intro... parce qu'il faut un début à tout...

intro... parce qu'il faut un début à tout...
Bon, certains le savent peut-être déjà, ceci est ma seconde fiction sur les jumeaux Kaulitz.

Je vous met le prologue de ma nouvelle fiction, qui promis sera plus longue... ;)

Dite moi si je continue ou pas !

merci à tous ceux qui m'ont encouragé sur x-yaoi-billtom-fanfic-x ! Jvous n'em !

Pourquoi "schau in dich rein" (regarde en toi) ? Parce que la vérité se cache souvent au fond de nous...

Bon, pour les maj, je ferai ce que je peux, promis !

Bon, suffit du blabla, je vous laisse lire !

fLo

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Deux êtres en apparence si différents et pourtant si semblables.
Deux âmes étroitement liées et pourtant si loin l'une de l'autre.
Deux coeurs brisés et pourtant amoureux.
Deux esprits perdus et pourtant à tout jamais reliés.
Deux corps aussi froids que de la glace et pourtant brûlant d'un même désir.

L'un brun, l'autre blond.
L'un intraverti, l'autre extraverti.
L'un efféminé, l'autre viril.

Deux êtres, deux âmes, deux coeurs, deux esprits, deux corps, deux frères : un amour interdit et impossible, certes, mais un fruit défendu terriblement tentant et excitant...

A trop vouloir chercher la vérité, à trop poser de questions gênantes, à trop remuer un passé silencieux, on finit par dévoiler cette vérité et on en paye les conséquences, parfois désastreuses...


Des heures. Cela fait des heures maintenant que je marche. Ou ? Je ne sais pas. Mes pas ne sont plus contrôlés par mon cerveau, mes pensées dérivent et s'égarent. Je sais encore qui je suis, mais pour combien de temps avant que la folie ne me gagne ? Les ruelles dans lesquelles je déambule sont sombres, éclairées par un clair de lune bien faible... faible, comme moi. Aujourd'hui encore, mais pour la dernière fois, le monde va être témoin de ma faiblesse, mais ce sera la dernière, à jamais. Cette fois, Il n'arrivera pas à temps, ce sera trop tard, et c'est mieux ainsi. Au loin, le tonerre gronde, un éclair zébre le ciel et quelques secondes plus tard, de fines gouttes d'eau froide s'échappent des nuages pour venir mourrir sur mon visage, sur mon corps, sur la chaussée, sur les maisons. Je ne tarde pas à être trempé mais le froid qui me transperce, cela fait longtemps que je ne le sens plus, si lontemps... Je grimpe les marches d'un escalier et monte jusqu'au toit de l'immeuble : d'ici, on se sent invinvible, protégé. L'orage gagne en puissance et me frémir, j'aime sentir la pluie qui dégouline de mon visage, de mes fringues. Lentement, je m'approche du bord et m'assoie, les jambes se balançant dans le vide. Je tire une cigarette et l'allume, une BlackDevil. J'aime bien jouer avec la fumée, comme avec Lui. Mais là, sur le filtre, il manque le goût de Sa salive, il me manque tout en réalité autour de moi : Sa peau, Son odeur, Sa voix, Ses yeux... Des paroles me viennent, un mot d'adieu, une explication, pour qu'Il n'ait rien à se reprocher, Il est parfait... Je me saisit de mon sac et attrape un papier, rouge sang, et de ma plus belle écriture, à l'encre noire, j'écris ce que me dicte mon coeur :

Il est bien tard
Je comprends
La terre a déjà fait deux tours
Mais tu sais, ça fait lontemps
Que je patiente jusqu'à ce jour.
Plus on attend et plus
C'est dur d'avouer qu'on a tous les tords.
Mais je ne suis plus vraiment sûr
Que cela nous serve encore
Si j'abuse de ton temps
Je m'escuse, je veux te dire seulement

C'est ma faute
C'est ma faute
Si l'on est si loin l'un de l'autre
C'est ma faute
C'est ma faute
Si l'on est plus rien l'un pour l'autre

Je ne veux pas que tu pardonnes encore
Ni même que tu m'écoutes
Je veux que la nuit quand tu dors
Tu n'aies jamais plus aucun doutes
Je dois partir maintenant
Et laisser tourner la terre
Et laisser la poussière
Du temps recouvrir notre histoire entière
Mais j'abuse de ton temps
J'ai plus d'escuse, je pars maintenant,
Je sais j'abuse de ton temps
J'ai plus d'escuses, je veux te dire seulement

C'est ma faute
C'est ma faute
Si l'on est si loin l'un de l'autre
C'est ma faute
C'est ma faute
Si l'on est plus rien l'un pour l'autre

C'est ma faute
C'est ma faute
Si l'on est si loin l'un de l'autre
C'est ma faute
C'est ma faute
Si l'on est plus rien l'un pour l'autre


Je me relève et relis ce que j'ai écris... Puis, je glisse le précieux papier sous mon tee-shirt, contre mon coeur. Je sors de l'abri où je m'étais réfugié pour écrire et me rassoie sur la margelle. Je réfléchis aux conséquences de mon acte, la peine de ma mère, la seule qui m'aime vraiment. Mais je dois aller jusqu'au bout, la vie ne vaut plus la peine d'être vécue, tout est fini pour moi. Je suis prêt, je n'ai pas peur. J'imagine les titres des journaux du lendemain : "Mort, suicidé à 20 ans... pourquoi ?". Car oui, je n'ai que 20 ans ! La vie ne m'a pas loupé, 17 ans de mensonges, de tromperies, un passé que je n'aurais jamais du découvrir, un amour auquel je n'aurais jamais du succomber, Lui. je ne sais pas pourquoi, mais je ressens le besoin de tout revivre une dernière fois, mes deux dernières années... Cette phrase, qui un jour a tout fait basculer : Schau in dich rein... Regarde en toi...


_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

aloureuh ? verdict ...


EDIT : j'ai oublié de faire de la pub pour les fic que j'adore *la honte sur moi*

pas grave, je vais le faire maintenant !! xD

xtom-billx483
unendlichkeit-yaoi
x-uber-yaoi
x-twins-secret-love-x
x-angst-x
x-lovebilltomyaoi-x
totgeliebt-yaoi
k-twins-saveur-citron
twinzest-de-citron
x-web-yaoi-x
xbillow-tommyx
twins-destin-liebe
drittewelt
hilf-miir-leben
x-dont-scream-please-x

ahem... voila... ca fait bcp de fiic à lire ^_^" mais bon... je pars [encore] pdt une semaine, donc je vous laisse des adresses... promis jvous met la suite à mon retour et ptêtre une suite demain ou dimanche mais jpars dimanche aprem donc...

b'sow =D

# Posté le vendredi 24 août 2007 08:43

Modifié le mardi 21 avril 2009 17:12

Chap I : wir wollten nur reden und jetzt liegst du hier (on voulait juste parler et maintenant tu es allongé ici)

Chap I : wir wollten nur reden und jetzt liegst du hier (on voulait juste parler et maintenant tu es allongé ici)
FLASH-BACK (début juillet 2007)

Jennifer : Bill ? Bill, mon chéri ? Debout.
Bill : Gnééééééééé ? Gnorfstroumphgna ?


Rooooo ! Mais pourquoi ma mère vient-elle me réveiller si tôt ?? Un coup d'oeil discret au réveil, manière de ne pas montrer que je suis éveillé : 9h00 !! En vacances, qui plus est un samedi matin ?? *crise cardiaque* O.O" nan, mais elle est folle ou quoi ?! Aaaaah ! Elle ouvre les volets ! Et cet emmerdeur de soleil en profite bien pour éclairer toute ma chambre ! Sérieux, un chieur pareil, ça devrait pas exister ! Je grogne et retourne sous les couettes, la tête enfouie sous l'oreiller.

Jennifer : dépêche toi Bill ! Il faut qu'on aille chercher Tom à l'aéroport !

Was ? Elle a dit quoi là ? ô_O ? Tom ? C'est qui ce con encore ? J'émerge [très] difficilement des couvertures et lui jette un regard interrogateur, genre "euh ? T'as dit quoi là ? C'est qui ce Tom ? Inconnu au bataillon ! "

Bill : Tom ?
Jennifer : mein Gott, Bill ! Tu es une vraie passoire !


Merci du compliment ! De bon matin, pas réveillé, ça fait toujours plaisir ! -_-" je rétorque :

Bill : Nan, mais tu vois, mon brillant cerveau répertorie des centaines de données et n'émerge habituellement pas avant 13h le samedi, alors vois tu, il rame un peu là !
Jennifer : Pfff ! Ah, les mecs ! T'as qu'à défragmenter le disque dur ! Bref, je te rappelle que Tom est un jeune homme de ton âge qui part en centre de redressement la semaine et qui passe les week-ends à la maison, parce que ses parents habitent en Russie et qu'ils ne peuvent le loger en dehors du temps où il est au centre. Il vient passer ce week-end avec nous, pour faire connaissance. Ca y est, Monsieur-Super-Cerveau, ça te revient ?
Bill : mouais, vaguement... euh, maman ? Il dort où Tom ?
Jennifer : ben, dans ta chambre ! Quelle question !


Je... le délinquant... ma chambre ! O.O ! *saturation cerveau*

Jennifer : Bon, Bill ! Tu bouges maintenant ! Sinon, on va être à la bourre !

Et elle me plante, là. Les battements de mon coeur résonnent dans ma tête... du calme Bill, il n'est peut-être pas comme eux... Pourquoi moi ? Je me recroqueville, mes jambes repliées contre mon torse et me calme... *hum... pfff...* Puta*n ça craint : le gars, j'ai même pas vu sa tronche et je le juge déjà et j'en ai peur. Pitoyable. Bon, allez, rien de tel qu'une douche froide pour chasser les idées noires ! Faut que je me grouille, sinon, je vais encore me faire engueuler ! Je sors à contre coeur de la douche, enfile mes fringues, mes bagues-bracelets-colliers et me maquille vite fait, bien fait. Puis, je rejoins mes parents à la cuisine :

Frank : Salut toi ! Bien dormi ?
Bill : euh... oui.


Mytho, mytho, mytho ! Encore ce cauchemar de merde.

Jennifer : ahem... bon, on y va ?
Frank : attends Jenn, Bill n'a pas déjeuné !
Bill : j'ai pas faim de toute façon !
Frank : s'il te plaît Bill, prends au moins un croissant, tu le mangera en voiture.


J'abdique, j'ai pas envie de me battre ce matin. Et puis y'a l'autre abruti qui va nous attendre à l'aéroport, alors si on peut éviter d'arriver en retard à cause de moi... On monte en voiture et mes parents discutent à l'avant, mais je ne les écoute pas. Je suis perdu dans mon monde à moi, là où je peux être qui je veux sans être jugé, là où eux n'y sont pas. La voiture roule à vive allure et me donne à peine le temps d'observer le paysage qui défile. Alors que je ressasse mes idées, une question jaillit dans mon esprit et passe la barrière de mes lèvres :

Bill : il est comment ce Tom ? J'veux dire, pas dangereux ?

D'abord surpris par le fait que j'ai ouvert la bouche [jsuis pas du genre bavard], mes parents éclatent maintenant de rire. Ben quoi ! C'est pas drôle ! Il va quand même dormir à même pas un mètre de moi l'énergumène !!

Frank : il est très sympa ! Je parie que vous allez bien vous entendre...

Heu...là, je suis septique. |...| Ca y est, on est devant le hall des arrivées, enfin je suis devant le hall des arrivées ! Je sais même pas à quoi il ressemble ! Et mes parents qui m'ont planté pour "aller boire un café". Pfff, je dois avoir l'air très con avec ma pancarte : "Tom WÖRNER". L'aéroport grouille de son monde habituel et personne ne fait attention à moi, comme d'hab'. Je m'amuse à observer les gens, seul, dans mon coin : style la fille qui arrange sa culotte, croyant que personne ne la voit... so sex ! Ou alors celui-là, qui a pas de mouchoirs et qui utilise sa manche... beurk ! Tiens, voilà autre chose : un mec avec des dreadlocks, genre kaïra-des-bacs-à-sable, avec ses fringues dix fois trop grandes. Sérieux, je crois que j'y rentrerais trois fois dedans ! Enfin, heureusement que le ridicule ne tue pas ! Hé, minute ! Me dîtes pas que c'est lui, le Tom truc muche !! Nan, pas une racaille ! C'est ce qui pouvait m'arriver de pire ! Il s'arrête devant moi :

Tom : euh... Bill, je suppose ?

Heu je suis censé répondre un truc, là...Il agite sa main devant mes yeux :

Tom : Bill... Bill ? La Terre appelle la Lune !

Je reprends mes esprits :

Bill : euh... oui, oui, désolé.

*big silence*
Je le détaille de la tête aux pieds, genre poule qui a trouvé un couteau, mais malheureusement pour moi, il surprend mon regard, bravo la discrétion Kaulitz ! Je rougis et baisse mes yeux sur mes santiags, soudain d'un grand intérêt... ^_^" Vite, vite, trouver une feinte, n'importe quoi, quelque chose à dire !! *réflexion intense*

Bill : t'as pas de valise ?

--" Pfff, c'est tout ce que j'ai trouvé ?? Ok, en même temps, il à peine 11h : je dors moi à cette heure-ci !! L'autre me regarde et me répond :

Tom : il faut aller la chercher aux tapis roulants, mais étant donné ta rapidité pour répondre, je ne préfère pas imaginer le temps qu'il te faudrait pour activer tes petits pieds. Je vais donc aller récupérer ma valise, seul.


OO" je... was ? *cherche ses mots* non... mais, il se prend pour qui lui ?! Pour le coup, je suis bien réveillé !! Il fait volte-face et se dirige vers le tapis n°3. Je le rattrape en quelques enjambées, j'ai le cerveau en ébullition, je ne sais pas ce que je vais faire, mais je suis bien parti pour. Je me met à sa hauteur et ouvre la bouche pour lui rétorquer un truc mais il me devance, un étrange sourire aux lèvres :

Tom : d'habitude c'est les filles qui me courent après...

*saturation cerveau* ma voix ne répond plus aux ordres de mon cerveau, je sens que je vais faire une gaffe...

Bill : oui, peut-être, mais moi je suis homo !

Bah, voilà ! C'est fait : la plus grosse gaffe du siècle par Bill Kaulitz ! Nan, nan... pitié, me dîtes pas que c'est moi qui ai dit ça. Si ? Bordel de merde, c'est sorti tout seul ! En plus c'est que du mytho ! Je sens que je vais avoir des ennuis, pour changer. Ca m'a pas suffit ce qui m'est arrivé, je recommence, mein Gott, mais je suis vraiment qu'un pauvre abruti. >.<" Moi, Bill-le-silencieux, qui dit jamais rien, il a fallu que je l'ouvre ! *dead* Tom s'immobilise devant moi, un sourire qui ne présage rien de bon scotché aux lèvres. Lentement, il rapproche nos visages, je reste immobile, tétanisé, aucun muscle ne daigne faire le moindre mouvement. Il colle ses lèvres tout près de mon oreille et murmure :

Tom : tant mieux, on va bien s'entendre tous les deux...

Mais dans quel guêpier me suis-je encore fourré ? Je ne pouvais pas fermer ma gueule ? J'avais raison d'avoir peur de ce Tom... Ma mère arrive sur ces entrefaites et Tom se décolle enfin de moi. Je transpire et tremble, mais je respire profondément et reprends rapidement le dessus, ma mère ne doit absolument s'apercevoir de rien.

Jennifer : Ah ! Bill et Tom ! Vous avez fait connaissance ! C'est bien, je suis sûre que vous vous êtes découverts pleins de points communs...
Tom : ça s'pourrait Madame Kaulitz...


Aouch... J'aime pas, mais alors pas du tout le regard qu'il me jette et qui en dit trèèèèèèès long ! Je déglutis difficilement et baisse les yeux, mort de honte et de peur.

Jennifer : je t'en prie Tom, appelle moi Jennifer !
Tom : comme vous voudrez.


Pendant cet échange de civilités, je garde le regard fixé sur le sol et mes chaussures, surtout ne pas croiser son regard, ne rien dire, ne rien faire. Soudain, mon père remarque que quelque chose cloche et m'entraîne par le bras à l'écart des deux autres qui continuent leur discussion :

Franck : Bill, ça va ?

Que répondre ? Nan, ça va pas, je vais me faire violer ce soir ! Je ne crois pas que ça soit la bonne réponse... Alors, comme d'habitude, je mens. Mentir, c'est ce que je fais de mieux de toute façon.

Bill : nan, pa' jt'assure tout va bien. Tom est... euh... ahem... cool.
Franck: mais, Bill, tu es tout pâle et tu trembles !
Bill : ah bon ? Jt'assure, j'avais rien remarqué ! Je vais bien.


Mon père me jette un dernier regard, impuissant. Il est impuissant face au mal qui me ronge. Pour le rassurer je lui murmure :

Bill : merci de t'inquiéter pour moi...

Il me sourit et on rejoint les deux autres. Je dois reconnaître un truc : mon mal-être est visible, puisque mon père l'a remarqué, et je m'attendais donc à ce que Tom me regarde encore, son sourire provocant aux lèvres. Logique me direz-vous ? Eh bien, nan ! Alors que je me cale à côté de ma mère et ose enfin lever les yeux dans sa direction, son regard semble... comment dire... triste, et... coupable. C'est ça, triste et coupable. Là, j'avoue, je comprend pas. Cependant je n'ai pas le temps de m'interroger guère plus, car on se dirige tous vers le tapis n°3, manière de réceptionner la valise de Tom. Je les laisse partir devant, je préfère rester en retrait, manière de calmer mes nerf, un peu en pelote après ce qui vient de se passer... Ah !!! Bordel de merde !!! Scheisse !! X___X Tom ralentit le pas et se cale à ma hauteur, dans le but évident de parler, mais il peut toujours courir, je n'ouvrirai pas la bouche ! *stresse, stresse, stresse*

Tom : désolé...

Je... hein ??? O.O" je m'arrête et le regarde avec des yeux ronds comme deux balles de ping-pong :

Bill : O__O quoi ??
Tom : *rouge tomate* ben, désolé pour t'aleur...
Bill : gnééé ?
Tom : ben, quand t'as dit que t'étais homo et tout et tout, j'ai cru que c'était un de tes trips et je suis rentré dedans. Je t'ai regardé de manière provocante, pour délirer. Mais, quand, ahem... j'ai vu que... euh... ton père te prenait à part pour discuter, j'ai compris que j'avais fait une gaffe, même si je comprends pas comment, ni pourquoi.
Bill : *silence radio*


Ah ben ça alors ! Putain, il m'a cloué le bec ! Quoique, ça peut-être une ruse ou il peut se foutre de ma gueule...

Bill : je ...
Tom : on recommence tout à zéro et on oublie ?


Il me tend sa main, dans laquelle je tape, guère convaincu. *soupir*

Bill : ok.

Après tout, tout le monde a le droit à une seconde chance, nan ? On rejoint mes parents devant le tapis, Tom récupère sa valise et on s'apprête tous à repartir lorsque :

Tom : attendez, j'ai encore quelque chose !

Il attrape une housse noire, la hisse sur son épaule et nous rejoint :

Tom : c'est bon, je suis prêt !
Bill : t'as une guitare ?!
Tom : oui, une Gibson ! J'ai économisé pendant des mois pour pouvoir me la payer !


Ses yeux brillent quand il parle de sa guitare, ben mon vieux ! Il doit l'aimer sa guitare !! |...| On est enfin arrivé à la maison, Tom regarde tout autour de lui, il est abasourdi. Ma mère m'a dit que ses parents ne roulaient pas sur l'or et que donc, pour lui, tout ce qui l'entoure chez nous est du luxe. Je lui fais faire le tour du rez-de-chaussée, le jardin, la piscine, puis on monte à l'étage.

Bill : donc là, c'est notre chambre et la pièce à côté c'est la salle de bains.
Tom : notre ?
Bill : *rouge tomate* ben, on dort ensemble... sauf si ça te gêne...
Tom : non, mais juste un truc, t'es vraiment homo ?


Non mais lui alors ! Il a le chic pour foutre mal à l'aise ! Il veut la jouer provocateur le calamar ? Ok. Je m'approche de lui et murmure :

Bill : je sais pas encore, peut-être... faut que je vérifie...

Je sais pas trop ce qui m'arrive... D'habitude j'encaisse les réflexions, insultes et coups sans rien dire mais là, je répond à chacune de ses boutades... -_-" mouais, bon, pas envie de réfléchir à tout ça, j'ai mal au crâne à force de me poser trente-six milles questions ! N'empêche, ma blague a bien marché : Tom tire une de ces tronches, genre : O__O Je m'écroule, mort de rire sur mon lit :

Bill : t'aurais vu ta tête !! xD
Tom : attends un peu, tu vas voir !


Il se jette sur moi et se met à me chatouiller. Nan, pas les chatouilles, putain, je suis trop sensible !! Je halète et respire plus vite, secoué par des sanglots de rire. J'ai les larmes aux yeux et je hurle à Tom d'arrêter, chose qu'il ne fait évidemment pas ! Je tente alors de lui échapper pas mes propres moyens, je me tortille, me contorsionne, et on finit par rouler sur le côté tombant de mon lit sur son matelas, dans une position des plus gênantes, ce qui nous stoppe immédiatement. Je m'explique : je suis couché sur le dos, lui est au-dessus de moi. Ses mains sont de chaque côté de ma tête et les miennes sont posées sur ses hanches, son genou est remonté entre mes jambes, tout près de minimoy... Nos visages sont très proches et je ne peux pas le quitter des yeux, ce mec m'hypnotise complètement...

Jennifer : BILL... TOM... A TABLE !!

Hurle ma mère de la cuisine.

Tom se relève précipitamment et me tend sa main pour m'aider à me relever. Je marmonne un vague "merci" et on descend à la cuisine, le rouge aux joues et perdus dans nos pensées.

Franck : alors les garçons ? Bien installé Tom ?
Tom : oui, très bien... surtout le matelas... il est super... *clin d'½il*


Je manque de m'étrangler avec mes petits pois... O__O il a dit quoi là ?? Je le regarde et surprend son sourire, on explose de rire. Mes parents n'ont pas l'air de comprendre... comptez pas sur moi pour vous expliquer... ^_^"

Jennifer : vous avez prévu quoi cette aprem les garçons ?
Bill : euh... ben moi, j'avais prévu de retrouver Gustav et Georg. Tu veux venir Tom ?
Tom : ben, c'est-à-dire que, j'veux pas gêner...
Bill : hé oh, le calamar ! Si j'te propose de m'accompagner, c'est que je sais que tu ne gêneras pas ! xD
Tom : calamar ?
Bill : lol
Tom : --"
Bill: rooooooh ! Ca va ! Tu comprends la plaisanterie comme un cochon la musique !
Tom : *tire la langue*


On termine rapidement le repas et je monte en quatrième vitesse me remaquiller. Après les émotions de ce matin, y'a du boulot ! xD Tom me regarde sur le pas de la pas de la porte.

Bill : quoi ?
Tom : nan, rien.
Bill : je me maquille si je veux !
Tom : eh, relax ! Jt'ai pas jugé !
Bill : désolé, j'ai l'habitude d'être sur la défensive.


Il me sourit et on sort ensemble de la maison. Normalement je dois retrouver les 2 G au centre commercial.

Tom : on va où ?
Bill : au centre commercial.
Tom : ...
Bill : t'aimes faire les magasins ?
Tom : ô_O ??
Bill : *marmonne* non mais non mais c'est juste pour savoir...
Tom : lol j'pense qu'on n'a pas les mêmes goûts, même si je trouve que ce look te va très bien ! ;)


Bill-rouge-tomate, le retour ! On ne m'avait jamais fait de compliments !

Bill : merci, ton look te va super bien aussi !! =D

Ah, on arrive au centre commercial. De loin, j'aperçois mes deux potes de toujours. Je les appelle :

Bill : Gus ! Georg !
Georg : salut mon Billou !
Gus : s'lut ! Ca va ?
Bill : euh... mouais... enfin, comme d'hab' quoi...
Gus : oui, je sais...
Tom : ahem... :s
Bill : les gars, je vous présente Tom, je vous en ai parlé...
Georg : ah, oui, le délin...
Bill : c'est ça. Tom est là pour le week-end.
Tom : euh... salut !
Georg : salut, moi c'est Georg.
Gus : et moi Gustav.


Ouf, la glace est rompue... Tiens, à propos de glace... J'ai une petite faim moi !

Bill : ça vous dit une glace ?
Les 3 : et comment !


|...| En fait, l'après-midi ne s'est pas si mal passée que ça : Les 2 G et Tom s'entendent bien et j'ai même réussi à les traîner dans une boutique. Résultat : une nouvelle chemise noire qui me moule à la perfection et un jean qui me fait un cul parfait ! Puis, je les ai abandonné une petite heure sans leur dire la raison... Bah disons que je suis pas majeur et que normalement j'ai pas le droit de me faire tatouer, mais bon... Je l'ai mon tatoo : une magnifique étoile à l'haine ! Pas contre, ça fait un mal de chien ! Pendant cette heure-ci, les autres en ont profité pour tester les nouveaux jeux vidéo. Pitié que personne ne remarque quoi que ce soit.

Georg : ça va Bill ? Tu marches bizarrement...

U____U Oups ! Grillé !

Bill : nan, ça va !
Gus : ne nous dit pas que tu l'as fait !
Tom : Gnééé ?
Bill : d'accord : "je l'ai pas fait" ^_^"
Georg : Bill !! Mais t'es inconscient ! Si ta mère te chope !
Tom : Hu
?

Entre les 2 G qui m'engueulent sans grande conviction et Tom qui comprend rien à la scène, j'ai du mal à retenir un fou rire, bientôt suivi par les 3 autres.

Tom : quelqu'un peut m'expliquer ? Paske là je rigole comme un con, mais je sais pas pourquoi ! xD
Bill : lol
Gus : Bill s'est fait tatoué !
Tom: O__O sérieux ?? Ou ça ?
Bill : à l'haine !
Tom : aïe ! Ca a du faire un mal de chien !
Bill : pour sûr !
Georg : bien fait !
Bill : *tire la langue* je sais que tu ne penses pas ce que tu dis, alors je ne t'en veux pas !
Georg : trop aimable ! Au fait, on peut le voir ?
Bill : nan !
Les 3 : O.O"
Bill : mdr ! Vos têtes ! Sérieux, vous pouvez pas voir paske j'ai un gros pansement et de la crème à appliquer tous les soirs !
Gus : ah, ok !
Bill : vous voulez venir manger à la maison ?
Gus et Georg : Ok ! Trop cool !
Bill : et pas un qui dit un mot à propos du tatouage à ma mère, sinon je l'étripe !
Tom : merci du renseignement ! XD
Bill : lol


|...|

Les 2 G viennent de partir, on a mangé des pizzas, parler de tout et de rien ensemble, mais bon, cette soirée était vraiment cool !

Bill : on monte se coucher, jsuis mort !
Tom : c'est pas une mauvaise idée ! XD Au fait, lève-tard ou lève-tôt ?
Bill : lève-très-tard !
Tom : lol moi aussi ! Je dors en boxer ça te gêne pas ?
Bill : nan, jte laisse la salle de bains en premier, faut que me démaquille et tout et tout...
Tom : si tu veux mais on peut très bien y aller en même temps...
Bill : NON !
Tom : ô_O désolé, jdisais ça pour rendre service...
Bill : non, t'inquiète, c'est pas ta faute...


Puis il s'éclipse à la salle de bains. Lorsqu'il a fini, il me fait signe et je rentre à mon tour dans la pièce en prenant bien soin de fermer à clé. Je me plante devant le miroir et retire lentement mon tee-shirt : les bleus commencent à disparaître mais les traces de couteaux et autres éraflures laissent de vilaines cicatrices. Alors que je caresse doucement mon ventre, des larmes commencent à couler lentement le long de mes joues : pourquoi moi ? Pourquoi suis-je si faible ? J'examine l'½uvre du tatoueur et y passe la pommade, de ce côté-là, tout est nickel ! Enfin, je me démaquille en vitesse, enfile un boxer et un tee-shirt, hors de question que Tom voit ça, et je sors de la salle de bains. Ma chambre est dans le noir quand je reviens et par respect pour Tom qui dort peut-être, je n'allume pas. Je me glisse sous les couettes et m'envole aux pays des rêves, apaisé par cette journée, moins pire que les précédentes... une des meilleures en réalité.

|ellipse, le temps de la nuit|

J'ouvre doucement les yeux... 10h... pfiou ! Je peux encore dormir ! Alors que je me pelotonne dans mon lit, prêt à me rendormir, je sens une présence contre mon dos, une chaleur humaine... Je me retourne et aperçois le visage de Tom, quelques secondes auparavant niché dans mon cou, à quelques centimètres du mien : Tom est dans mon lit ! Il a dormi ici ?!

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Alors ? Ca vous plait tjrs ?

Vous avez des questions ? Des com's ?? lol

si vous voulez être prévenus quand je mets la suite, dîtes le moi...

merci de me suivre comme ça...

un gros merci à:
chloe1209;
ma grande fan de mes fic, lol merci pour tous tes com, et oui c'est le point de vue de Bill;
Drittewelt: désolé de te faire pleurer... tu m'en veux pas jspr ??

b'sow à tout le monde, j'vous adore... nan, jvous aime!!

# Posté le samedi 01 septembre 2007 13:58

Modifié le jeudi 10 juillet 2008 19:39

Chap II : Wenn du nach mir greifst... dann halt ich dich. (si tu tends la main vers moi... je te retiendrais)

Chap II : Wenn du nach mir greifst… dann halt ich dich. (si tu tends la main vers moi... je te retiendrais)
Bill : Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Dans le genre hurlement qui vous brise les tympans au saut du lit, je suis un pro... du moins depuis ce matin ! Tom se redresse dans mon lit, les yeux hagards et les dreads en pagaille, visiblement ébranlé par ce réveil plus que brutal. Heureusement que mes parents ne sont pas là aujourd'hui...

Tom : Bill... nan mais t'es chtarbé ou quoi ??? Pourquoi t'as gueulé comme ça ?? Tu m'as fait une de ces peurs !
Bill : POURQUOI ES-TU DANS MON LIT ??
Tom : putain, mais arrête de gueuler !! C'est toi qui me l'as demandé !
Bill : Hu ?


Bill Kaulitz en mode bug. J'ai loupé un épisode là... Tom semble soudain gêné et se tortille les doigts [ça s'dit ???].

Tom : Cette nuit, vers 2h du mat', t'as fait un truc bizarre, genre crise de somnambulisme : tu t'es levé et tu t'es penché à la fenêtre. J'ai cru que t'allais sauter ! Puis, tout d'un coup, tu t'es retourné, tu t'es accroché à moi... Tu tremblais et tu étais secoué par des spasmes, tu pleurais. Tu marmonnais des trucs bizarres que je n'ai pas compris, sérieux j'ai vraiment eu peur pour toi. Après, tu t'es calmé et malgré les larmes qui coulaient encore j'ai réussi à te recoucher. Alors que je regagnais mon lit, tu t'es mis à gémir, tu m'as appelé et tu m'as supplié de rester dormir avec toi.
Bill : et tu l'as fait ?
Tom : pas tout de suite. Je... je t'ai doucement repoussé et là, tu t'es remis à trembler, j'ai eu peur que tu refasses une crise, alors...
Bill : ça va, j'ai compris.


Je suis encore sous le choc. Ce style de crise m'était arrivé juste une fois, et c'était il y a 10 ans ! Mein Gott ! J'espère que Tom n'a rien vu, sur mon torse...

Tom : désolé Bill. J'irais dormir dans le salon si tu veux...
Bill : ...


Je fais quoi moi ? Ok, je récapitule : il a été adorable avec moi depuis le début, jamais il ne m'a jugé, jamais il ne m'a critiqué. En bref, il n'a rien fait contre moi, au contraire il a tout fait pour s'intégrer dans ma vie. Alors que je pèse encore le pour et le contre je le vois qui rassemble ses affaires, se lève de mon lit et commence à se diriger vers la porte. Il me tourne à présent le dos, je me dirige vers lui et tout en douceur, je lui saisis le bras :

Bill : non.

Sa peau est douce, et dès qu'il a senti ma main sur son bras, il s'est arrêté. Il se retourne et je plonge mon regard dans le sien :

Bill : je... j'aimerais que tu restes. Je suis sincèrement désolé que tu m'aies vu dans cet état, mais bon, maintenant, tu le sais, je suis un fou dangereux échappé de l'asile...
Tom : lol je m'en doutais !
Bill : tu veux peut-être te doucher ?
Tom : c'est pas de refus !
Bill : ok, vas-y tu sais où c'est !
Tom : et toi ?
Bill : j'irai à près ! ;)


Les quelques minutes qu'il passe sous la douche suffisent à me calmer les nerfs et je ressasse ma journée d'hier : c'était vraiment une super journée, que j'aimerais revivre à l'infini... Pour la première fois depuis bien longtemps je me suis amusé. Tom sort de la douche, une simple serviette au tour de la taille : Y___Y Kayaaa !! Les filles doivent lui sauter dessus !! Il a vraiment un corps de rêve : ses abdos naissants lui dessinent le torse, ses épaules sont larges et musclées, ses pectoraux sont visiblement travaillés mais pas façon gonflette et ses dreads mouillées ne l'embellissent que plus. Ce mec est un idéal masculin ! Il a du remarquer que je le matais car il me sourit et me balance un coussin :

Tom : Hé, Kaulitz ! Arrête de fantasmer !

U__U grillé ! Faut que je travaille ma discrétion ! Sentant le rouge me monter aux joues, je lui renvoie le coussin et me réfugie à la salle de bains. Je ferme la porte à clé, me déshabille et m'écroule dans le bac de douche, l'eau froide ruisselant sur mon corps maigre. Je frissonne mais ne sort pas pour autant, j'ai l'impression que l'eau froide apaise les douleurs. Au bout d'une demi-heure, je finis par sortir de la douche, complètement frigorifié, et noue une serviette autour de la taille. Puis, je me place face au miroir et m'observe : pas d'abdos, pas de pectoraux, des côtes qui pointent, des hanches saillantes. Je me trouve horrible, surtout après avoir vu Tom et son corps de Don Juan. Je continue mon inspection : mes jambes son frêles et mes bras maigres. En revanche je dois reconnaître que j'ai de beaux yeux chocolat, c'est ce qui a fait craquer Kim... Kim !! Faut que je l'appelle ! Je passe la pommade du tatoueur, m'habille et me maquille. Alors que je retourne dans ma chambre, j'entends mon portable qui sonne...

Bill : allo ?
??? : ...
Bill : jte jure j'allais t'appeler !
??? : ...
Bill : Non, Kim... Je t'en prie fais pas ça !
??? : ...
Bill : laisse moi une dernière chance...
??? : ...
Bill : Kim ?


Je me laisse tomber sur mon lit, le portable encore dans la main. Je viens de me faire plaquer... Elle a fait ça par téléphone, comme si je ne représentais rien à ses yeux... 7 mois... Elle vient de tirer un trait sur 7 mois d'un simple coup de téléphone... Les larmes qui menaçaient de couler depuis déjà un petit moment réussissent à s'échapper de mes yeux et viennent mourir sur mes lèvres. La tête enfouie dans mes genoux, je laisse toute ma peine s'évacuer. Une main vient se poser sur mon épaule et je sursaute à ce contact. Je relève la tête : c'est Tom. Il me regarde, visiblement peiné. Je me lève, inquiet, je ne voulais pas qu'il me voit dans un état pareil : une pauvre loque qui ne fait que pleurer. Je voudrais m'enfuir loin d'ici, loin de tout ce monde qui m'oppresse mais Tom me retient par le bras, sans toutefois le serrer :

Tom : hey, Bill, qu'est ce qui va pas ?
Bill : je... je peux pas en parler. Lâche moi s'il te plaît...
Tom : mais Bill ! Tu as vu dans quel état tu es ?!
Bill : ...
Tom : tu peux tout me dire !
Bill : je
...

Putain, je n'y arriverai jamais ! C'est trop dur ! Accorder sa confiance à quelqu'un qu'on ne connaît que depuis quelques heures. Je n'oppose aucune résistance à Tom, qui en profite et m'enlace. Je niche ma tête dans son cou et laisse mes larmes couler. Il me caresse doucement le dos, je respire profondément et me calme. Je me décolle de lui et lui souris :

Bill : merci...
Tom : tu veux bien me raconter ce qui t'a mis dans un état pareil ?
Bill : c'est Kim...
Tom : ta petite amie je suppose ?


J'acquiesce de la tête, incapable de prononcer le moindre mot, j'ai la gorge trop serrée.

Tom : elle t'a plaquée ?
Bill : -ùi. Elle... elle a dit qu'elle ne m'aimait plus et que nous deux...
Tom : ...s'était fini ?
Bill : oui, mais je sais qu'elle ment ! C'est parce que...
Tom : ... t'as refusé de coucher avec elle ?
Bill : oui, et elle, elle est...
Tom : ... allée voir ailleurs ?
Bill : t'as tout compris.


Mes pleurs redoublent. Je sais pas comment il fait, mais Tom me comprend parfaitement, pas besoin de mots avec lui, j'ai l'impression qu'il lit dans mes pensées. C'est ça, un meilleur ami ? Quelqu'un qui sait quand rien ne va plus, que vous êtes au bord du gouffre, quelqu'un qui sait ce que vous ressentez au fond de vous, ce vous espérez en secret ? Je soupire et on s'assoit côte à côte sur mon lit, ma tête posée sur son épaule.

Tom : si elle est allée avec quelqu'un d'autre, crois moi, elle ne va pas tarder à regretter de t'avoir laissé ! Tu es quelqu'un d'adorable, avec un tatouage super sexy, tu ne vas pas tarder à retrouver quelqu'un, j'en suis sûr ! Quelqu'un qui te mérite, pas comme elle...
Bill : oui, mais...
Tom : ... je sais, tu l'aimes
.

*soupir* pas besoin de parler, il sait déjà tout ! On reste silencieux un long moment, moi dans ses bras, ma tête dans son cou. Je suis si bien ici... Ce n'est qu'à contre c½ur que je m'éloigne de lui. Il me sourit :

Tom : ça va mieux ?
Bill : oui, beaucoup, merci !
Tom : si ça ne va pas, n'importe quel jour, n'importe quelle heure, tu m'appelles ok ?
Bill : d'accord, mais tu fais pareil alors ! Ok ?
Tom : si tu veux, mais moi je suis un dur, jrésiste !


Grand sourire.

Tom : bah voila, c'est quand même mieux quand tu souris !
Bill : t'as faim ?
Tom : ahem... c'est pas de refus !
Bill : xD


Bon et je fais quoi moi à manger ??? Je ne sais même pas faire cuire un ½uf ! Bon tant pis, ravale ta fierté Kaulitz :

Bill : euh Tom ?
Tom : vi ?
Bill : *marmonne* je sais pas faire la cuisine...
Tom : lol tu veux un coup de main ?


Je le regarde s'affairer autour du gaz comme un con. Faudrait peut-être que j'apprenne à cuisiner moi ! xD Bon, ben, jvais mettre le couvert en attendant... Alors que j'installe les assiettes, les couverts, les verres, je me surprends à mater Tom : ses fesses, ses mains, sa chute de reins... *BAF* J'ai dit quoi là ? Que je matais Tom ? Mais je suis pas bien moi !!! Quelques minutes plus tard, on est à table et on mange en silence l'omelette de Tom.

Bill : ça va, la cuisine tu gères !
Tom : merci !
Bill : t'as appris où ?
Tom : ben, mes parents ne sont jamais à la maison, faut bien que je me démerde !


Oups, j'ai posé la bonne question, moi...

Tom : bon, faut quand même que j'aille faire ma valise !
Bill : ô_O ?
Tom : mais t'es une vraie passoire !


J'ai l'impression d'avoir déjà entendu ça... Je commence à être habitué ! -_-"

Tom : on est dimanche midi et ce soir je rejoins mon internat.
Bill : >.<" on pourra pas se voir de la semaine alors ?
Tom : pourquoi, t'as envie qu'on aille plus loin tous les deux ?


Je lève les yeux au ciel...

Bill : dans tes rêves Wörner !
Tom : vivement que je m'endorme alors...

Gloups
... il est sérieux là ?

Bill : nan, sérieux ! Gus et Georg sont en stage de musique toute la semaine, je me retrouve tout seul !
Tom : ah ben sympa ! Je suis la dernière roue du carrosse !
Bill : *rougit* non mais nan mais le prend pas comme ça !
Tom : t'inquiètes !! Jplaisantais ! Je suis désolé Bill, mais la première semaine, ils ne laissent sortir personne. On est mis à l'épreuve.
Bill : en gros, si tu te comportes bien, cette semaine, ça te laisse des libertés pour le reste de ton internat ?
Tom : yep ! T'as tout compris !
Bill : au fait tu dois y rester combien de temps ?
Tom : les deux mois d'été.
Bill : cool, les vacances !
Tom : jte l'fais pas dire !


Je l'aide à finir sa valise, et je remarque qu'il na pas beaucoup de fringues mais possède en revanche une belle collection de casquette et de bandeaux ! Un silence pesant s'installe et je repense à mes réactions vis-à-vis de Tom. C'est parce que Kim m'a plaqué que je regarde Tom... Oui, ça doit être ça... Sa voix me tire de mes pensées :

Tom : il est quelle heure ?
Bill : euh... 15H.
Tom : ...
Bill : tu pars à quelle heure ?
Tom : 17h...
Bill : ...
Tom : ...
Bill : dis, Tom ?
Tom : mmmh ?
Bill : tu peux me jouer un truc à la guitare ?
Tom : ... *sourire gêné*
Bill : enfin, si tu ne veux pas, ce n'est pas grave, c'est toi qui vois !
Tom : si tu fais que parler, tu ne m'entendras jamais jouer ; D


Il se saisit de sa guitare et la contemple un long moment avant de s'installer par terre. Je reste immobile, sur mon lit. Ses doigts parcourent l'instrument avec agilité et laissent une douce mélodie s'échapper. J'admire ses mains, qui caressent la guitare et les imagine sur mon corps, un frisson me parcourt l'échine. Je me laisse glisser au bas de mon lit et me place dos à lui. Je ferme les yeux et l'écoute jouer une première chanson : Boulevard of a broken dream... *rêve, rêve*... Les dernières notes meurent, et laissent la place à d'autre : Instant Karma. Tom joue merveilleusement bien et je me laisse totalement emporter par sa musique. Je suis attentif au moindre bruit : sa respiration, lente et profonde, le bruit de ses ongles qui grattent la guitare. Sa voix s'élève, comme un murmure :

Tom : je vais te jouer une de mes compositions...

Je ne réponds pas et il commence. La mélodie est douce et lente. Elle exprime quelque chose de nostalgique, comme un appel au secours, elle témoigne de quelque chose de personnel. Sans que j'en connaisse la raison, une vague de tristesse me submerge, cette chanson me touche au fond de mon être. Des paroles me viennent et je les mémorise bien, je les écrirai tout à l'heure, seul. La mélodie touche à sa fin et le silence revient dans ma chambre. Tom se redresse, range sa guitare et se retourne vers moi, toujours assis par terre :

Tom : alors ?
Bill : Tom, c'était vraiment magnifique !
Tom : *rouge* ahem... merci... tu es le premier à qui je joue ma composition...
Bill : ravi d'avoir eu ce privilège, que je ne regrette pas le moins du monde !
Tom : Bon, on y go ?


Ah, oui ! C'est vrai, il doit aller à son centre ! Je me relève, triste à l'idée de déjà le quitter. Le centre n'est qu'à quelques mètres de la maison, on fait donc le trajet à pieds. Ni l'un ni l'autre ne parle, profitant chacun des dernières minutes. Le silence du soir est brisé par le seul bruit de nos pas sur le bitume. On arrive devant son centre, on s'arrête devant la grille : beuh... c'est glauque son truc !

Tom : bon, ben... va falloir...
Bill : ...que t'y ailles, je sais. *soupir*
Tom : hé ! On se revoit dans 5 jours !


Je garde le regard baissé :

Bill : j'avais trouvé quelqu'un à qui parler, tu comprends ?
Tom : oui, moi aussi.


Il s'approche de moi et m'enlace. Puis, il se saisit de sa valise et monte les marches de son triste et funeste centre. Je le suis des yeux, puis retourne chez moi, le c½ur gros. |...| Je monte me coucher, pfff, trop la flemme : je défais pas le lit de Tom, de toute façon, vendredi, il dort dedans ! J'attrape un papier et je note les paroles qui me sont venues à l'esprit quand il jouait :

Fais moi de la place
Juste un peu de place
Pour ne pas qu'on m'efface
Je n'ai pas trop d'amis
Regarder en classe
C'est pas l'extase
J'ai beaucoup d'espace
Je suis seul et personne à qui le dire
C'est pas le pire
Quand la pause arrive
Je ne suis pas tranquille
Il faut que je m'éclipse
Ou alors, accuser le coup
Ou dehors...

Faudra t'il que je cours
Tous les jours
Faudra t'il que je cours
Jusqu'au bout

Je n'ai plus de souffle
Je veux que l'on m'écoute
Plus de doute
Pour m'en sortir
Je dois tenir et construire
Mon futur
Partir à la conquête
D'une vie moins dure
Sûr que c'est pas gagné
Mais j'assure mes arrières
Pour connaître l'amour
Et le monde...

Faudra t'il que je cours
Tous les jours
Faudra t'il que je cours
Jusqu'au bout
Pour connaître le monde
Et l'amour
Il faudra que je cours
Tous les jours

J'voudrais m'arrêter
J'peux plus respirer
Dans ce monde parmi vous
J'voudrais m'arrêter
J'peux plus respirer
Dans ce monde parmi vous
J'voudrais m'arrêter
J'peux plus respirer
Dans ce monde parmi vous
J'voudrais m'arrêter
J'peux plus respirer
Dans ce monde parmi vous

Faudra t'il que je cours
Tous les jours
Faudra t'il que je cours
Jusqu'au bout

Pour connaître le monde
Et l'amour
Il faudra que je cours
Tous les jours

Fais moi de la place
Juste un peu de place
Pour ne pas qu'on m'efface
Fais moi de la place
Juste un peu de place
Pour ne pas qu'on m'efface
Fais moi de la place


Je me redresse et relis ce que j'ai écrit, pas de doutes possibles, cette chanson est vraiment un appel au secours, c'est exactement ce que je ressens. Un bâillement me fait comprendre que je ferais bien d'aller me coucher. Détour habituel par la salle de bains, puis je me glisse sous les couettes... dodo... Alors que je commence à partir au pays des rêves, une vive lumière éclaire ma chambre et une sonnerie se fait entendre : mon portable !! Putain de bordel de merde !! [Restons poli] Mais quel est le con qui appelle à cette heure-ci ?? Je me saisit de mon téléphone et regarde l'écran : "Tom appelle" ...

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _[/align

hey les filles !

disoley ça fait longtemps mais je suis en terminale, donc les cours m'occupent....
bah, jspr que ça vous plait tjrs... ^__^"

cocktail-saveur-th: tkt, l'explication pour les bleus ne va pas tarder... merci pour tout tes coms !
ma chérie alison ! Ah que dire ?? Jtdr ;) !
x3-lil-miissah-x3: merci pour tout tes com's !! WAOUH !
Puppy-yaoi: yeh ! un com de toa !! je lis ta fic et je l'adore !
jujuth29: merci ! touts pleins de coms !! *happy, happy*
heart-of-lilith : rah, que dire s'autre que merci ? *sérieu, tu te répètes ma vieille...* roh, la conscience lâche moi les bask'!! *comme tu veux* merci ! * tu vois, jte l'avais dit, tu dis rien d'autre!* Grrrrr

m'enfin, bref !! encore merci à vous pour tous ces coms ! et jspr ne pas vous décevoir... je poste la suite dès que je peux, promis. je ne mets pas de limiyes en coms.

b'sow tout pleins, jspr que votre rentrée c'est bien passée...

jvous n'em (oui, oui, toi aussi ma p'tite alison !! ;))

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 12:01

Modifié le jeudi 10 juillet 2008 19:40

Chap III : Hilf mir fliegen (aide moi à voler)

Chap III : Hilf mir fliegen (aide moi à voler)
Chap III : Hilf mir fliegen (Aide moi à voler)



Bill : allo ?
Tom : coucou ! Tu ne dors pas à cette heure-ci ?
Bill : nan ! Toi non plus à ce que je vois !
Tom : bien observé !
Bill : alors, c'est comment ?
Tom : nul.


Mais je suis trop c*n moi ! Je vais arrêter de poser des questions débiles ?!

Bill : ah...
Tom : mais t'inquiètes ! Je vais survivre !


C'est fou, ce mec prend tout à la légère ! Au fait, pourquoi il est là ?

Bill : je n'en doute pas ! Au fait Tom, pourquoi t'es dans un centre comme ça ?
Tom : *blanc*


Bah, je laisse tomber, je crois que ce soir j'enchaîne les gaffes !

Tom : je... je n'ai pas trop envie d'en parler...
Bill : bien sûr, je comprends !
Tom : en revanche je peux te dire qu'ici il n'y a pas que des saints !
Bill : *Gloups* bah, fais gaffe à toi...
Tom : ouais, je gère ! Bon, ce n'est pas tout, mais ça me fait stresser de te savoir tout seul. Et s'il t'arrivait encore une crise comme la nuit dernière ?
Bill : tu sais, ça ne m'était arrivé qu'une fois ce style de crise et c'était il y a 10 ans !
Tom : mouais...
Bill : si tu veux on reste en ligne jusqu'à ce qu'on s'endorme, si je fais une crise tu l'entendra !
Tom : ça marche pour moi ! Bonne nuit Billou...


Billou ??? Je réponds quoi moi ? Ah, si, je sais !

Bill : bonne nuit Tomi...

|...| Je me réveille doucement : midi ! Pfiou, j'ai bien dormi. Je jette un coup d'½il à mon portable : Tom a évidement raccroché. Ils ne doivent pas se lever à midi dans leur centre à mon avis ! De toute façon, j'avais plus de batterie. Je reste encore un peu au lit, puis me décide enfin à émerger : douche, maquillage, habillage, coiffure, mon petit rituel habituel. 40 minutes aujourd'hui, je m'améliore ! Une fois mon portable branché je descend à la cuisine et m'apprête à mater la télé toute la journée avec mon meilleur ami : le nutella ! J'ai beau chercher dans tous les placards de la cuisine, pas la moindre trace de pâte à tartiner ! Va falloir que je sorte en acheter... *soupir* Moi qui voulait éviter un maximum les sorties en solitaire, ben c'est cramé... J'enfile mes santiags et sort de la maison. O.O" bah ça se voit que c'est les vacances ! Déjà qu'à Magdeburg y'a pas foule (10 habitants au kilomètre carré et encore, je compte les vaches !) mais là, ça semble carrément désert ! Soudain trois ombres familières font leur apparition à l'angle d'une rue. Evidement, eux, il fallait qu'ils restent là ! Jack, Jo et John, mes trois pires cauchemars ! Je rase les murs, me dissimule dans l'ombre des immeubles, pitié qu'ils ne me voient pas, pitié qu'ils ne le voient pas, pitié...

Jo : hé, mais c'est notre ami la tapette !

Trop tard, ça va être ma fête... Je me fige sur place, ils s'approchent tous les trois de moi et m'encerclent. La peur emprisonne mes membres. Je baisse le regard et fixe le sol.

Jack : Alors Billounette, tu passes de bonnes vacances ?

Ne pas répondre, ne pas répondre...

John : Nous on s'ennuie un peu, on n'a pas fait de sport depuis longtemps...
Jo : Hé oh ! On te cause Kaulitz ! T'as perdu ta langue ?


Comme je ne réponds toujours pas, un premier coup part. Suivi d'un second, d'un troisième, je n'arrive plus à compter... Je tombe à terre et tente de protéger mon visage avec mes bras mais l'un d'entre eux, je ne sais pas lequel, m'immobilise les mains, pendant que les deux autres en profitent pour faire pleuvoir les coups. Je ne hurle pas, je ne crie pas, je ne gémis pas, ils seraient trop contents de m'entendre souffrir. Un liquide chaud et amer, du sang... mon sang, coule dans ma gorge et je tousse, manquant de m'étouffer. La tête me tourne, chaque parcelle de mon corps est en feu, comme chauffée à blanc. Enfin, ils s'arrêtent et me laisse, en piteux état sur le trottoir. Je réussis à me relever, et regagne précipitamment la maison, les muscles endoloris, et monte à la salle de bains constater l'étendue des dégâts. J'ai du sang sur tout le visage : mon arcade sourcilière est explosée, mais heureusement le piercing n'est pas touché, et j'ai la lèvre fendue. En plus de ça, j'ai des douleurs au torse et aux côtes : les bleus vont revenir... Je nettoie les plaies et le sang et camoufle du mieux que je peux... bah voilà, ça fera l'affaire. Je m'assoie sur le rebord du lavabo, complètement anéanti ; mais quand est ce qu'ils arrêteront de me maltraiter ? Trois ans, trois ans déjà que dure le calvaire. Je ressors de chez moi, comme un zombie et me dirige vers une des ruelles les plus sombres de Magdeburg. Cette allée, de nombreuses fois je m'y suis arrêté devant sans jamais aller jusqu'au bout, par lâcheté. Mais cette fois-ci, ce sera différent. Je m'engage d'un pas déterminé dans la rue et j'avise un noir, adossé au mur, le visage dans l'ombre :

Bill : dis, t'as un truc pour moi ?
Le noir : ça dépend tu cherches quoi ?
Bill : un truc pour oublier...


Il farfouille un long moment dans une espèce de sac à côtés de lui, puis se retourne et me demande :

Le noir : t'as combien ?
Bill : 50 ¤


Il me tend un paquet contenant cinq seringues et un garrot. Je lui refile le billet, glisse le précieux sac sous mon tee-shirt et me dirige vers chez moi en courant. J'ouvre la porte à la volée, et monte les marches de l'escalier en galopant. Puis, j'arrive dans ma chambre, dépose le sac sur le lit et m'arrête. Osera ? Osera pas ? Sans que je m'en aperçoive, des larmes perlent au coin de mes yeux et dévalent mes joues. Une souffrance accumulée depuis longtemps rejaillit : 8 ans d'existence sans souvenirs, sans rien ! Mon premier souvenir est l'emménagement ici, à Magdeburg, j'avais presque 8 ans. Et avant ? J'ai beau retourner mon cerveau jusqu'à en voir mal au crâne, interroger mes parents, mon passé reste obstinément silencieux. Et pourquoi ai-je un vide en moi, comme s'il me manquait une partie de moi-même ? Ajoutez à ça les trois ans de torture des trois abrutis... C'est comme si la solution s'offrait à moi. J'attrape le garrot et le serre autour de mon bras gauche, une veine se dessine... Lentement, de ma main droite, je saisis une seringue et l'approche en tremblant de mon bras. Le bout de l'aiguille s'enfonce enfin dans ma veine et je pousse le piston. Je regarde le liquide laiteux disparaître dans mon corps, puis je retire la seringue et le garrot. Une vague de désir monte en moi, la sensation est indescriptible, c'est magique... tous mes soucis s'envolent. Je m'allonge à même le sol, les bras en croix et profite de l'instant présent. Je peux presque sentir le liquide se propager en moi... Je me détends et ferme les yeux, je ne ressens plus aucunes douleurs... Stich ins Glück... J'ai l'impression de planer, c'est merveilleux...

|...|

Hu ? *se réveille* ô_O ? J'ai dormi par terre combien de temps moi ? Il est quelle heure ? 19hOO ??? La vache ! Je me relève doucement, et immédiatement les douleurs réapparaissent, plus fortes. Ca me lance et j'ai l'impression que des lames aiguisées me transpercent de part en part. Mes yeux se posent sur les quatre doses qu'il me reste et ma main s'avance lentement vers une des seringues lorsque :

Jennifer : Bill ? On est rentré !

Scheisse ! Mes parents sont rentrés du boulot, faut que je range tout ça avant qu'ils ne tombent dessus... Oui, mais ? Je rassemble en vitesse mes doses et le garrot, ouvre brusquement mon placard et dissimule la drogue dans une paire de santiags. J'ai pas envie de descendre au salon les voir, mais bon ! *soupir*

Bill : b'jour...

Ma mère se retourne, me dévisage et je vois la panique se peindre sur son visage :

Jennifer : mein Gott ! Bill... tu t'es battu ?

Was ? Mais de quoi elle parle là ? Ah, oui ! L'arcade et la lèvre ! Je marmonne :

Bill : jsuis tombé dans les escaliers...
Jennifer : tu te fous de moi ?
Bill : nan, jte jure c'est vrai !
Jennifer : mais t'as désinfecté au moins ?
Bill : rooooooh mais oui ! Ca va ! Arrête de me saouler ! Je vais avoir 18 ans dans deux mois jte rappelle ! Je ne suis plus un gamin !


Furieux, je fais volte-face et me dirige vers les escaliers, pour rejoindre ma chambre.

Jennifer : Bill... Bill, tu vas où comme ça ?
Bill : je monte, je n'ai pas faim de toute façon !
Jennifer : mais, Bill...


Je me retourne brusquement :

Bill : mais merde ! Si j'ai pas envie de manger tu vas pas me forcer quand même, si ?!

Me mère reste interdite, sa poêle à la main. Je finis de monter les marches de l'escalier et claque la porte de ma chambre, histoire qu'elle comprenne bien ma colère. Mais quelle colère ? Moi-même je suis incapable de dire pourquoi je me suis comporté avec elle de cette façon, j'ai mal au fond de moi, c'est tout ; je ne peux pas mettre de mots dessus et ça me tue. Pourtant, je ne suis quand même pas si malheureux que ça : mes parents sont en vie, j'ai une vie aisée, d'accord je me fais tabasser très régulièrement par les 3 J, mais bon, chacun a ses soucis personnels. Alors pourquoi ? Pourquoi ?

Bill : POURQUOI ?

Je hurle ce mot et tape de toutes mes forces dans le mur. Je m'ouvre les phalanges mais ne m'arrête pas pour autant. J'ai trop mal et je reporte toute ma douleur en colère contre ce bout de plâtre. Quelque part, ça me soulage. Je me laisse glisser le long du mur, les mains en sang mais je les ignore. Je ferme les yeux et pleure, encore et encore... |...| Lorsque je relève enfin la tête, ma chambre est plongée dans l'obscurité, le soleil est couché depuis déjà bien longtemps. La nuit est mon moment préféré, elle n'est faîte que d'ombres et d'illusions, rien de précis. Je me relève et me dirige vers ma salle de bains : je retire les dernières traces de maquillage, la couche de gel qui emprisonne mes cheveux et je bande mes mains. Après ma "sieste" de cet après-midi, je n'ai aucune envie de dormir, je vais aller prendre l'air, manière de me changer les idées. Je descend l'escalier le plus silencieusement possible et me dirige vers la porte d'entrée lorsque j'entends mes parents discuter. Je ne veux pas les écouter, mais lorsque mon prénom jaillit dans leur conversation, je m'approche et colle mon oreille à leur porte :

Jennifer : Bill est quelqu'un de très fragile, et tu le sais Franck. Ils nous avaient prévenu que ça ne serait pas facile.

Qui ça "ils" ? Facile de quoi ?

Franck : je sais mais sa réaction aujourd'hui m'a particulièrement surpris : il était agressif, Jenn. Il a toujours été un peu spécial, un peu "hors du lot"...

Sans dec' ? T'as remarqué toi aussi ?

Franck : ... mais là ! Est-ce que tu crois que le fait de le revoir a pu créer un choc émotionnel ?

Revoir qui ?

Jennifer : je ne pense pas, il était trop jeune. Souviens toi, il n'avait que 8 ans...

Mon c½ur s'accélère dans ma poitrine, vais-je enfin avoir des réponses ?

Jennifer : de plus, il n'a pas fait de crise !

Que tu crois !

Franck : comme tu l'as dit tout à l'heure, ils nous avaient prévenu que ça ne serait pas facile. Je pense que ça serait bien d'avoir une discussion avec lui.


Je me fais violence pour ne pas rentrer dans leur chambre et ne pas tout détruire : une discussion ?? Mais ça fait des années que je pose des questions qui restent sans réponse !

Jennifer : tu veux discuter avec lui ?
Franck : pourquoi pas ?
Jennifer : enfin Franck ! On lui ment depuis 10 ans ! Tu veux vraiment tout déballer, et que son monde s'écroule autour de lui ?


A moi les murs, la Terre m'abandonne ! Ca veut dire quoi "on lui ment depuis 10 ans ?" Sans m'en rendre compte, je retient ma respiration et écoute la suite. Que me cachent-ils sur mes 8 premières années ?

Franck : non, tu le sais bien, je ne veux que bonheur ! Mais imagine qu'il l'apprenne par lui-même !

Que j'apprenne QUOI ?

Jennifer : comment réagirais tu si tes parents débarquaient soudain dans ta chambre pour t'annoncer qu'ils ne sont pas tes parents ?

Hu ? C'est quoi ce délire ? Je suis au bord de la nausée, j'ai peur de ce que je vais entendre ; ma mère prononce les derniers mots tellement bas que je suis obligé je me plaquer contre la porte pour entendre la fin :

Jennifer : comment réagirais tu si tes parents t'annonçaient qu'ils t'ont adopté ?

Adopté... adopté... adopté... Ce mot résonne dans ma tête comme le tic-tac d'une horloge. Tel un automate, je regagne ma chambre, récupère une dose et le garrot, puis me faufile hors de la maison sans faire le moindre bruit. Je marche au hasard dans les rues de Magdeburg, complètement déboussolé. Les larmes voudraient couler, mais je les en empêche, j'en ai marre de passer mon temps à pleurer ! Je ne suis donc capable que de ça ? Pleurer ? Mes pas m'ont conduit devant le centre de Tom, à l'écart du village. Je contourne ce grand bâtiment froid et m'assoie, dos au mur. Puis je recommence : serrer le garrot, enfoncer l'aiguille, regarder le liquide disparaître... Lorsque j'ai fini, je jette la seringue au loin et glisse le garrot dans ma poche. Soudain, c'est comme si je prenais réellement conscience de ce qui vient de se passer. Les larmes coulent, source intarissable, je me sens si mal. J'ai besoin de parler à quelqu'un... Tom... je vais l'appeler... Je sors mon portable et lance l'appel. Je pense qu'il dort à cette heure-ci... je vais le déranger... Alors que la première sonnerie retentit et que je m'apprête à raccrocher, il décroche. Il ne dormait peut-être pas ? Sa voix est inquiète :

Tom : Bill ? Où es-tu ?

Les larmes continuent de ruisseler, je murmure en sanglotant :

Bill : Tom... Hilf mir fliegen...


_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Bah voilà, je vous mets la suite ce soir, parce que j'ai quelques minutes et surtout parce que je saisnpasn quand est-ce-que je pourrai mettre le chap4.
jspr que ça vous plaît tjrs ??
mille millions de merci, en 2 jours: 19 coms non lus ! O___O ca m'a fait vraiment tp plaisir !! *_*

réponse aux coms :

Puppy-yaoi: j'en reviens toujours pas que tu lises ma fic !! O__O la tienne est tellement bien ! D'ailleurs, je la conseille à toutes mes lectrices : ICI
x3-lil-miissah-x3 : la souiite est là ! Merci de me laisser des coms, ça m'fait tp plaisir ! *_*
jujuth29: merci bcp pour tous tes coms ! et jte crois quand tu dis que t'aimes ma fic !! bsx la miss !
Drittewelt: yeah !!! merci, tes coms me font tjrs autant triper, je sais pas où tu vas trouver toute cette inspi' ! O_o lol ma rentrée ? trop bie,n: j'ai retrouvé toutes mes amies, on est toutes dans la même classe, et les cpe... je les EMMERDE !! lol bsx jtd et vive cinema bizzar ! (si tu trouve les chansons/cd préviens moa ! merki)
cocktail-saveur-th: mdr tes coms !! xD billou bourré... mais c'est sur que je le préfère en hétéro... xD mais je lui en veux pas s'il est gay! il est tp adorable pour lui en vouloir !! lol
heart-of-lilith: vive la terminale et les profs qui rabachent: "ya le bac, ya le bac" !! non ? sans dec' ! t'étais au courant qu'il y avait le bac toi ?? mais ils nous prennent pour des cons ??? Rahhhhhhh ! lol t'es en Tale quoi ? moi S. merci de suivre ma fic, tes encouragements me font tp plaisir !! bsx et bonne chance pour ta terminale !

et enfin... ma chérie pour la fin : alison !! jtdr tptptptptp, jte le répéterai jms assez.... vivement l'allemagne avec toi... a nous les allemand ! :p !! je t'aime fort !! *smouack* (gros poutous) xD

# Posté le vendredi 07 septembre 2007 14:53

Modifié le jeudi 10 juillet 2008 19:40

Chap IV: Halt mir sonst treib ich (retiens moi sinon je dérive)

Chap IV: Halt mir sonst treib ich (retiens moi sinon je dérive)
Tom: Bill, qu'est-ce qui se passe ?

Les larmes coulent sans arrêt, et je n'arrive pas à lui répondre, c'est trop dur.

Tom : Bill, où es-tu ?

Je réussis à articuler, difficilement :

Bill : derrière ton centre... aide moi Tom...
Tom : je t'en prie, ne bouge pas Bill, ne fais pas de conneries, j'arrive !


Je devrais lui dire non, lui dire de rester sagement à son centre, qu'il risque de se faire prendre, mais je demeure silencieux, les yeux dans le vide, le téléphone collé à l'oreille. Lui, continue de me parler :

Tom : Bill, s'il te plaît, parle moi !
Bill : ...


J'entends une porte qui grince et des voix, celle de Tom et celle d'un homme. Tom lui explique quelque chose mais je ne comprends pas ce qu'ils se disent, je suis complètement déconnecté de la réalité.

Tom : Bill, dis moi où tu es.
Bill : je ne sais pas, c'est tout noir. J'ai si peur... Tom...


Ma voix est faible, je me sens partir, mes yeux se ferment... Des pas au loin martèlent le sol, quelqu'un court... Les larmes, en coulant, me brûlent les joues... J'ai si mal...

Tom : continue Bill, parle que je te localise.
Bill : ich bin da...


Un bruit de vêtement quelque part sur ma droite...

Tom : ich bin da auch, neben dir.

Il s'accroupit à mes côtés et repousse doucement mes mèches de cheveux derrière mes oreilles. Je lève un regard embué de larmes dans sa direction, et pour la première fois depuis cette après-midi, lorsque je croise son regard, je retrouve un semblant de calme. Avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, je me glisse dans ses bras et m'accroche à lui, comme si ma vie en dépendait. Il ne me pose aucune question et je lui en suis reconnaissant. Je niche ma tête dans son cou et respire son parfum, ce qui finit par m'apaiser. Je ne peux rien dire, les mots restent bloqués dans ma gorge, j'ai trop mal, au c½ur et au corps. Pas besoin de parler de toute façon, Tom me comprend. Tout en douceur, il se détache de moi et nous relève. C'est alors que je réalise que je suis toujours accroché à lui, et que nos visages sont vraiment proches, trop proches. Mon regard se perd dans le sien, je ne peux m'en détacher. Poussé par une soudaine impulsion, je passe mes mains derrière sa nuque, colle mes hanches aux siennes, mon corps au sien. Il ne recule pas, ne fait pas le moindre geste, on reste silencieux tous les deux, je continue. Mon visage est si proche du sien à présent, qu'il est trop tard pour reculer. Je ferme les yeux et dépose mes lèvres sur les siennes. Cela ne dure que quelques secondes, je reste en surface, je ne veux pas approfondir. On se sépare, collant nos fronts l'un à l'autre, et il murmure :

Tom : tu dors ici ce soir, pas question que tu rentres chez toi dans cet état...

Je hoche la tête et me prépare à marcher, mais la drogue, la fatigue et le choc émotionnel m'ont rudement mis à l'épreuve : je vacille. Tom me soutient et me jette un regard inquiet puis décide de me prendre dans ses bras. Je n'oppose aucune résistance, et me contente d'enfouir ma tête dans son cou... je suis si bien ici. On fait le tour de son centre et on pénètre dans le hall d'entrée : la lumière crue m'éblouit et j'en profite pour dissimuler un peu plus mon visage dans ses dreadlocks. J'ai néanmoins le temps d'apercevoir un homme qui fait un signe de tête à Tom.

Tom : merci Felix, il n'est vraiment pas bien.
Felix : c'est ce que je vois ! Allez file mon garçon, de toute façon, ta chambre est suffisamment isolée. Demain tu pourra rester avec lui : cas exceptionnel !
Tom : merci beaucoup !


Je ne dis toujours rien, et garde les yeux clos. Lui aussi reste silencieux, il gravit quelques marches, traverse de longs couloirs qui me semblent interminables, puis on finit par s'arrêter devant une porte, sa chambre [je vous laisse deviner le numéro...]. On rentre, il n'allume pas et me dépose directement sur son lit.

Tom : dors Bill, tu m'expliqueras tout demain, si tu veux...
Bill : oui... mais toi, tu dors où ?
Tom : t'inquiètes, je ne suis pas fatigué ! Et puis, j'ai un très bon fauteuil !


Je ne réponds pas, retire mes chaussures, mon jean et me glisse sous les couettes. Je me tourne, retourne mais le sommeil ne vient pas. Je me redresse alors dans son lit et malgré l'obscurité qui règne, je devine le regard inquiet de Tom. Ca me touche qu'il soit si protecteur avec moi, si attentionné, comme un grand frère en quelque sorte.

Tom : qu'est ce qu'il y a ? Ca ne va pas ?

Je murmure, presque honteux :

Bill : tu veux bien dormir avec moi ? Steuplaît ! *chibi eyes*
Tom : tu promets que tu ne me réveilleras pas en hurlant demain ?
Bill : mais non, allez viens !


Je lui souris et me décale dans le lit, manière de lui faire une place. Il ne conserve que son boxer et me rejoint. Inconsciemment je me rapproche de lui, ses bras entourent mon torse, je plaque mon dos à sa poitrine et je sens sa tête glisser lentement dans mon cou. Sa peau est douce... je caresse ses bras avec mes mains, mes paupières sont lourdes et je ne tarde pas à sombrer dans un sommeil de plomb... |...| Hu ? Je suis où, moi ? *se réveille* Alors que j'ouvre lentement les yeux, et essaye de me rappeler la soirée de la veille, des images me reviennent : la conversation de mes parents... la piqûre d'héroïne... Tom qui me porte... Tout est si flou, j'ai l'impression d'avoir une gueule de bois carabinée. Je me rappelle aussi avoir embrassé Tom... *Gloups* Pourquoi j'ai fait ça ? Je ne suis quand même pas...gay ? Ce n'est pas possible, je ne suis pas amoureux de Tom... Et pourquoi pas après tout ? Parce que Tom est mon ami, que je viens de me faire plaquer par ma copine, je suis donc en manque d'affection. Pff, que du blabla tout ça ! C'est pas parce qu'on est en manque d'affection qu'on embrasse le premier venu... Mais, Tom n'est pas le premier venu ! Ben voilà, tu viens de reconnaître par toi-même que Tom est particulier à tes yeux. Et merde ! J'en ai marre de ce combat intérieur... d'ailleurs, depuis quand je me parle à moi-même ?! Je ne vais vraiment pas bien... Je suis toujours dans les bras de Tom, et lui a toujours sa tête sur ma nuque. On n'a pas bougé d'un pouce depuis hier soir. Je le sens qui frémit contre mon dos et ses cils me chatouillent : il bat des yeux, il est donc réveillé. Il relâche son étreinte autour de ma taille et je peux me retourner, pour lui faire face : ses yeux sont magnifiques, vraiment...

Tom : alors, bien dormi ?
Bill : -ùi, et toi ?
Tom : super ! En plus, grâce à toi, je ne vais pas avec les autres aujourd'hui, je peux me lever plus tard !
Bill : tu te lèves à quelle heure d'habitude ?
Tom : les pions viennent nous réveiller genre vers 7h.
Bill : O__O
Tom : bah c'est ça de faire des conneries, t'assumes après !
Bill : et sinon, la journée, vous faîtes quoi ?
Tom : rien.


Puis, il se redresse et se glisse hors des couvertures. Il porte juste un boxer et je ne peux pas m'empêcher de le mater. Il a un corps de rêve. *mate, mate, mate* Soudain, une chaleur familière envahit mon bas-ventre... Nan, pitié, pas ça ! Couché minimoy ! Tom se retourne alors et me balance un de ses tee-shirts et un boxer :

Tom : tiens, vas te doucher !

Oups, mon "problème" n'est toujours pas réglé et va falloir que je me lève pour aller à la salle de bains... *panique* Je me saisis du tee-shirt et tente de camoufler "la bête" avec. Je me hisse hors du lit et me contorsionne dans tous les sens. Tom me regarde, surpris, puis ça semble faire tilt dans son cerveau et ses lèvres s'étirent en un sourire aguicheur... Nan mais je rêve où quoi, là ?! En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je vire au rouge brique et me dirige tant bien que mal vers la salle de bains, titubant et marmonnant :

Bill : je... euh... je vais...
Tom : Tss-tss !


Il ferme les yeux et me désigne d'un doigt la porte de la salle de bains, j'y rentre. Très vite, je retire mon boxer et me glisse sous la douche, froide. Ben oui, y'a pas trente-six solutions pour faire passer ce genre de truc... après quoi, j'augmente la température de l'eau et me détends. Mes muscles en feu depuis la veille s'apaisent enfin. Des volutes de vapeurs s'élèvent et ne tardent pas à remplir la petite salle d'eau de Tom. Je m'assoie dans le bac de douche et laisse couler l'eau sur moi, tout en réfléchissant à l'étrange soirée d'hier. Je revoie le moment où j'ai "smacké" Tom. Il est très attirant, je dois le reconnaître, j'ai aimé l'embrasser, j'ai aimé dormir dans ses bras, et ce matin... Est-ce que ça veut dire que je l'aime ? De toute façon, lui n'est pas gay et cela n'est sûrement pas réciproque. Il faut que je m'explique avec lui, trouver une raison, n'importe quoi pour justifier ce que j'ai fait hier. Je ressors de la douche, me sèche et enfile les fringues qu'il m'a passé... trois fois trop grandes, évidemment ! Mein Gott ! J'ai une tête de déterré et pas de maquillage pour arranger ça... Ben tant pis ! Je retire aussi le pansement du tatouage, je n'ai pas la pommade mais ce n'est pas un drame ! Je ressors de la salle de bains et me dirige vers Tom :

Bill : Tom... je... euh... jesuisdésolédet'avoirembrasséhiersoir.
Tom : Gnééé ? La version lente c'est possible ?
Bill : je suis désolé de t'avoir embrassé hier soir... *rouge cerise ! [Bah, oui, chai pas vous, mais moi j'en ai marre des tomates ! X'Dey ! Ok, ma gueule !]*
Tom : Bill, tu viens d'être visiblement éprouvé moralement et physiquement, du moins à ce que j'ai pu en voir. Je pense que tu es complètement déboussolé, surtout après ta rupture. En aucun cas le geste que tu as eu envers moi hier ne va remettre en cause notre amitié. Sois en sûr. Tu te sens seul, tu as besoin de réconfort, cependant je préférerais...
Bill : ... qu'on reste amis ? Bien sûr Tom, je comprends. Merci de ne pas me rejeter. Tu m'aides beaucoup et saches que j'apprécie énormément.
Tom : bon, écoute, je vais aller prendre ma douche, profites en pour appeler tes parents, qu'ils ne s'inquiètent pas.


Mes parents ? La colère monte en moi...

Bill : Grrr ! *fulmine*

Tom semble légèrement mal à l'aise et préfère s'éclipser à la salle de bains, marmonnant un "tu m'expliqueras après". Ma haine s'apaise aussi vite qu'elle est apparue et je décide de suivre son conseil, ne serait que pour éviter que ma mère ne prévienne la police et que Tom ait des ennuis par ma faute. J'appelle chez moi et tombe sur ma mère :

Jennifer : allo ? [Nan, à l'huile, abrutie !]
Bill : c'est moi...
Jennifer : Oh ! Mein Gott ! Bill, mon chéri, ça va ? Où es-tu ?
Bill : je suis chez... un ami. Ne vous inquiétez pas pour moi, je me débrouille seul. Je rentrerai sûrement ce soir.
Jennifer : d'accord. Mais Bill, n'oublie pas que jeudi, tu as rendez-vous chez le psy, à 15h...
Bill : oui. Au revoir.


Je suis incapable d'en dire plus, sinon je sens que mes mots pourraient dépasser ma pensée. Alors que je suis toujours plongé dans mes réflexions, Tom émerge de sa douche et vient s'asseoir à côtés de moi. Il prend mes mains dans les siennes et les caresses avec son pouce. Ce contact me détend. Je sais ce qu'il va me demander, je sais aussi que ça ne va pas être facile...

Tom : Ok... maintenant, on va tout reprendre à zéro, ensemble. Que s'est il passé hier pour que tu arrives dans cet état ?

Il a dit ça d'une voix douce et posée, je lui fais entièrement confiance, je sais qu'il me comprendra. Mais ce que j'ai à dire est si dur... il y a tellement de choses ! Lentement, d'une voix tremblante mais volontaire, je lui raconte mon histoire, des choses que même mon psy ne sait pas...

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

re les filles ! je suis désolée mais j'ai pas pu poster plus tôt ! Alors, votre n'avis ?

Bon, maintenant, je réponds au TAG... *viiii !!! me suis enfin fait taguéeeeeeeeee !! yeah ! tp happy!*

merci à cette miss pour le tag...
j'aime: ma meilleure amie camille, alison, audrey, mes lectrices, th
je déteste: les groupies, les foculs, les fille/mecs qui se la pètent...
mes buts: avoir mon bac avec mention bien, rencontrer th, me trouver un mec...
j'ai peur: des p'tites bêtes !!!
je suis: bah demander à mes amies... lol je pense être qqun de confiance et sincère... un peu délurée quand même lol xD
je regarde: les clisp de th, les vidéos...
j'écoute: th, lafée, cinema bizarre...

Réponse aux coms :
Drittewelt: alors ils sont partis ces esprit pervers ? lol ils peuvent être bénéfiques... xD
cocktail-saveur-th : ralala !! faut tt t'expliquer ! xD enfait, le premier chap' c'est Bill a 20 ans et là c'est un flach back et il a bientot 18 ans. Kapisch ? lol
jujuth29: merciiii ! un p'tit com lachez comme ça... ca fait trop plaisir! =D
heart-of-lilith: merci de m'avoir taguée !! =DDD je sais pas cmt tu fais en ES... O___O moi je pourrais pas, tp dur !
Alison: moi aussi je te n'aime (aux crevettes !) très fort !!! jtmmmmmmmmmmmmm

b'sow ! jvous adoreeeeeee !

# Posté le vendredi 14 septembre 2007 14:42

Modifié le jeudi 10 juillet 2008 19:40