Voilà, ça y est, j'ai tout dit. Sauf pour la drogue. Une fois lancé, je n'ai pu m'arrêter. Les larmes ont envahi mes yeux, mais je les refoule, j'ai assez pleuré comme ça. Tom me regarde, visiblement choqué.
Tom : je... Bill... Mais comment quelqu'un peut-il contenir autant de souffrances en lui sans exploser ?
Bill : je suppose qu'avec le temps je me suis constitué une carapace ou quelque chose dans ce genre là.
Tom : bon, on reprend depuis le début : tes 8 premières années ont été effacées ?
Bill : inexistantes dans ma mémoire je dirais.
Tom : ok. Et tes parents ne t'ont jamais rien dit ?
Bill : non.
Tom : de ce côté-là, je ne peux pas grand-chose pour toi. Seul tes parents peuvent t'aider.
Bill : le psy m'a dit la même chose...
Tom : tu consultes ?
Bill : oui, mais je ne peux pas tout lui dire. Il y a des choses que je ne peux pas avouer, *chuchote tout bas* comme reconnaître que je me fais tabasser.
Tom : je comprends.
Bill : ...
Tom : enlève ton tee-shirt.
Bill : was ?
Tom: Bill, tu as très bien entendu.
Non, tout mais pas ça ! Il ne peut pas me forcer à faire ça... Je lui jette un regard affolé, tremblant. Je ne veux pas qu'il voie ça... Pitié Tom, ne me force pas... Ca me rappelle tant de choses...
FLASH BACK
??? : enlève ton tee-shirt.
Bill : tu m'avais promis... *pleure*
Son rire sadique qui résonne dans mes oreilles, ses mains qui me tirent les cheveux, ses ongles qui griffent mon corps, son sexe qui rentre au creux de mes reins... Mes larmes qui ruissellent, mes cris qui ne passent pas la porte...
FIN FLASH BACK
Bill : Tom, je ne peux pas...
Tom : fais le ou c'est moi qui te le retire.
Je me lève et me met debout à côté de lui. Je voudrais fuir, loin, mais mes jambes demeurent immobiles. Je le regarde, tétanisé, incapable de faire le moindre geste. J'ai tellement peur, mon c½ur cogne si fort dans ma poitrine, comme s'il voulait en sortir. Je roule des yeux affolés, je suis au bord de la nausée, pris de tremblements incontrôlés, mais je n'arrive pas à bouger. L'air commence à me manquer et j'ouvre la bouche pour inspirer, tel un poisson hors de l'eau qui cherche son oxygène. Comme je ne bouge toujours pas, il avance ses mains vers moi et remonte le seul vêtement qui me cache encore, j'étouffe un hoquet de panique. A ce moment, les larmes dévalent mes joues et viennent s'écraser sur le sol de la chambre. Non, Tom, tu n'es pas comme eux... dis moi que tu es différent... Lentement, il fait glisser son tee-shirt sur mes bras, si maigres... Pendant qu'il détaille mon torse, je ne peux pas le regarder dans les yeux, j'ai trop honte. Je sursaute lorsque je sens ses mains qui caressent mon ventre, redessinent chaque blessure, chaque coupure. Ses gestes sont si doux, comme s'il voulait effacer la douleur. Puis il me saisit les mains et les caresse, il veut me prouver qu'il ne me fera pas de mal. Petit à petit, mon c½ur se calme, la nausée disparaît et mes tremblements s'estompent. Tom vient se placer devant moi, me relève le menton, et de ses pouces (de chaque côté de mon visage) il essuie les larmes. Je lis l'horreur dans ses yeux :
Tom : comment fais-tu pour endurer tout ça en silence ?
Bill : je pleure.
Tom : certaines blessures sont récentes, dont ton arcade sourcilière explosée et ta lèvre fendue, par exemple...
Bill : je me suis fais tabasser hier, en début d'après midi...
Tom : je suis désolé Bill, j'aurais tant aimé être là...
J'esquisse un sourire, et remet son tee-shirt, qu'il tient toujours dans ses mains.
Bill : merci...
Tom : excuse moi de remuer le couteau dans la plaie, mais pour tes parents...
Bill : je leur en veux...
Tom : ... d'accord. Mais réfléchis deux minutes, ils ont sûrement fais ça pour te protéger, ou bien par peur que tu ne les aime plus en tant que parents lorsqu'ils t'auraient annoncé la vérité. Tu dois les laisser venir à toi. Quand ils seront prêts, je suis sûr que tu auras toutes les réponses à tes questions.
Bill : peut-être...
Tom : ...
Bill : est ce que tu me trouves faible ?
Tom : pourquoi cette question ?
Bill : c'est que j'ai l'impression de n'être qu'un lâche, bon qu'à pleurer et écrire.
Tom : non, je ne pense pas que ça soit de la faiblesse, je dirais plutôt que c'est une grande sensibilité. Il y a en tout homme une part de féminité et de sensibilité. Elle est plus importante chez certains, c'est tout.
Bill : ...
Tom : tu as parlé d'écrire ?
Bill : je mets des mots sur ma souffrance, pour évacuer. Ce sont des chansons.
Tom : elle parle de quoi ces chansons ?
Bill : par exemple quand Kim m'a quitté.
Tom : tu veux bien me la chanter ?
Bill : euh... =S
Tom : en échange de mon morceau de guitare de la dernière fois ;)
Bill : d'accord, mais je voudrais qu'on éteigne toutes les lumières, je ne suis pas à l'aise quand je sais que je suis écouté. Dans le noir, c'est plus simple pour moi.
Tom : pas de problème
Tom se lève et éteint la lumière, je ne peux plus reculer maintenant. Je n'ai jamais chanté mes compositions, sauf sous la douche. Surtout que cette chanson est particulière à mes yeux. C'est Kim qui me plaque, mais je voudrais que ça soit Tom qui me sauve... pff... >__<"je suis bon à enfermer... Tom ne dit mot et seule ma voix vient briser le silence :
Meine welt bricht grad' zusammen
Und es laüft 'n happy-end
Um dich weinen soll ich nicht
Ich weiss unsterblich sind wir nicht
Aber du hast mal gesagt
Wenn nichts mehr geht
Werd'ich ein engel sein-für dich allein
Und dir in jeder dunklen nacht erschein'
Und dann fliegen wir weit weg von hier
Wir werden uns nie mehr verlier'n
Bis du mir das erste mal erscheinst
Stell' ich mich vor dass du von oben
Mit den wolken für mich weinst
Ich wart unendlich lang auf dich
Doch so unendlich ist es nicht
Denn du hast mal gesagt
Wenn nichts mehr geht
Werd'ich ein engel sein-für dich allein
Und dir in jeder dunklen nacht erschein'
Und dann fliegen wir weit weg von hier
Wir werden uns nie mehr verlier'n
Denk nur an mich und du siehst
Der engel der neben dir fliegt
Denk nur an mich und du siehst
Der engel der neben dir fliegt
Wenn nichts mehr geht
Werd'ich ein engel sein-für dich allein
Und dir in jeder dunklen nacht erschein'
Und dann fliegen wir weit weg von hier
Wir werden uns nie mehr verlier'n
Je fais taire ma voix et le silence revient dans la petite chambre de Tom. Cette chanson lui était dédiée, en même temps j'ai envie qu'il en comprenne le sens et d'un autre côté, rien ne serait plus gênant. En fait je ne sais même pas ce que je veux... J'ai un de ces mal de crâne à force de réfléchir...Tom rallume la lumière et un large sourire fend son visage :
Tom : Bill, c'était... waouh !
Bill : *rouge* merci...
C'est ce moment que choisit l'estomac de Tom pour se manifester et un grand bruit, genre tremblement de terre, rompit le silence :
Bill : c'était quand même pas ton ventre ?
Tom : ahem... si ! ^__^"
Bill : lol, t'as faim, nan ?
Tom: un peu, oui.
Bill: ce n'est pas que je ne suis pas bien ici, mais je crois que je vais rentrer chez moi et voir ce qu'il en est avec mes parents...
Tom : comme tu veux, mais sache que je suis là si t'en as besoin !
Bill : oui, je le sais, encore merci pour tout, Tom.
oui, oui, je vous entends déjà d'ici... je sais, c'est court comme chapitre... je suis désolée mais c'est tout ce que j'ai pu poster. =S je vous promet de poster le chapitre VI mercredi. je vous jure que je fais ce que je peux pour poster mais bon, j'ai du boulot quand même ! XD
Ralala, trop heureuse quand je les entendu sur nrj... même s'ils ne sont pas restés super longtemps, meuh bon, c'est mieux que rien !
bisous, j'vous n'aime fort ! N'oublie pas vos com's !
Réponse aux coms :
Drittewelt : tkt, si ça peut te rassurer, j'ai ma dose d'esprits pervers aussi ! XD Mais bon, qu'est ce qu'on ferait sans eux ? Avoue le, hein, on se ferait chier !! lol bisous ! :D jtd
heart-of-lilith : bah, écoutes moi ça m'a pas du tout fait chier de me faire taguer, sérieux j'attendais ça depuis trop longtemps XD !! ravie que ma fic te plaise ! *__* bisous !
Alisonquitmtres4 : meuh... que te dire ? Je t'ai déjà tout dit au lycée !! Jtdr...
cocktail-saveur-th : bah, toi, celle qui est une des premières à me suivre (depuis ma première fic qd même)... je suis dsl de te faire patienter mais qd mm, faut bien un peu de suspense ! et pis, y'en a qui ça plait ! Et désolée si je ne met pas de suite plus vite, mais je suis en terminale et j'ai un truc à la fin de l'année qui s'apelle le BAC... hum...
Puppy-yaoi : waouh !! Tu me dis que chez moi, t'aimes bien les émotions, et que y'en a et tt et tt... YEAH tp contente *saute partout* sérieux ta fic est géniale, bourée d'émotions aussi, et quoique tu en dises, j'ai adoré ta première fic aussi =DDD bisoooooooooooooooooooooooooouus !
fictionyaoitombill : merki pr tes coms ! Et de rien pr les miens ;) échange de bon procédés !
billxtom-Stille : bah voila ! souite en ligne !! XD merci pr tes coms !