Et là, commença la douce torture du blond. Il suçotait la peau du chanteur, y laissait ça et là des traces violacées de son passage. Puis il descendit sa tête et s'attaqua aux tétons de son double, les mordillant affectueusement. Il traça avec sa langue une ligne imaginaire du torse de Bill jusqu'à son nombril, dans le quel il glissa sa langue. Le brun se mordait désespérément la lèvre, ses jointures de mains étaient crispées sur les draps blancs, et son visage tordu dans une moue évidente de plaisir. Il se retenait tant bien que mal de gémir, mais il ne put résister bien longtemps et un long râle s'échappa de sa gorge, soupir de soulagement et d'extase.

Il croisa le regard de son double et ne put se retenir de rougir... Tom sourit, se pencha sur lui et lui murmura sensuellement à l'oreille :

« Ne rougis pas, j'aime te voir prendre du plaisir... Cries, ne te retiens pas... »

« Je... Tom... Je veux aller jusqu'au bout... » Soupira Bill, les yeux fermés.

« Attends, attends encore un peu... mon ange »

« Tom ? »

« Mmmh ? »

« Je... Je... Oh, bordel ! Pourquoi c'est si dur ?! » S'agita l'androgyne dans les bras de Tom.

« Moi aussi, Bill, moi aussi... » Sourit Tom.

Bill soupira, ravi que son frère est compris... Lui aussi... Lui aussi l'aime. Tom caressa l'intérieur des cuisses de son jumeau qui frissonna, puis se plaça à genoux, entre les jambes de Bill, que celui-ci avait pris soin de remonter et d'enrouler comme deux serpents autour du bassin de son double.

La tension et l'excitation, pourtant déjà au summum, augmentèrent encore d'un cran lorsque le guitariste s'immisça en son cadet. Ce n'était pas la première fois de Bill, mais c'était la première fois qu'il aimait et désirait à la fois. La cadence augmenta rapidement, leurs corps s'entrechoquaient sous le rythme effréné que les jumeaux s'imposaient.

Soudain, Tom toucha le point sensible de son cadet qui, cette fois ci ne gémit pas mais hurla son plaisir. Ceci à trois reprises. A chaque fois, le corps du chanteur s'arquait, et ils hurlaient leurs prénoms à l'unisson, témoin de leur amour. Trop longtemps refoulé, celui-ci rejaillissait presque violemment. Le plaisir est intense et magique, mais éphémère. Après un dernier puissant coup de rein, Tom se libéra dans un cri rauque dans le corps de son cadet, qui se cambra une dernière fois, puis Bill ne put tenir plus longtemps et il se libéra entre leurs deux corps.

La respiration coupée, le corps suant et tremblant, les yeux dans les étoiles...

Tom s'effondra sur son double et le serra contre lui, comme pour le protéger.

« Tom ? » murmura Bill, presque inaudible.

« Oui... ? »

« Je t'aime » avoua le brun en frissonnant.

« Moi aussi... depuis longtemps. » reconnu Tom.

« On est cons alors. »

« Pourquoi ? » Demanda le guitariste, haussant un sourcil.

« On s'aime depuis de nombreuses années tous les deux et on ne se l'est jamais avoué... » Expliqua Bill, rigolant doucement.

« Mais on a toute la vie pour rattraper le temps perdu... » Dit Tom, d'une voix sensuelle, faisant rouler Bill sur lui.

« Mmmh... » Fit Bill, à califourchon sur Tom, nus tous les deux, en fermant ses yeux et caressant de ses doigts fins le corps de son amant à sa merci.

« Depuis quand ? » interrogea soudain Tom, interrompant les caresses de Bill.

« Depuis... cette... enfin... cette nuit là... » Rougit Bill, fuyant le regard perçant de son aîné.

« Ca tombe bien, moi aussi » sourit Tom.

Puis Bill vint se loger dans les bras réconfortants de son double qui l'enlaça, et il tira un drap pour dissimuler leur nudité et leur secret... Un si lourd fardeau, tellement plus facile à porter à deux...

Leur secret... Un si lourd secret... Celui d'une nuit, il y a bien longtemps, qui a remis plus d'une pendule à l'heure... Notamment celle de deux jumeaux à l'esprit torturé... Il leur aura fallu dix longues années loin l'un de l'autre pour comprendre que ce soir là, ce n'était pas l'alcool qui les avait conduit dans ce même lit, mais leurs sentiments...

# Posté le mercredi 05 décembre 2007 16:21

Modifié le dimanche 20 avril 2008 07:49