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Chap IV: Halt mir sonst treib ich (retiens moi sinon je dérive)

Chap IV: Halt mir sonst treib ich (retiens moi sinon je dérive)
Tom: Bill, qu'est-ce qui se passe ?

Les larmes coulent sans arrêt, et je n'arrive pas à lui répondre, c'est trop dur.

Tom : Bill, où es-tu ?

Je réussis à articuler, difficilement :

Bill : derrière ton centre... aide moi Tom...
Tom : je t'en prie, ne bouge pas Bill, ne fais pas de conneries, j'arrive !


Je devrais lui dire non, lui dire de rester sagement à son centre, qu'il risque de se faire prendre, mais je demeure silencieux, les yeux dans le vide, le téléphone collé à l'oreille. Lui, continue de me parler :

Tom : Bill, s'il te plaît, parle moi !
Bill : ...


J'entends une porte qui grince et des voix, celle de Tom et celle d'un homme. Tom lui explique quelque chose mais je ne comprends pas ce qu'ils se disent, je suis complètement déconnecté de la réalité.

Tom : Bill, dis moi où tu es.
Bill : je ne sais pas, c'est tout noir. J'ai si peur... Tom...


Ma voix est faible, je me sens partir, mes yeux se ferment... Des pas au loin martèlent le sol, quelqu'un court... Les larmes, en coulant, me brûlent les joues... J'ai si mal...

Tom : continue Bill, parle que je te localise.
Bill : ich bin da...


Un bruit de vêtement quelque part sur ma droite...

Tom : ich bin da auch, neben dir.

Il s'accroupit à mes côtés et repousse doucement mes mèches de cheveux derrière mes oreilles. Je lève un regard embué de larmes dans sa direction, et pour la première fois depuis cette après-midi, lorsque je croise son regard, je retrouve un semblant de calme. Avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, je me glisse dans ses bras et m'accroche à lui, comme si ma vie en dépendait. Il ne me pose aucune question et je lui en suis reconnaissant. Je niche ma tête dans son cou et respire son parfum, ce qui finit par m'apaiser. Je ne peux rien dire, les mots restent bloqués dans ma gorge, j'ai trop mal, au c½ur et au corps. Pas besoin de parler de toute façon, Tom me comprend. Tout en douceur, il se détache de moi et nous relève. C'est alors que je réalise que je suis toujours accroché à lui, et que nos visages sont vraiment proches, trop proches. Mon regard se perd dans le sien, je ne peux m'en détacher. Poussé par une soudaine impulsion, je passe mes mains derrière sa nuque, colle mes hanches aux siennes, mon corps au sien. Il ne recule pas, ne fait pas le moindre geste, on reste silencieux tous les deux, je continue. Mon visage est si proche du sien à présent, qu'il est trop tard pour reculer. Je ferme les yeux et dépose mes lèvres sur les siennes. Cela ne dure que quelques secondes, je reste en surface, je ne veux pas approfondir. On se sépare, collant nos fronts l'un à l'autre, et il murmure :

Tom : tu dors ici ce soir, pas question que tu rentres chez toi dans cet état...

Je hoche la tête et me prépare à marcher, mais la drogue, la fatigue et le choc émotionnel m'ont rudement mis à l'épreuve : je vacille. Tom me soutient et me jette un regard inquiet puis décide de me prendre dans ses bras. Je n'oppose aucune résistance, et me contente d'enfouir ma tête dans son cou... je suis si bien ici. On fait le tour de son centre et on pénètre dans le hall d'entrée : la lumière crue m'éblouit et j'en profite pour dissimuler un peu plus mon visage dans ses dreadlocks. J'ai néanmoins le temps d'apercevoir un homme qui fait un signe de tête à Tom.

Tom : merci Felix, il n'est vraiment pas bien.
Felix : c'est ce que je vois ! Allez file mon garçon, de toute façon, ta chambre est suffisamment isolée. Demain tu pourra rester avec lui : cas exceptionnel !
Tom : merci beaucoup !


Je ne dis toujours rien, et garde les yeux clos. Lui aussi reste silencieux, il gravit quelques marches, traverse de longs couloirs qui me semblent interminables, puis on finit par s'arrêter devant une porte, sa chambre [je vous laisse deviner le numéro...]. On rentre, il n'allume pas et me dépose directement sur son lit.

Tom : dors Bill, tu m'expliqueras tout demain, si tu veux...
Bill : oui... mais toi, tu dors où ?
Tom : t'inquiètes, je ne suis pas fatigué ! Et puis, j'ai un très bon fauteuil !


Je ne réponds pas, retire mes chaussures, mon jean et me glisse sous les couettes. Je me tourne, retourne mais le sommeil ne vient pas. Je me redresse alors dans son lit et malgré l'obscurité qui règne, je devine le regard inquiet de Tom. Ca me touche qu'il soit si protecteur avec moi, si attentionné, comme un grand frère en quelque sorte.

Tom : qu'est ce qu'il y a ? Ca ne va pas ?

Je murmure, presque honteux :

Bill : tu veux bien dormir avec moi ? Steuplaît ! *chibi eyes*
Tom : tu promets que tu ne me réveilleras pas en hurlant demain ?
Bill : mais non, allez viens !


Je lui souris et me décale dans le lit, manière de lui faire une place. Il ne conserve que son boxer et me rejoint. Inconsciemment je me rapproche de lui, ses bras entourent mon torse, je plaque mon dos à sa poitrine et je sens sa tête glisser lentement dans mon cou. Sa peau est douce... je caresse ses bras avec mes mains, mes paupières sont lourdes et je ne tarde pas à sombrer dans un sommeil de plomb... |...| Hu ? Je suis où, moi ? *se réveille* Alors que j'ouvre lentement les yeux, et essaye de me rappeler la soirée de la veille, des images me reviennent : la conversation de mes parents... la piqûre d'héroïne... Tom qui me porte... Tout est si flou, j'ai l'impression d'avoir une gueule de bois carabinée. Je me rappelle aussi avoir embrassé Tom... *Gloups* Pourquoi j'ai fait ça ? Je ne suis quand même pas...gay ? Ce n'est pas possible, je ne suis pas amoureux de Tom... Et pourquoi pas après tout ? Parce que Tom est mon ami, que je viens de me faire plaquer par ma copine, je suis donc en manque d'affection. Pff, que du blabla tout ça ! C'est pas parce qu'on est en manque d'affection qu'on embrasse le premier venu... Mais, Tom n'est pas le premier venu ! Ben voilà, tu viens de reconnaître par toi-même que Tom est particulier à tes yeux. Et merde ! J'en ai marre de ce combat intérieur... d'ailleurs, depuis quand je me parle à moi-même ?! Je ne vais vraiment pas bien... Je suis toujours dans les bras de Tom, et lui a toujours sa tête sur ma nuque. On n'a pas bougé d'un pouce depuis hier soir. Je le sens qui frémit contre mon dos et ses cils me chatouillent : il bat des yeux, il est donc réveillé. Il relâche son étreinte autour de ma taille et je peux me retourner, pour lui faire face : ses yeux sont magnifiques, vraiment...

Tom : alors, bien dormi ?
Bill : -ùi, et toi ?
Tom : super ! En plus, grâce à toi, je ne vais pas avec les autres aujourd'hui, je peux me lever plus tard !
Bill : tu te lèves à quelle heure d'habitude ?
Tom : les pions viennent nous réveiller genre vers 7h.
Bill : O__O
Tom : bah c'est ça de faire des conneries, t'assumes après !
Bill : et sinon, la journée, vous faîtes quoi ?
Tom : rien.


Puis, il se redresse et se glisse hors des couvertures. Il porte juste un boxer et je ne peux pas m'empêcher de le mater. Il a un corps de rêve. *mate, mate, mate* Soudain, une chaleur familière envahit mon bas-ventre... Nan, pitié, pas ça ! Couché minimoy ! Tom se retourne alors et me balance un de ses tee-shirts et un boxer :

Tom : tiens, vas te doucher !

Oups, mon "problème" n'est toujours pas réglé et va falloir que je me lève pour aller à la salle de bains... *panique* Je me saisis du tee-shirt et tente de camoufler "la bête" avec. Je me hisse hors du lit et me contorsionne dans tous les sens. Tom me regarde, surpris, puis ça semble faire tilt dans son cerveau et ses lèvres s'étirent en un sourire aguicheur... Nan mais je rêve où quoi, là ?! En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je vire au rouge brique et me dirige tant bien que mal vers la salle de bains, titubant et marmonnant :

Bill : je... euh... je vais...
Tom : Tss-tss !


Il ferme les yeux et me désigne d'un doigt la porte de la salle de bains, j'y rentre. Très vite, je retire mon boxer et me glisse sous la douche, froide. Ben oui, y'a pas trente-six solutions pour faire passer ce genre de truc... après quoi, j'augmente la température de l'eau et me détends. Mes muscles en feu depuis la veille s'apaisent enfin. Des volutes de vapeurs s'élèvent et ne tardent pas à remplir la petite salle d'eau de Tom. Je m'assoie dans le bac de douche et laisse couler l'eau sur moi, tout en réfléchissant à l'étrange soirée d'hier. Je revoie le moment où j'ai "smacké" Tom. Il est très attirant, je dois le reconnaître, j'ai aimé l'embrasser, j'ai aimé dormir dans ses bras, et ce matin... Est-ce que ça veut dire que je l'aime ? De toute façon, lui n'est pas gay et cela n'est sûrement pas réciproque. Il faut que je m'explique avec lui, trouver une raison, n'importe quoi pour justifier ce que j'ai fait hier. Je ressors de la douche, me sèche et enfile les fringues qu'il m'a passé... trois fois trop grandes, évidemment ! Mein Gott ! J'ai une tête de déterré et pas de maquillage pour arranger ça... Ben tant pis ! Je retire aussi le pansement du tatouage, je n'ai pas la pommade mais ce n'est pas un drame ! Je ressors de la salle de bains et me dirige vers Tom :

Bill : Tom... je... euh... jesuisdésolédet'avoirembrasséhiersoir.
Tom : Gnééé ? La version lente c'est possible ?
Bill : je suis désolé de t'avoir embrassé hier soir... *rouge cerise ! [Bah, oui, chai pas vous, mais moi j'en ai marre des tomates ! X'Dey ! Ok, ma gueule !]*
Tom : Bill, tu viens d'être visiblement éprouvé moralement et physiquement, du moins à ce que j'ai pu en voir. Je pense que tu es complètement déboussolé, surtout après ta rupture. En aucun cas le geste que tu as eu envers moi hier ne va remettre en cause notre amitié. Sois en sûr. Tu te sens seul, tu as besoin de réconfort, cependant je préférerais...
Bill : ... qu'on reste amis ? Bien sûr Tom, je comprends. Merci de ne pas me rejeter. Tu m'aides beaucoup et saches que j'apprécie énormément.
Tom : bon, écoute, je vais aller prendre ma douche, profites en pour appeler tes parents, qu'ils ne s'inquiètent pas.


Mes parents ? La colère monte en moi...

Bill : Grrr ! *fulmine*

Tom semble légèrement mal à l'aise et préfère s'éclipser à la salle de bains, marmonnant un "tu m'expliqueras après". Ma haine s'apaise aussi vite qu'elle est apparue et je décide de suivre son conseil, ne serait que pour éviter que ma mère ne prévienne la police et que Tom ait des ennuis par ma faute. J'appelle chez moi et tombe sur ma mère :

Jennifer : allo ? [Nan, à l'huile, abrutie !]
Bill : c'est moi...
Jennifer : Oh ! Mein Gott ! Bill, mon chéri, ça va ? Où es-tu ?
Bill : je suis chez... un ami. Ne vous inquiétez pas pour moi, je me débrouille seul. Je rentrerai sûrement ce soir.
Jennifer : d'accord. Mais Bill, n'oublie pas que jeudi, tu as rendez-vous chez le psy, à 15h...
Bill : oui. Au revoir.


Je suis incapable d'en dire plus, sinon je sens que mes mots pourraient dépasser ma pensée. Alors que je suis toujours plongé dans mes réflexions, Tom émerge de sa douche et vient s'asseoir à côtés de moi. Il prend mes mains dans les siennes et les caresses avec son pouce. Ce contact me détend. Je sais ce qu'il va me demander, je sais aussi que ça ne va pas être facile...

Tom : Ok... maintenant, on va tout reprendre à zéro, ensemble. Que s'est il passé hier pour que tu arrives dans cet état ?

Il a dit ça d'une voix douce et posée, je lui fais entièrement confiance, je sais qu'il me comprendra. Mais ce que j'ai à dire est si dur... il y a tellement de choses ! Lentement, d'une voix tremblante mais volontaire, je lui raconte mon histoire, des choses que même mon psy ne sait pas...

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re les filles ! je suis désolée mais j'ai pas pu poster plus tôt ! Alors, votre n'avis ?

Bon, maintenant, je réponds au TAG... *viiii !!! me suis enfin fait taguéeeeeeeeee !! yeah ! tp happy!*

merci à cette miss pour le tag...
j'aime: ma meilleure amie camille, alison, audrey, mes lectrices, th
je déteste: les groupies, les foculs, les fille/mecs qui se la pètent...
mes buts: avoir mon bac avec mention bien, rencontrer th, me trouver un mec...
j'ai peur: des p'tites bêtes !!!
je suis: bah demander à mes amies... lol je pense être qqun de confiance et sincère... un peu délurée quand même lol xD
je regarde: les clisp de th, les vidéos...
j'écoute: th, lafée, cinema bizarre...

Réponse aux coms :
Drittewelt: alors ils sont partis ces esprit pervers ? lol ils peuvent être bénéfiques... xD
cocktail-saveur-th : ralala !! faut tt t'expliquer ! xD enfait, le premier chap' c'est Bill a 20 ans et là c'est un flach back et il a bientot 18 ans. Kapisch ? lol
jujuth29: merciiii ! un p'tit com lachez comme ça... ca fait trop plaisir! =D
heart-of-lilith: merci de m'avoir taguée !! =DDD je sais pas cmt tu fais en ES... O___O moi je pourrais pas, tp dur !
Alison: moi aussi je te n'aime (aux crevettes !) très fort !!! jtmmmmmmmmmmmmm

b'sow ! jvous adoreeeeeee !

# Posté le vendredi 14 septembre 2007 14:42

Modifié le jeudi 10 juillet 2008 19:40

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