Tom : je dois aller m'inscrire dans mon école pour cette année. Etant donné que je m'y prends en retard, pour ne pas dire très en retard, j'ai un entretien avec le directeur ce matin. Felix m'accompagne. Je ne voulais pas partir sans te dire bonjour...
Sur ce, il m'embrasse sur le front, caresse une dernière fois ma joue et sort de la pièce tandis que moi, je repart au pays des rêves...
/!\ P.O.V Tom /!\
J'ai laissé Bill dormir, je ne suis même pas sûr qu'il ait capté la moitié des choses que je lui ai dîtes... --' Il avait vraiment l'air dans les vaps... Le pauvre [le pauvre ?! Hum, ça reste à voir ça ! XD ok, maggle], c'est certain que la soirée d'hier fût riche en émotions... *sourire niais aux lèvres* Je me dirige d'un pas, qui se veut sûr, vers le Conservatoire de musique, mon c½ur bat à tout rompre dans ma poitrine. Etre musicien est un rêve depuis petit... J'ai ma Gibson sur le dos, mais j'ai aussi amené ma guitare porte bonheur, la première avec laquelle j'ai appris à jouer. Il paraît qu'elle a appartenu à mon père, c'est la seule chose qu'il me reste de lui... Pourquoi mes parents m'ont-ils abandonné ? Etais-je de trop ? N'étais-je pas désiré, juste le fruit d'une erreur ? Peut-être suis-je le fils d'une prostituée et d'un client, allez savoir ! Quoiqu'il en soit, je ne suis pas tombé sur la meilleure famille d'accueil qu'il existe. L'homme et la femme qui m'ont offert une toit pendant près de dix ans sont de brillants scientifiques, certes, mais de bien piètres parents. Les parents sont censés être présents pour vous dans les moments difficiles, ils sont censés vous aider à vous en sortir quand ça ne va pas, ils doivent vous éviter de faire des erreurs et vous servir de modèles, vous indiquer le chemin. Ils n'ont rien fait de tout ça. Jamais là quand j'en aurais eu besoin, toujours à courir d'un bout à l'autre du globe pour un quelconque congrès. Oui, pour mes "parents", je pense que la recherche était plus importante que leur propre fils, qu'ils avaient pourtant choisi d'adopter. Pourquoi adopter en ce cas ? Car, en Russie, être parents, c'est une certaine fierté, mais mettre la femme qui me servait de mère enceinte aurait fait perdre trop de temps, 9 mois, vous rendez vous compte ! Alors, ils ont préféré adopter un jeune de 7 ou 8 ans... Je sais qu'avant je vivais en Allemagne, et j'ai le vague souvenir de quelqu'un à qui j'ai brusquement été arraché... mais sans plus. C'est une partie brumeuse de mon existence qui m'échappe et que je ne préfère pas tenter de reconstituer. Qui sait ce que je découvrirais ? Tout ça pour dire que j'ai du apprendre à me débrouiller seul très tôt. J'ai fait de nombreuses conneries... Mais maintenant, je pense pouvoir dire que je suis relativement mature. Je... O___O Waouh ! La façade du Conservatoire est impressionnante : très haute et imposante, de lourdes colonnes soutiennent des arcades de marbre blanc. Je reste sur le parvis, subjugué par la beauté et le calme qui émanent du bâtiment. Felix me rejoint quelques minutes plus tard et on pénètre dans l'immense hall où nous sommes très rapidement reçus par ce qui semble être le directeur. Je reste calme, respirant profondément, et Felix se charge d'expliquer ma situation. Je soutiens le regard du directeur lorsqu'il me fixe, je n'ai rien à cacher... ou presque. Ca y est, c'est mon tour... Il veut m'entendre jouer. J'hésite, quelle guitare ? Je jette un regard à Felix, comme s'il pouvait m'aider... Je me décide finalement et saisit ma vieille guitare, c'est avec celle là que j'ai joué pour la première fois devant Bill... Le proviseur me demande de jouer un morceau connu, je m'exécute sans broncher. Puis,
Directeur : dis moi Tom, est ce que ça t'arrive de composer ?
Tom : oui, monsieur.
Directeur : hum...
Tom : en réalité, je fais parti d'un groupe.
Directeur : est ce récent ?
Tom : oui, très.
Directeur : vous n'avez donc effectué que des reprises je suppose ?
Tom : non. Nous composons nous même.
Directeur : intéressant. Quels sont les membres de votre groupe ?
Tom : il y a Georg Listing, le bassiste, Gustav Schäfer à la batterie, Bill Kaulitz au chant et moi à la guitare.
Directeur : Georg et Gustav ?! Mais je les connais, ils sont élèves ici ! En revanche, je n'ai jamais vu de Bill dans les couloirs de cet établissement.
Tom : Bill est quelqu'un de très solitaire. Il compose lui-même ses chansons...
Directeur : bien, bien. Tom, pourrais tu me jouer une de vos compositions ?
Tom : bien sûr.
Je repositionne ma guitare et je joue "Heilig", imaginant Bill en train de la chanter... Cela suffit à me faire décoller et j'imagine que je joue pour lui. Je ferme mes yeux et les silhouettes de Felix et du directeur s'estompent. La dernière note s'envole dans l'air et je plonge mon regard dans celui du directeur... qui a l'air satisfait.
Directeur : merci monsieur Wörner, nous vous re-contacterons.
Nous dit-il poliment, en désignant la porte, signe que l'entretien est terminé. Je range mes guitares et serre la main du directeur, qui m'adresse un grand sourire. Se pourrait-il que l'on me donne enfin ma chance ? Felix me félicite chaleureusement et retourne au centre tandis que moi je me dirige vers la maison de Bill. Soudain, je percute : il faut que je me trouve un appartement, les Kaulitz ne pourront pas m'héberger jusqu'à la saint Glin-Glin. Avec le compte en banque que mes parents possèdent, je ne pense pas qu'il y est de souci majeur...
/!\ Fin P.O.V Tom /!\
BLAM !
La porte d'entrée vient de claquer, je suppose que Tom est rentré. Je n'ai pas envie de me lever... Dormir, encore et encore... Je rabats la couette sur ma tête et m'apprête à sombrer lorsque je sens la présence de Tom contre mon dos. Nan, pas de bon matin... Veux dormir... Tom dépose ses lèvres dans mon cou, glisse sa langue dans le creux de mon omoplate et exerce de douces caresses avec ses mains. Je ne bronche pas :
Tom : Bill ? Tu dors encore ?!
Bill : mmmh... moui...
Tom : tu sais qu'il est quand même 18h... -___-"
Bill : et alors ? Jsuis fatiguééééé !
Dis je sans pouvoir retenir un bâillement immense. Après un grand monologue intérieur, je décide de faire un effort et je me retourne pour faire face à Tom. Ses yeux brillent et un large sourire étire ses lèvres...
Bill : je parie que *baille* ça c'est bien passé à ton entretien.
Tom : ils doivent me rappeler.
Bill : c'est génial... =D
Tom : et toi, c'est quand ta rentrée ?
Bill : le 4 Septembre...
Tom : après demain donc ?
Bill : sûrement.
Tom : dis, tu sais s'il y a des appartements en vente dans le quartier ?
Qu... quoi ?! J'ai l'impression d'avoir reçu une décharge électrique. J'ouvre des yeux immenses, ronds comme deux soucoupes, sous le choc et me décolle brusquement de Tom :
Bill : pourquoi ?
Tom : hey, Bill, zen !
Bill : *s'agite* pourquoi veux tu prendre un appart' ?
Tom : mais, Bill, je ne vais pas rester ici indéfiniment. Je dois me trouver un logement...
Bill : oh... *triste*
Tom : un logement pour deux...
Was ?
Bill : t'es sérieux, là ?
Tom : si ça te tente...
Dit il, inquiet. Si ça me tente ? Kya !! Je suis trop heureux ! Je voudrais bien embrasser Tom mais je ne me suis pas brossé les dents ce matin... Je chuchote à Tom que je reviens, enfile un boxer, et cours à la salle de bains. Je frôle la crise cardiaque lorsque je vois ma tête dans le miroir de la pièce. J'ai un peu oublié de me démaquiller hier soir... quel boulet ! >.<" Je me brosse les dents et commence lentement à me démaquiller, puis je retourne dans la chambre où Tom m'attends toujours, assis sur le lit, visiblement en pleine réflexion :
Bill : *murmure* c'est à moi que tu penses avec tant de sérieux ?
Tom : ça s'pourrait...
Je souris et vient m'asseoir à califourchon sur ses genoux. Nos regards s'emmêlent une nouvelle fois, nos mains s'enlacent comme à chaque fois, nos lèvres se scellent encore et encore, nos langues se battent entre elles... Puis on descend tous les deux à la cuisine... pour finalement s'échouer devant la télé, un pot de nutella entre nous. Le sujet de son appartement est remis sur le tapis.
Bill : tu sais Tom, il est évident que ça me tenterait d'habiter avec toi, mais regarde nous ! Cela fait à peine deux mois que l'on est ensemble. S'il le faut, dans quelques semaines, ce sera fini. Ca me fait mal de dire ça, mais je préférerai que l'on prenne notre temps.
Tom : je t'avoue que je suis déçu. J'aurai vraiment aimé partager cet appartement avec toi, mais je comprends tes réticences. Et puis de toute façon, tu sauras où j'habite, tu pourras venir me voir quand tu veux.
Bill : =D tu vas à l'agence demain ?
Tom : oui, c'est ce que je comptais faire.
Bill : je peux t'accompagner ?
Tom : ok.
| Ellipse temporelle, le lendemain, lundi 3 Septembre 2007 |
Tom et moi sommes devant une agence de vente. Un promoteur immobilier nous rejoint et nous emmène faire le tour de divers appartements. Je suis de bonne humeur cette après-midi ! |...| J'en ai marre. On a visité un nombre incalculable de taudis, d'appartements hors de prix... 'Fin bref, rien ne correspond ! Je suis d'une humeur massacrante, j'ai mal aux pieds et je tire une tronche de dix pieds de long... Autant dire que Tom n'est pas dans de meilleures conditions. On remonte pour la énième fois dans la voiture du promoteur, voiture qui empeste le tabac froid, et il nous emmène voir un dernier appartement. Je croise mes bras sur mon torse et regarde par la fenêtre, la mine boudeuse, ignorant volontairement la main de Tom sur ma cuisse. Après un voyage de quelques minutes, on s'arrête devant une résidence des années 90 et sitôt le moteur éteint, je bondis hors de la voiture. L'appartement est au dernier étage, avec un accès au toit de l'immeuble. On fait le tour du propriétaire, cet appartement me plaît. Il est spacieux (pour un T2) et lumineux, il est aménagé avec une cuisine américaine totalement équipée, ce qui laisse de la place pour un large salon. La chambre est de taille raisonnable, avec un petit balcon et une porte qui donne directement sur la salle de bains. Certes, la salle de bains est petite, mais les constructeurs ont réussi à caser une douche et une baignoire, phénomène assez rare dans les appartements de ce type. Dans le couloir de l'entrée se trouvent les toilettes et un placard contenant le chauffe-eau. Je me retourne et adresse un immense sourire à Tom, qui me le rend. Cet appartement est notre préféré. Reste à voir le prix... L'homme qui nous accompagne énumère les caractéristiques de l'habitacle d'une voix monocorde :
Promoteur : 60 m², balcon, cuisine américaine équipée, salle d'eau baignoire et douche. A la location, 550¤.
Tom : je dois vous avouer que cet appartement est de loin celui qui nous est le plus abordable et qui nous plaît le plus.
Promoteur : que dois-je en conclure ?
Tom : un instant je vous prie [Expldr... Imaginez Tom en train de parler poliment... *écroulée*]
Tom s'éloigne quelques secondes, sûrement pour téléphoner à sa mère. Il revient, un morceau de papier à la main :
Tom : tenez, veuillez contacter cette personne.
Promoteur : bien.
La discussion se termine là, et l'homme de l'agence nous reconduit chez moi. Je suis vanné, je voudrais dormir... Et en même temps, je suis super excité : demain c'est la rentrée, j'intègre une école de stylisme ! Il faut que je travaille mon look pour demain, c'est le premier jour, il s'agit de faire bonne impression... La tête dans les nuages, je rentre dans la maison et cours dans ma chambre ; je vide entièrement mon armoire et entreprends de faire un premier tri. Tom m'observe, appuyé sur l'encadrement de la porte, il marmonne un truc que je n'écoute pas, je marmonne un "mmmh" et ça passe, du moins, c'est ce que je crois. Tom quitte la chambre et j'entends ses pas résonner dans toute la maison. Je me stoppe un instant... Qu'est ce qui se passe ? J'ai dit quelque chose qui l'a vexé ? Je hausse les épaules et me replonge dans mon tas de vêtements... |...| Une heure et demi plus tard, j'ai enfin classé tous mes vêtements. Je choisi soigneusement un sac, accordé avec ma tenue, et le remplis de toutes sortes de choses, plus ou moins utiles pour ma journée de demain... C'est bizarre, je n'ai toujours pas revu Tom, il fait la tête ? Je jette mon sac dans un recoin de la chambre et cherche Tom. Pas à la salle de bain, pas dans le salon, pas dans la cuisine, pas dans le jardin. Merde. Je commence à paniquer... Une feuille de papier, posée sur la table de la cuisine, attire mon attention et je me précipite dessus. C'est, évidemment, un mot de Tom... Assez étrange :
Bill, depuis qu'on est rentré, tu est resté enfermé dans ta chambre. Je t'ai demandé si tu voulais voir un film, tu ne m'as répondu qu'un vague borborygme, trop occupé à chercher une tenue pour demain. Je croyais que pour toi, il n'y avait pas que l'apparence.
Si tu lis ce mot, c'est que tu t'es enfin rendu compte de mon absence. Tu me cherches ? Si tu m'aimes, tu dois savoir où je suis. Je t'y attends.
Je t'aime.
Tom
Un sentiment de culpabilité m'envahit... Tom a raison, je l'ai totalement ignoré. Mais, peu à peu, ma vision des choses change, certes, j'étais absent, la tête à autre chose, mais je ne suis pas obligé, de tout le temps, penser à Tom ! Cette école est réellement importante pour moi, autant que le Conservatoire pour lui. Cependant, quelque chose me tracasse... Je suis censé savoir où il est... Sauf que je n'en ai pas la moindre idée... « Si tu m'aimes, tu dois savoir où je suis. » Merde et re-merde. Je commence à m'agiter, passant en revue tous les lieux symboliques... Pour moi, il y en a deux : le parc à côté de son centre et le toit de ce dernier. Je ne pense pas avoir accès au toit par l'extérieur, en réalité, je n'en sais strictement rien... Oh, bordel ! Est-ce que ça veut dire que je n'aime pas Tom ? Non... Non, je le sais, je l'aime. Je vais d'abord au parc, s'il n'y est pas, je tenterais d'accéder au toit. Je sors en courant de la maison, mes parents sont dans leur chambre, pendus au téléphone, ils ne font que ça ces jours-ci... Bizarre. Il est 20h, le soleil ne va pas tarder à se coucher, j'aimerais bien admirer le crépuscule avec Tom... Oui, je suis un romantique, et alors ?! J'arrive essoufflé au parc et je distingue aisément une ombre, adossée au grand chêne sur lequel Tom a gravé nos prénoms. Je m'approche en silence, imaginez, ce n'est pas Tom, j'aurais l'air de quoi moi ?! A quelques mètres à peine, je reconnais sa posture et son odeur, que le vent amène jusqu'à moi. Je sors des buissons dans lesquels je m'étais dissimulé et je le vois tourner la tête vers moi :
Tom : t'en as mis du temps. Je suis ici depuis une heure. J'espère que la tenue que tu as choisie est à la hauteur de ce que tu attendais.
Je ne réponds rien, préférant baisser les yeux, mort de honte. Je me rapproche encore de lui, cherchant à l'embrasser, et glisse mes mains sous son tee-shirt. Mais il retire mes mains et esquive mon baiser. Autant dire que je suis vexé et énervé.
Bill : quoi ?!
Tom : tout ne se règle pas avec le sexe, Bill. Tu n'as pas remarqué ? *sourire ironique* A chaque fois, c'est la même chose, on se fait la gueule, puis on couche ensemble et hop ! Tout est oublié. Je suis désolé mais je ne veux pas construire une relation basée sur des "on se dispute puis on couche ensemble".
Bill : je ne couche pas avec toi, Tom.
Tom : O__o
Tom ne comprend pas ma réaction mais j'espère qu'il va comprendre l'explication... Non, je ne couche pas avec Tom, je...
Bill : je fais l'amour avec toi.
Tom me regarde, visiblement perturbé par ma réponse. C'est simple pourtant :
Bill : on "couche" avec quelqu'un quand on n'a aucun sentiment, quand la personne est là, juste pour satisfaire un plaisir personnel. Je fais l'amour avec toi Tom, car je pense que ce qu'il y a entre nous n'arrive pas à beaucoup de personne. Quand tu te fonds en moi ou l'inverse, c'est une marque d'amour, une promesse, un pacte. A chaque coup de reins est assimilé un "je t'aime". Ce n'est plus l'esprit ou la raison mais le c½ur qui parle. Ceci dit, tu considères peut-être qu'on couche ensemble tous les deux ?
Mon regard est froid, ma voix calme et posée, je bous à l'intérieur mais je tâche de ne rien faire paraître. Tom, en revanche, semble totalement paumé. Il reste sans voix, ma question toujours en suspens, et son silence achève de me faire sortir de mes gonds, je me mets à lui hurler dessus, libérant ce qui pèse sur mon coeur :
Bill : TOUT ! JE T'AI TOUT DONNE TOM ! D'ABORD MA CONFIANCE, PUIS MON AMOUR ET ENFIN MA VIRGINITE ! ET TOI ? TU M'AS DIT QUE TU AVAIS BESOIN DE TEMPS, J'EN AI EU BESOIN, J'AI RESPECTE CA, ET MAINTENANT ? ON EN EST OU, HEIN ? MERDE TOM ! Je t'aime, merde...
Je me laisse tomber à terre, et encercle mes jambes de mes bras. J'ai mal à la tête d'avoir hurlé sur Tom comme ça. Et je m'en veux. Je sais qu'il a besoin de temps, je sens qu'il se pose encore des questions, mais il ne peut pas me laisser dans l'ignorance la plus totale... J'en souffre. Je sens le souffle de Tom contre ma joue, mes larmes laissant des traces noires. Je détourne la tête et sens sa main dans mon dos. Sa voix s'élève comme un murmure :
Tom : désolé bébé...
Bill : *rit*, bébé ?
Tom : *sourit* ça ne te plaît pas ?
Bill : si...
Je souffle dans un murmure. Tom écarte grand les bras :
Tom : allez, viens.
Je n'hésite pas une fraction de seconde et laisse les bras de Tom m'entourer. Je l'aurai finalement mon coucher de soleil romantique.
Bill : j'ai froid...
Au lieu de retirer son immense sweat, Tom le soulève et je me glisse dedans, avec lui. Je suis collé à son torse et je peux sentir son c½ur battre dans sa poitrine... Il bat vraiment trop vite...
Bill : tu stresses ?
Tom : j'ai cru que c'était la fin... Tu aurais vu dans quel état tu étais, ça m'a rappelé la seconde crise que tu as fait devant moi...
Je me retourne difficilement et constate que Tom a les yeux embués.
Bill : je... Merde. Tom, je ne voulais pas te faire de peine... c'est juste que... je devais dire certaines choses qui me pesaient... Je t'aime, ne l'oublie jamais Tom, jamais...
Tom : je crois qu'en réalité, on est allé trop vite. Ce qu'il y a entre nous est si intense que... ça nous fait mal en quelque sorte. Je sais que tu t'es beaucoup investi dans cette relation et ne crois pas qu'il n'en est pas de même pour moi. Tu me demandes ce que je t'ai donné, et je pourrais répondre à peu près comme toi. Je t'ai accordé ma confiance en te racontant mon histoire, que personne ne connaît. Je t'ai également donné mon amour et je considère que je t'ai donné ma virginité aussi, car ce que j'ai fait avec toi, c'était par amour. Je me rends compte que tu as raison : je ne couche pas avec toi, je te fais l'amour. En définitive, je pense que ça va nous faire du bien d'être séparé quelques temps. On a trop donné, tout d'un coup. Il faut prendre le temps de faire d'autres choses, de se retrouver...
Bill : tu sais, Tom, cette école est vraiment importante pour moi... Aussi important que le Conservatoire pour toi.
Tom : je sais, je sais. Je suis désolé.
Bill : n'empêche, c'est flatteur...
Tom : quoi ?
Bill : je me fais beau pour aller dans une école où tu n'es pas, je pense pour une fois à autre chose que toi, et monsieur est vexé... Tu es jaloux Tom... *sourire provocateur*
Tom : non ! Je ne suis pas jaloux, ce n'est pas vrai, tu m...
Je ne lui laisse pas le temps de finir de parler, me retourne et l'embrasse... On sourit tous les deux. Tom retire ses mains de ses manches, pour les passer sous son pull et les glisser sous mon tee-shirt, contre mon ventre... Quant à moi, je dépose mes mains sur ses cuisses de part et d'autres des miennes. Une idée germe dans mon esprit... Est-ce que Tom va accepter de tenter l'aventure ? On se sépare et je souffle à son oreille :
Bill : un mois sans sexe.
Tom : hein ?
Bill : j'ai dit, “un mois sans sexe”.
Tom : quoi ? O__O
Bill : j'ai dit que j'avais dit...
Tom : nan, nan, ça va, c'est bon, j'ai entendu !! Mais c'est quoi ce délire ?!
Bill : un mois de tendresses, de câlins, de sorties en amoureux, de dîners romantiques, de balades au clair de lune [comment ça j'en fait trop ?! xD] et de nuits dans les bras l'un de l'autre, mais pas de sexe.
Tom : #____# *DEAD*
Bill : =D
Tom : je vais mourir... Mais qu'est ce que j'ai fait au ciel ?!
Bill : xD alors ?
Tom : d'accord...
Bill : ça commence ce soir!
Tom : hein ?! Oh, non ! Accorde moi au moins une dernière soirée... é__è
Bill : *fait non de la tête*
Tom : au secours...
Je lui souris, heureux qu'il ait accepté. Je ne sais pas dans quel état il va être à la fin du mois... Mais je veux le mettre à l'épreuve, je veux savoir s'il m'aime moi, pour ce que je suis, ou s'il aime simplement mon corps. Je sais que je peux paraître horrible de penser ça, surtout après tout ce qu'il a fait pour moi, mais je me protège, j'ai encore besoin d'une sorte de carapace dans laquelle me réfugier. Tom n'a aucune idée de ce qu'il représente pour moi, s'il savait... Si j'avais écouté mon c½ur, on serait déjà en train de déménager nos affaires et de s'installer dans l'appartement ! Mais je dois assurer mes arrières. [Ahem, c'est la cas de le dire, fais gaffe à Tom à la fin du mois Billou... *BAF* xD] Tom et moi, nous sommes jeunes, on ignore ce que demain nous réserve. Si notre aventure s'arrête là, ce que je redoute le plus, j'aurais vécu des moments fantastiques, mais je ne me serais pas fait d'idées. Ces rêves, ces espoirs peuvent tuer moralement un homme. S'accrocher à une branche, à un rêve, qui se brise dans vos mains, comme une bulle de savon éclate peut faire gravement souffrir. Je sais que je devrais arrêter de penser toujours à "après", d'être pessimiste, mais, en voyant tout en noir, si le faible rayon de soleil qui éclaire notre vie, se transforme peu à peu en une immense boule lumineuse qui nous réchauffe le c½ur, la joie n'en est-elle pas plus grande ? C'est comme ça que je voie les choses. Je ne prétends pas détenir l'absolue vérité, peut-être que je me trompe, et qu'au contraire, je devrais profiter de la vie, de ses cadeaux, sans me préoccuper du lendemain... Je ne sais pas. Petit à petit, je reprends conscience du monde réel, et je ressens les douces caresses de Tom sur mon ventre. Je réalise la chance que j'ai. Le soleil, masse rougeoyante au loin, diffuse ses derniers rayons de la journée. Les grandes ombres des arbres se découpent dans la nuit noire. Je me resserre contre Tom, cale ma tête dans le creux de son épaule et ferme mes yeux. Je voudrais rester ici toute ma vie...
Bill : je t'aime Tom...
Je le sens frémir contre moi... J'ai parlé sans trop réfléchir... Bof, de toute façon, tout le monde sait que je suis un incorrigible romantique, mais je pense que dans la situation où nous sommes, enlacés tous les deux, au crépuscule en train d'admirer un coucher de soleil, mon « je t'aime » a eu un poids plus important que je ne le croyais. Tom m'embrasse doucement sur la tempe avant de murmurer :
Tom : moi aussi, je t'aime Bill... Je t'aime tant, si tu savais bordel...
Tom commence à s'agiter contre moi, je le calme doucement, lui affirmant que, si, je sais à quel point il m'aime car c'est exactement pareil pour moi. Le soleil a maintenant disparu, cédant sa place à la Lune et aux étoiles... Elles contiennent tant de secrets sur nous... [Qu'est ce que je ne donnerais pas pour être une étoile...*BAF* perverse, moi ? xD et vous alors ? Lol] J'ai donné une partie de moi-même, ici, à cet endroit. Ici que, je pense, tout a réellement commencé. Ici, que nous avons pris conscience que quelque chose nous liait Tom et moi. Je revoie son regard, posé sur moi. Un regard... J'y avait lu que Tom me désirait, mais pas seulement mon corps, il ne voulait pas me blesser, il voulait me rassurer, me manipulant avec soin et attention comme si j'étais une poupée de porcelaine ou aussi précieux que du cristal. C'est la première fois que quelqu'un me regardait ainsi. Dans les bras de Tom, je me sens protégé, aimé, désiré. Tout à l'heure, quand je lui ai hurlé dessus, je lui ai dit que je lui avais donné ma confiance... Mais je sais que c'est faux. Pourrais-je, un jour, me noyer dans ses yeux sans cette peur, que ça soit la dernière fois (que je plonge mes yeux dans les siens), qui me tord le ventre ? Pourrais-je, un jour, profiter de ses caresses, sans craindre que ce soit les dernières ? Pourrais-je, un jour, poser mes lèvres sur les siennes, sans redouter le fait de peut-être ne jamais les re-goûter ? Pourra t'il, un jour, me murmurer « je t'aime » comme il sait si bien le faire sans que je craigne que ce soit le dernier ? Et, enfin, quand arrêterai-je de me poser toutes ces questions ? Je soupire, le soleil est maintenant couché, mais aucun de nous deux ne bouge, à ce rythme là, on est pas rentré...
Bill : Tomi... ? On y va ?
Tom : ok... même si j'aurais préférer rester là.
On se sourit... Je crois que me damnerais pour arrêter le temps. Je quitte le refuge des bras de Tom et son pull par la même occasion, et le vent vient me caresser la peau. Tom se redresse à mes côtés et me prends par la main, pour retourner à la maison. Le chemin du retour se fait en silence, chacun plongé dans ses propres pensées, mais la tendresse reste maîtresse de la situation : nos mains restent enlacées et avec mon pouce, je caresse doucement ses phalanges. On pénètre en douceur dans la maison, mes parents nous ont laissé de quoi manger sur la table de la cuisine et sitôt le repas avalé, on monte se coucher, nos corps l'un sur l'autre, nos jambes emmêlées et nos doigts enlacés.
| Ellipse le temps de la nuit |
bon, je passe en coup de vent vous poster la suite et l'OS au-dessus...
je suis désolée mais je n'ai plus le temps de répondre aux coms, j'y répondrais seulement si l'on me pose des questions, ok? Schuldi'...
de plus, je ne posterai paut-être pas aussi souvent que je le voudrais, mais j'essayerai de vous poster de loooooooooongues suites... =D
bisous et bonne nuit ;D
EDIT : juste pôur vous annoncer une mauvaise nouvelle... rassurez vous je n'arrête pas ma fic, mais les post seront de moins en moins réguliers. pourquoi? car je voudrais aller les voir à Paris Bercy et pour ça je dois ramener des résultats scolaires corrects... Donc, je dois bosser plus! Dites moi si vous voulez être prévenue, et je le ferais dès que ma suite sera en ligne.
encore désolée...
PS : la suite n'est pas encore là, mais pour celles qui aiment la tendresse, je vais bientôt poster un OS...
j'vous aime et je vous en prie, ne ma lâchez pas... (L)
flo
LIEN CONCERT LYON
! EDIT 2 ! Je n'ose rien supprimer alors j'édite l'édit :D Eh non ce n'est pas votre écrivain de talent préférée mais une amie à elle !! ( N'empêche c'est génial de jouer à être flo, vous devriez essayer, on se sent adulée =) d'ailleurs je profite des bonnes ondes que vous avez envoyées quand vous avez cru que la mise à jour était de flo - même si ça m'était pas destiné :D - bon je me tais (dsl flo je savais que je pourrais pas écrire que quelques lignes ma nature de bavarde à pris le dessus)
Bon plus sérieusement, alors...Flo est vraiment désolée, l'inspiration l'avait quittée mais....TADA!! Elle est revenue!!! (grâce à la prof de philo, ça mérite une dédicace à Mme Corrieu !! ) La suite sera sur ce blog (oui enfin elle pourrait difficilement être ailleurs XD) mercredi au plus tard, elle vous réserve un OS tout mimi comme on aime nous les filles (mouais tu parles faudra lui dire à Flo hein, que nous si on lit sa fic c'est pour les scènes torrides et la passion pas pour la guimauve :P )
Elle vous aime tout plein fort ( et euh pitite incrust'...moi aussi :D avec tout le bien qu'elle me dit de celles à qui elle parle ) et poste dès qu'elle peut (tfaçon jme chargerai de la punition si elle dépasse le délai non mais oh !! )
Bisous à toutes (tous? pitêtre, alors je vx dire, toi qui fantasme sur ma flo et son esprit pervers, fais gaffe :D )
P.S: Ma flo Jtmmmm 4